Le clitoris

Maxine parle du clitoris

Oui, oui, chers lecteurs, aujourd’hui je vous parle du seul, unique et non le moindre : le CLITORIS! C’est un mot si simple, mais qui est encore très tabou, même pour une province aussi ouverte qu’est le Québec. Effectivement, le clitoris ne fait pas l’objet d’enseignement dans les cours au secondaire, car il est dédié au plaisir et il n’est pas considéré comme un organe essentiel à la reproduction.

« Cest comme si on avait une excision collective, mais pas physique ; on nen parle pas, on ne sait pas que ça existe. »

Magaly Pirotte, SEX-ED+

Pour vous donner un exemple, le seul fait de tenter de trouver une image de clitoris libre de droit d’auteur pour cet article n’a pas été possible. Les recherches de clitoris me tournent vers des fleurs et des fruits exotiques coupés en deux… Allô!? Mon clitoris ne sent pas l’orchidée et ne goûte pas le pamplemousse!

Ce n’est pas normal qu’une si belle confection doit être cachée ou ne pas être nommée. Zodine, le clitoris n’est pas Voldemort… Chuttt… celui dont on ne doit pas prononcer le nom. C’est le seul organe qui a été créé dans le seul but de donner du plaisir. Il me semble qu’on devrait en être fière de notre clitoris. Et de le crier haut et fort : VIVE LE CLITORIS! Personnellement, je l’aime d’amour! Rien à faire. C’est plus fort que moi.

Saviez-vous que le clitoris est comparable au pénis? Eh bien oui, il a les mêmes origines embryonnaires, mais se développe différemment. Le petit bouton que nous voyons à l’extérieur du corps est le gland du clitoris et il est plus sensible que celui du pénis. À l’intérieur du corps se trouvent 2 racines d’une dizaine de centimètres. Celles-ci seraient à l’origine de l’orgasme vaginal. Lors de l’excitation, le clitoris se gorge de sang, gonfle et s’allonge. Cette cerise érectile comporte autour de 8000 terminaisons nerveuses. C’est énorme! Pour vous aider à faire la comparaison, nos empreintes de doigts en comportent autour de 3000. Et on s’entend que nos bouts de doigts sont très sensibles. Ce n’est pas pour rien qu’on a l’impression de perdre la tête lorsque nous caressons celui-ci! D’ailleurs, dans les années 1800, les médecins évoquaient que le clitoris pouvait amener des maladies telles que l’hystérie et il était alors déconseillé de stimuler le clitoris. Freud a renchéri en disant que les femmes devaient seulement atteindre l’orgasme par la pénétration. N’est-ce pas là des avis de phallocrates purs et durs qui ne voulaient que faire profiter leur pénis égoïstement sans avoir à trop se casser la tête avec ce majestueux organe? Et bien Sigmund et autres médecins, j’ai des petites nouvelles pour vous… Mon clitoris, je l’aime et je le chatouille à ma guise. Il est capable de me faire monter au 7ème ciel et je n’ai jamais eu de diagnostic d’hystérie. BOOMMM!!!! Dans vos dents.

Sous son capuchon se trouve un organe hypersensible qui adore ce faire caresser par des mouvements circulaires. Il permet à la personne qui le possède d’augmenter l’excitation, la lubrification et amener à l’orgasme. À chacune son niveau de sensibilité. Certaines préférerons par-dessus le capuchon, d’autres sans. Une pression douce ou une pression ferme. Avec la langue, les doigts ou d’autres objets. Couchée sur le dos, sur le ventre. Dans le bain, la douche, etc. Caressez-le comme bon vous semble et aidez votre partenaire à bien le manipuler. La communication, gang! La communication! Et je terminerai cet article en vous rappelant que les personnes dotées d’organes féminins sont dotées d’un immense pouvoir, celui d’être multi-orgasmique.

Thank god!

Pour en apprendre davantage sur le clitoris, je vous encourage à visionner cet intéressant et instructif vidéo.

https://www.inspq.qc.ca/espace-itss/le-clitoris

Petits zizis

Maxine parle de la grosseur des pénis

Notre société actuelle est obsédée par la recherche du corps parfait et de la performance. Plusieurs personnes vont se comparer sexuellement à ce qui est véhiculé par les médias et la pornographie, mais où se situe la norme? Le nombre de demandes de chirurgie pénienne a grandement augmenté dans les dernières années et pourtant une grande majorité se dit satisfaite de la grosseur du pénis de leur partenaire, alors que ceux-ci sont souvent complexés.

En réalité, la taille moyenne du pénis en érection serait de 12,8 et 14,5 cm (4,72 pouces à 5,5 pouces) et varie de quelques centimètres tout dépendant des origines ethniques de la personne.  On parle de micro pénis si ce dernier mesure 7 cm et moins. Ce qui n’est pas la majorité des cas, disons-le. Alors ne nous affolons pas! Chaque pénis est unique, tout comme chaque vagin et corps. Il est donc primordial d’apprendre à danser avec son partenaire et aussi se donner le temps qu’il faut. On peut paraître maladroit.e lors des premières relations et c’est bien normal. Chaque personne est bien différente et elle aimera des choses distinctes. Soyez à l’écoute de votre partenaire, de votre corps et communiquez. Personnellement, je suis très attentive aux sensations ressenties par mon corps et je suis capable de dire que j’aimerais essayer une nouvelle position ou prendre moi-même le taureau par les cornes si je n’éprouve pas suffisamment de plaisir. « Save a horse, ride a cowboy! »

Les positions à adopter pour un pénis que vous ne considérez pas assez long pour votre vagin sont la Levrette (à quatre pattes), la Cavalière, la Cavalière inversée (on s’assoit sur son partenaire en lui tournant le dos). Elles permettront une pénétration profonde. N’oubliez pas que beaucoup adorent regarder vos fesses en mouvements. Gâtez-les et vous par le fait même. Évitez le traditionnel missionnaire (vous êtes couché.e sur le dos, votre partenaire par-dessus) ainsi que la cuillère, car ces positions sont optimales lorsque le membre est plus long.

Je vous recommande aussi d’effectuer des exercices de Kegel afin de raffermir votre plancher pelvien et ils contribueront aussi à éviter les incontinences urinaires et fécales.

En résumé, un brin de foin dans le nez, ça chatouille!  Il vous faut simplement trouver la position qui vous apportera du plaisir à votre partenaire et vous. Communiquez, c’est la base de tout.