Mon anxiété, son évolution depuis que je suis maman.

Quand j’étais petite, j’étais le genre à vouloir être parfaite dans tout ce que j’entreprenais. Je faisais du vélo à deux roues, mais je voulais aussi montrer que j’étais capable de lâcher les deux mains. Je faisais du dessin, mais je pouvais aussi détailler chaque aspect de celui-ci et créer des dégradés. Je pouvais avoir 70 % mais me taper sur la tête, recopier tous mes mots jusqu’à temps qu’au prochain j’aie 90 %. En devenant adolescente, c’était de plus en plus présent. Je pouvais être malade avec un examen, ne pas dormir de la nuit. Avoir peur de me faire juger, avoir peur de ne pas dire le bon mot, la bonne phrase. Avoir peur de décevoir, avoir peur de ne plus me faire aimer. J’ai même décidé d’être une autre Marie-Pier, changer mes cheveux, me faire percer un peu partout. Accepter de me faire manquer de respect par qui voulait bien me donner un peu d’attention. Mon anxiété me grugeait de l’intérieur, j’avais l’impression de toujours faire face à un nouvel échec. J’avais l’impression que ma personne était destinée à tomber encore et encore, me relever, mais encore avoir l’impression que j’aurais dû faire mieux. J’aurais donné la lune pour comprendre ce qui faisait que j’étais prête à tout donner pour recevoir juste un ok, arrête-toi et respire.

Au cégep, j’ai commencé la technique en travail social. Bonjour les confrontations et l’introspection. Je voulais éviter de passer par cette étape, celle de devoir avouer que j’avais besoin d’aide, que mon anxiété me rendait malade, que j’étais pas capable d’accepter d’être moins bonne, que j’avais absolument besoin d’être parfaite toujours. J’ai rencontré une psychologue l’année suivante. Elle m’a fait comprendre que j’avais de l’anxiété de performance, que c’était très présent dans la société, et que j’allais le travailler. J’ai fait des exercices, sorti mes petits démons, remonté jusqu’à très loin.

Quelques années ont passé, j’allais de mieux en mieux, cela revenait par moment, lorsque j’étais trop stressée, mais j’arrivais de plus en plus à l’identifier et à appliquer mes moyens.

Puis ma fille est née, mon corps a changé, davantage au niveau des hormones. Mon anxiété a remonté en flèche assez rapidement. Au début, je me suis dit que c’était normal, que j’étais dans une période d’adaptation, que c’était nouveau, que j’avais pas de contrôle et que je ne connaissais rien. Puis les mois ont passé, je me suis rendue compte, après deux mois de vie, que je voulais retourner travailler un peu. Je faisais de l’évitement de ma mini, elle venait susciter chez moi des réactions, des frustrations et de l’incompréhension. J’avais peur au moindre pleur qu’elle avait, j’avais peur de ne pas être une maman exemplaire. J’avais peur de ne pas lui donner assez mes bras, assez mon écoute et assez de mon amour, j’avais peur de lui transmettre mon anxiété. Je m’en voulais tellement d’avoir cette anxiété. Elle a grandi, elle a maintenant un an. Elle a tout un caractère. Par moment, je lève le ton. Par moment, je suis dans ma chambre, par terre et en pleurs. Je me dis que j’ai rien compris du Naître et grandir, et que malgré que je sois intervenante, je l’ai pas pantoute. Je lis les articles sur la bienveillance, qu’il faut garder notre calme en tout temps, qu’il faut être le modèle pour notre enfant, qu’il faut écouter son émotion. Je suis d’accord, mais dans la réalité, je suis humaine. Certaines personnes ont la capacité d’être toujours zen (mon chum). Pour ma part, le cerveau roule à dix milles à l’heure chaque seconde. Mon anxiété s’est empirée dans les deux derniers mois. J’avais l’impression d’échouer lorsque j’élevais le ton, j’avais l’impression d’échouer quand j’avais plus de patience, ni d’énergie. J’avais l’impression d’en faire trop. Stage, école, travail, maman, maison et le chien et mon chum. Essayer de voir mes amis, ma famille, trouver du temps pour être une bonne blonde et une bonne mère. Je n’y arrivais plus. Je regardais autour de moi et je voyais juste des mamans heureuses, bien et souriantes. Je l’aime autant ma petite, elle me rend heureuse, rien à voir avec le fait que je fais de l’anxiété. Je ne la regrette aucunement. On dirait que je n’avais jamais entendu une autre mère me dire qu’elle était elle aussi épuisée. On dirait que ce n’est pas permis de dire cela quand on est maman, sinon c’est comme mal vu.

Un jour, je me suis assise par terre, j’ai eu le cœur qui a serré très fort, j’ai eu l’impression de mourir. Crise de panique.

J’ai pleuré à en trembler, j’ai appelé ma mère.

J’ai dis maman, ça va vraiment pas, et j’ai pleuré. Elle a écouté et m’a dit que ça allait aller, que je faisais de mon mieux et que j’étais une bonne mère pour ma fille.

J’ai appelé mon père, il m’a écoutée, il m’a dit qu’il s’inquiétait pour moi, qu’il me voyait aller, qu’il fallait que je me repose et que je m’occupe de moi.

J’ai donc recommencé à voir la psychologue, j’ai vu un médecin également. Je suis en processus de guérison. L’anxiété, ça peut paralyser, ça peut nous empêcher d’aller à un endroit, car la peur est trop grande. J’avais peur de tout, j’étais fragilisée, j’avais peur de perdre mon chum, perdre ma fille. J’avais peur.

C’est pas écrit dans ma face HELP, mais quand quelqu’un vous parle d’anxiété, c’est pas facile, on sait pas toujours quoi dire. Selon moi, écouter, prendre dans les bras la personne souffrante. Quand quelqu’un se blesse, cassure du bras, on se mobilise, on lui fait une soupe, on ouvre la porte. Même chose ici : prenez le temps. Dire ça va aller, dans mon temps l’anxiété n’existait pas, voyons tu te prends trop la tête, tu réfléchis trop (je suis au courant). On essaie un jour après l’autre. Pour ma part, je suis bien entourée, j’ai un chum en or qui comprend pas toujours, mais qui m’appuie, j’ai des amies et une famille qui me supportent. Take care mes beautés, et pour le temps des fêtes, je me souhaite de juste relaxer, un jour à la fois, un grand respire pour toi.

Photo par : Audrey Carle

Marie-Pier Carle alix marcoux

N’oubliez pas que si vous avez besoin d’en parler, il existe des ressources :

Centre de prévention du suicide 1-866-277-3553

Centres de crises : Santé Montréal

Bonne fête ma chérie!

Le 10 septembre, ma fille, tu as eu un an.

J’ai été surprise de voir à quel point le temps a passé rapidement et en même temps, à quel point ces petits moments près de toi ont été tellement précieux. Je les ai immortalisés dans ma tête, j’ai imprégné ton odeur de bébé et j’ai enregistré ton petit rire qui me fait oublier tout le reste qui nous entoure. Tu as été et tu es un bébé génial. Des nuits, dès le début, des sourires à tous les matins et des bisoux maladroits mais si réconfortants. Je t’ai regardé aller, je t’ai accompagnée dans chaque petit nouveau pas. On te disait de dormir sur le dos ou sur le côté, mais déjà tu faisais à ta manière et dormais sur le ventre. Il n’y avait rien à faire! Malgré mes nombreuses nuits à rester réveillée pour m’assurer que tu respirais, tu étais bien ainsi. Tu as rapidement fait ton chemin: sur le ventre, sur le dos et hop! Déjà assise. Dans ton jouet préféré, le Jolly-Jumper, j’ai tellllllleeeeemmmeeeennt ris. J’ai des millions de vidéos de toi en train de découvrir que tes pieds peuvent effectivement te faire sauter.  Tu es aussi de plus en plus curieuse! Toujours là à te promener le doigt dans les airs en faisant : hannnn! (super fort). Tu tends les bras vers  toutes les caissières qu’on croise et tu salue tout le voisinage. Mais, vois-tu ma grande, si j’ai le malheur de te faire changer de jeux ou de devoir t’habiller alors que ça ne te tente pas, bonjour l’attitude! Par contre, tu es tellement adorable que c’est difficile de ne pas rire. Tu te tappes sur la tête, tu t’asseoies et tu pleures. Pas des larmes du genre «J’ai mal maman», mais plus du genre «Maman, tu m’énerves!». Je te trouve mignonne malgré tout. J’ai appris aussi à devenir ton animatrice personnelle en auto. J’ai inventé les jeux les plus fous de danse et de chant tout en regardant en avant. Je t’achète parfois avec des morceaux de fruits ou une autre collation et là, tu ne me parles plus. Le fait d’être assise, c’est pas ce que tu préfères. À la maison, tu cours partout après ton chien, après tu dessines et ensuite tu prends ton livre. Bref, tu es tout simplement magnifique ma chérie. Même si j’ai parfois la patience limitée, dès que tu me regardes avec tes grands yeux et que tu me dis «Maman», saches ma grande que je serais toujours là, pas très loin de toi. Continue d’être aussi exploratrice, curieuse et d’aimer les gens! Tu es ma fille, notre fille et notre fierté.

Bonne fête ma chérie, un gros gâteau prêt à être détruit t’attend…

Nous t’aimons,

Maman et papa.

Marie-Pier Carle Audrey photo de signature

Crédit photo couverture : Marie-Pier Carle

L’homosexualité chez mon enfant

l'homosexualité chez mon enfant

En tant que parents, nous voulons nécessairement le meilleur pour nos enfants. Mais qu’est-ce que le meilleur? Le cadre de société prédéfini? Le chien, la maison, la job parfaite, le mari et des enfants? Mais si c’était autre chose, si c’était de laisser notre enfant choisir son propre bonheur, chemin et de plutôt l’accompagner dans son histoire. Vous savez, être à côté de lui, lui tendre la main s’il trébuche, mais le regarder aller. Mon but avec ma fille, c’est exactement cela. Qu’elle trouve son propre bonheur. Nous lui servons de modèles moi et son père, mais notre bébé louve ne nous appartient pas. Il y aura un jour où elle sera en mesure de prendre ses propres décisions, car elle aura assez de jugement critique pour savoir ce qui est bien ou mal pour elle.

Un jour, ma fille se questionnera probablement sur qui elle est, ce qu’elle veut vraiment, ce qu’elle aime, ce qu’elle n’aime pas et qui elle aime, etc. Peut-être qu’un jour, elle nous affirmera être homosexuelle, peut-être qu’elle sera hétérosexuelle, peut-être sera-t-elle pansexuelle, peut-être bisexuelle ou autre. Nous n’avons pas de contrôle sur qui elle aimera. Pour notre part, tant qu’elle sera heureuse, qu’elle se fera respectée, qu’elle sera écoutée et en sécurité, c’est tout ce que nous lui souhaitons. J’ai entendu dans mon entourage des genres de situations où les parents ne savaient pas comment réagir, par exemple :

  • Maman, je suis homosexuelle.
  • Attends, c’est une passe, à mon travail, il y a ce gentil garçon que tu adorerais, il est si gentil.

Ou encore :

  • Papa, je suis bisexuelle, j’aime autant les garçons que les filles.
  • Mais voyons donc, pas toi, qu’est-ce que tes petits frères vont penser, tu es leur modèle, c’est pas vrai qu’ils vont voir ça et qu’ils vont vouloir le devenir eux-aussi.

Vous savez, j’expose ce genre de situations, car elles arrivent pour vrai. J’accorde qu’il n’y a pas de façons magiques et parfaites de réagir. Il se peut que ce soit une question d’adaptation. J’ai demandé l’aide d’un ami à moi formé en sexologie, Maxime Lévesque, pour m’aider dans ce texte. Il mentionnait que parfois, votre enfant a eu le temps de se préparer à vous en parler. De votre côté, vous aurez probablement besoin également de temps. Vous laisser le temps. C’est un concept bien important. C’est peut-être même un deuil. Autrefois, les parents pensaient qu’ils n’auraient plus de petits-enfants. Il existe maintenant l’adoption. Il y a des solutions. Mais je vous rappelle que c’est la vie de votre enfant et non la vôtre. Nous sommes des accompagnateurs de cette belle histoire de vie. Maxime rappelait que dans la situation où le père avait peur que les plus jeunes veuillent suivre le modèle de la plus grande qui est bisexuelle, il faut savoir ce que l’on veut prioriser : briser un beau lien de fraternité ou bien enseigner aux plus jeunes à mettre en pratique leur esprit critique. De plus, nous pouvons démontrer que cette grande sœur est un modèle positif d’affirmation de soi au lieu de mettre l’emphase sur son orientation sexuelle. Nous avons tous eu une idole, par exemple, pour ma part c’était Britney Spears, oui oui, mais pourtant, je ne suis jamais devenue la copie conforme de celle-ci. La raison est simple, j’avais ma vie et elle, la sienne. D’une autre part, Maxime mentionnait qu’effectivement, cela peut être une passe. La raison est simple, lorsqu’on aime quelqu’un, ça arrive comme ça arrive. On le planifie rarement, donc oui cela pourrait être un garçon, comme ça pourrait être une fille. C’est d’ailleurs important de mentionner que pour plusieurs, ce n’est pas une passe, donc il est important de ne pas s’arrêter à savoir si cela en est une ou pas.

Quelques conseils en terminant :

S’informer :

L’homosexualité n’est pas une maladie qui s’attrape. C’est plus un travail de déconstruction des préjugés disait Maxime, de penser que l’homosexualité va nous amener plus d’obstacles à notre vie, l’orientation sexuelle n’est pas supposée, en fait, nous causer un quelconque problème. De plus, il existe une ligne de soutien aux parents, reliée à Tel-Jeune. Ce sont des professionnels formés pour vous donner des conseils et vous supporter. Un travail d’introspection également est nécessaire. Maxime nommait l’importance de trouver ce qui vient nous choquer, si cela arrive, afin de voir quelle émotion est en jeu, quelle valeur est touchée et ainsi pouvoir faire aussi notre part, un travail sur nous-mêmes.

En parler :

Avec votre jeune, avec vos proches en qui vous avez confiance. Aller chercher de l’aide si cela devient trop conflictuel pour vous.

Prendre le temps :

C’est une adaptation pour vous tous. Cela ne veut pas dire que vous seriez prêt à déjeuner avec le conjoint de votre fils, cela veut dire que vous ne coupez pas les ponts et que vous prenez le temps d’apprendre à en connaître davantage.

VOUS N’ÊTES PAS UN MAUVAIS PARENT, vous n’avez pas créé l’homosexualité chez votre enfant en le laissant jouer avec des Barbies, c’est un mythe. Vous êtes un parent inquiet pour votre enfant, mais la famille, c’est de s’aimer peu importe l’étape à passer. Pour ma fille, je te souhaite, ma chérie, de trouver l’amour de ta vie, peu importe son sexe.

Marie-Pier Carle alix marcoux

Fais-le pour toi pendant 365 jours

fais-le pour toi pendant 365 jours

Entre le lavage, le ménage, passer du temps avec ma mini, aller à l’école, travailler, aller à mon stage et essayer de voir ma famille, amis et amoureux, il me reste plus grand temps pour moi. Je suis une fille de nature anxieuse, qui s’accroche dans les détails et qui a besoin d’être méga structurée, c’est ma manière à moi de passer à travers. En début de session comme maintenant, quand je dois être moins disponible dans les autres sphères de ma vie, j’avoue que j’ai l’impression d’être aspirée par une tornade d’émotions qui, parfois, me fait oublier que je vis avec moi-même en premier lieu. Je suis tombée sur le livre de Frédérique Dufort, afin d’en faire la critique, et sincèrement, je l’ai lu au complet. C’est un livre qui devrait s’étaler sur un an, c’est le concept, 365 jours pour prendre soin de soi un petit peu chaque jour. Mais, je l’ai avalé en une soirée. Puis, je l’ai relu, mais cette fois attentivement.

Je connaissais Frédérique Dufort par ses talents d’actrice, mais je ne savais pas qu’elle avait aussi des talents d’écrivaine. C’est un livre qui fait du bien. Attention, ce n’est pas un livre gourou qui nous explique comment mieux aller en 15 jours et que lorsqu’on réussit pas, on se sent encore plus poche. C’est un livre qui se déguste. C’est aussi un livre qui te permet de prendre le temps que tu veux, et de te respecter. Il y a plusieurs aspects dans le livre : des témoignages de personnalités publiques telles qu’Étienne Boulay, Pascal Morissette et Guylaine Tremblay (il y en a d’autres mais je peux pas tout dévoiler quand même), il y a des exercices pour apprendre à se connaître davantage, il y a des phrases qui nous donne la poussée pour la journée, il y en a qui font réfléchir et d’autres qui nous mettent au défi.

Magnifique en couleur, il est aussi petit et se transporte partout. Je dois t’avouer que j’ai une passion pour la lecture depuis longtemps, mais ayant une vie assez mouvementée, je le traîne partout et lorsque j’ai deux minutes (même si c’est aux toilettes pendant que ma fille frappe à la porte), je prends le temps de lire ma fraction du jour. J’ai testé le livre en 15 jours, il me reste quelque temps pour l’approfondir, cependant, j’ai déjà trouvé mon passage préféré :

Au jour 44, il y est inscrit : « C’est important de prendre le temps de savourer les petits instants, justement parce qu’il s’agit de choses si simples qui font pourtant beaucoup de bien. »

Je me suis rendue compte que mon anxiété était souvent présente lorsque je me projette loin dans l’avenir et j’en oublie tout ce qui m’entoure, même juste le vent qui frôle mon visage. Je ne dis pas que ce livre a réglé mon anxiété, loin de là, mais il m’a aidée à penser à moi et à me permettre d’avoir un moment juste à moi durant ma journée, c’est déjà un pas pour prendre soin de moi.

Le livre est disponible dans toutes les librairies!

Nous vous avions également parlé du premier livre de l’auteure juste ICI.

Marie-Pier Carle alix marcoux

Nos premiers pas : la garderie

la garderie

Sincèrement, la garderie, j’y avais pensé dès que j’ai appris que j’étais enceinte. Je voulais avoir la meilleure place pour ma fille et trouver un endroit où je ne me sentirais pas paniquée à l’idée de la laisser pour la journée. Lorsque j’étais enceinte, c’était assez simple pour moi. Je devais retourner terminer mon DEC lorsqu’elle aurait un an. Je me disais que c’était le cours de la vie, qu’elle irait se faire des amis et que ce serait correct, voire facile, de la laisser aller.

Ouin

En fait, un mois avant le jour J, je me suis mise à faire de l’anxiété. Pas nouveau pour moi, mais j’en étais vraiment inquiète de cette nouveauté, la garderie.

J’avais trouvé une partenaire, une amie, la perle rare pour ma fille. Vous savez une connexion instantanée, une fille qui aime les enfants, une fille qui fait sa job parce qu’elle est passionnée. Depuis la naissance de ma petite, elle m’avait prise sous son aile pour m’aider avec l’allaitement, elle m’a soutenue et, je ne sais pas combien de fois, rassurée. Pendant ma période d’anxiété, juste avant la garderie, elle a pris le temps de m’écouter et elle m’a laissée lui poser un milliard de questions sur des scénarios inimaginables qui se passaient dans ma tête comme : si ma fille voulait pas manger qu’est-ce qu’elle ferait, si elle voulait pas dormir, etc., un vrai interrogatoire.

J’avais vraiment la chienne, une vraie peur, j’avais l’impression que j’allais rompre le lien entre ma fille et moi.

D’un côté, je voulais rester à la maison le plus longtemps possible avec elle, mettre le reste du monde sur pause, que rien ne change, nous mettre dans un cocon tous les trois, je voulais voir chaque nouveauté la première, je voulais qu’elle sache que j’étais toujours là pour elle. J’avais peur qu’avec mon horaire de stage, d’école et de travail, je sois moins présente. J’avais peur qu’elle m’aime moins, mais comme j’avais vraiment peur qu’elle m’aime moins, puisqu’elle allait être souvent avec son éducatrice. J’avais l’impression que quelqu’un d’autre allait éduquer ma fille et je me sentais tellement mal et coupable.

De l’autre côté, j’avais hâte de retourner à ma vie étudiante, j’avais hâte de retrouver mes amies et, surtout, j’avais hâte d’avoir enfin mon diplôme. J’étais aussi excitée pour ma fille, j’avais hâte qu’elle découvre un autre monde, qu’elle se fasse des amies, qu’elle développe son autonomie et qu’elle apprenne d’autres règles. C’est une jeune demoiselle qui s’adapte super bien en plus, j’avais même pas peur pour elle.

Avec de la patience et l’aide de son éducatrice, on y est allé un pas à la fois. Une entrée progressive, se faisant sur un mois. Le jour J, je n’ai pas pleuré et petite louve non plus. On s’est regardé, on s’est fait confiance et on s’est laissé aller. J’ai trouvé que c’était un cadeau que je lui faisais, je voulais qu’elle apprenne à aimer et cette éducatrice, Audrey, c’est vraiment la personne pour qui je voulais qu’elle fasse une place dans son cœur. Au jour le jour, on s’adapte et on se parle si on doute de quelque chose, on travaille en équipe. Merci aux éducatrices dévouées qui font que cette grande étape est moins douloureuse. Cela dit, le choix d’envoyer ou non notre enfant à la garderie est un choix très personnel, il n’y a pas de meilleures décisions. L’important, c’est d’être à l’aise avec notre choix pour que les petits pas soient plus faciles.

Marie-Pier Carle alix marcoux

 

Quand je suis tombée enceinte

Quand je suis tombée enceinte, ce fût pour moi la plus grande des surprises. J’étais plus que contente, ce n’était pas explicable comme sentiment. J’ai sauté sur le téléphone pour appeler le papa, qui lui aussi, était fou de joie. C’est ainsi que nous l’avons appris, assez rapidement, aux autres de notre entourage. Étant moi-même une personne de nature anxieuse, j’avais un peu comme un tourbillon de questions sans réponses dans ma tête. J’avais beau appeler ma mère toute les deux minutes pour lui poser une dernière question sur l’accouchement, j’avais vraiment besoin d’entendre l’histoire d’autres mères ayant passé par là. Pouet, pouet, pouet… Mais quelle idée. Vous savez, les fameuses questions : allaitement ou biberon, couches lavables ou couches jetables, cododo ou directement dans le lit, 5-10-15 ou bercer bébé, etc. Il n’y a pas de bonnes réponses, vraiment il suffit de s’écouter et de se respecter. Je me souviens m’être dit qu’il fallait que je sois saine d’esprit pour pouvoir être la meilleure maman pour ma fille.

En parlant avec mes amies mamans, je me suis rendue compte qu’on reçoit aussi vraiment des commentaires étranges avant de mettre au monde notre enfant, style : « Tu vas vraiment être fatiguée, profites-en avant qu’elle naisse », « t’auras plus d’intimité avec ton chum, tu vas voir ça change un couple », « ton corps va changer, ce sera plus jamais pareil », « l’accouchement c’est l’enfer comment ça fait mal, surtout si ça se complique ». Pourquoi, pourquoi mais pourquoi dire des choses comme ça.

On a tous notre vision de la maternité, mais maintenant que ma fille est née, je peux te dire que oui je suis fatiguée, mais jamais je ne manquerais une journée auprès d’elle à la voir se développer, oui ça a changé mon couple, on est devenus plus proches, on partage toutes nos observations sur notre petite qui grouille, oui l’intimité a changé, mais selon nous, elle est encore plus précieuse qu’avant et on en profite lorsqu’on a un moment. Mon corps a changé oui, pas tant que ça, mais oui j’ai les seins plus mous, oui j’ai du gras sur le ventre, oui mes cuisses sont molles, mais entre toi pi moi, qu’est-ce que ça change si ma fille est en santé et que j’ai toute la vie pour me raffermir si j’en ai envie, ce sont des marques qui ont donné la vie.

Oui pour certaines, c’est difficile à accepter et cela touche la confiance en soi, mais c’est le travail d’une vie s’accepter comme on est, alors dites-vous qu’on a encore le temps. Finalement, le jour J, l’accouchement. Je vais te dire, j’ai été vraiment chanceuse. J’ai accouché en vingt minutes. J’ai eu toute les scénarios possibles en tête pour cette journée, que j’allais perdre mes eaux comme une avalanche, tsé le vrai SPLASH et que j’allais devoir passer au bistouri. Finalement, j’ai poussé 4 fois et j’ai rien eu de majeur à recoudre.

Donc chère maman ou future maman, le seul conseil que je peux te donner, c’est que oui c’est difficile être maman, oui c’est de mettre ta vie sur pause et de mettre quelqu’un en priorité, tout le temps, même quand tu vas aux toilettes. Mais comme c’est beau aussi de voir un petit sourire t’attendre chaque matin, et de découvrir les facettes de la personnalité de ton bébé, alors courage et surtout, écoute ta petite voix, c’est la meilleure. Je dois retourner chanter une belle chanson à ma demoiselle. À bientôt.

«Ma mère chantait toujours la la la, une belle chanson d’amour, que je te chante à mon tour,
Ma fille tu grandiras, et puis tu t’en iras, mais un beau jour, tu la chanteras à ton tour, en souvenir de moi..».

Marie-Pier Carle alix marcoux

Les produits Baby Leaves Science, nouvelle gamme de la compagnie Attitude

Depuis l’arrivée de Charlie, je suis complètement gaga avec les produits pour bébé. J’essaie de les découvrir tous et de trouver le kit parfait pour ma petite loup. L’équipe de Folie Urbaine m’a donné comme mission de tester la nouvelle gamme de la compagnie Attitude, Baby Leaves Science. J’étais super excitée de découvrir ces produits pour bébé puisqu’en toute honnêteté, je ne les connaissais pas. Avant de les tester avec Charlie, j’ai donc fait quelques recherches afin d’en apprendre davantage sur cette gamme.

J’essaie de faire le plus attention aux choix que je fais en lien avec l’environnement, car j’ai vraiment envie que mes enfants puissent vivre en toute santé sur une planète qui l’est tout autant. Les produits Attitude sont certifiés écologo, ils évitent également la présence de contaminants à chaque étape, de l’approvisionnement en matières premières à la production des emballages. De plus, Charlie et moi allons souvent nous promener à l’extérieur et j’ai trouvé intéressant de savoir que les produits baby leaves science contiennent des propriétés antipollution et antioxydantes qui limitent l’adhésion des contaminants à la peau.

J’ai eu beaucoup de plaisirs à essayer 4 produits de la gamme..

LE BAIN MOUSSANT NETTOYANT BONNE NUIT AU LAIT D’AMANDE ET HYPOALLERGÉNIQUE

Charlie adore jouer dehors, ce qui veut aussi dire mettre de la boue sur ses bras, mettre du sable dans ses pantalons ou encore avoir les genoux verts à cause du gazon. Lorsqu’il est le temps du bain, c’est un autre moment de jeux où il est important pour moi d’enlever les saletés tout en douceur, parce que ma petite croquette a vraiment la peau fragile. Ce bain moussant nettoyant est concocté avec la feuille de bleuet, ce qui est super apaisant pour ma petite loup. D’ailleurs, lorsque j’ai commencé à la laver, elle a levé les sourcils en voulant dire c’est le fun maman hihi! Évidemment, Charlie adore les bulles, ce bain moussant l’a fait rire aux éclats, tout en étant sans produits chimiques. J’étais plus à l’aise de la laisser jouer plus longtemps dans le bain. Je vais me répéter sur cet aspect, mais ça sent divinement bon.

LE 2 EN 1 SHAMPOING ET GEL NETTOYANT AU NECTAR DE POIRE OU CELUI À L’ORANGE ET GRENADE

Lorsqu’un produit sent trop fort, Charlie plisse le nez et pousse ma main. Je trouvais les shampoings difficiles à trouver, car certains sentaient bon, mais faisaient de la peau sèche au cuir chevelu de ma fille. J’en avais trouvé un, satisfaisant, mais qui ne sentait rien du tout. Lorsque j’ai essayé celui à l’orange et à la grenade un soir, Charlie avait le sourire fendue jusqu’aux oreilles. Elle ne voulait pas lâcher la bouteille, pendant que je la savonnais, elle donnait des câlins au koala sur la bouteille. Ma fille adore les animaux, si elle savait que les produits Attitude sont végans et qu’ils ne contiennent aucun ingrédient d’origine animale, elle serait vraiment contente. Le gel pénètre bien dans la peau et lorsque je la sèche, elle n’est pas toute collante, elle est plutôt douce, mais comme, vraiment douce. J’ai essayé celui au nectar de poire la journée suivante, je suis pas mal accro, les deux produits sentent vraiment le fruit et ce n’est pas un parfum agressant, c’est vraiment doux et l’odeur reste sur la peau de notre bébé. Personnellement, je devais avoir l’air un peu folle à renifler ma fille, mais je ne pouvais pas m’en empêcher!

LOTION NATURELLE POUR LE CORPS, NECTAR DE POIRE HYPOALLERGÉNIQUE

Dans notre routine du sommeil, suite au bain, nous faisons un petit massage à Charlie avec de la crème. Ce que j’aime le plus de la crème, c’est qu’elle pénètre vite. Parfois, ma petite coquine, je lui mettais sa crème et elle se mettait debout, puis glissait. Celle-ci, elle pénètre et ne laisse pas une surface huileuse. Je me répète sur ce point, mais ça sent vraiment vraiment vraiment bon. Mon copain et moi on s’en est mis également, comme je voudrais lui voler, mais bon, je lui laisse! La crème est testée sous contrôle dermatologique, donc elle est vraiment parfaite pour la petite peau fragile de bébé. Charlie adore la crème et lorsque je m’en mets également, elle se colle et se niche le nez sur mon avant-bras.

PURIFICATEUR D’AIR NATUREL, NECTAR DE POIRE

J’ai d’abord installé le purificateur d’air dans la chambre de Charlie, parce que c’est fou parfois les odeurs qu’un bébé peut produire, on va se le dire. Cependant, ce purificateur absorbe également les polluants et élimine les odeurs. Mon autre bébé, mon chien, entre et sort de la maison. Parfois, la maison finit par sentir comme trop d’odeurs à la fois. J’ai donc décidé d’installer le purificateur dans la cuisine. Le purificateur est à base de charbon activé et ça ne sent vraiment pas trop fort, ni le chimique. Je trouve que ça donne un soupçon d’odeur fraiche à la maison. C’est fait d’ingrédients 100 % naturels, dérivés de plantes et de minéraux seulement.

Pour vous procurer l’un de ces produits, il suffit d’aller sur le site internet ICI. Le site propose vraiment une variété de produits pour toute la famille ainsi que des produits pour entretenir la maison. Il y a même une section maternité pour les femmes enceintes, afin de donner des produits les plus naturels possible.

J’ai été agréablement surprise de découvrir ces produits et c’est garanti qu’ils feront partie de notre quotidien, je les recommande dans mon entourage. J’ai un produit Attitude dans chaque pièce de ma maison. Je suis vraiment accro à leur odeur naturelle de fruits. Si vous avez vous aussi testé ses produits, laissez-moi savoir lequel est votre préféré. Au plaisir de lire vos commentaires, à bientôt.

 

Crédits photos : Ariane Martineau sauf les deux dernières, Marie-Pier Carle.

Marie-Pier Carle alix marcoux