Playlist de janvier

J’adore la musique! Je n’ai pas de style en particulier, je suis mon instinct, et c’est souvent des coups de foudre qui font en sorte qu’une chanson finit par s’ajouter à ma playlist. J’écoute principalement de la musique au travail. Avant, j’utilisais ma voiture chaque jour et j’écoutais la radio continuellement pendant la journée. À mon nouveau travail, c’est un peu différent. J’écoute de la musique dans le métro et quand je suis à l’ordinateur au travail, donc j’en écoute beaucoup moins.

À la maison, quand je fais du ménage ou que j’ai une pile de vaisselle à laver et qu’un peu de motivation est nécessaire, je dis à haute voix : « OK, Google, mets-moi une playlist! » Mais la musique, c’est émotionnel. Une chanson peut littéralement me faire vivre des hauts ou des bas. Des fois, j’ai des trips qui passent. Par exemple, écouter en boucle toutes les chansons de mon groupe favori : Queen. D’ailleurs, voici un bonus :

Mais en ce moment, c’est Céline qui hante mes pensées. Ses chansons, je veux dire. Je ne mets que des playlists d’elle et je me rends compte à quel point j’ai grandi avec sa musique. Bon, je dois avouer que je préfère ses premiers albums et que depuis quelques années, j’ai un peu déchanté. Je ne l’ai jamais vue en spectacle et c’est quelque chose qui se retrouve sur ma bucket list (nouveau truc dans ma vie, ben oui!). Donc, juste pour le fun et aussi parce que ça fait un petit bout que je voulais me faire une playlist de Céline Dion, la voici :


Eh non, la chanson du populaire film Titanic ne s’y trouve pas! Je ne l’ai jamais vraiment aimée, mais bon… Tout le monde a ses chansons favorites de notre Céline Dion.

Bonne écoute!

Noël, qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui?

Mélanie parle de Noel

Quand j’étais petite, j’adorais cette période des Fêtes de Noël. Ma mère décorait toute la maison dès le début novembre, avec la musique, la bouffe des Fêtes, ma grand-mère et ses beignes si délicieux. Les marches le soir dans le domaine, quand il neige de gros flocons. J’ai la tête pleine de beaux souvenirs de ses Noël passés. Les tonnes de cadeaux pour les enfants, les jeux pour déballer les cadeaux (on travaillait fort), la musique et la danse jusqu’aux petites heures. C’était magique.

Puis j’ai grandi et soudain tout a changé pour moi .Cette période de l’année a perdu de sa magie, je ne sais pas pourquoi…. C’est étrange, je voyais beaucoup plus le côté commercial de la chose, où on doit toujours acheter plus de cadeaux, aller à plus de party. Puis un jour, j’ai eu mes enfants et les choses ont changé à nouveau. J’ai voulu recréer la magie de Noël pour eux, pour voir l’émerveillement dans leurs yeux.

Mon père a joué les Père Noël à plusieurs reprises pour mes enfants. Mon fils de trois ans s’est fait réveillé le soir vers 11h par le Père Noël qui lui a offert un cadeau. Et mon fils lui a dit : «maman a dit non». Il a finalement ouvert son cadeau, est venu me réveiller et ensemble, nous avons regardé le Père Noël s’en aller sous la neige dans la nuit. C’était vraiment magique, il en a parlé à tout le monde les jours suivants.

Chaque année au bureau de mon mari, il y avait un méga gros dépouillement d’arbre de Noël pour tous les enfants de la compagnie et mon père leur a offert de les dépanner pour être le Père Noël. Tout allait bien lorsque mon fils me dit : «C’est drôle maman, le Père Noël a les mêmes chaussures que papi!!!!»Oh my God! Je lui ai dit: «Chut!!! Ta soeur ne doit pas le remarquer!» J’imaginais le scénario où elle tire sur la barbe et surprise! Tous les enfants en pleurs.

Puis mes enfants aussi ont grandi. Le Père Noël a perdu sa magie, les cadeaux sont aussi transformés et ont augmenté de prix!!! Je ne savais plus quoi leur offrir. Ils me demandent surtout de l’argent pour acheter ce qui leur tente.Alors, on est rendu là, plus de cadeaux, plus d’excitation devant le sapin le 24 décembre au matin.

Aujourd’hui, je me dis : «Noël, c’est quoi maintenant?» Est-on vraiment obligés d’offrir quelque chose? N’est-ce pas plus important d’être ensemble avec les gens que l’on aime et partager de beaux moments à rire, s’amuser et créer de beaux souvenirs?

Cette année pourtant, j’aurais bien envie de passer une commande spéciale pour mon cadeau de Noël. Donc, voici ma demande pour toi cher Père Noël : Je souhaite que mes parents soient heureux dans leur nouvelle maison, que mon frère soit lui aussi heureux avec sa blonde,dans leur nouvelle maison, que ma soeur trouve la personne qui la rendra heureuse enfin, avec ses deux enfants. Je souhaite amour, bonheur et santé pour toute ma famille. Une belle année pour ma grande fille de 13 ans et une belle dernière année de secondaire à mon grand de 16 ans et enfin, une belle année pour mon mari d’amour qui partage ma vie depuis les vingt dernières années.

Je vous aime tous.

Folie Melanie logo auteur

Playlist du mois de novembre – Musiques de films

  • La musique ça a quelque chose d’apaisant, de troublant, d’émouvant. Les émotions peuvent nous chambouler au début d’une simple note. Pour moi, la musique a ce pouvoir et il m’arrive d’écouter en boucle des chansons justes pour ressentir ce qu’elles me font vivre. Je compare la musique au cinéma, il m’arrive souvent après un film d’avoir les deux jambes molles et vivre une montagne russe d’émotions. Une chanson, un film, c’est des histoires raconté qui nous heurtent quelques fois en plein cœur.

Dernièrement, je suis allée voir le film A Star is Born avec Bradley Cooper et Lady Gaga, un film puissant, émouvant et marquant. Je ne peux encore, quelques semaines plus tard, cesser d’écouter en boucle la chanson Shallow. Je ne sais pas pourquoi, mais elle vient me chercher et dès les premières notes, j’ai un frisson qui me traverse la colonne en entier.

Pour cette playlist, j’avais envie de combiner mon amour pour la musique et mon amour pour le cinéma, voici donc, 15 chansons de films!

Ce sont tous des films que j’ai adorée et les chansons me rappelles l’histoire. Dès qu’une chanson me fait penser à un film, je ne peux m’empêcher de me remémorer l’histoire et quelques fois il faut que je le réécoute. J’aime le fait que dans la majorité des films il y a une trame sonore qui sort au même moment. Tu peux réécouter le film à travers les chansons et ce, n’importe où. D’ailleurs, une de mes trames sonores favorites est celle de Dirty Dancing, c’est immanquable, dès que je l’écoute je me souviens de chaque scène!

 

Et vous, quelle est votre chanson de film qui vous fait vibrer?

 

 

Je ne vous oublie pas

Je ne suis pas une personne qui téléphone, qui texte, ou qui prend des nouvelles tout court. Souvent, je me sens mal de ne pas avoir de nouvelles d’une amie ou d’un membre de ma famille. Ce n’est pas parce que je ne pense pas à ces gens que j’aime. Non. Absolument pas. Le pire dans tout cela, c’est que je pense constamment aux gens que j’aime et je me dis souvent que je m’ennuie et que je devrais organiser quelque chose.

Je ne peux expliquer pourquoi précisément. Je n’aime pas téléphoner. Et j’avoue ne jamais penser envoyer un petit texto. Est-ce par manque de motivation ou d’intérêt? Non. Je crois simplement que je suis rendue comme ça. Les gens qui me connaissent bien, ceux qui sont proches de moi, savent que je suis remplie d’amour pour les gens qui m’entourent, mais que j’ai la tête en l’air. Ils m’écrivent, me téléphonent et je répond et suis partante aux invitations.

Je sais que je ne suis pas la seule comme ça. Justement, les gens que je vois le moins sont exactement comme moi. C’est souvent après un long moment qu’une de nous finit par lancer une invitation. Je pense à ma cousine, qui est comme ma sœur. Je suis la marraine de son fils, mon amour de filleul. Mais on est pareille. Avec nos vies chargées, on oublie souvent toutes les deux de se donner des nouvelles ou de se trouver un moment pour se voir. Mais quand on se parle au téléphone, pour prendre de nos nouvelles justement, on peut passer une heure ou même plus sans se tanner. Quand on se voit, on passe de merveilleux moments et c’est comme si on s’était vu la veille et j’apprécie cela x 1000. Est-ce que j’aimerais voir les gens que j’aime plus souvent? Absolument.

La vie fait en sorte qu’on n’a pas tous la même routine. Nous ne sommes pas pareils et ne vivons pas nos relations de la même manière. Mais ce que je sais, par contre, c’est que les gens que j’aime le savent et je sais moi aussi qu’ils m’aiment. Je n’aime pas la pression de devoir penser à tout, à tout le monde et de s’assurer de voir son monde de manière régulière.

Entretenir ses amitiés, c’est important, je le confirme, mais pas au point d’avoir ce sentiment d’obligation. Depuis quelque temps, je me rends compte des gens qui m’entourent. J’ai des amies, des complices, une famille et des connaissances. Chaque personne m’entourant est spéciale à mes yeux, d’une manière ou d’une autre. Je pense à mon amie Claudie que je vois de moins en moins, mais que j’aime à la folie. Une amie unique, avec qui j’ai une relation privilégiée. On ne se voit plus autant qu’avant, mais quand on se voit, même un bref instant, on profite l’une de l’autre et on sait à quel point on s’aime malgré le temps qui nous manque.

En fait, ce que je réalise, c’est qu’il faut profiter de chaque moment passé avec ceux qu’on aime, mais pas au point de se mettre un stress sur les épaules. Je profite de chaque moment passé avec ceux que j’aime, peu importe le nombre d’heures. Je profite de chaque message, texto, appel. Les gens qui m’entourent sont très importants pour moi et je les aime de tout cœur même si je ne les vois ou ne leur parle pas chaque semaine.

À vous tous qui faites partie de ma vie, je vous aime !

 Valérie_réviseure

Parc St-Victor

J’ai souvenir de vous tout petits. Je n’arrive pas à vous regarder autrement encore aujourd’hui. J’ai l’impression que j’ai vieilli. Moi. Mais pas vous. À mes yeux, vous êtes encore naïfs, jeunes et sans responsabilités. Mais non. Vous aussi vous êtes devenus grands. Certains sont au cégep, bientôt à l’université, avec des emplois géniaux ou même avec un enfant. Dans ma tête, le souvenir que je garde de vous, c’est la naïveté et la beauté de votre enfance. Vous avez encore 6 à 12 ans pour moi.

Vous m’appeliez Jaune. Mon chandail de travail l’était. J’ai joué le jeu en m’achetant des chaussures jaunes et en me mettant souvent du vernis jaune. Vous trouviez ça drôle et moi, encore plus. J’étais celle qui était tout l’été dans un parc de Tétreaultville. J’assurais la sécurité dans ce parc. Mon parc. Vous êtes rapidement venu me parler, curiosité oblige. Rapidement, une routine s’est installée. Je suis devenue votre amie, votre confidente, votre modèle, votre travailleuse sociale, votre mère, votre grande sœur, name it.

Vous m’attendiez à l’arrêt d’autobus dès 15:00. Vous aviez hâte de savoir ce qu’on ferait dans la soirée, jusqu’à 21:00.

J’ai appris énormément de chacun d’entre vous et je ne peux m’empêcher d’avoir un petit pincement dans l’estomac quand je vois à quel point vous êtes rendus grands. Vous n’êtes pas tous dans mon Facebook, mais pour ceux qui le sont, je suis tellement fière de vous.

Je m’ennuie. Je m’ennuie de nos soirées à chanter et à danser. Les soirées où vous veniez avec votre souper pour manger avec moi. Certains avaient la permission de rester jusqu’à ce que je quitte si je vous raccompagnais. Vos rires, vos tristesses, vos ambitions. J’étais privilégiée de partager tout cela avec vous. Je me suis attachée.

On s’était improvisé une journée dans le Vieux-Port de Montréal après avoir ramassé des centaines de cannettes pour financer notre sortie qui a eu lieu dans mon temps personnel, tout simplement par amour pour vous. Cette journée a été magique!

Je vous surveillais chaque jour et je m’inquiétais quand vous ne veniez pas plusieurs jours de suite. Je vous ai aidé dans vos problèmes, j’ai répondu à vos questionnements, j’ai joué à la médiatrice lorsqu’il y avait des chicanes de meilleures amies ou des chicanes de couple. Je vous ai offert plein de choses, cadeaux, Mr. Freeze et beaucoup de moi.

Vous avez plus de 18 ans et vous êtes des adultes. Je suis tellement heureuse de vous avoir compté dans ma vie pendant plus de 3 étés.

Vous me manquez, mais je continue à vous surveiller, de loin. Pas comme autrefois, mais en étant fière de ce que vous êtes devenus et de ce que vous deviendrez. À mes yeux, vous resterez à jamais les jeunes formidables que j’aimais voir chaque jour de mes étés.

Parc St-Victor
2007 à 2010

 Valérie_réviseure

Je m’ennuie de mes Noël d’enfance

Je me souviens de tous ces Noël, quand j’étais petite avec ma famille. J’ai été longtemps enfant unique, donc j’étais vraiment gâtée par toute ma famille. Mon père adorait cette période et il me donnait un petit quelque chose presque chaque matin : souvent des vêtement pour ma poupée Bout’chou (ceux qui en ont eu doivent avoir une idée de mon âge maintenant) ou des accessoires de Barbie, j’en avais pour tout le quartier. Je me souviens aussi de la montagne de cadeaux sous le sapin. Ma cousine Annick et moi avions souvent les mêmes cadeaux pour ne pas faire de chicane. Quand ma sœur est arrivée le 4 janvier 1989, c’était vraiment le plus beau cadeau que je pouvais recevoir. Je la voulais tellement ma petite sœur (grosse, parce qu’elle était tellement potelée avait tellement de cheveux qu’no aurait dit une perruque). C’était fou! Je pense que c’est à ce moment que j’ai compris que Noël et ses douzaines de cadeaux ne faisaient pas le poids face à la présence de la famille. C’était vraiment ça, Noël.

Les party de famille à Chicoutimi, avec les oncles et les tantes, c’était fou! Il y avait tellement de monde avec des enfants qui courent partout que l’on louait parfois une salle. Il y avait un DJ, alors on dansait jusqu’à tomber de fatigue. C’était vraiment le bon temps, car en vieillissant, je me rends compte que Noël perd vraiment de sa magie. Mes enfants grandissent et sont maintenant des ados et le père Noël n’existe plus, les lutins non plus. Alors, on dirait que je perds l’envie de décorer, de fêter et je pense vraiment à mon grand-père qui a 81 ans. Pour lui, ça fait longtemps que la magie des Fêtes est partie, ses petits-enfants ont bien grandis et ses arrières petits-enfants aussi.

La magie, en devenant adulte, laisse place à la nostalgie. Je ne peux pas croire qu’à 38 ans, je me sens triste à l’approche des Fêtes. J’aimerais tellement retrouver l’excitation de quand j’étais enfant, de se retrouver tout le monde ensemble pour voir les plus jeunes ouvrir leurs cadeaux et voir les petits yeux brillants. Je pense vraiment que ma grand-mère était le ciment de cette magie. Depuis qu’elle est partie, cela fait bientôt 18 ans, tout a changé.

Je n’ai jamais aimé cuisiner et particulièrement durant les Fêtes, parce qu’on devait faire des tourtières en quantités industrielles afin de tenir durant les Fêtes. Des beignes qu’on devait regarder de loin parce que ce n’est pas pour aujourd’hui, c’est pour Noël et la visite. Et mon père, qui lui veut faire ses petits pâtés au porc et sa méga grosse tourtière du Lac (moi je n’aime tellement pas ça, mais faut croire que lui oui, parce que depuis que je suis plus vieille je ne suis plus obligée d’en manger.).

J’ai eu plusieurs Noël différents : ceux chez mon pépère et ma mémère dans leur logement, ensuite chez mes parents, toute la famille à Rawdon où l’on faisait de la motoneige et de longues marches sous la neige, ce sont vraiment mes meilleurs souvenir d’adolescence.

Puis j’ai eu mes enfants, donc les Noël chez mes beaux-parents à St-Alphonse, où papi Roger faisait une patinoire pour son Jérémi qui adore le hockey et sa petite Arielle qui commençait à patiner. Il entretenait la patinoire et c’était vraiment un travail demandant, mais il le faisait avec plaisir pour ses petits-enfants. Mais cette année, Noël a un sens tellement différent. Mes parents et mon frère ont passé au feu et n’ont plus de maison, mes beaux-parents ont vendu la leur et sont maintenant en condo. Alors pour nous, tout est chamboulé. Mais je crois vraiment que le plus important, ce n’est pas l’endroit où on fête Noël, mais plutôt d’avoir notre famille présente et en santé avec nous et nos enfants. J’ai vraiment le sentiment que d’avoir un toit au-dessus de nos têtes, un bon repas et tout ceux qu’on aime, c’est vraiment ça, la magie de Noël.

Et vous comment se passe vos Fêtes de Noël?

Folie Melanie logo auteur 

Ado, j’étais…

Ah, cette période de notre vie qui était plutôt tourmentée et qui hante encore certain.es d’entre nous! Je suis récemment allée aux retrouvailles de mon secondaire, 10 ans plus tard, et plus ça change, plus c’est pareil. Je suis contente d’être passée à une autre étape, d’avoir trouvé ce qui me rend heureuse dans la vie de tous les jours. Mais je suis surtout fière du cheminement qu’on a tous.tes vécu en passant par-dessus notre adolescence.

 

ado nostalgie

Souvent insupportable, difficile, gourmande, toujours dans ma chambre en train de niaiser sur mon ordi (allô MSN). Sorry chers parents. J’avais des sautes d’humeur pas croyables et je ne faisais aucun effort pour les rendre moins pénibles. Je passais 90% de mon temps avec un livre à la main et je ne dormais pas la nuit, parce que je devais “finir mon chapitre, ok mais encore un autre” avant de me coucher. Je me débrouillais bien à l’école, surtout en français, mais je me faisais appeler au bureau du directeur dû à mes vêtements hors normes (oui oui). J’étais zéro sportive, pis ça n’a pas changé. J’étais très bonne en français, mais pas en bio, cours durant lesquels j’échangeais beaucoup de petits mots pliés avec mes amis. En dehors de l’école, on allait au cinéma et flâner dans les centres d’achats (quelle belle activité). 

Ado, je n’étais pas facile, mais j’ai grandi bien entourée et j’ai appris de mes erreurs. Quand je regard en arrière, je comprends que beaucoup été dû à cette période redoutable qu’est l’adolescence et que c’est derrière moi. 

-Ariane

 

 

ado jeune jeunesse

J’aime croire que j’ai été une adolescente plutôt sage/coincée. Je dis pas parfaite, car je crois que, comme toute adolescente, on a envie d’essayer et d’explorer des trucs. J’ai essayé de fumer ma première cigarette en secondaire un, ça n’a pas duré vraiment longtemps, car la journée même mes parents s’en sont aperçu. J’ai commencé à fumer pour de vrai, j’avais genre, 18 ans. J’estime que, malgré tout, j’étais quelqu’un de quand même sage et qui ne dérangeait pas beaucoup. Comme à peu près tous les adolescentes de mon temps, je passais trop de temps sur MSN à parler à mon crush ou du moins espérer qu’il me parle, à écrire des petits mots sur des papiers en classe qui racontaient à quel point mon cours était plate et à passer beaucoup de temps avec mes amis. You know, dans le temps où on avait que ça à faire et qu’on n’avait pas vraiment d’autres responsabilités que de faire ses devoirs et faire le ménage de sa chambre.


– Dominique

 

ado nostalgie moment souvenir enfance

Ouf. La question. Pour moi, le secondaire ce n’est pas un bon souvenir. Jusqu’à l’âge de 17 ans, j’ai vraiment été un modèle à ne pas suivre. Mais j’ai fini par retrouver mon chemin et apprendre à m’aimer. Je vivais dans ma tête, dans mes dessins et dans l’écriture. J’en ai fait baver mes parents! Sinon, j’ai essayé pas mal toutes les modes vestimentaires, du look Spice Girl au look gothique. J’ai eu les cheveux vert, blond, noir, rouge, trois couleurs et j’ai même décidé un matin que ma rosette me gossait et je l’ai rasée. Oui oui. Je me suis épilé le front presqu’une année en entier. Les piercings, c’était aussi quelque chose sur lequel je trippais. Mon nombril? Je l’ai percé au moins 6 fois jusqu’au jour où mon bijou est resté collé sur un manège à La Ronde, là j’ai arrêté de persister. J’ai commencé à fumer la cigarette à 12 ans, au début pour être cool, mais j’ai rapidement été accro, jusqu’à l’âge de 22 ans où j’ai fini par arrêter. Si je pouvais revenir dans le passé et parler à moi ado, je me dirais de pas me décourager, qu’après le secondaire, la vie est meilleure. J’étais mal dans ma peau, dans ma tête, j’ai vécu de lourdes épreuves, mais bon, on ne reste pas ado toute notre vie hein!

-Karine

 

 

Adolescente, j’ai été plutôt sage. Je n’ai touché ni à la drogue ni à la cigarette (sauf une fois où j’ai failli recracher mes poumons), mais mon Dieu que j’ai pleuré pour des gars, ça n’avait juste aucun bon sens. Toujours en mode je-tripe-sur-un-gars, je ne me souviens même pas s’il y a eu un moment où je n’avais pas un garçon en tête. J’étais toujours la petite rejet qui se promènait d’une gang à l’autre, au gré des humeurs des filles qui décidaient si j’étais assez hot pour faire partie de leur clan. Je me réfugiais beaucoup dans la musique, les films et les livres. Je gribouillais constamment dans mes agendas, j’étais souvent dans la lune et je réussissais normalement bien à l’école si j’étudiais convenablement. Sauf en maths. J’ai passé mon adolescence à rager contre les chiffres et à faire de la récupération avec mes profs, qui ne savaient plus comment m’expliquer les problèmes d’algèbre. Je me suis juré que je choisirais un métier qui n’aurait aucun rapport avec les chiffres. J’aimerais revenir à mon adolescence juste pour écouter mon coeur qui me disait d’aller étudier en art et technologie des médias plutôt que ma tête qui a choisi le tourisme et, ensuite, l’éducation à l’enfance. Ah oui, et j’essaierais de ne pas perdre trop de temps à idéaliser l’homme de ma vie et à utiliser ce temps précieux pour bâtir plutôt ma confiance en moi.

-Jennifer

 

 

Hier encore j’avais 20 ans

sabrina 20 ans

Ça y est. Il ne me reste que quelques jours dans la vingtaine. Bientôt, j’aurai 30 ans. Wow c’est gros. Ce n’est peut-être qu’un simple chiffre, mais ce changement de numéro m’amène à me questionner. En fait, ça fait déjà quelques mois que je me remets en question, que je prends des décisions pour être mieux. Pour être bien. Pour être plus heureuse. Sur le coup, ces choix de vie sont « tough » et parfois tu te sens un peu perdu, comme si tu venais de sauter dans le vide, mais avec le temps, tu te rends compte que tu es exactement où tu dois être. Avec le fait de vieillir, un grand ménage du printemps s’impose parfois.

Quand j’étais plus jeune, j’imaginais ma vie à 30 ans et je me voyais avec une maison, mariée avec des enfants. La réalité est que j’habite seule dans un 3 et demi et que je suis loin d’avoir des enfants. Mais c’est parfait comme ça. Ça peut être triste si tu le vois comme ça, mais je choisis plutôt de le voir comme un cadeau. J’arrive chez moi et je me sens bien. C’est mon petit repère tranquille que j’ai mis à mon goût. Je suis marraine d’une petite fille incroyable et ça me comble amplement. Je mets mes efforts à être une bonne marraine pour elle et à être assez présente dans sa vie. Je veux des enfants oui, mais un jour, quand ce sera le bon moment. Je mets mes efforts à être une bonne amie également, car plus on vieillit, moins on en a, de vraies amies. On les compte sur une seule main. Tsé le genre d’amie qui va être là dans les pires moments comme dans les bons. Le genre d’amie qui va t’inviter à souper quand tout va mal, qui va prendre le temps de t’appeler ou de t’envoyer une petite « quote » pour te remonter le moral quand ça ne va pas. Ce genre d’amie là, il faut la garder et en prendre soin. Plus on vieillit, plus on reconnaît les vraies amitiés. Je mets des efforts également à être une bonne fille et une bonne sœur, car la famille aussi vieillit et elle n’est pas éternelle. Il faut chérir les moments passés avec elle, car le temps file vite.

Je regarde derrière moi et me rends compte que j’en ai traversé des océans. Ça n’a pas été toujours facile de ramer contre le courant et parfois de ramer seule. Je regarde derrière et je ne regrette pas mon passé, ni les erreurs et pas même les détours. À l’aube de la trentaine, j’ai laissé l’orgueil de côté et j’ai appris à pardonner. À couper les liens négatifs. À souhaiter le meilleur à quelqu’un pour qui j’éprouvais de la haine et de la colère il n’y a pas si longtemps. Avec le temps, on apprend.

À quelques jours de mes 30 ans, je réalise qu’un vendredi soir à ne rien faire seule chez soi ce n’est pas la fin du monde et c’est même essentiel à son bonheur parfois. Aller souper chez tes parents un samedi soir ne fait pas de toi une « looser » non plus.

Il faut accepter que la vie, ce n’est pas toujours comme on l’a imaginée. Mais c’est correct comme ça, car chaque choix, bon ou mauvais, t’amène exactement où tu devais être. Tout ce que j’ai traversé m’a fait grandir. Si mon parcours avait été différent, je ne serais pas la même, je ne serais pas là où je suis. Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre. C’est bien fait des fois la vie, même si on ne le réalise pas toujours. C’est peut-être ça vieillir. C’est de grandir intérieurement. C’est d’apprendre à se respecter et à dire non lorsque quelque chose va à l’encontre de tes valeurs ou que tu ne le « feel » pas tout simplement. C’est d’être un peu égoïste parfois et de se mettre en premier. De ne pas se laisser atteindre par une situation, par exemple. C’est de réagir autrement à une situation qui t’aurait mis hors de toi normalement, mais qui maintenant t’importe peu. C’est d’avoir un peu plus confiance en la vie. C’est peut-être ça vieillir, c’est d’apprendre à se choisir.

sabrina anniversaire

Crédits photos : Pinterest

Folie Sabrina logo auteur marieve duchaine reviseure

Playlist de septembre – La nostalgie des vieilles années

Folie Urbaine playlist septembre

J’adore la musique des années 50, 60 et 70. Je trouve que la musique de ces années est 100 fois meilleure que celle des années qui ont suivi. J’aurais aimé vivre au temps des jukebox et de l’arrivée du rock’n roll. Je me serais très bien vue dans un décor vintage comme dans le film Grease ou encore Bienvenue à Pleasantville. J’aime les crooners comme Bobby Darin et Frank Sinatra, mais surtout Janis Joplin, et Tina Turner lorsqu’elle était avec Ike (mais pas quand il la maltraitait là, juste lorsqu’ils chantaient ensemble !). J’écoute beaucoup ce genre de musique sur la télé, lorsque je syntonise la chaîne 514 (Galaxy Jukebox Oldies) sur le terminal de ma télévision. J’aime les rythmes de cette époque, je trouve que ce sont des chansons qui traversent bien les années et je ne me lasse pas de les entendre. C’est la musique parfaite pour faire le ménage ou mettre en bruit de fond lorsque l’on reçoit à la maison. J’avais donc envie de vous partager mes coups de cœur musicaux de cette époque.

À écouter lorsque vous vous sentez nostalgique ou si vous avez envie de quelque chose de différent, mais intemporel.

 

 

J’habite en 1980.

jenevieve folie urbaine 1980

Es-tu nostalgique ?

Je ne le suis pas. Enfin, des fois ! Mais je n’ai pas la nostalgie de l’enfance passée à jouer dehors. Probablement parce que mes enfants jouent dehors comme je le faisais « dans le temps ».

Nous sommes en 2017 et souvent sur les réseaux sociaux, je croise Nostalgie. Vous l’avez certainement rencontrée aussi. Elle a un message qui ressemble à ceci : « Je suis tellement heureuse d’avoir grandi à une époque où on jouait dans la rue et à la cachette plutôt qu’au iPad toute la journée. » Suivi de deux photos, sur la première, il y a des enfants qui jouent dehors et sur la seconde, des enfants rivés à leur téléphone.

Je vais vous faire une confidence. Arrêtez de rêver au passé et dites à vos enfants d’aller se salir en jouant dehors. Et allez donc les rejoindre !

J’ai parfois l’impression d’habiter en 1980.

Là où les enfants jouent dans la rue, font des jump sur le dos d’âne, jouent au basket et au hockey. Là où les enfants s’amusent dehors toute la journée, attrapent des grenouilles dans le ruisseau, dansent sous la pluie et jouent aux méchants.

Là où les mamans font des muffins, les papas coupent le gazon et prennent ensemble une bière avant le souper assis sur les marches.

Des fois, un léger attroupement se forme sur le perron. Des mamans avec un verre à la main riant et papotant ensemble pendant que les enfants jouent à la tag. Ou quelques mamans en train de discuter sur le bord de la rue pendant que les enfants jouent sur les terrains autour. Papa qui arrive du travail et les trois enfants qui courent lui raconter leur journée.

Dans ces moments-là, j’ai envie d’étirer le temps avant d’aller faire le souper. Dans ces moments-là, j’habite en 1980.

Je ne souhaite aucunement vivre dans ces années. J’aime ma vie, j’aime la technologie et je permets à mes enfants de l’utiliser. Mais tout est dans l’équilibre.

Lorsqu’on arrive dans mon p’tit bout de rue, on s’y croirait, en 1980. Il y a beaucoup d’enfants. Certains jouent sur les terrains. D’autres jouent au hockey ou au basket dans la rue. Des enfants en vélo ou qui dessinent un beau gros soleil avec des craies.

Et pour appeler mes enfants pour le souper, je texte les mamans pour leur dire de me les envoyer. Ben quoi, je suis une maman en 2017 !