Critique du mois : la suite du livre 1 week-end sur 2

Jennifer fait sa critique du mois de novembre

Après être tombée par hasard sur le premier tome de cette saga écrite par Geneviève Cloutier, je peux dire que cette fois-ci, j’attendais ce deuxième opus avec beaucoup d’impatience. C’est avec bonheur que je me suis vite replongée dans le quotidien de Caroline, 34 ans, séparée et mère de deux enfants, qui décide de profiter de son célibat. D’abord en ayant une aventure avec son voisin, William, maintenant au début de la vingtaine et qui fantasme sur elle depuis son jeune âge. C’est leur aventure aussi excitante que touchante que l’on a pu découvrir dans le premier tome.

Je te parle d’ailleurs de celui-ci juste ICI.

Les sorties littéraires étant nombreuses cet automne, j’ai dû attendre quelques jours le temps de terminer d’autres romans avant de me plonger dans celui-ci. J’avoue qu’au début, j’ai eu un peu plus de mal à me plonger dans l’histoire, mon cœur et mon esprit étant encore accaparé par d’autres personnages et surtout, j’étais un peu déçue de ne plus côtoyer William dans les premiers chapitres. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce jeune homme attachant qui a réussi à charmer Caroline.

Mais c’est avec bonheur et soulagement que je suis retombée dans le quotidien de Caroline, qui vit encore des choses divertissantes et dont le sens de la répartie me fait toujours autant rire. J’ai vraiment l’impression que cette fille me ressemble et j’ai vraiment passé un excellent moment à lire ses péripéties.

Je ne peux que m’incliner devant la plume de Geneviève qui réussit à captiver le lecteur avec des rebondissements rafraîchissants et des dialogues dynamiques. On y découvre une Caroline forte, mais vulnérable, qui cherche à savoir si elle est prête à ouvrir son cœur pour y accueillir l’amour à nouveau.

J’aime m’attribuer le titre d’experte de la chicklit puisque c’est principalement ce que je lis depuis mon tout jeune âge. Pour moi, les ingrédients d’un bon roman de chicklit rassemblent tous ces éléments : de l’humour, des émotions, des questionnements, des situations qui nous rappellent nos propres expériences, des punchs efficaces et surtout, une fin heureuse ou une fin qui donne envie d’en lire plus. C’est exactement ce que l’auteure nous offre avec cette série et je dois dire que ce deuxième tome est particulièrement efficace puisque dès que j’ai tourné la dernière page, j’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus.

Heureusement qu’un troisième tome est annoncé en février 2019 parce que je serais clairement insatisfaite de la conclusion de cette série que j’ai adorée. Je suis impatiente de voir ce que Geneviève réserve à Caroline et ses complices. Je t’invite d’ailleurs à inscrire les deux tomes sur ta liste de cadeaux de Noël parce que c’est certainement un beau présent à recevoir cette année. Ou à offrir, évidemment.

Pour en apprendre plus sur Geneviève Cloutier, c’est ICI.

Merci aux éditions de Mortagne pour la copie de presse.

Tomber sous le charme d’une allégorie

Ce texte va clairement vous influencer à lire ce livre. Oui, oui! Il s’agit du premier roman de l’auteure Marie-Christine Chartier et je souhaite de tout cœur qu’elle récidivera à plusieurs reprises. C’est rare que je dis cela, mais c’était un réel bijou à lire. L’histoire est touchante, voire enivrante et le style d’écriture est parfait. J’ai été captivée dès la première page et j’ai eu un gros pincement au cœur lorsque j’ai tourné la dernière.

C’est la maison d’édition Hurtubise qui a pris cette auteure sous leurs ailes. Comme on peut le lire sur sa biographie sur leur site internet, Marie-Christine est présentement au doctorat en psychopédagogie à l’Université de Laval. J’ai lu beaucoup d’entrevues qu’elle a offerte à différents médias et je la trouve absolument captivante.

L’Allégorie des truites arc-en-ciel c’est quoi? À tour de rôle, on se retrouve dans l’univers de Cam et Max. Il s’agit de deux humains qu’on apprend à connaître au fil de l’histoire tout en voyant les deux côtés de leur relation pas très claire. Est-ce qu’ils sont amis? Veulent-ils plus? Ce qui est beau dans cette histoire c’est l’amour, dans toutes ses formes. L’histoire décortique à la perfection les émotions des deux personnages à travers le bagage de vie de chacun d’eux, leurs évolutions, leur passé, leur présent, leurs personnalités, leurs habitudes, etc.

C’est un roman où l’on apprend à connaître deux personnes qui s’aiment, mais sans savoir comment.

C’est un roman qui m’a donné le sourire le temps des 256 pages.

C’est un roman qui conservera une place de choix dans ma bibliothèque et que je risque de refuser de prêter par peur qu’il s’abîme.

C’est un roman qui donne un vent de fraîcheur aux histoires d’amour.

C’est un roman qui m’a donné le goût de rencontrer mon Max.

Le livre étant tellement populaire sur les réseaux sociaux, à un tel point que des photos de la couverture se retrouvaient constamment dans mon feed instagram. Jennifer l’a également lu, bien confortable dans son hamac cet été. Je ne pouvais faire autrement que de lui demander une petite critique du livre :

” L’allégorie des truites arc-en-ciel est sûrement mon roman coup de cœur de l’année 2018. J’ai complètement plongé dans l’histoire et je me suis beaucoup identifiée au style d’écriture de Marie-Christine Chartier. C’est fluide, accrocheur, remplis de nuances et surtout, c’est vrai. Si véridique comme récit qu’on ne peut qu’y croire et faire des rapprochements avec nos propres aventures de vie ou nos relations passées. J’ai été émue par le ton, le choix des mots et surtout le dénouement de cette belle histoire qui met en scène deux personnages à qui l’on s’attache après quelques pages seulement. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir suivre la narration de Camille tout comme celle de Maxime. C’est franchement divertissant d’avoir les deux points de vue. Bref, je n’ai que de bons mots pour le premier livre de cette auteure dont je me ferai un plaisir de suivre la carrière littéraire. ”

Vous pouvez commander le livre directement sur le site internet de Hurtubise juste ICI ou vous le procurer dans une librairie!

Bonne lecture!

 Audrey photo de signature

Au cœur de la vallée : Rivalités et conséquences

J’ai eu la chance de lire le premier tome de la trilogie Au cœur de la vallée de l’auteure et artiste peintre Madeleine St-George.  Le premier tome intitulé Rivalités et conséquences, est sorti en mars 2018. Le deuxième tome, Partir ou rester, devrait sortir en octobre 2018, puis le troisième tome intitulé La dernière larme, devrait voir le jour au printemps 2019. Je vais vous donner mon impression du livre en passant de la page couverture à l’histoire.

Ce que j’aime faire avant de débuter la lecture d’un livre est de l’observer, de la page couverture jusqu’à la 4e de couverture et d’émettre des hypothèses sur l’histoire. En regardant celui-ci, je déduis que l’histoire se passe au milieu du 19e siècle pour 3 raisons distinctes; la première est le cheval qui porte à croire qu’il est le moyen de transport ou de travail. Ensuite le type de maison qui ressemble aux maisons dans la série de l’époque «La petite maison dans la prairie»*. Le type de vêtements me fait également penser à cette série. La photo de la page couverture a un look de peinture. Cet effet peinture vient donner un aspect plus ancien au livre comparativement à une photo ou un montage des années 2000.

Le titre du livre en dit beaucoup sur le genre de sujet dont le livre traitera. «Rivalités et conséquences» peut représenter beaucoup de choses. Il est facile de se laisser aller dans nos idées concernant l’histoire d’un livre simplement grâce au titre.

Lorsque je suis arrivée à la 4ème de couverture, quelques suppositions sont devenues réalités. En premier, j’ai remarqué l’année 1860 ce qui a donné raison à l’image du livre. De plus, l’auteure est peintre alors l’illustration est l’une de ses créations. Je trouve que cela donne une meilleure perspective du livre et de l’histoire.  Cette histoire pourrait être véridique tel qu’expliqué lors de nos cours d’histoire ou par nos grands-parents. Une histoire sur la création d’une colonisation avec des familles, des trahisons, des agressions ainsi que des gens qui ne sont pas en accord. Il y a certains sujets de ce livre qui étaient tabous dans ces années-là et qui le sont un peu moins de nos jours.

Je ne vais pas divulguer de détail important dans ces quelques phrases. Je trouve tellement dommage lorsque je termine de lire un résumé ou une critique et que je n’ai aucunement l’envie d’acheter le livre parce que je connais déjà la fin. Dès les premières pages, nous pouvons ressentir l’entraide des villageois dans leur désir de créer une nouvelle paroisse. C’est au fil de l’histoire que la trahison s’installe entre les deux familles principales du livre. Les conséquences font suite à cette trahison.  Il y a également le passé des personnages qui refait surface et qui crée des répercussions dans leurs vies.

J’ai bien aimé ce livre du début à la fin. Il n’est pas trop long et se lit facilement. Ce fut un honneur pour moi de lire cette histoire et j’ai bien hâte de pouvoir lire les deux prochains tomes.

* La petite maison dans la prairie : une série américaine qui a été télévisée du 30 mars 1974 au 21 mars 1983.

 Folie Sofia logo reviseure

Quand Sam te donne encore plus le goût de voyager

Critique du livre Sam perd la carte

Je n’ai plus besoin de présentation, Jennifer Martin, c’est moi la plus grande lectrice de chicklit que je connais. J’adore ce style littéraire qui me permet de plonger dans des histoires pas compliquées, agrémentées de fous rires où l’amour est au rendez-vous, et ce, même si ça ne se termine pas toujours comme je le voudrais ou comme je l’avais prédit.

Romantique finie qui pleure encore en regardant des comédies romantiques, j’assume depuis longtemps mon côté fleur bleue qui pense que tout est possible si on y croit ben fort et qui considère que l’amour triomphe toujours. J’ai lu suffisamment de livres pour entretenir cette réputation et je me suis même déjà fait approcher par une maison d’édition pour faire la critique d’un livre de ce genre littéraire, mais ça, je vous en parlerai dans un futur article.

Je suis donc la personne tout indiquée pour parler du livre Sam perd la carte, le premier roman de l’auteure et animatrice de télévision et de radio, Sandra Sirois. Si les romans qui font l’éloge des voyages figurent habituellement parmi mes préférés, celui-ci ne fait pas exception. Samantha, début vingtaine, quitte un emploi qui ne lui convient pas et décide aussi de laisser amis, appartement et famille derrière elle pour prendre un billet d’avion afin d’aller rejoindre un ami en Thaïlande. Transitant d’abord vers l’Allemagne pour vivre le célèbre Oktoberfest, Sam n’aura pas un voyage de tout repos et vivra plusieurs mésaventures tout au long de son périple qui se poursuivra aux Philippines, au Laos et au Vietnam.

Critique du livre Sam perd la carte

Si, au départ, je croyais que Sam allait vivre plusieurs romances au cours de ses déplacements, ce sont plutôt ses malchances et ses maladresses qui divertissent le lecteur. Oui, elle effectue bien quelques rencontres auprès de la gent masculine, mais ce n’est pas ce que je retiens principalement du roman. D’avion en avion, d’autobus en autobus, j’ai eu vraiment l’impression d’être sa partenaire de voyage et d’en apprendre plus sur les destinations visitées et leurs attraits. Elle m’a vraiment donné envie de partir sac au dos (ce que je n’ai jamais fait) pour brasser un peu les cartes de ma destinée et voir ce que la vie me réserve. Si l’Asie n’a jamais été en position de tête de ma liste de voyage, je suis forcée d’admettre qu’elle a gagné quelques échelons vers le haut de celle-ci.

J’ai bien aimé que l’action soit exclusivement concentrée sur le personnage de Sam que je trouve attachante et divertissante avec sa façon un peu exagérée d’imaginer les choses et d’affronter les obstacles. Sans vendre le punch, je dois avouer que la fin de l’histoire m’a un peu surprise puisque je ne pourrais pas identifier celle-ci avec des phrases clichées comme « ils ont trouvé l’amour véritable » ou « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ».

La bonne nouvelle, c’est que ce roman sera une série, Sandra ayant confirmé sur sa page Facebook qu’elle préparait la suite des aventures de Sam dans un deuxième tome. Je dois avouer que j’ai très hâte de voir ce qu’elle réserve à son personnage. Est-ce qu’elle nous fera encore voyager ou elle décidera de partager avec nous son quotidien en sol québécois ?

À suivre…

Merci aux Éditions Hurtubise pour la copie de presse.

 

      

Un phénomène inexplicable se prépare

Laurent, Laurent, Laurent ! J’ai eu beaucoup de plaisir à te lire dans Un mal terrible se prépare.

Sais-tu que j’ai choisi ton livre, que je l’ai espéré, attendu et qu’enfin il est arrivé par la poste ? Pendant deux bonnes semaines, j’allais voir le courrier tous les jours. Je ne fais jamais ça. Tu m’avais déjà ensorcelée, Laurent Lussier !

J’ai eu comme un coup de cœur en voyant la couverture. Je ne sais pas si c’est le gars à genoux en train de cuisiner devant un feu de camp ou le vert fluo, mais c’est comme si ce livre m’appelait.

Et en lisant la quatrième de couverture, j’ai tout de suite eu envie de te lire : « Ce n’était plus le temps de vivre en solitaire, un oiseau gentiment perché sur l’index, car je devais m’attaquer à ce monde avec une lame s’il le fallait, ou à coups de pied, pour le rendre traversable — fini l’ermitage insouciant, faites-vous défricheur ! »

Tu sais, tu es un drôle de moineau, Laurent !

Quel bonheur de toucher ton livre, de le feuilleter, de lire une phrase par-ci par-là ! C’est toujours de cette façon que j’entame la lecture d’un roman. Je me crée des attentes, je lis des passages qui n’ont ni queue ni tête puisque je les lis dans le désordre. Je suis une rebelle de la lecture.

De sentir l’odeur d’un livre neuf me procure une certaine excitation. La nouveauté, ne pas savoir ce qui va se passer, quelles aventures je vais vivre à travers les différents personnages. Avant même de lire la première phrase du roman, j’ai déjà toute une histoire dans ma tête. Je me suis fait des scénarios, Laurent.

J’aime les romans d’aventures. Ils me donnent toujours l’impression de sortir de mon quotidien le temps d’un moment. Je fusionne avec les personnages, je vis une panoplie d’émotions à travers leurs péripéties. J’aime aussi les histoires très réalistes. Bref, tout ce que ce roman n’est pas.

Mais cet antiroman d’aventure un peu éclaté et légèrement absurde, je l’ai vraiment aimé ! Avec cette histoire d’une redoutable ironie, je suis sortie de ma zone de confort. Et c’est tant mieux, Laurent ! C’est tant mieux. Nous devrions le faire plus souvent.

Un sourire a flotté sur mes lèvres tout au long de ma lecture. Ce n’est pas une histoire qui est drôle. Mais la comparaison de Dave avec une autruche, les noms donnés aux animaux recueillis (M. Poilu, Randonneuse) m’ont amusé. Oui, je sais, ça ne prend pas grand-chose pour me faire sourire, Laurent. Je suis un excellent public.

Mais au-delà de l’histoire rocambolesque du personnage principal et du Réseau d’urgence pour la faune se trouve les 18 méditations de Laurent. Je les ai toutes lues à voix haute. Et j’avais le sourire fendu jusqu’aux oreilles. C’est qu’il est drôle et profond, ce Laurent !

Ma préférée ? Probablement la dernière : « Lâchez tout. Devenez un phénomène inexplicable. »

D’ailleurs, Laurent, je parie que c’est ta préférée aussi.

Car, Laurent Lussier, tu es un phénomène inexplicable.

Mes lectures 2017 

En 2017, j’ai lu beaucoup, ça faisait très longtemps que je voulais prendre plus de temps pour la lecture. J’ai tellement lu que c’est maintenant une activité incrustée dans ma routine. Mon objectif pour lire et vivre de belles histoires : un livre minimum par mois. J’ai une très grosse pile de livres qui n’attend que d’être lue et encore beaucoup d’autres à venir avec les tonnes de sorties littéraires que nous avons au Québec. J’ai d’ailleurs créé une page pour échanger sur mes lectures avec d’autres passionnés comme moi. Il s’agit du groupe « Livres québécois : partage, discussion & passion».

En 2017, j’ai découvert de nouveaux auteurs, entre autres grâce aux livres que j’ai reçus pour le blogue, mais également grâce aux réseaux sociaux. Je me suis également déplacée plus souvent dans des librairies. J’ai la chance d’habiter près d’une librairie indépendante qui s’appelle L’Écume Des Jours, située dans le quartier Villeray.

-La trilogie La Bête : j’ai découvert David Goudreault, à mon plus grand bonheur. J’ai dévoré cette trilogie dont je vous ai d’ailleurs parlé juste ICI.

Sauf que je n’ai rien dit : magnifique roman, émotif, difficile, mais tellement important. Un message crucial et des mots choisis avec intelligence.

– 3 livres de Valérie Chevalier : J’ai déjà hâte au 4e roman de cette auteure. Je vous ai d’ailleurs parlé de ses 3 livres que j’ai lus durant l’été juste ICI.

Les trois carrés de chocolat : livre rapide à lire, mélange de textes et d’images. Un sujet à parler encore et encore. Perturbant, qui rentre dedans et qui en même temps fait du bien.

Gourganes : un merveilleux livre, une découverte. Se sentir dépaysée, découvrir une nouvelle culture et rester à l’affût tout le long face à une relation mère-fille pas très saine ni compréhensible.

L’enfant mascara : en 2017, j’ai découvert Simon Boulerice. C’était un manque flagrant dans ma vie, j’ai presque tout acheté les romans écrits de cette main de maître. C’est le premier que j’ai lu et en fait je suis passé au travers le temps d’une journée. Toujours et encore plus de Simon Boulerice SVP.

Le Monstre, La suite : j’ai rédigé un article sur la suite du livre Le Monstre ICI, un livre qui a chamboulé tant de choses dans ma vie. Un livre qui a été un soulagement, un guide, une nécessité. Ingrid Falaise est une femme incroyable qui a mis sur papier la souffrance ainsi que l’espoir et qui les a mis ensemble, entre deux bouts de carton.

Déterrer les os : un autre sujet nécessaire d’aborder, mais écrit avec classe et fluidité. Chaque mot est choisi avec soin et c’est un personnage que l’on veut prendre dans nos bras.

Quelque part entre toi et moi : j’ai découvert cette auteure cet été. Ce roman, son troisième, est venu chercher quelque chose de puissant et de caché en moi. Une histoire tumultueuse bien détaillée qui nous donne envie de rencontrer les protagonistes. Sur ma liste se trouvent les deux premiers romans d’Annie Quintin.

La mort d’une princesse : India Desjardins. Femme que j’admire tellement. J’étais heureuse qu’un nouveau roman écrit de sa main se retrouve en tablette. Je l’ai lu à un moment important de ma vie. Loin de chez moi, ses mots m’accompagnaient. J’avais le sentiment d’y retrouver conseil. Divertissant, mais aussi très attachant.

Les filles bleues de l’été : je l’ai également lu lors de mon voyage à Cuba. Lourd, mais si beau à la fois. D’une poétique exemplaire. Les détails nous donnent l’impression d’être spectateur de l’œuvre en entier, sur place, sur le bord du lac. Un sujet à aborder avec soin, ce qui est le cas dans ce livre.

TPL : les filles sont-elles folles? : j’ai lu le 2e livre des Sœurs Stratis lorsque j’étais loin de chez moi. J’avais besoin d’être accompagnée, comprise, conseillée et c’est ce que ce livre m’a offert. Après ma lecture, j’ai compris que je n’étais plus seule.

Pour 2018, je me souhaite encore plusieurs belles découvertes, la littérature québécoise me fascine et les histoires sont si magnifiques. Dans ma liste, j’ai Nelly Arcan, Simon Boulerice, Patrick Sénéchal, Joseph Elfassi et plusieurs autres. On s’en reparle au courant de l’année ou lorsque je ferai ma rétrospective littéraire 2018.

Bonne lecture tout le monde !

 Valérie_réviseure

Au 5e, une réalité mise en lumière

Au 5e une réalité mise en lumière

Dernièrement, j’ai eu la chance de lire le roman Au 5e, écrit par MP Boisvert. MP Boisvert est directrice générale du Conseil québécois LGBT ainsi que co-fondatrice de Fière la fête! qui célèbre la diversité sexuelle sherbrookoise. Avec ce genre de parcours, on peut s’attendre à un roman inclusif. On nous a approché en nous parlant du sujet comme étant différent et original. Il s’agit d’un appartement où logent quatre personnages, mais on est loin de l’histoire de colocation habituelle puisque ceux-ci sont dans une relation polyamoureuse. Dans ce logement à quatre, va arriver un cinquième colocataire; l’ex d’un des personnages. Nous pouvons lire tour à tour, comment chaque personnage se sent et ce qu’iel traverse. Il est intéressant d’avoir la perspective de plus d’une personne lorsqu’on lit un livre. On remarque également rapidement que les propos des personnages sont la plupart du temps utilisés avec le pronom neutre “iel”, ce qui était pour moi une première dans une lecture de roman.

L’oeuvre aborde donc différents sujets variés, passant par la bisexualité, la transsexualité, mais aussi des sujets comme les relations avec les ex, la famille, la jalousie et la mort.

C’est facile à lire et c’est divertissant. Moi qui ne connais pas du tout le monde du polyamour, j’ai apprécié pouvoir en comprendre un peu plus. Ceci étant dit, compte tenu que je ne connais pas grand chose sur le sujet, je me demande si quelqu’un qui s’y connaît mieux que moi trouverait que ça y rend justice. J’ai toutefois l’impression que les propos de l’auteure sont amenés avec connaissance de cause et que ce n’est pas fait de manière caricaturale. J’ose croire qu’avec le cheminement de MP Boisvert, ceci a été écrit avec soin, sans toutefois refléter de manière généralisée la dynamique.

C’est un premier roman pour l’auteure et j’espère que ça ne sera pas le dernier. Je crois que ça pourrait être intéressant d’avoir plus de roman de ce genre.

 

Dominique signature Folie Sofia logo reviseure

La trilogie La Bête : puissant et addictif

C’était impossible pour moi de ne pas écrire un article sur cette trilogie que j’ai dévorée rapidement. C’est le 12 août dernier lors de la journée « J’achète un livre québécois » que j’ai décidé de me commander les 3 romans de David Goudreault, dont le dernier est sorti en avril 2017. Bon, je dois l’avouer, trop excitée de débuter ma lecture, j’ai commencé par le dernier sans le savoir. Oui. Ce n’est pas un mensonge. Comment j’ai fait ? Eh bien, ce n’est pas indiqué sur les couvertures, il faut donc bien lire l’endos des livres, surtout si vous débutez la trilogie dès maintenant. Je vous les ai mis en ordre de lecture dans l’image ci-bas. Bref. C’est vraiment à la fin du livre, il restait à peine 25 pages, que j’ai tourné le livre et que j’ai réalisé mon erreur. Je l’admets, j’ai pleuré. Je me disais que j’avais gâché cette œuvre. Pourtant, dès le début de ma lecture du premier livre, je suis rembarquée automatiquement en me laissant enivrer du personnage et de l’histoire.

Le personnage, c’est impossible de ne pas s’y attacher. Malgré ses gestes et ses opinions atroces, on apprend à l’aimer et on ne peut arrêter de lire. On veut toujours savoir ce qui va se passer. Ce que j’ai aimé, c’est que j’étais capable de m’imaginer les scènes, autant les lieux que les personnages et c’est quelque chose que j’apprécie grandement lorsque je lis un livre. C’est aussi ce que je déteste lorsque des films sont basés sur des livres, ça tue l’imaginaire que je me suis créé. J’aime dire que les images que j’ai imaginées au travers ma lecture font partie de mon expérience unique. Tout cela, je l’ai vécu à travers les mots de l’auteur et c’est à moi. Lire un livre c’est une expérience en soi. Pour ma part, je plonge dans l’histoire et deviens spectatrice des péripéties. C’est peut-être pour cela qu’en tournant la dernière page de la trilogie La Bête, j’ai vécu un deuil. Oui, j’ai eu du mal à penser à autre chose durant quelques heures.

David Goudreault est un auteur qui sait comment mettre en valeur un personnage, même si celui-ci n’est pas du tout l’image idéale qu’on se fait d’une personne. Le personnage est vulgaire, a des opinions très arrêtées (j’ai d’ailleurs eu quelques frissons suite à certaines d’entre elles), il est violent, mal éduqué, mais malgré tout, il s’exprime bien et a une culture générale affûtée. Malgré la noirceur du personnage, je l’ai aimé du début à la fin. Même si quelques fois j’avais envie de lui donner une claque au visage ou le brasser un peu, j’avais réellement envie qu’il s’en sorte.

C’est une trilogie à lire si vous souhaitez vous évader, sortir de votre quotidien et vivre une aventure avec un personnage absolument unique. C’est une lecture remplie de surprises, d’émotions et de suspense. C’est 3 livres dans lesquels on ne sait jamais ce qui va se passer (à moins de lire le dernier livre avant les 2 autres)! J’aurais adoré continuer de vivre dans cet univers qui malgré qu’il soit fictif, est réaliste sur plusieurs points.

Valérie Chevalier : doux, magnifique & inspirant

Je suis un peu en retard je l’avoue. Mais j’ai lu les trois romans de Valérie Chevalier un à la suite de l’autre et je n’ai rien d’autre à dire que : sublime. Je suis vraiment sous le charme de la plume de cette artiste de talent. On m’avait beaucoup suggéré de lire le roman Tu peux toujours courir, le premier roman de l’auteure, mais je n’étais pas sûre, j’étais un peu tannée des romans du type Chick lit et j’étais dans ma phase « je lis des choses qui me déstabilisent ou du Patrick Sénéchal où y’a du sang pis du gros sexe ». Finalement, je me suis lancé. Je l’ai lu en 2 jours et j’ai su après avoir fermé le livre que je lirais TOUTES les œuvres que cette grande femme allait écrire. J’ai été divertie, touchée, brassée, mais surtout, le temps des 329 pages, j’ai changé d’univers. J’étais ailleurs et j’étais bien.

karine valerie chevalier folie urbaine

Crédit photo : Karine Caron-Benoit

J’ai découvert Valérie Chevalier dans Lance et compte, une émission que j’écoutais avec mon père dans l’temps. J’avais été déçue de ne plus la voir à la télé par la suite. Mais, je l’ai retrouvée à mon écran à La Voix et à Salut Bonjour, à mon plus grand bonheur. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une certaine admiration pour elle, elle a une belle manière de s’exprimer. Bref. Quand j’ai vu passer sur Hollywood PQ son premier lancement de roman, j’étais surprise. «Ah oui? En plus d’être actrice et chroniqueuse à la télévision, elle est auteure? Wow.» Elle a vraiment du talent!

Le deuxième roman de Valérie, La théorie du drap contour était tout aussi bon que le premier, mais avec un style d’écriture différent. J’ai vraiment adoré cet univers où la durée du roman, on traverse le temps, les étapes et le changement du personnage principal. Je l’ai lu en une journée. Une journée de soleil d’été passée sur mon balcon, où rendue à 20h30, je ne voyais plus les pages et où mon estomac m’a rappelé que je n’avais rien mangé depuis ma toast au Nutella du matin. J’étais vraiment dedans comme on dit.

karine valerie chevalier folie urbaine

Crédit photo : Karine Caron-Benoit

Finalement, mon périple s’est terminé avec son plus récent roman sorti en mai dernier, Les petites tempêtes. J’ai pleuré, ri et réalisé beaucoup de chose. C’est vraiment le personnage qui m’a le plus rejoint. C’est aux glissades d’eaux de Pointe-Calumet que j’ai dévoré son troisième roman en me disant «Ok, j’espère qu’elle a un quatrième p’tit en route?». J’ai vraiment dévoré ses trois romans comme une femme enceinte en gros craving de cornichon, mais là, j’en veux d’autres.

karine valerie chevalier folie urbaine

Crédit photo : Karine Caron-Benoit

Pour être, honnête, je n’avais pas d’attentes en débutant le premier roman de Valérie, mais les gens en parlaient beaucoup. C’est ce qui m’a donné envie à moi aussi, de me plonger dans son imaginaire et sa créativité. Je sais que dans la vie, faut pas toujours faire comme les autres, mais là, j’avoue que j’ai bien fait. J’étais tannée des livres de ‘’filles’’, j’avais besoin d’un break. Mais les romans de Valérie Chevalier c’est plus que des livres de ‘’filles’’, ce sont des romans qui m’ont fait réfléchir sur la vie en général, ça a comme brassé des affaires en d’dans et j’ai aimé ça. La fiction est souvent plus près de la réalité qu’on ne le pense.

Sur ce, je vous conseille à tous de mettre vos runnings shoes et d’aller faire un petit jogging ou prendre une marche vers votre librairie la plus proche et vous procurer les TROIS romans de Valérie Chevalier. Premièrement, parce qu’il fait beau et que c’est encore l’été et deuxièmement, parce que les trois romans sont bons, je ne peux dire lequel est mon favori! Bonne lecture et surtout : Merci Valérie!

 

Lire, s’évader et vivre

Je viens de terminer un roman que j’ai dévoré en 2 jours. Je me sens remplie d’émotions. Des émotions qui diffèrent de celles que je ressens normalement. Je ne peux exprimer précisément comment je me sens chaque fois que je termine une histoire. Ça me prend toujours un moment d’adaptation pour me détacher entièrement de l’univers dans lequel j’étais plongée. Pour que cet univers et cette histoire deviennent uniquement un souvenir.

J’ai toujours aimé lire. Je tiens ça de ma mère, qui en plus d’être une amoureuse de la lecture, travaille parmi les livres. Pas le même genre de livre qui nous fait sentir spéciale à travers les mots. Elle est libraire dans une université et s’occupe des livres et recueils de cours. Mais elle joue tout de même avec des pages, les odeurs de papiers et tout ce qui a trait à l’édition. Je l’envie. Elle m’a vite transmis sa passion pour les romans. Au début, je n’avais pas trop de style de lecture, mais plus j’ai vieilli, plus j’ai développé mes goûts : la littérature québécoise. J’aime me reconnaître dans les lieux qui sont décrits dans les histoires, pouvoir garder des souvenir de certains romans que j’ai lus quand je me promène à un endroit.

La lecture pour moi, c’est quelque chose de réconfortant. Pouvoir emprunter la vie d’une autre personne à travers des centaines de pages, m’identifier, me comparer, analyser, le tout sans retenue. Lire un roman et juste vivre à travers les mots qui ne sont pas les miens. J’ai du mal à décrire parfaitement le sentiment qui m’habite au moment même que j’écris ses mots. Je viens tout juste de tourner la dernière page d’un roman et j’aurais aimé en avoir plus à tourner.

J’ai une facilité à lire. Souvent, je lis un livre en quelques heures. Après, je suis détendue et continue d’errer dans l’histoire que je viens de quitter. Un livre n’est pas comparable à un film ou une série. Un livre est moins éphémère. Celui-ci t’accompagne plus longtemps, tu l’amènes avec toi un peu partout. Tu t’emballes de le retrouver dès que tu as un moment de répit pour t’y plonger de nouveau. Il y a une belle relation avec les livres qui n’existe pas avec un écran.

Un livre c’est plus qu’une histoire, c’est l’épaisseur du papier et l’odeur, la grosseur et les détails de la couverture. C’est physique. Quand j’entre dans une librairie dans le but de m’acheter un livre, c’est avant tout avec les yeux que je me laisse déshabiller les tablettes. Je le prends dans mes mains, touche la couverture, regarde les pages et lis les quelques mots de l’endos. Chaque livre est une histoire différente.

Je me sens souvent comme Mathilda. Vous savez, le film où une petite fille a des pouvoirs magiques et trouve bonheur dans les livres ? Quand je pars en voyage ou dans un chalet, je ne peux partir avec un seul livre. Non. Je fais une pile de romans soigneusement choisis dans ma brouette et je sais que mes moments livres seront remplis de mots. Chaque livre est différent, chaque phrase, chaque mot. Les auteurs ont la capacité de nous surprendre par leur manière unique de détailler les choses qui nous remplissent l’esprit. Pouvoir me faire ma propre image des personnages, des lieux, de tout.

Malgré les histoires qui ne sont pas miennes, l’univers mental que je m’en fais m’appartient. C’est ce qui rend un livre si magnifique, c’est de pouvoir prendre l’histoire et s’en faire son propre monde.