10 choses à faire en 2018

jen 10 choses à faire 2018

Eh oui, 2018 est bel et bien entamée, particulièrement l’interminable mois de janvier! Mais j’ai eu envie de faire fi de ce mois que je déteste en essayant de créer une liste de trucs cool à faire dans la prochaine année. Personnellement, j’adore faire des listes, concrètes ou imaginaires. Ça me motive à avoir des buts, des objectifs, des choses à faire, des projets à réaliser. Si 2017 a été chaotique mondialement avec les nombreux scandales, les décès et les tragédies, la dernière année a aussi été tranquille du point de vue personnel. J’ai donc envie de brasser les cartes un peu et de tenter de démarrer 2018 sur les chapeaux de roues avec des idées plein la tête pour faire en sorte de passer une belle année.

  1. Découvrir de nouveaux auteurs

J’ai énormément lu en 2017, j’ai eu la chance de recevoir plusieurs livres et de me plonger dans des histoires qui m’ont fait décrocher et que j’ai beaucoup appréciées. J’aimerais donc poursuivre sur cette lancée en 2018, mais en sortant un peu de ma zone de confort afin de découvrir de nouveaux auteurs. J’ai envie d’être touchée et même surprise par les lectures que je ferai et j’essaierai aussi de nouveaux genres afin de ne pas rester cantonnée aux mêmes genres d’écrits, que j’adore certes, mais qui finissent toujours un peu par se ressembler.

  1. Faire plus de bouffe

Je déteste cuisiner, sauf les desserts et les soupes. J’ai envie de me forcer un peu et de m’intéresser un peu plus à l’art de la table. J’adore la nutrition, manger et faire les bons choix alimentaires, mais tout le processus qui en découle me fait souvent procrastiner. J’aimerais ça augmenter ma faible base de recettes afin d’être capable de me cuisiner des repas différents pendant quelques semaines consécutives au lieu de toujours manger les mêmes affaires.

  1. Découvrir de nouvelles séries télévisées et aller plus souvent au cinéma

Je regarde beaucoup moins la télévision qu’avant, je préfère maintenant lire et écrire. Mais j’aime une fois de temps en temps me plonger dans une bonne série télévisée ou aller squatter le cinéma même si je préfère habituellement le confort douillet du divan pour pouvoir y bouger à ma guise tout au long du film. Étant donné que c’est l’activité préférée de mon chum, il ne sera pas difficile à le convaincre de passer ces doux moments avec moi.

  1. Multiplier les occasions d’apprendre

En octobre dernier, j’ai eu la chance d’assister à la conférence de l’auteure Amélie Dubois sur le chemin de Compostelle et j’ai adoré mon expérience. Comme c’est sur ma bucket list de faire un jour une partie de ce parcours qui de mieux que l’une de mes auteures préférées pour m’informer sur le sujet ? Je veux donc continuer de m’intéresser à plusieurs sujets en 2018. Trouver des occasions de me dépasser, d’alimenter ma créativité et ma curiosité, et surtout rencontrer de nouvelles personnes. Pas besoin de retourner sur les bancs d’école pour apprendre une multitude de choses.

  1. Arrêter de culpabiliser

Les journées où je ne fais rien de productif, je me sens toujours coupable, j’ai l’impression de ne pas assez rentabiliser mon temps. Je veux apprendre à aimer les moments où je n’ai rien au programme. De me dire que même si je suis encore en pyjama à 11 h (ce qui est très tard pour moi) ce ne sera pas la fin du monde. Arrêter de me dire que le souper doit être prêt avant 18 h absolument, envoyer valser mon ménage et mon lavage si ça ne me tente pas de le faire sans penser que je suis une mauvaise maîtresse de maison. Ne pas penser que je suis une mauvaise mère parce que je ne sors pas jouer dehors assez souvent avec mon fils. Bref, m’en faire moins à propos de tout.

  1. Rire plus, sourire souvent, cesser de m’en faire avec les futilités

Mon Dieu qu’on oublie à quel point l’humour peut dédramatiser une situation ambiguë, un malaise ou une période stressante. J’ai le goût de regarder les gens dans les yeux, leur sourire spontanément sans rien attendre en retour. Je veux juste être plus consciente des gens qui m’entourent. Je le fais tous les matins avec les parents en tant qu’éducatrice et avec les enfants que j’accueille dans mon groupe. Je tente d’être souriante tous les jours, mais je me rends compte que je ne le fais pas aussi souvent dans mon quotidien. J’ai bien l’intention de m’y mettre en 2018. Sourire à pleines dents, le plus souvent possible.

  1. Essayer quelque chose de nouveau plus régulièrement

Que ce soit un nouveau resto , un nouveau plat, une nouvelle activité de couple, un jeu avec mon fils, un style vestimentaire différent, dire ce que je pense à quelqu’un alors que je n’aurais peut-être pas osé. Le mot d’ordre de mon année 2018 sera « découverte ».

  1. Vivre le moment présent

Arrêter de vouloir tout planifier à la minute près, ne plus m’empêcher de dire oui à une invitation de dernière minute sous prétexte que je n’ai pas eu le temps de m’y préparer mentalement. Plus je vieillis, plus je trouve difficile de me laisser aller à la spontanéité de sortir de ma routine et de juste me laisser aller. Pourtant, il est connu que les meilleures soirées sont souvent celles qui ne sont pas planifiées. Arrêter de m’en faire avec la place que j’occuperai dans 5 ans, dans 10 ans. Aujourd’hui, c’est ainsi, plus tard on verra. Pas plus compliqué que ça.

  1. Tomber dans la lune

Ok, ça peut avoir l’air un peu bizarre, mais j’ai l’impression qu’on ne contemple plus rien. Qu’on s’évade dans le virtuel, mais qu’on ne s’évade plus intellectuellement. On regarde, mais on ne voit plus vraiment ce qui nous entoure. On cherche à occuper chaque parcelle de notre cerveau pour être certain de ne jamais s’ennuyer.

  1. Prendre soin de moi

On est toujours tenté de s’oublier pour plaire aux autres ou s’occuper de ceux qui partagent notre vie. Je le fais souvent. Et je me dis que moi, ce n’est pas grave. Que je vais bien pis que je peux passer après tout le monde. Mais je ne dois pas m’effacer complètement de cette équation qui mène au bonheur. Je dois prendre soin de ma santé mentale et physique, je dois me faire confiance et ne pas me laisser envahir par les émotions négatives des autres ou tout prendre sur mes épaules. Un peu plus dur à faire pour une personne comme moi qui a à cœur de voir son monde heureux et de tout faire pour qu’il le soit.

Bref, l’année 2018 n’est peut-être qu’un chiffre, mais j’ai envie d’en faire une année mémorable sans me mettre de pression pour respecter tout ce qui est sur cette liste. Parce que performer ça peut être grisant, mais trop s’en mettre sur les épaules, ça peut être épuisant.

Et toi, quels sont tes projets pour 2018 ?

          

 

 

Pour 2018, je veux… des sous!

Les résolutions de nouvelle année… Qu’on le veuille ou non, qu’on soit conformiste ou rebelle, on dirait qu’on n’y échappe pas. Le début d’une nouvelle année nous amène en général à contempler celle qui vient de passer, et réfléchir sur la suivante. Voir ce que l’on pourrait améliorer, changer, travailler. Décider si l’on continue sur la même voie ou si l’on bifurque un peu pour trouver notre bonheur au bout du chemin. Il y a toutes sortes de résolutions de nouvel an « classiques », comme perdre du poids… Probablement celle qu’on entend le plus! Moi, cette année, je vais prendre une résolution un peu plate, mais qui, je l’espère, aura un impact positif et c’est de mieux budgéter!

Je suis certaine que je ne suis pas la seule qui panique à propos de l’argent… On dirait que beaucoup de gens (dont moi probablement) ont un train de vie qu’ils peuvent à peine maintenir sans s’endetter. On veut s’acheter le dernier modèle de téléphone portable, comme tout le monde. Ou encore sortir avec nos amis le vendredi, comme tout le monde. Outre le train de vie, il y a les fameux imprévus. L’auto qui tombe en panne et nous coûte 800$ juste avant Noël. Le chauffe-eau qui rend l’âme. La fête de matante une telle qu’on avait complètement oublié et où l’on doit amener un cadeau. Bref, des sources de dépenses, il y en a à la tonne. Par contre, on n’a en général qu’un seul revenu. Il faut donc balancer ça comme il faut!

Est-ce que ça vous est déjà arrivé, vous aussi, d’éviter d’aller voir le solde de votre compte bancaire pendant quelques jours, parce que vous SAVEZ que vous avez dépensé plus que prévu? Et que vous êtes dans un stade de déni? Éventuellement, il faut bien être un adulte responsable et faire face à la musique, mais bon dieu que ça ne nous tente pas! Ou LE moment (ou LES, souvent c’est pluriel) où tu fais ton budget et tu te dis « mais pourquoi il ne me reste pas une cenne? ». Ou recevoir un compte et éviter de l’ouvrir pendant quelques jours, pour se donner une petite pause. Bon, ok… peut-être que c’est moi qui suis dans le déni trop souvent. Mais je suis sûre que je ne suis pas la seule!

À la longue, l’impression de se fendre le derrière (pour rester polie!) au travail sans arrêt et de ne pas pouvoir utiliser le fruit de notre labeur comme bon nous semble, ça devient vraiment frustrant. L’année dernière, je me suis dit « enough is enough »! On essaie de se serrer la ceinture, de payer les dettes, et après on pourra éventuellement profiter de notre salaire pour se faire plaisir. Ça, c’était la théorie. En pratique, des petits imprévus comme… un divorce, ça vient compliquer les affaires! En fait, me réinstaller dans un nouvel endroit et me remettre sur pied m’aura coûté plus cher que prévu. Mais je garde le cap. En 2018, je veux dire « bye » à mes dettes. Pas juste « au revoir » … bye!!!

J’ai demandé à une amie ses trucs l’autre jour. Elle est une fan de finances personnelles. Oui, oui, ça existe, moi aussi j’étais surprise! Son premier conseil, qui est évidemment excellent, est de faire un budget qui tiendra compte des imprévus et de toutes les catégories de dépenses. J’ai tendance à faire mes catégories larges, d’y aller avec l’essentiel (épicerie, compte de cellulaire, essence, etc.) et ensuite laisser le reste dans une catégorie non-définie style « dépenses personnelles ». Le fait de catégoriser davantage, par exemple vraiment définir restaurant, vêtements, magazines, cafés… permet de mieux voir où va notre argent. Et ainsi de se rendre compte que notre café Tim ou Starbucks du matin… finit par coûter plus cher qu’on ne le pense!

Pour éliminer les dettes, on m’a suggéré d’y aller avec l’effet boule de neige, donc de régler la plus petite en premier et ensuite s’attaquer aux plus grosses. Éliminer les paiements mensuels d’une carte de crédit fait en sorte qu’il nous en reste plus à mettre sur une autre carte, c’est bien logique. En ce qui me concerne, éliminer les dettes reste un challenge constant. Dès que je me sens proche d’y arriver… les imprévus m’éloignent à nouveau de mon but. D’où l’importance du conseil #1 : de budgéter pour les imprévus également.

Ma résolution d’adulte responsable pour 2018, ce sera de rester centrée sur ces deux objectifs : de bien garder mon but en tête et de penser à tout le positif qui pourrait en découler, si j’y arrive! L’argent est un sujet souvent tabou et difficile à aborder entre amis… Et c’est bien dommage, car souvent c’est en s’entraidant, en se donnant des trucs et en s’encourageant que ça devient plus facile! À tous ceux et celles qui tenteront la résolution avec moi, je nous souhaite un bon succès!

Folie Marianne logo auteur 

Yé où mon maudit X ?

Folie Urbaine Jen x couverture

J’ai souvent entendu cette expression de la part des gens.

« Je suis vraiment sur mon X. »

Tsé, par des personnes pour qui les planètes semblent alignées ben droites pour que leur existence soit en accord avec leurs désirs. Ceux à qui tout semble réussir et qui n’ont qu’à ouvrir les bras pour récolter tout ce que l’Univers leur envoie.

Par des gens qui semblent comblés par leur existence.

Par des gens qui cumulent les succès ou les satisfactions dans leur vie.

Pis je m’interroge. Vraiment beaucoup.

Moi, je me demande à quelle lettre de l’alphabet je suis rendue. Est-ce que je suis quelque part entre le L et le M, ou je suis ben proche de la fameuse lettre ? Genre au W ? Suis-je tout près ou profondément éloignée ? Comment suis-je censée le savoir ?

À moins que le X ne représente pas une lettre, mais bien juste un symbole ? Deux traits qui représentent les lignes d’une vie et qui s’entrecroisent pour former un tout ? Pour former un emblème qui représente l’idéal à atteindre ?

J’ai 35 ans. Est-ce que je suis en retard dans l’atteinte de mon X ?

Je m’interroge encore et toujours sur le sujet.

Folie Urbaine Jen X

J’ai le chum, le fils, la maison, le chat. J’ai de beaux projets qui me rendent heureuse, j’ai acquis de la confiance en moi, j’apprends à m’aimer un peu plus chaque jour. J’ai un emploi stable, je n’ai pas vraiment de dettes. J’ai vu New York, Fort Lauderdale, Cuba, Toronto et quelques beaux coins du Québec. Je suis aussi allée à Walt Disney et j’ai nagé avec des dauphins. Je suis fière de mon couple et de mon merveilleux garçon, et je me couche plus souvent heureuse que malheureuse.

Mais je ne suis pas encore bilingue. Je n’ai pas encore foulé le sol de la Californie, le seul endroit au monde où je veux mettre les pieds, si je n’ai plus qu’un voyage à effectuer dans ma vie. Je ne suis pas rédactrice en chef d’un grand magazine féminin. Je n’ai pas la maison de mes rêves sur le bord de la mer. Je ne suis pas mariée. Je n’ai pas marché sur le Chemin de Compostelle. Je n’ai pas encore écrit mon premier roman.

Je n’ai pas rayé assez de trucs sur la liste de mes envies. Sur ma liste de souhaits.

Est-ce que ça veut dire que les lignes de ma vie tournent en rond ? Ou les planètes ne veulent pas s’aligner correctement et se repoussent sans cesse comme des aimants que l’on persiste à réunir ?

Ou  que mon X est inaccessible ?

C’est peut-être de la paresse de ma part de ne pas vouloir mettre les efforts nécessaires pour rayer plus de choses sur mes listes. C’est aussi peut-être la vie qui a décidé que j’avais assez eu de chance comme ça et que j’avais déjà accompli plusieurs choses pour considérer que ma vie est une pas pire réussite.

Pourrais-je un jour affirmer haut et fort moi aussi : « Je suis tellement sur mon X ! »

Je l’espère.

Que je puisse enfin savoir si c’est une lettre ou un symbole.

Ou juste une étape de ma vie. Ou juste un mythe.

                                                                     

Mes objectifs d’enfant ou comment se stresser pour rien

Quand j’étais jeune, enfant, j’entendais souvent les gens parler d’objectifs de vie. Les classiques sortaient souvent ; la maison, le chien, les enfants… Mais je n’ai jamais accroché. Surtout que je voyais la maison comme étant un fardeau dispendieux, le chien, ben j’aimais pas les chiens avant d’en avoir des Mira, et j’ai jamais eu l’horloge biologique qui a sonné l’alarme. Pendant longtemps, je me suis dit que je devais être la seule, je voyais les adultes parler fièrement de leurs accomplissements de vie, de leur job stable de 9 à 5, de leur auto nouvellement achetée, de leur nouveau bébé qui allait faire partie de leur vie parfaite et si intéressante.

Je faisais beaucoup de listes avant, mais jamais qu’elles incluaient des objectifs du genre. J’y allais plus dans le flou, dans le “être bien avec mon corps”, pendant que j’essayais de prendre du poids en mangeant non-stop. J’écrivais dans mes carnets des phrases courtes et pleines de sens, à l’époque, sur ce que représenterait mon futur. Je suis retombée sur quelques unes de ces listes, écrites quand je devais avoir 12 ans, sur lesquelles je mentionnais le fait de vouloir un emploi que j’aime. Je crois avoir continué dans cette lignée le plus souvent possible, mais j’ai fait beaucoup de concessions. 

En traçant lentement chacun des mots à la suite d’un petit carré vide, je m’imaginais combien de temps pourrait me prendre cet objectif (si c’était un objectif avec terme). Ensuite, j’écrivais deux dates en haut ; une avec la date d’aujourd’hui et l’autre avec la date (pas trop loin dans le futur) à laquelle je souhaitais pouvoir cocher le plus possible de lignes.

Je stressais en l’écrivant, je restressais en retrouvant la liste et en réalisant que je cochais pas grand chose finalement. J’ai tranquillement appris à focuser sur les points plus à long terme, ceux qui me suivront probablement toute ma vie, ceux qui diminueront le stress au lieu de l’augmenter.

Des fois, une envie soudaine me prend de faire du ménage, par exemple, et de diminuer mes possessions. Ensuite, je me dis que j’aime mes objets, j’aime être entourée d’items dans mon appartement. Je ne serais pas plus heureuse si je m’en débarassais (ok, une bonne partie pourrait partir de ma pièce de débarras, mais pas ceux dans le salon admettons).

D’autres fois, j’ai le goût de me mettre à couper tout le sucre (chocolat), pis 2 minutes après je réalise que je peux diminuer, mais que de COUPER m’apportera juste un objectif inatteignable. J’ai pris en exemple le chocolat, mais ça peut être n’importe quoi. J’y vais avec mon faible et, pourtant, j’ai coupé beaucoup, sans me rappeler constamment que c’est un objectif. Comme quoi le cerveau fait parfois bien les choses.

 

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