On a testé Tinder… en couple – 1ère partie

Jen parle de Tinder, 1ère partie

Mon chum et moi, on est en couple depuis bientôt 14 ans.

Ouais. Ce n’est pas pire, je trouve.

On considère qu’on est un couple solide, puisqu’on a traversé plusieurs tempêtes et moments difficiles et on a survécu pour en parler.

Ça nous a rendus plus fort et, même si notre couple est loin d’être parfait, on s’aime vraiment beaucoup pis on a confiance en notre relation.

On possède notre maison depuis près de 7 ans et nous sommes les parents d’un garçon de 12 ans. J’ai 36 ans et lui, 43 ans.

Ça, c’était la petite intro pour te mettre en contexte.

Parlons maintenant de notre idée. Plutôt la mienne, je tiens à préciser. Parce qu’une auteure tente toujours de trouver de nouvelles thématiques d’articles et que j’aime bien en trouver qui sont originales.

J’ai donc proposé à mon chum de tenter l’expérience Tinder… en couple.

Je vous explique.

Il y a 14 ans, quand nous nous sommes rencontrés, Tinder n’existait pas. Il y avait bien le site Do You Look Good et le défunt MSN, mais nous n’avons jamais tenté l’expérience ni l’un ni l’autre. À l’ère des réseaux sociaux, nous avons eu envie de savoir comment se déroule la chasse au candidat potentiel dans la jungle du célibat. Est-ce que c’est plus facile ou plus difficile de cruiser aujourd’hui qu’à l’époque? Comment se passent les relations à l’ère d’Internet et de ses multiples applications pour trouver l’âme sœur ou son prochain one night? Est-ce dangereux de tenter l’expérience ou simplement une idée originale à explorer?

Je t’avoue qu’au début, quand je lui ai parlé de mon idée, sans la développer et lui donner d’explications, la première réaction de mon chum a été de dire non.

Catégoriquement, sans même y réfléchir.

Il ne voyait pas l’intérêt de risquer de mettre notre couple en péril juste pour un article. Sur le coup, je me suis demandé : c’est en moi qu’il n’a pas confiance ou c’est en lui? Il a peur que je sois trop sollicitée ou tentée d’aller réellement voir ailleurs ou il a peur d’être tenté lui-même d’aller voir si le gazon est plus vert chez la voisine? Il ne pense pas que nous sommes un couple assez solide pour passer au travers d’une expérience comme celle-ci sans que ça se termine en lancés de casseroles et en valises sur le bord de la porte?

J’ai quand même pris le temps de lui expliquer exactement comment je voyais les choses. On allait tout faire ensemble. Créer nos profils, choisir nos photos et décider de nos descriptions, swiper à gauche ou à droite et vraiment tout se dire. Au fur et à mesure que les matchs ou les messages allaient entrer dans la boîte de réception, on allait vraiment tout vivre ensemble et ne rien se cacher. Interdiction d’aller sur l’application sans la présence de l’autre sauf en cas d’exception (comme genre, je le laisse deux minutes seul pendant qu’on swipe le temps d’aller aux toilettes!). Je voulais vraiment qu’on mette des limites claires et précises afin d’éviter tout malentendu ou situation potentiellement conflictuelle.

Il a quand même refusé ma proposition.

Je dois avouer que j’ai ressenti un certain soulagement sur le coup.

J’étais fière de mon idée, mais je n’étais pas si certaine d’avoir envie de la développer. J’avais confiance en moi et en lui, mais j’avais quand même peur que notre relation devienne un terrain glissant sur lequel on pourrait déraper. Pas nécessairement en allant voir ailleurs. Juste parce que, parfois, à jouer avec le feu, en se pensant immunisé contre les brûlures, ça peut nous jouer de vilains tours.

C’est revenu à quelques reprises dans nos conversations au cours des semaines qui ont suivi. Parfois, je sentais que l’idée le titillait quand même un peu. Il semblait réfléchir et peser le pour et le contre. Je faisais pareil de mon côté. Je le rassurais en lui disant que je l’aimais et que je n’avais pas proposé cette idée en ayant un plan derrière la tête et que je voulais vraiment juste le faire pour avoir un bon sujet d’article pour les lecteurs du blogue. Il a même pensé que la popularité de mon blogue était plus importante que la solidité de notre couple! Je l’ai rassuré en lui disant que jamais je ne choisirais ma carrière au détriment de notre couple et notre famille.

Alors que je croyais le sujet clos, il m’a annoncé un jour vouloir tenter le coup.

Pour le plaisir, pour vivre une expérience ensemble et peut-être aussi parce que la curiosité l’a emporté.

Mon chum, fidèle à lui-même, a transgressé dès le départ la première règle : il a créé son profil et choisi ses photos sans moi. Est-ce que j’ai été fâchée? Non, je m’y attendais même un peu. Je le connais mon chum quand même. Quand il décide quelque chose, c’est maintenant. Pas plus tard. Un jour où je n’étais pas à la maison et qu’il s’ennuyait (de moi, j’espère…), il a décidé de tenter le coup. Télécharger l’application sur son téléphone et suivre les indications. Mon chum n’étant pas très techno côté réseaux sociaux, il a encore du mal à transférer ou télécharger des photos, a alors éprouvé un peu de difficulté avec cette étape. Il a choisi une photo un peu floue où il porte des lunettes de soleil et il a ajouté une photo ou deux prises de son profil Facebook. Rien de bien accrocheur. Sa description était plutôt simple : intéressant et intéressé, j’aime les bonnes choses de la vie. Sens de l’humour très développé. Ça ne dévoile pas grand-chose (il voulait se la jouer mystérieux) et c’est plutôt simple. Il a publié sa fiche et a attendu les propositions. Nous avons mutuellement décidé qu’il serait le premier à tenter l’expérience quelques jours et, qu’ensuite, ce serait à mon tour de jouer le jeu.

Au début, ça a été plutôt tranquille.

Au point où on s’est demandé si ça fonctionnait vraiment ou s’il fallait prendre la version payante pour que ça donne des résultats. Mon chum, ayant un historique assez développé côté conquêtes avant de me rencontrer, c’était un peu dur sur l’orgueil. Les filles qui attiraient son attention étaient toutes au début de la vingtaine (ça, c’était un peu dur sur le mien) et personne ne semblait faire de matchs avec lui. Au point où, après 2 jours, il était prêt à supprimer son profil et laisser tomber le projet.

Après une semaine à le laisser apprivoiser l’application, swiper compulsivement à différents moments de la journée (je n’étais pas toujours avec lui finalement, je lui faisais confiance et on ne se voit pas beaucoup dans une journée) et regarder ce que le marché du célibat a à offrir, j’ai décidé de mettre mon grain de sel dans son profil. Choix de la plus belle photo (je le trouve tellement hot sur celle que j’ai choisie), je corrige les fautes dans sa description et j’ajoute une photo de lui avec notre fils (c’est quand même sexy un papa avec son fils, même si ça peut décourager certaines filles). Il approuve les changements et s’anime d’un petit espoir de voir sa boîte à message exploser. Il ne me le dit pas, mais encore là, je connais mon chum!

On publie sa nouvelle fiche et on est tous les deux prêts à faire face à cette nouvelle offensive sur Tinder.

Pour connaître la suite, ne manque pas mon prochain article qui sortira la semaine prochaine.

Ben oui. Plate de même.

Pas le choix de revenir me lire la semaine prochaine… les détails les plus crunchy s’en viennent! 😉

Photo de signature pour Jennifer Martin.     

À toi qui pense que l’amour t’a lâché

Cindy parle d'amour

Salut à toi,

Tu es peut-être la personne qui pense battre son propre record de célibat. Tu es peut-être la personne qui a vécu une rupture, un divorce ou une perte douloureuse. Tu es peut-être la personne qui vit une relation qui avance à deux pas en avant pour reculer de trois pas en arrière. Dans le fond, tu vis une relation compliquée. Tu peux peut-être être la personne qui a peur des relations sérieuses. En gros. Tu es devenu.e célibataire. Tu es à la recherche d’un.e partenaire idéal.e. Tu veux partager une vie à deux. Vivre des moments de tendresse. Vivre des hauts et des bas à deux. Toutefois, à un moment donné, tu as peut-être eu la pensée que c’était impossible pour toi de trouver l’amour.

Penser que lamour a peut-être passé à côté de toi.

C’est quand les jours deviennent des semaines. Des semaines deviennent des mois. Des mois deviennent des années. Ça se peut que tu arrêtes de compter le nombre de jours de ton célibat ou bien tu fais le contraire. Tu te mets à compter le nombre de jours que tu es célibataire depuis la perte d’une personne qui comptait pour toi. Pour certaines personnes, ce n’est pas parce que c’est la fin du couple qu’il n’y a pas encore des sentiments. Peu importe le temps de ton célibat. Tu peux peut-être te mettre à te questionner sur cette chère déesse de l’amour. T’aurait-elle oublié lors de son passage?

Tu peux penser que lamour ta lâché.

Lorsque tu fais des rencontres qui ne possèdent pas d’affinités, différentes perceptions de la vie, des personnes qui ne sont pas ton genre, etc. Peu importe la ou les raisons qui font en sorte que ça ne fonctionne pas, la motivation peut ne plus être au rendez-vous. Certaines personnes peuvent le vivre comme une succession d’échecs. Est-ce que ça veut dire que tu es difficile avec l’autre personne qui est en face de toi?
Pas nécessairement. Es-tu réellement prêt.e à une relation sérieuse? C’est à toi de le voir. Tandis que pour d’autres personnes, ils gardent la motivation, car ils. elles veulent augmenter les chances de vivre une nouvelle relation. Cela demande des efforts. Je ne sais pas pour certaines personnes, mais on dirait que c’est plus facile de faire un appel pour une soirée sans lendemain que pour établir une relation sérieuse. Parce qu’il n’y a pas de stress, ni d’attente, ni de responsabilité envers l’autre. C’est peut-être même amusant pour certaines personnes. Je le dis sans jugement. Et encore là, ce n’est qu’un point de vue.

Tu peux penser que lamour ta lâché.

Lorsque ton cœur peut se mettre à encore saigner des quelques blessures laissées par ton passé. Des murs cadenassés peuvent s’instaurer autour de ton cœur. La douleur serait-elle trop grande pour passer à autre chose? As-tu fait la paix avec ton passé et toi-même? As-tu guéri tes problèmes? Peu importe les raisons, la guérison peut te demander un certain temps. Pour certaines personnes, le célibat peut leurs permettre de prendre soin d’eux. De se retrouver. De vivre dans une tranquillité qui peut être à la fois bienfaisante ou non. Pourquoi je dis ça? Parce qu’une fois que tu connais les bienfaits de la solitude, d’avoir tes propres règles, peut-être te sentiras-tu envahi par certaines personnalités. Mais encore là, ce n’est pas le cas pour tous. Chaque personne le vit différemment.

Par ailleurs, tu peux être le.la célibataire qui est heureux.se. Être célibataire ne veut pas dire être triste. Tu peux être une personne aimée par le monde qui t’entoure. Tout comme toi, tu aimes ou aimes bien les gens qui t’entourent. Tu peux être la personne qui est en train d’accomplir ses rêves et ses objectifs. Tu vis ta vie au maximum. Tu aimes le goût de la liberté. Est-ce que ça se peut que quand tu rencontres certains potentiels, tu hésites pour ne pas rencontrer une personne qui va t’accaparer ton espace?

Peu importe les raisons qui font en sorte que tu es célibataire. J’aimerais que tu prennes le temps de lire ces quelques mots qui ont été apprécié par plusieurs internautes :

«Peu importe ce que tu vis.

N’oublies pas de te voir comme une personne magnifique» (traduction libres des mots de Missy Elliot).

Folie Cindy chevry logo auteur         

Être célibataire en 2018

être célibataire en 2018

J’avoue avoir été un peu naïve en croyant que d’UN, je serais en couple avec mon ex pendant au moins une décennie ou plus et que de DEUX, qu’après ma séparation, je me crisserais royalement d’être toute seule. La réalité m’a vite rattrapée, disons-le !

Ça va bientôt faire 9 mois que je suis célibataire et depuis quelques semaines, je me sens prête à retourner sur le marché. Avant de rencontrer mon ex, j’étais un peu plus wild que je le suis en ce moment. J’étais frivole et je profitais tout simplement de la vie : why not ? Mais là, j’ai l’impression que la game a changé et beaucoup même. Je suis complètement désorientée. Ça fait 5 ans que je n’ai pas cruisé et je ne sais plus du tout comment m’y prendre, mais surtout : où aller pour rencontrer des potentiels? Bref. Premier réflexe : Tinder. Mais c’est quoi cette affaire-là? Honnêtement, je n’ai absolument aucun plaisir ni aucun résultat avec cette application. J’y vais par réflexe et par curiosité en me disant, «On ne sait jamais, tsé !», mais ça me décourage. Je ne cherche pas le père de mes enfants, je cherche du plaisir à court ou moyen terme, un rebound digne de ce nom.

M’embarquer dans une relation sérieuse là, maintenant? Honnêtement, je ne crois pas en avoir envie. J’ai tellement eu du mal à me remettre de ma dernière séparation compte tenu de ma situation particulière (j’étais belle-mère) que je ne suis pas prête mentalement à faire de la place à quelqu’un dans ma vie au niveau émotionnel. Mais, physiquement? Ça, c’est une autre histoire !

Ce que je veux dire, c’est que j’ai changé en 5 ans. Premièrement, je n’ai plus le même body, ça m’insécurise un peu puisque ce n’est pas comme c’était avant. Mes années de célibat ont été amusantes dans le passé, j’avais une totale confiance en mes capacités de séductrice. Aujourd’hui, j’avoue avoir encore quelques croûtes à manger pour être assez à l’aise pour aller voir une personne qui me turn on et juste lui dire «Hey, ça va?». La majorité de mes amies sont en couple, même au travail. Est-ce que ça me met de la pression? Pas du tout. Mais j’ai juste envie de ne pas gaspiller mon temps à me poser des questions, à appréhender ou peu importe. Je veux m’amuser et me dire « Ouin pis?» et surtout « why not? », foncer, vivre mon célibat, m’épanouir et juste regarder devant.

C’est facile de dire tout cela, mais reste que souvent, on fini par prendre une débarque et se rendre compte à quel point les gens sont rendus superficiels. Autant les gars que les filles. On a beau prôner que le physique c’est pas important…eh bien ce l’est et c’est ce qui selon moi crée le méga gouffre dans lequel autant de célibataires se retrouvent sur Tinder, à gratter l’écran de son cellulaire à droite en espérant voir l’immense mot tant attendu apparaître. J’aimerais réussir à aborder une personne qui m’intrigue et lui parler sans me soucier dès le départ si je fit dans ses standards. Je dois entamer ce travail sur moi-même avant de le tester sur le terrain, mais je compte bien essayer.

J’aime me dire que même si ça a l’air compliqué en 2018 d’avoir des dates qui ont de l’allure, les gens vont peut-être finir par être moins fermés à rencontrer des filles en fonction de ce qu’elles dégagent et non de ce qu’elles ont l’air? À suivre.

UPDATE : ce soir, j’ai ma première date!

 

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. Valérie_réviseure

Mon coup de foudre avec l’ami de ma date

En 1999, mon histoire d’amour a commencé, par le biais d’Internet! Eh oui!

J’avais alors 19 ans, je n’avais pas une vie des plus palpitantes dans ma campagne creuse et, après mon secondaire, je suis restée dans le coin pour y travailler. Je ne savais pas encore ce qui me plairait comme carrière et il se passait plusieurs choses dans ma vie à cette époque qui me décourageaient du côté de ma vie sociale et affective. Je trouvais dont chanceuse ma meilleure amie, car elle avait un emploi à son goût, ainsi qu’un amoureux, contrairement à moi.

Un jour, elle m’est arrivée en me disant : “ Bon, m’a te trouver ça, moi, un chum! “ Je suis partie à rire, en pensant qu’elle me niaisait, puis, un jour, elle m’appelle et me dit avoir trouvé un gars pour moi. Malgré le fait que j’ai eu un peu peur sur le coup, je me suis dit “ pourquoi pas “! J’ai donc entamé une conversation avec lui, Patrick, que je trouvais gentil et qui me provoquait bien des fous rires! Puis, il m’a proposé que l’on se rencontre pour aller les voir les feux d’artifices à Montréal.

Pour vaincre ma peur de me rendre seule à Montréal pour rencontrer un garçon, j’ai demandé à mon amie de m’accompagner.

J’étais hyper nerveuse, car c’était la première fois de ma vie que j’avais ce genre de rencontre, alors j’étais heureuse de ne pas être seule. Nous étions chez ma tante en attendant Patrick et son ami. Ça sonne. Je stresse. J’ouvre la porte et j’ai le coeur qui bat, qui palpite. Je me demande ce qui m’arrive. Une petite voix dans ma tête me dit que ce n’est pas Patrick que j’ai devant moi, mais bien son ami! J’étais confuse, car c’était un coup de foudre qui venait de me frapper! Au premier regard, sans même échanger un seul mot.

Je me suis répété intérieurement de respirer, de profiter de ma soirée. Tout le long de notre sortie, je me demandais comment dire à mon amie comment je me sentais : on regarde les feux sur le pont, on va ensuite manger une crème glacée et, tout le long, j’avais le coeur à l’envers. Je n’ai eu aucun moment seule avec mon amie pour lui expliquer ce qui m’arrivait.

La soirée se termine et mon amie cherche une place où être hébergée pour la nuit : Sylvain lui propose de dormir chez lui, dans son sous-sol. Moi, en panique, je me dis “ Oh mon Dieu, s’il fallait qu’elle soit intéressée par lui? “. Le lendemain, je réussie tant bien que mal à obtenir le numéro de téléphone de mon coup de foudre et je lui demande pour faire quelque chose ce soir, seule avec lui. Nous sommes donc allés marcher dans le Vieux-Port, durant des heures et des heures. Je voulais que le temps s’arrête et que cette soirée dure éternellement.

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes maintenant mariés, nous avons deux beaux enfants et je l’aime toujours autant, depuis cette journée en 1999.

Merci à mon amour pour cette belle vie à tes côtés. Merci à ma meilleure amie Mélanie, sans qui tout ceci ne serait jamais arrivé. Merci à ma tante Lynda, je t’aime fort et c’est grâce à toi que j’ai pu recontacter Sylvain. Merci à mon amie qui m’a accompagnée durant cette soirée. Et, dernièrement, un gros merci à Patrick de ne pas m’en avoir voulu d’être tombée amoureuse de son ami. Si vous vous demandez, nous sommes toujours amis, il est présentement en couple et a une magnifique petite fille!

Réécriture par Ariane Martineau

Folie Melanie logo auteur ariane reviseure

Rencontre avec une médium

charline medium folie urbaine

L’astrologie, le Monde divinatoire ainsi que les Anges et les Guides sont 3 aspects qui m’ont toujours fascinée…

Croyant déjà à la réincarnation, j’ai toujours eu l’impression d’être une vieille âme sur Terre et d’avoir vécu plusieurs Vies avant celle-ci.

L’une d’elles est comme un rêve éveillé, récurant, car j’ai des souvenirs qui me reviennent, des odeurs, des endroits où je n’ai pourtant jamais vécu au cours des 37 dernières années.

« Je suis une gitane, une gipsy, une âme bohème, libre, qui va au gré du vent et des éléments de la Nature. Je me ressemble physiquement, les cheveux longs et bouclés, le regard profond et charmeur. Je suis habillée d’une robe colorée aux multiples couches de tissus et je danse autour du feu et de ma famille et amis… »

Voulant en connaître plus sur ces Vies que j’ai habitées, j’ai découvert Andréanne, une jeune femme qui a la capacité de voir des scènes du passé, de parler du futur, mais aussi de communiquer avec des personnes défuntes.

Me voici donc, devant elle, dans le confort de son chez-soi, calme et prête à entendre ce qu’elle a à me dire et à me faire vivre et découvrir.

Je pose la photo de mon père sur la table et elle prend quelques instants pour la regarder et se connecter avec lui.

« Votre père a une bonne poignée de main, il se penche même un peu vers moi en me serrant les doigts. Il est un peu farceur et l’on voit tout de suite qu’il est honnête et près des gens.

Il s’ennuie de votre mère. De la femme de sa Vie. Il adorait sa cuisine. Ils ont été ensemble très longtemps. C’était le coup de foudre pour lui, dès le premier moment où il l’a vue. »

Des larmes perlent sur mes joues. Silencieuses. Je le reconnais. C’est bien lui. Je n’avais aucune attente, j’étais même quelque peu sceptique, car depuis qu’il nous a quittés, je n’arrive pas à le voir en rêve ni à sentir sa présence…

« Ne pleure pas ma princesse! Je suis là, même si tu ne me ressens pas, je suis là. Tu es une mère formidable. Je te vois courir à gauche et à droite pour prendre soin de tes enfants, de ta famille et des gens qui t’entourent en te faisant passer en dernier… »

Là, elle s’arrête. Vois une scène. Mon père qui arrive chez moi, mon fils qui court vers lui et lui saute dans les bras.

« Ils ont une belle complicité. Votre père n’avait pas de préférence entre vos enfants, mais le lien entre ces deux-là est palpable, pur. »

Une autre scène.

« Ils semblent jouer aux pirates…. un butin… une chasse au trésor. »

Je sais de quoi elle parle; mon père feignait souvent d’être à la recherche du sac de bonbons d’Halloween de mon fils. Ce fameux sac était toujours à la même place pourtant : dans le placard de Javier.

Mon père, jouant le jeu, cherchait et cherchait, mais en vain (!)… Quand il abandonnait, mon fils courait dans sa chambre chercher ledit butin et ils se permettaient un bonbon chacun, en guise de récompense.

Quel beau souvenir! Je souris.

Je lui montre ensuite les photos de mes enfants.

Pour Javier, elle s’exclame immédiatement : quel garçon intelligent!

Il pourrait être médecin, s’il le voulait.

Elle voit sa douance, son état vif et curieux. Elle est impressionnée, car elle-même est éducatrice spécialisée à la maternelle et elle a rarement vu un esprit aussi allumé. La médium me parle aussi de son hypersensibilité, de ses émotions en dents de scie.

À mon tour, d’être étonnée. Elle a bien cerné mon p’tit Loup.

Pour Soléa, elle pouffe de rire : elle est espiègle votre fille! Elle a un rire contagieux. Elle la voit danser et l’entend chanter. Elle déplace de l’air, cette petite.

Et a tout un caractère. Elle voit Soléa se lancer par terre ou piocher des pieds lorsque je la réprimande ou la contrarie.

Oh oui, je confirme! C’est bien ma têtue préférée.

Je lui demande alors si sa sœur Luna, décédée, veille sur elle…

Elle prend une pause. Elle la cherche.

« Votre fille Luna n’est pas là. Elle est revenue… c’est Soléa. Elles ne font qu’une même et unique personne. Vous l’avez tant pleurée, qu’elle vous a été retournée… »

Wow! Je ne m’y attendais pas du tout!

Cela explique bien des choses, du coup. L’obsession de ma fille pour la Lune; Soléa me parle toujours de la Lune. Elle me la pointe dans le Ciel. Et son regard, de ces regards qui vous transpercent, qui vous marquent, qui vous hypnotisent. Même que lorsqu’elle me parle, elle aime prendre mon visage entre ses minuscules mains et se coller sur mon nez, comme pour me dire, je suis là! Je suis émue. Émue et soulagée.

Je lui ai montré d’autres photos et pour chacune d’elle, Andréanne a su les voir comme ils sont et elle m’a confirmé que j’étais sur la bonne voie en ce qui a trait à mon couple et mon travail.

Les sceptiques diront peut-être que tout ceci est faux, qu’elle a fait des recherches sur moi, qu’elle a lu dans mes pensées aussi, mais personnellement, je ne doute pas de son talent et du don qu’elle a. Il est bien réel.

Cette journée-là, je suis allée à la rencontre de mon père. J’en ai convenu, c’était bel et bien lui, du moins son âme.

J’ai eu de belles surprises et des émotions disparates, certes, mais somme toute, je me suis sentie bien durant toute la séance et j’ai eu l’impression de vivre un dernier moment privilégié avec mon Papa.

Merci Andréanne!

 marieve duchaine reviseure

Le lieu de toutes les rencontres

marianne folie urbaine rencontre

L’aéroport est souvent simplement un moyen pour arriver à une fin, en soi beaucoup plus intéressante. Mais moi, je dois dire que j’aime bien les aéroports. J’aime l’attente avant le vol, me permettant d’observer la faune humaine autour de moi et les multiples rencontres inusitées qu’on peut y faire.

On y voit de tout : des gens impatients, heureux, en vacances, au téléphone à discuter d’affaires… Je me plais à observer les gens et imaginer le but de leur voyage, leur état d’esprit.

Il y a les vacanciers entourés de leur famille, qui arborent déjà leur casquette de Disney World avant même d’avoir pris place dans l’avion les amenant en Floride. Il y a les gens d’affaires, facilement reconnaissables au port du pantalon propre et à l’ordinateur portable fusionné à leur main. Les amoureux, eux aussi aisément reconnaissables par leurs démonstrations excessives de petits gestes affectueux et leur aptitude à ignorer tout ce qui ne fait pas partie de leur îlot de bonheur. On peut aussi voir les groupes d’amis, hommes ou femmes, généralement installés au bar le plus près de leur porte d’embarquement.

Après avoir observé ceux qui sautent aux yeux, les miens s’attardent aux autres visages plus mystérieux. La jeune fille de 20 ans qui voyage seule. Peut-être est-elle allée voir sa famille? Le vieil homme et son chien, qui semblent tous les deux anxieux. Les familles revenant de vacances, qu’on reconnaît à leur air complètement exaspéré devant leurs enfants turbulents. Certains m’intriguent de par leur air distant et rêveur. Je m’imagine qu’ils s’en vont rencontrer un ami de longue date ou un membre éloigné de la famille.

J’aime me demander aussi ce que les gens imaginent sur mon compte. Qu’est-ce que ma posture, mes vêtements, mes hobbys leur inspirent? Je suis en train d’écrire ce texte dans un avion. La jeune fille à mes côtés, est-ce qu’elle se demande si je travaille, si j’écris un roman, un journal, un blogue? A-t-elle essayé de lire quelques mots pour se rendre compte que c’est dans une langue qu’elle ne comprend pas? Si j’étais elle, ma curiosité m’aurait poussée à tenter de lire du coin de l’œil…!

Les aéroports sont le lieu de tellement de rencontres surprenantes. Tout le monde a deux points en commun dans un terminal d’aéroport : l’attente et le voyage. C’est avec un commentaire sur un de ces deux faits que plusieurs conversations impromptues s’amorcent. Flirts, échanges culturels, amitiés improbables. C’est sur ces chaises inconfortables qu’on discute avec un vieil homme nous racontant sa vie tumultueuse, qu’on partage une revue avec une inconnue ou qu’on amuse un enfant aux yeux curieux.

Je comprends pourquoi il y a autant de films ou livres avec des scènes se déroulant dans un aéroport. Tout peut arriver dans un aéroport, autant plaisant que malheureux. Vous pouvez y perdre quelqu’un de cher partant pour l’étranger, tout comme vous pouvez y retrouver une connaissance éloignée depuis trop longtemps.

Même si on ne connait pas les acteurs de la scène qui nous entoure, certaines images ou conversations vont rester avec nous. Une des plus belles images que j’aie vue était à Heathrow. J’étais assise sur un banc à attendre, comme tout le monde et face à moi se trouvait un jeune garçon d’environ 10 ans. La grande majorité des gens voulant passer le temps, enfant comme adulte, ont le nez sur leur tablette ou téléphone. Mais ce petit garçon, pendant plus d’une heure face à moi, n’a jamais levé le nez de son livre. Il n’y a pas grand-chose que je trouve plus beau qu’un enfant captivé par un livre. Ce garçon, à l’aéroport, je me suis dit que non seulement il voyageait physiquement, mais il avait la chance de faire voyager son esprit également. Doublement chanceux.

On dit que c’est le chemin qui compte et non la destination. L’idée derrière cette phrase est souvent appliquée à grande échelle, à l’échelle de toute une vie. Ce serait bien si l’on pouvait penser à adopter cette philosophie quotidiennement. L’aéroport est intimement lié à la destination. Mais si l’on prenait le temps d’être présent de corps et d’esprit et d’observer ce qui se trouve sur notre chemin, certains rencontreraient peut-être leur âme sœur, un meilleur ami ou encore un inconnu qui influencera leur vie par ses conseils avisés.

Quand on y pense, rares sont les occasions dans une journée, une semaine ou même une vie où nous sommes entourés d’autant de personnes à la fois. Ce serait vraiment surprenant qu’aucune d’entre elles ne puissent nous apporter quelque chose… il suffit simplement d’ouvrir les yeux et de s’ouvrir tout court pour pouvoir en profiter!

Folie Marianne logo auteur 

Génération libre et facile

veronique folie urbaine generation

C’était à la sortie des bars, nos haleines alcoolisées se mélangeaient l’une à l’autre. On n’était pas sérieux, on profitait du moment sans trop savoir combien de temps cela continuerait. Je te regardais pis tu me donnais des palpitations, maudit que t’étais beau! J’observais ton corps, ton sourire, tes fesses,tes tattoos pis je te trouvais “bad boy “! Tu étais parfait pour moi. Tu travaillais, tu étais en appartement, tu étais sportif, tu faisais la cuisine et divinement en plus, tu étais drôle, tu avais un beau cercle d’amis. Bref, tu étais le gars que je voulais… mais nous étions que des “amis”. Jusqu’au jour où j’ai réalisé que ton absence me rendait fade et triste.

J’étais amoureuse de toi, mais dans cette génération où tout est facile, accessible et qu’on échange nos partenaires comme on le fait à la SAQ, sans question et sans problème, je me demandais si un jour j’allais pu retrouver sur mon bureau, une photo de nous deux, amoureux. Je voulais être exclusive envers toi, je voulais qu’on soit un couple, je voulais le crier au monde entier! Parce que le plus beau moment avec toi, c’était lorsque tes bras entouraient mon torse, dans un silence absolu et que ma tête était vide et mon corps serein et détendu.

Les mois passèrent, les sentiments étaient cachés, le mot attachement était trop gros pour être mentionné tout haut, mais mon cœur ne me mentait pas. Ton odeur corporelle, imprégnée dans mes draps me rendait folle à l’idée de ne plus la sentir à nouveau lorsque tu quittais les lieux. Puis, lorsque j’étais en train difficilement de me faire à l’idée, que c’était impossible, tu m’as déclaré ton amour envers moi. Je me souviens de ce jour : c’était plus magique qu’un 25 décembre.

Aujourd’hui, tu es le papa de mon garçon, on a traversé beaucoup de tempêtes ensemble, on a toujours marché la tête haute, tu as toujours tenu ma main serrée. Tu es toujours aussi beau, tu me fais toujours rire autant. Ta cuisine goûte le ciel et nous avons acquis beaucoup de biens. Mais le plus beau de nous deux, c’est qu’à travers cette génération, on a tracé notre propre histoire et on a fabriqué notre amour à travers un petit humain. Mon cœur se serre encore quand je te vois et souvent je t’observe secrètement du coin de l’œil. Je contemple la chance que j’ai d’être à tes côtés.

Mon amour, je t’aime!

Folie veronique logo auteur 

Le porte-clefs

« Si tu veux que je te redonne ton porte-clefs, il faudra que tu me donnes un baiser, ma dame. »

Voici comment à 15 ans, j’ai embrassé l’homme de ma vie. Cet échange anodin et simple marque pourtant l’instant où, sans trop le savoir, nous avons donné notre cœur à l’autre.

4 mois plus tôt…

Malgré mon jeune âge, j’avais déjà vécu deux autres relations, d’où je sortais blessée, insécure et déçue de ce que j’attendais de l’Amour.

Assurément, j’avais une vision romantique, voire chevaleresque de l’Homme que je recherchais. Je sentais que mon cœur mature était celui d’une jeune femme de 30 ans et non d’une adolescente.

J’observais les amourettes autour de moi et elles me décourageaient fortement.

J’étais en secondaire 3 et lui en secondaire 5. Je ne lui avais jamais vraiment parlé directement, même si on se saluait depuis le début de mon secondaire.

Je le croisais donc dans les corridors de l’école presque chaque jour.

Et quelques fois en après-midi, il venait voir son meilleur ami, mon voisin d’en bas.

De sa gang, c’était le plus discret. De taille plus petite que les autres, je me souviens qu’il était baveux et compétitif envers ses amis. Ses yeux mystérieux et son magnifique sourire avaient capté mon attention bien des mois avant notre baiser. Malheureusement, à ce moment-là, il était en relation avec une autre, alors je me tenais à l’écart par respect.

Cette année-là, je m’en allais en Argentine pour un mois avec ma famille et j’avais demandé à mes amis de m’écrire des mots dans un carnet pour pouvoir les lire lorsque je m’ennuierais LOIN là-bas.

À 15 ans, quitter ses amis pour 4 semaines, on sait bien que c’est la catastrophe…

Imaginez… en 1995, pas d’Internet, de Facebook ou d’iPad. C’est à se demander comment j’ai pu survivre à cette époque!

Dans ma valise, entre mes maillots et mes pyjamas, j’avais apporté avec moi mon carnet où j’avais glissé une photo de lui qu’il m’avait offert.

J’ai dû lire et relire son message au moins 60 fois :

« Chanceuse, tu t’en vas dans le Sud! J’espère que tu ne t’ennuieras pas trop de Montréal et plus particulièrement de moi. Ton ami xxxx »

Ses paroles sont restées gravées dans ma mémoire du moment où mon âme les a vues… et dans mon cœur aussi maintenant que j’y pense.

Une étincelle et un espoir amoureux venaient de naître.

Ma cousine riait de moi, car sous mon oreiller, je cachais sa photo, que j’embrassais chaque soir, en lui souhaitant bonne nuit et en croyant que peut-être par magie, il m’entendait à 8833 km de moi.

À force de parler au ciel et à la Lune, j’aime penser que mes souhaits ont été entendus. À mon retour de vacances, il était célibataire!

En vraie jouvencelle, je ne tenais plus en place. Je désirais tellement le croiser et le revoir. Et simultanément, j’angoissais à l’idée de l’apercevoir au bout du corridor. Finalement, je ne me suis pas évanouie et je n’ai pas bégayé lorsqu’il est apparu devant moi. Nous avons échangé nos numéros et malgré que je ne me souvienne pas de nos conversations interminables, j’ai un vague sentiment de bien-être et de joie en repensant à celles-ci. Il me faisait rire et dans mon livre à moi, c’est un must!

porte clefs folie urbaine charline

Un jour, en l’entrelaçant, ses lèvres ont frôlé les miennes et mon cœur s’est affolé. Je ne lui ai jamais demandé s’il avait senti les palpitations dans ma poitrine cette journée-là, par contre, notre étreinte a semblé durer une éternité.

Puis un 25 janvier, il y a si longtemps, il m’attendait dans le portique menant à ma porte. En le découvrant assis sur mes marches, j’en échappai mes clefs, qu’il ramassa aussitôt.

Nous avons parlé presque une heure puis je lui ai demandé de me les remettre, car je devais rentrer pour préparer le souper.

D’un air coquin, il me répondit qu’il demandait un baiser en échange…

Plus de 20 ans après, nous n’avons pas changé tant que cela à mes yeux.

Pas dans nos cœurs ni dans nos âmes de jeunes amoureux. On se connaît et on se reconnaît dans bien des facettes de la vie.

Nous avons nos qualités et nos défauts et nous avons appris à les apprivoiser au quotidien.

Je l’aime mon Homme et quelquefois, quand on se retrouve et qu’il m’embrasse, je reviens à cet instant précis et précieux où au lieu de laisser tomber mes souliers de verre dans les marches, j’ai échappé mon porte-clefs… peut-être délibérément!

 

 marieve duchaine reviseure

Ma relation amour-haine avec les applications de rencontre

J’ai compris la corrélation entre mes ovulations et mes downloads de sites de rencontre dernièrement, grâce au texte d’Audrey Pageau Marcotte sur le site Urbania  dans lequel je me suis trop bien reconnue, moi qui télécharge une fois par mois bumble, tinder, etc. dans le but de me faire séduire par la gente masculine l’espace d’une soirée où y’a personne d’autre pour me donner de l’attention. J’essaie pendant ce temps, de m’intéresser à la personne virtuelle qui m’a swipé la face et de développer par la suite de l’intérêt pour cette dudit personne. Mais je finis toujours par désactiver mon compte au bout d’une soirée avec un dégoût total et une rapidité inquiétante, comme si je devais effacer des preuves qui me reliaient à un crime. Pourtant, j’pas mal sûre que mes hormones qui me disent «aweille, reproduis-toi » sont là ben plus longtemps que ça.  Pour moi tinder, c’est comme l’émission Barmaid, j’trouves ça sans intérêt, mais j’peux pas m’empêcher de regarder quand même.

Pourquoi? Parce que je trouve ça insignifiant. Il est difficile pour moi de développer un intérêt pour tes études, la journée que tu viens de passer et tout ton small talk. J’me doute bien que pour avoir de grosses conversations, il faut commencer par les petites mais y’a quelque chose de vraiment pas naturel pour moi dans le fait d’essayer de bâtir une relation à partir d’une photo de toi en chest et d’une autre avec tes chums de gars. Pis oui je sais, j’pas obligée de choisir ce type de gars avec ces photos là, ça c’est un autre problème que j’ai avec ces sites-là; je deviens superficielle. Si tu me fais choisir mon repas à l’aide de menus, j’vais prendre celui qui a l’air le plus appétissant plutôt que celui avec la belle personnalité. C’est la vraie revanche des nerds, j’vais choisir tous ceux qui ne m’auraient même pas regardé au secondaire, tous ceux que j’rencontre pas parce que j’vais pas au gym. JE SAIS que je ne suis pas obligée de baser ma recherche sur le nombre de muscles définis que j’peux voir sur tes photos. C’est vraiment plus fort que moi, mais même si tu me donnes toutes les opportunités du monde, j’fais pas nécessairement les meilleurs choix et je me retrouve avec les yeux plus grands que la panse. Alors que dans la vraie vie, si je te rencontre lors d’une soirée entre amis, no pressure, pas d’attention basée sur si on va passer le restant de nos jours ensemble, je fais des rencontres bien plus intéressantes et qui me plaisent beaucoup plus. Je découvre une personnalité et je fais le choix par la suite de la swipe à droite mentalement.

Sans compter que je ne suis vraiment pas quelqu’un qui a de la facilité à dire oui à une date, dû à de la timidité intense ou parce que I don’t give a fuck; ce n’est pas encore clair, peut-être un peu des deux. J’ai l’impression que les gens sur les applications de rencontre sont 100 fois plus vite en affaire que moi et te propose d’aller prendre un verre après 2-3 phrases échangées. Je serais beaucoup plus du genre à attendre que tu me dises combien d’enfants tu veux avant qu’on aille prendre une bière. Ils s’invitent chez vous alors qu’ils ne sont encore que des étrangers et que t’as pas encore envie de faire le ménage pour eux autres.

Par contre, c’est parfait pour t’initier et te dégêner si tu es nouveau dans le domaine du célibat et des rencontres. Tester l’eau avant de plonger. C’est poche à dire, mais le meilleur argument pour moi c’est que j’peux aller là-dedans no strings attached, jaser avec du monde et disparaître tel un mirage. Le ridicule ne tue pas, et encore moins sur Tinder !

 

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