5 coups de coeur de janvier

coups de coeur favoris

1-Le restaurant l’Entre-Pots

J’y suis allée pour bruncher avec une de mes amies et j’ai vraiment eu un gros coup de foudre pour l’endroit. Le menu est diversifié et plusieurs plats sans viande sont proposés. De plus, les prix sont abordables, et que dire du café ? Un délicieux café filtre, mais qui goûte vraiment le café : miam ! L’endroit est petit, il faut souvent y faire la file, mais ça vaut absolument la peine.

2- Le livre Pamplemousse

C’est à la librairie féministe L’Eugélionne que j’ai mis la main sur ce livre que j’avais depuis longtemps envie de lire, et mettre en avant dans ma bibliothèque. C’est personnel, puissant, important. J’adore les illustrations de l’auteure, elle ne se censure pas et on ressent l’émotion à travers celles-ci. Je crois que la vraie beauté c’est l’honnêteté, l’authenticité et la créativité, et c’est ce que ce livre reflète à mes yeux.h

3- Maude d’OD Grèce

Un réel coup de cœur pour cette personne. J’adore Occupation Double, et je ne m’en suis jamais caché. L’édition Grèce m’a particulièrement surprise, je me suis vraiment attachée aux candidat(es), et particulièrement à l’authentique Maude. Je la trouve magnifique, j’aime sa personnalité, elle est humble et simple. Je crois sincèrement qu’on n’a pas terminé d’en entendre parler !

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4- La série Sur ma peau de Jean-Marc Vallée

J’ai écouté cette série il y a quelques mois et j’y pense encore. J’ai vraiment adoré les personnages et l’histoire mystérieuse entourant ceux-ci. Un mélange de drame, d’horreur et de psychologie qui donne des frissons et a m’ont fait couler quelques larmes. J’adore les créations de Jean-Marc Vallée, mais cette série est dans mon top 3, sans hésitation.

5- Chloé Deblois

Si tu ne connais pas encore cette fille, c’est un sacrilège ! Elle est drôle, très drôle. Ses stories sont un show en soi. J’avoue être déçue lorsqu’elle n’en fait pas, car ce sont des moments que j’aime beaucoup trop. Que ce soit des vidéos d’elle qui cuisine, avec son chum – avec qui elle ne manque pas d’occasions de parler de fiançailles (elle attend la bague t’sais !) -, en passant par les tutoriels maquillages et des chansons des Backstreet Boys : OMG ! Celles-là sont mes favorites ! Maintenant, dès que j’écoute une chanson du groupe, je ne peux faire autrement que penser à Chloé.

** Update : elle est enfin fiancée pis je CAPOTE !

Dépression : les souvenirs du passé

souvenirs du passé

Introduction : Cette série est mon histoire, chaque texte est personnel. En parler est important et j’ai décidé de le faire. Chaque semaine, un texte sortira en rapport avec une thématique. Pour lire la série en entier, rendez-vous ICI.

Depuis ma dépression, j’ai l’impression que je ne réfléchis plus de la même manière. J’ai tendance à retourner très loin dans le passé. Je crois que c’est le fait de parler et de mettre des mots sur ce que je ressens. Au début, parler me faisait faire plus de cauchemars qu’avant. Maintenant, j’en fais encore, mais moins. J’ai des périodes plus difficiles que d’autres et des éléments déclencheurs qui font en sorte que je retourne plusieurs années en arrière, et souvent dans des souvenirs que j’aurais préféré enterrer pour toujours.

Mes souvenirs sont moins flous. J’y accorde plus d’importance, j’essaie de guérir certaines blessures encore ouvertes. Je tente d’aller réconforter ma petite moi de 12 ans, celle de 16 ans, celle de 19 ans et plus encore. J’ai l’impression que la force qui grandit en moi aurait été tant bénéfique dans certains moments de ma vie. Je tente de laisser le passé derrière moi, mais il fait partie de mon présent et fera toujours partie de mon avenir. Mais aujourd’hui, j’ai cessé de me reprocher ces événements. J’ai cessé de me faire du mal avec les souvenirs noirs. Ce n’est pas ma faute. C’est arrivé et c’est tout.

Mes souvenirs sont clairs, j’arrive aujourd’hui à m’y replonger et à mettre le doigt sur certaines situations où je crois clairement que j’étais en crise ou que j’aurais dû aller chercher de l’aide. J’ai même déjà eu la réflexion que j’étais chanceuse d’être encore en vie après autant de souffrance. J’ai tellement voulu mourir toute ma vie, que maintenant que ce monstre est sorti de ma tête, j’apprivoise le bonheur et le fait que la vie est simplement ce qu’elle est et ce qu’elle doit être. Le gigantesque mur que je voyais constamment, chaque jour de ma vie, n’est plus là. Il revient quelques fois me hanter, mais j’ai les outils nécessaires pour qu’ils partent rapidement en fumée.

Je suis fière de regarder le passé avec une certaine distance, ne pas entrer dans les remords et juste prendre le recul nécessaire pour apprendre de tout cela. Personne ne devrait vivre ce genre de choses, mais quand on le vit on peut s’en sortir. On doit réaliser que notre vie nous appartient et que seulement nous avons le pouvoir de guérir, de traverser les épreuves et de trouver le bonheur. Je vis avec la maladie mentale, j’apprends à apprivoiser chaque jour ce trouble qui m’habite, il fait partie de la personne que je suis. Mes souvenirs, mon passé, ce sont des éléments que je ne peux glisser sous le tapis. Je leur fais face et les cicatrices deviennent moins douloureuses avec le temps. Je ne dis pas que tout est devenu rose, mais disons juste que j’apprécie les couleurs après avoir vu du noir pendant tellement longtemps.

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N’oubliez pas que si vous avez besoin d’en parler, il existe des ressources :

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5 coups de cœur de septembre

coups de coeur favoris

J’ai un plaisir fou à chaque fois que vient le temps de réfléchir à cet article : me trouver 5 coups de cœur du moment et expliquer pourquoi. C’est souvent un défi de soit en sélectionner que cinq ou bien de simplement en trouver! Il y a tellement de belles choses qui méritent d’être partagées qu’on peut s’y perdre facilement. Mais cette fois-ci, j’avoue avoir eu énormément de facilité à arrêter mes choix. Alors voici mon top cinq.

1- Gibou

Si vous ne connaissez pas encore cette compagnie, alors je m’excuse puisque je vais clairement vous créer un besoin! Ces bandeaux sont tout simplement géniaux. En plus d’être super beaux, confortables, stylés, ils sont absolument pratiques. J’étais super contente d’apprendre qu’il y a de nouveaux modèles pour l’automne et les couleurs sont parfaites! J’en ai un et je compte très bientôt m’en procurer un deuxième pour agrémenter mes looks pour l’automne!

2- Série Unreal

Je scroll souvent pendant de longues minutes pour me trouver une nouvelle série à écouter. L’autre jour, j’ai fait un statut Facebook pour obtenir des suggestions et c’est mon amie Claudie qui m’a dit : écoute Unreal. Wow. Une semaine plus tard, j’entame la 4e saison. Cette série qui tourne autour d’une télé-réalité est juste parfaite. C’est cru, les personnages sont un peu névrosés, mais on reste captivé à chaque scène. C’est clairement une série qui vient de voler une place dans mon top 10.

3- Latté à la citrouille épicée du Starbuck

Est-ce que j’ai vraiment besoin d’expliquer? Enfin le retour de ce délicieux breuvage chaud et réconfortant. Maintenant que je travaille près d’un Starbuck, je risque de devoir me mettre un budget que pour ça! Pour moi l’automne c’est : pommes et citrouille, simple comme ça!

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In a fall state of mind. #PSLSeason

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4- Les produits vegan de la marque Yves

Depuis plus d’un mois, j’ai diminué de beaucoup ma consommation de viande. Juste comme ça, sans déclencheur fixe. J’ai découvert les produits Yves et depuis, je cuisine beaucoup avec ceux-ci, que ce soit un pâté chinois, un tofu au beurre, un sauté de légumes avec saucisses, une sauce bolognaise. Toutes les viandes et produits laitiers sont remplacés par des produits vegans et j’adore ça en plus, j’économise des sous. Je trouve que c’est une belle alternative côté alimentaire.

5- Les folies passagères

Je suis tombée par hasard sur leur page Facebook et depuis, je vais fouiner sur celui-ci chaque jour ainsi que leur Instagram. Les messages et les illustrations sont inspirants et me rejoignent beaucoup. J’adore vraiment beaucoup!

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All the difficulties you go through in your life do not define your worth. You are not weak and less of a good person if you go through hardship. You are not a burden, and you are allowed to cry, to talk about your feelings and to seek for help. • Tu ne deviens pas inférieur.e aux autres si tu vis des moments éprouvants. Qu’il s’agisse de difficultés personnelles, professionnelles, scolaires, familiales, médicales, économiques ou autre, tu demeures en tout temps valable. Tu n’es pas un fardeau : tu es une personne qui mérite d’être considérée et respectée. Le fait de vivre des épreuves ardues ne fait pas de toi une personne faible. Tu as le droit de pleurer, de parler de ce que tu ressens, de te confier et d’aller chercher de l’aide. Et ce, en tout temps. • #Lesfoliespassageres #art #artist #artwork #artistsoninstagram #illustration #illustrator #feminist #feminism #feministe #feminisme #feministart #artiste #mentalhealth #mentalhealthawareness

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Alors voici mon top 5 pour le mois de septembre, intéressant non? Vous avez donc dans un top 5 de quoi vous occuper avec une série à regarder, avec un bon repas vegan, avec comme dessert un latté à la citrouille, en portant votre super bandeau Gibou, pour finir ceci en scrollant le compte Instagram des Folies Passagères.

De rien, là!

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. 

13 Reasons Why – saison 2 : vouloir traverser l’écran

13 reasons why 2ième saison

Aucun spoiler de la saison 2 dans ce texte.

J’ai écouté la deuxième saison de 13 Reasons Why dès sa sortie; c’est-à-dire vendredi, le 18 mai dernier, et je l’ai terminée samedi, le 19 mai en soirée. J’avoue qu’en écrivant ses mots, je suis encore remplie d’émotions. Dans les médias, l’opinion sur la première saison était divisée en deux. Premièrement, les gens qui dénonçaient la série disant qu’elle prônait le suicide, sans donner réellement de solutions. De l’autre côté, plusieurs ont trouvé que cette série était essentielle, même importante. J’étais entre les deux. Pourquoi? Simplement, parce que je crois qu’il en fallait plus. Je n’étais pas contre la série, au contraire, mais je trouvais qu’il manquait d’espoir. Quand la deuxième saison a été annoncée, plusieurs se demandaient ce qu’il y avait de plus à raconter. Hannah est morte, que dire de plus? Mais je savais qu’il fallait plus, moi-même j’en voulais plus. J’étais peut-être naïve, mais je voulais comprendre le pourquoi de certaines choses. Savoir comment les autres personnages allaient vivre leurs souffrances, leurs secrets, en fait, tout. On dirait que j’avais besoin qu’il y ait une suite pour certaines personnes, comme le viol de Jessica, la tentative de suicide d’Alex; il devait avoir plus d’explications.

La deuxième saison, c’est le procès, les parents d’Hannah Baker contre le lycée, qui selon eux, n’ont pas su gérer la situation. On voit la vie après les cassettes, mais aussi après le suicide d’Hannah, la tentative de suicide d’Alex, le viol d’Hannah ET Jessica, les remords, la reconstruction et les questions qui restent sans réponses. On voit aussi énormément de souffrance, avec beaucoup de différences, oui, mais avec chacunes leurs raisons. J’ai été ébranlée, je ne peux vous cacher que je me suis reconnue à quelques reprises dans la série, même que je me suis demandée si j’étais assez forte pour l’écouter seule. La réponse? Personne ne l’est je crois. Le sujet nous empêche d’être insensible, on est fragile. On a tous et toutes flanché.es à un moment dans notre vie, eu l’impression qu’il vallait mieux abandonner. Pour moi, ce sont ces souvenirs qui ont refait surface. La saison 2 a brassé beaucoup de choses chez moi.

On aborde énormément de choses dans la saison 2, plus que dans la saison 1. Je crois que c’était la suite logique, laisser partir Hannah, mais sans l’oublier et travailler tous ensemble pour reconstruire l’avenir, tenter de réparer ce qui a été brisé, mais surtout : dénoncer ce qui devait l’être. C’était un peu impossible de dire au revoir à Hannah sans régler ce qui devait l’être. Un combat qui rassemble, qui montre qu’ensemble, il est possible de changer les choses. J’ai vu beaucoup d’espoir dans la saison 2, ce n’est pas d’essayer de comprendre pourquoi Hannah a posé son geste, mais bien ce qui peut être fait pour que ça ne se reproduise pas chez quelqu’un d’autre, que des mesures soient mises en place. Juste cette série, c’est un moyen de parler du suicide, mais également de parler des autres fléaux, tels que les agressions sexuelles, les drogues, les armes à feux, les maladies mentales, le suicide, la sexualisation en général, l’encadrement parental ou d’un établissement scolaire, la justice et plus encore. Le tout réuni dans une série télévisée qui sera vue des milliers de fois. Est-ce le bon moyen d’aborder ces sujets? J’en ai aucune idée, mais est-ce qu’il y en a une meilleure qu’une autre? En parler ou ne pas en parler? On est rendu.es à se questionner sur tout, on veut aider, sensibiliser, faisons-le comme on le peut et cette série en est un bon exemple.

J’ai été bouleversée, surtout le dernier épisode. J’étais assise dans mon divan, les genoux relevés, les larmes qui ne cessaient de couler sur mes joues, mes mains une dans l’autre, qui espérait que ce que je croyais qui se passerait ne se passe pas. J’avais vraiment l’impression d’assister à la réalité, tellement l’émotion que je ressentais était puissante. J’avais envie de traverser l’écran, prendre chacun des personnages dans mes bras et leur dire que ça va aller. Oui, ça va aller. On peut vivre les pires souffrances, ça va aller. Pas tous les jours, mais quand il y a du beau, ça fait quelque chose sur quoi s’accrocher, espérer, vivre, sourire et finir par se dire que le laid n’est pas la seule chose qui existe.

J’ai un peu de mal à trouver les mots justes. J’ai quand même visionné les 13 épisodes en une seule journée, sans arrêt.13 Reasons Why est, pour moi, une série intelligente qui fait parler. Beaucoup. Les gens ne sont pas d’accord sur les répercussions de cette émission, c’est donc pourquoi j’ai parlé en mon nom, avec mon expérience. Cette série m’a ébranlée, m’a appris, m’a montré du vrai, m’a fait réfléchir.

Pour visionner la série, direction Netflix.

Pour de l’aide :

Crédit photo couverture : Page Facebook de la série

 

N’oubliez pas que si vous avez besoin d’en parler, il existe des ressources :

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karine signature ariane reviseure

Du fantastique unique avec Lemony Snicket’s A Series of Unfortunate Events

Lemony's Snickets A Serie of Unfortunate Events

Ce texte ne contient pas de spoilers! (Enfin, j’espère que non, j’ai vraiment fait attention, parce que je déteste me faire spoiler.)

Lemony's Snickets A Serie of Unfortunate Events

Je me souviens encore d’il y a 13 ans (Coïncidence? non! Allez lire à la fin!), quand je suis allée voir Lemony Snicket’s A Series of Unfortunate Events (wow, ce nom est long) au cinéma! J’aimais déjà Jim Carrey ; je savais donc que je n’allais sûrement pas être déçue! À la fin du film, j’avais décidemment un “girl crush” sur Emily Browning, cette actrice de mon âge, qui a rendu le film encore plus envoûtant! Surprise après surprise, je n’arrêtais pas d’être prise au dépourvu par les anecdotes et aventures de ces trois orphelins. Les Beaudelaires sont extrêmement intelligent.es et débrouillard.es et, une chance, car leurs péripéties ne se rendraient pas bien loin sans leur personnalité unique et hors du commun.

 

Lemony's Snickets A Serie of Unfortunate Events Lemony's Snickets A Serie of Unfortunate Events

Quand j’ai appris, l’année passée, qu’une série allait être faite sur ces livres, sur Netflix en plus, j’étais plus qu’impatiente et vraiment curieuse de voir comment le film allait être transposé en PLUSIEURS saisons. Le rôle du vilain, joué par Jim Carrey, serait maintenant acté par Neil Patrick Harris (Doogie Howser, How I Met Your Mother, Gone Girl) et je n’avais pas vraiment d’inquiétude de ce côté-là. Je sais qu’il est très versatile dans ses rôles et ça ne pourrait pas être plus le cas que dans cette série dans laquelle il joue plusieurs ” personnages “! En plus, il chante la chanson du générique et, elle change de temps en temps, portez bien attention. En parlant d’acteurs, Nathan Fillion (Firefly, Castle) est présente dans la deuxième saison, pour mon plus grand bonheur.

Le narrateur, Lemony Snicket (qui est, en fait, le pseudonyme de l’auteur et réalisateur, Daniel Handler), joue une partie très importante dans l’histoire : il va rajouter une ambiance et des détails importants à l’histoire. Ou pas. Avec toutes les explications de définitions, on peut s’y perdre dans la redondance, mais ça reste une partie importante de l’ambiance.

 

Lemony's Snickets A Serie of Unfortunate Events

Prochaine étape : lire les 13 livres, rien de moins, en attendant le troisième saison qui est prévue pour 2019! Saviez-vous que beaucoup des dialogues sont repris, mot pour mot, du livre? J’adore!

 

En effet, le nombre 13 revient très souvent et ce ne sont pas des coïncidences. Entre autres, il y a 13 livres, qui eux, contiennent 13 chapitres chacun! La série est sortie le 13 janvier, 13 ans après la sortie du film.

Photo portrait d'Ariane avec cheveux courts et lunettes.

 

Crédits photos :

Photo 01 : Joe Lederer/Netflix| Photo 02 : Paramount Pictures | Photo 03 : Deadline photoshoot 2017 | Photo 04 :  | Photo 05 : Mark Veltman pour le New York Times | Photo 05 : Trailer

La série Féminin/Féminin : femmes et diversité montréalaises

En ce moment, en plein mois de février, on voit toutes ces images et publicités pour la Saint-Valentin qui mettent de l’avant les couples hétérosexuels, et bien souvent, dans une vision assez occidentale, et ce, sans grande diversité, qu’elle soit corporelle ou ethnique. Évidemment, la diversité sexuelle et de genre est très peu présente dans les médias pour la Saint-Valentin ! Messieurs, trouvez tout ce que chérie veut pour la Saint-Valentin ! 10 idées-cadeaux pour votre valentin !

Ainsi, c’est dans ce contexte où l’hétérosexualité est encore perçue comme la norme, où c’est ce qui est poussé et représenté dans les médias, que des émissions, des films et des livres qui mettent de l’avant des personnages forts, puissants et qui sortent de ces modèles m’interpellent particulièrement !

Je veux donc aujourd’hui vous présenter une minisérie Web qui répond à cela : Féminin/Féminin, une série qui porte sur un groupe de femmes, une série ancrée dans la réalité montréalaise où on peut reconnaître certains lieux, où on peut se retrouver. L’idée est venue de Chloé Robichaud, qui a d’ailleurs scénarisé et réalisé l’émission, et de Florence Gagnon. La série met en scène des actrices québécoises bien connues telles que Noémie Yelle, Sarah-Jeanne Labrosse et Macha Limonchik, pour ne nommer qu’elles. Petite parenthèse : j’ai été d’ailleurs très heureuse de revoir, dans cette série, plusieurs actrices qui avaient joué dans Ramdam ! Durant les huit épisodes de la première saison, un portrait de ce groupe de femmes et des couples qu’on y voit à l’intérieur est dressé. Rapidement, on s’attache et on voudrait que ce soit nos amies !

Dans la deuxième saison (que j’ai d’ailleurs écoutée en une soirée), la formule change un peu, alors que les épisodes nous présentent la réalité de ce groupe de femmes de façon plus continue et fluide. Bien qu’elle veuille offrir de la visibilité à la communauté lesbienne, la série aborde aussi d’autres thèmes et situations qui ne sont pas en lien avec l’identité sexuelle, comme la famille, le deuil et la maladie. Bref, cette série montre autant l’unicité de la communauté, en la reconnaissant, que le fait que les personnes issues des minorités sexuelles et de genres sont comme les autres et que tout le monde peut se reconnaître dans leur vécu.

Cette production est faite de façon conjointe au projet Lez Spread The Word, soit une plateforme numérique qui favorise les rencontres entre les femmes issues de la communauté LGBTQ+. Selon moi, c’est vraiment une idée géniale ! C’est quelque chose qui manque beaucoup à la communauté. Différents projets y sont organisés tels que les traditionnelles soirées mensuelles Où sont les femmes ? et leur magazine annuel pancanadien et bilingue.

À ce propos, il s’agit d’un magazine, aux allures de livre vu sa taille, qui valorise et met de l’avant la culture de la communauté lesbienne, et ce, à travers tout le Canada. On y retrouve ainsi des textes de divers types qui nous présentent des femmes issues de tout plein de milieux différents : la politique, la photographie, la musique, la télé, les sports, etc. On y aborde aussi des enjeux sociaux et des inégalités sociales. Visuellement, le magazine est vraiment attrayant : photographies et illustrations y amènent une touche très jolie !

Personnellement, je trouve qu’une telle plateforme, que de tels projets, sont super importants et même nécessaires pour offrir une visibilité aux communautés LGBTQ+.

Concernant l’émission, je trouve qu’il est super pertinent d’avoir ces images, cette histoire, qui se passe à Montréal, dans notre ville et qui montre cette diversité.

Dans un paysage qu’on reconnaît, qu’on connaît.

Des personnages proches de nous, qui nous ressemblent, qui sont différents, beaux et forts.

Ces personnages dans cette ville.

Me reconnaître.

Nous connaître.

Cette série, moi je la vois et la ressens comme une façon ludique, drôle et divertissante de sensibiliser. C’est un peu du politique. C’est montrer une réalité qu’on «invisibilise» parfois dans les médias populaires. C’est une forme de reconnaissance de la diversité, mais tout en montrant que les relations homosexuelles sont comme les autres, qu’elles ne sont pas plus dramatiques. Je ressens cette idée qu’au final, on peut tous se reconnaître dans cette série. On y aborde les préjugés et stéréotypes concernant les femmes lesbiennes ; ceux qui existent dans la communauté, tout en faisant un portrait réaliste, tout en montrant des femmes qui dérogent à ces stéréotypes, à ces images préconçues. On y inclut aussi la réalité trans dans la deuxième saison, ajout que j’ai trouvé très pertinent ! De plus, le casting est à très grande majorité féminine. On ne voit pas ça souvent et, honnêtement, je trouve ça rafraîchissant ! La personne trans est d’ailleurs jouée par un acteur trans, ce qui, personnellement, je trouve très important. Je trouve ça beau. Petit bémol : certains stéréotypes liés aux lesbiennes, bien qu’ils soient des clins d’œil aux femmes de la communauté et donc qu’ils en fassent rire plusieurs, peuvent être interprétés de différentes façons par des personnes straight. Mettre ces stéréotypes de l’avant, ça représente un peu un risque qu’il y ait généralisation. Ça peut réduire l’unicité de chaque personne et les catégoriser dans des petites boîtes un peu trop vite.

La musique de l’émission nous permet vraiment de situer l’émission dans la réalité québécoise, en ayant une trame sonore qui inclut de multiples artistes québécois ! Encore une fois, la diversité existe, partout, peu importe la ville, peu importe le quartier. C’est pour ça que j’aime et que je veux des œuvres de toutes sortes qui montrent cette diversité, qui montrent des personnes de cultures différentes, des personnes issues de la diversité sexuelle et de genre, des personnes qui ont des corps qui ne répondent pas aux standards de beauté. Je veux voir cette diversité culturelle, sexuelle, corporelle ! Et je veux que cette diversité soit ancrée dans ma réalité ! Je veux qu’elle me parle, qu’elle soit enracinée dans mes références ; je veux que cette diversité rejoigne mon petit quotidien et celui d’une panoplie de personnes !

Je trouve que c’est tellement important.

Crédits photo :

Couverture : https://www.facebook.com/infofemininfeminin/

Photo 1 : https://lezspreadtheword.com/en/feminin-feminin/

Photo 2 : Sarah Savoie

 

auteure jessi carenzi

Valérie_réviseure

7 situations dans Grey’s Anatomy qu’on devrait intégrer à notre vie

greys anatomy serie tv

Ah Shonda Rhimes. On t’aime, mais, en même temps, on ne comprend pas toujours toutes tes décisions. Comme celles de nous faire ressentir trop de sentiments à chaque épisode. (Je sais que je ne parle pas juste pour moi, come on!) Personnellement, j’ai tellement eu un coup de coeur pour la série Grey’s Anatomy, quand je regardais du coin de l’oeil mes parents en regarder des épisodes quand j’avais… une quizaine d’années! J’ai recommencé à partir du tout début, en anglais, et je suis même en train de réécouter les 14 saisons, parce que c’était le winter break et que j’avais besoin de ma dose. Je pourrais faire 10 articles différents sur cette série de docteur.es, mais je vais commencer par celui-ci : 7 situations qui devraient s’appliquer à notre vie de tous les jours.

 

WORD. Même si la santé mentale varie beaucoup, même s’il n’y a rien de mal à avoir une santé mentale basse, il faut se répéter que d’être “heureux.se” n’est pas facile pour tout le monde. Et on n’a pas tous et toutes la même définition. Aussi, sourire n’égale pas être heureux.se.

Traduction libre : ” Tout le monde n’a pas besoin d’être heureux.se tout le temps. Ce n’est pas ça la santé mentale. C’est n’importe quoi. ”

 

On fait tous et toutes des erreurs. Et c’ est correct. Il faut se le répéter et se le faire dire.

Traduction libre : ” Je suis un être humain. Je fais des erreurs. J’ai des défauts. Comme tout le monde. ”

 

Je crois que c’est plutôt important comme concept. Peut-être que ça peut s’apparenter au “meilleur.e ami.e”, mais je le fois différemment. Ta personne peut être loin et être TA personne quand même, selon moi.

 

Parce qu’on devrait dire tout haut nos qualités des fois.

Traduction libre : ” M’en occuper? Je suis une ultra reine guerrier. ” Bonne traduction, non?

 

Encore une fois, se le dire ou se le faire dire : très important dans la vie. ON EST CAPABLE.

Traduction libre : ” T’es capable. ”

 

Je vous laisse ma traduction…

Traduction libre : ” Si tu aimes quelqu’un, dis-lui. Même si tu as peur que ce n’est pas la bonne chose à faire, même si tu as peur que ça va créer des problèmes, même si tu as peur que ça va détruire ta vie entière, tu le dis et tu le dis fort. ”

 

Et cette dernière situation, en deux gifs. J’ai pris des cours de rockabilly jive dans le passé et je suggère à tout le monde d’apprendre à danser, ça défoule tellement. Pis même si tu es pourri.e, pas de problème, le résultat sera le même pour toi (peut-être pas pour les autres qui te regardent par contre)!

 

Crédit photo couverture : ABC

 

ariane photographie cheveux verts portait

Séries de retour cet automne

netflix automne fall serie tv

Quand je ne suis pas en train de jouer au PS4, j’utilise ma console pour Netflixer. Et si mes séries pref ne sont pas sur Netflix, je pleure un peu, mais je m’arrange pour pouvoir voir mes coups de coeur sans avoir trop de retard. Quoi que… quand on a du retard sur une série, oui il y a des chances qu’on ait des spoilers, mais ça fait aussi en sorte qu’on peut binge-watcher. Ce que j’aime quand même.

Voici quelques séries qui ont déjà recommencé ou qui recommencent très bientôt après avoir pris une pause durant l’été. Je sais que c’est seulement une infime petite partie de ce qui s’en vient, mais je devais me restreindre un peu! Pardonnez-moi.

 

STRANGER THINGS – 27 octobre

Impossible de passer à côté. Cette série est un méga succès et je suis sûre qu’on ne sera pas déçu.e pour la deuxième partie!

Do you know what your kids are watching?

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THIS IS US – 26 septembre

Ma belle-soeur m’avait parlé de cette série avec Mandy Moore il y a quelques temps. Je n’avais pas tant accroché sur les previews, mais quand j’ai vu qu’elle était maintenant disponible sur Netflix, je me suis laissée tenter. ET JE N’AI PAS REGRETTÉ. Après un seul épisode, j’étais hooked. Les acteurs et actrices sont fabuleux, les personnages sont attachants, l’histoire est unique et tellement envoûtante.

 

SUPERNATURAL – 12 octobre

Série quétaine pour moi. Je mets un épisode et je fais du ménage en même temps. Les 3 personnages principaux sont attachants et, on ne se le cachera pas, quand même pas laids.

Make family time, #Supernatural time on The CW App.

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GREY’S ANATOMY – 28 septembre

Je les aime. Je les veux comme ami.es. Chaque épisode que Shonda Rhimes nous apporte est rempli d’émotions et donne le moton. 14 saisons et je ne me tanne pas.

 

SHAMELESS – 5 novembre

Si tu veux te convaincre que ta vie est “pas si pire que ça”, c’est la série à regarder. Personnellement, j’aime mieux la version US que celle originale (british), pour sa diversité dans les personnages.

 

RIVERDALE – 11 octobre

Je ne suis pas fan du tout de cette série, parce que j’ai toujours en tête les BDs, alors que si l’inspiration n’avait pas été là, je crois que j’aurais été plus capable d’apprécier le côté mystérieux de Riverdale. Ah et les personnages sont vraiment intensemment arrangés pour aller à l’école. Je dis ça, je dis rien!

 

THE MINDY PROJECT – 12 septembre

Série parfaite pour se changer les idées et rire un bon coup. Souvent absurde, mais j’adore.

Well, define pizza…🍕🤔 #MindyOnHulu #LaterBaby

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THE WALKING DEAD – 24 octobre

Je sais que plusieurs personnes ont décroché, mais je ne suis pas du genre à abandonner. J’ai vu une amélioration des épisodes vers la fin de la dernière saison (pour ma part) et je compte regarder la suite!

Bring your walker to work day. #TWD

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GOTHAM – 21 septembre

Même si la série n’est pas complètement fidèle aux originaux, j’aime la twist des épisodes et les personnages restent intéressants. Le visuel est aussi très nice.

TONIGHT. 🖤🦇🚔🐱👔 #Gotham

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ariane photographie cheveux verts portait

 

6 séries quétaines sur Netflix

J’avoue, j’écoute beaucoup de séries. Encore plus que j’écoute de films. Faut se dire que c’est plus facile aussi, parce que tu te dis que tu vas regarder juste un épisode de max 45 minutes. Juste un. Pis aller te coucher après. Comparé à devoir appuyer play sur un film de 2 heures. Je sais, au final, tu (je) finis par binge-watcher une saison complète, qui équivaut à plusieurs films. Mais l’intention était bonne! (Ok l’intention compte rarement, c’est le résultat qui importe, faut pas se faire des idées.) Par contre, lorsque je commence un épisode d’une série du genre quétaine, j’ai tendance à être capable de multitasker au moins, alors je suis productive tout en me changeant les idées. Voici quelques suggestions qui se retrouvent sur Netflix, on s’entend que y’en a 1000 autres possibles, mais voici les miennes dans le moment présent!

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Grace and Frankie

La deuxième saison vient tout juste de sortir et je me retiens de ne pas la binge-watcher. Les personnages ont tous une personnalité très intense et les situations sont uniques. Même si ce n’est pas une histoire dans laquelle on peut facilement se retrouver, le contexte est rafraîchissant: deux couples qui ont dans les 70 ans, se séparent car les deux maris sont amoureux l’un de l’autre! Léger, mais bien pensé. On s’attache facilement aux personnages qui ont plusieurs défauts les rendant si attachants.

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iZombie

J’avoue. J’ai écouté 32 épisodes en… très peu de temps. Deux saisons remplies de repas appétissants faits de cerveau humain. Oui oui. Dès le début de la série, on découvre comment Olivia Moore, de son surnom Liv, est devenue un zombie. En passant, j’adore le jeu de mot “Liv Moore” / “Live More”, get it? L’actrice principale est impressionnante par son jeu d’actrice et, à part quelques épisodes plus tristes, la série reste légère et facile à écouter.

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Supernatural

À ce jour, il y a 11 saisons sur Netflix. Oui, ça fait beaucoup d’épisodes. Non, il n’y en a pas trop. Oui, ça devient parfois redondant. Non, je ne chiale pas. Sam et Dean, deux frères plutôt séduisants (!), combattent tout ce qui est surnaturel. D’où le titre bien sûr. J’ai réécouté à trois reprises le pilot (le premier épisode), parce que je n’étais pas du tout convaincue. Après ces 45 minutes, j’ai plus accroché. Donc, laissez-lui une chance si ça vous laisse froid.e au début, vous me remercierez.

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The Mindy project

J’aime bien commencer une nouvelle série quand je sais qu’il y a une suite, et non pas une avec seulement une saison et qui risque d’être annulée. Par contre, quand j’ai entamé cette production de Mindy Kalling, il n’y avait pas autant de saisons prévues, mais je voulais tout de même lui donner sa chance. J’ai eu une peur pendant un moment quand il y a eu des rumeurs d’annulation, mais on peut maintenant trouver 5 saisons portant sur cette actrice et personnage adorable. Beaucoup d’humour unique et des situations exagérées pour nous vider la tête comme il faut.

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Jane the Virgin

Dans le quétaine, difficile de faire mieux. Le titre ne m’attirait pas tant, mais son côté telenovela a piqué ma curiosité. Le personnage principal est celui d’une femme forte et sûre d’elle. Le tout est raconté par un narrateur qui fait un gros clin d’œil à ces dites telenovelas et ça en est ridiculement drôle. Le titre peut sembler en dire long sur l’histoire, mais ne vous y fiez pas trop, car plusieurs surprises vous attendent.

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Switched at Birth

Je dirais que cette série est un peu dans le même genre que la précédente, Jane the Virgin, mais avec un concept de bébés échangés à la naissance. Rajoutez à celle-ci du ASL (langage des signes américain), et les deux histoires pourraient se croiser sans problème. J’ai aimé apprendre des aspects que j’ignorais sur les personnes sourdes et je trouve très impressionnant de voir plusieurs situations différentes dans lesquelles elles peuvent se retrouver.

Bonne écoute!

 

Crédits photos: Grace and Frankie IZombie Supernatural The Mindy project Jane the Virgin Switch at Birth

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TV : trop s’attacher

As-tu déjà aimé le personnage d’une série télé au point de ne plus être capable de t’en détacher ?

Des fois, on regarde une série et on s’attache littéralement à un des personnages au point d’avoir la certitude qu’il est réel. Je sais de quoi je parle parce que je suis ce genre de personne. Non, je ne suis pas folle. C’est juste que quelquefois, une émission me rejoint tellement que le personnage me semble vrai et je crois qu’il fait partie de ma vie.

Oui, oui, je suis consciente que c’est absolument dingue ce que je suis en train de dire !

Allons-y avec un exemple concret. Ma série favorite de tous les temps est Six feet under (Six pieds sous terre). J’ai écouté les 5 saisons en un très court laps de temps (un mois et demi), ce qui fait que ATTENTION SPOILER lorsque Nate Fisher est décédé, j’ai pleuré comme si c’était une personne de mon entourage. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. Encore pire, le dernier épisode de la série ATTENTION SPOILER on voit comment chaque personnage meurt, j’ai encore une fois pleuré à chaude larme, j’ai même été déprimé pendant au moins une semaine en tentant de me convaincre que ce n’était que de la fiction ! C’est incroyable l’attachement qui peut se créer entre toi et un personnage. Il suffit quelquefois d’avoir des affinités qui font en sorte que tu te voies littéralement en lui et que tu ne peux tout simplement plus t’en passer.

Dans d’autres cas (enfin, pour moi), on fantasme sur un personnage au point d’en rêver la nuit. J’ai également vécu cette situation en écoutant True Blood et en voulant dur comme fer qu’Éric Northman soit à moi ! On s’entend que quelquefois ça devient pathétique. Mais il ne faut pas oublier que rêver et imaginer fait partie de l’intelligence humaine et crée une certaine adrénaline qui mène au bonheur.

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Oui, j’avoue que je pousse fort la chose, mais fantasmer ou s’attacher à un personnage de télévision est parfois bénéfique dans certains cas où ce personnage est un modèle positif dans ta vie. Si tu rêves juste de coucher avec un des personnages et que tu te donnes du plaisir en pensant à lui avant de dormir, pourquoi pas, go for it ! Mais si tu vas jusqu’à demander à ton ou ta partenaire d’interpréter le personnage parce que tu y es accro ? Je ne juge pas, mais ta vie manque peut-être de piquant ou de réalisme.

Dans mon cas, je suis une accro de la télévision et une critiqueuse hors pair (tape sur l’épaule). J’adore les émissions québécoises parce qu’elles traitent de ce qui se passe au Québec. Ce que j’écoute en ce moment : Unité 9, Ruptures, District 31 et Mémoires Vives qui traitent de l’incarcération des femmes au Québec, du monde juridique, de la réalité dans un poste de police et de la cause des enfants disparus.

Je suis consciente que c’est en partie de la fiction, mais le fond est basé sur des faits. Je ne comprends pas pourquoi, mais je parle aux personnages. Quand Marie Lamontagne pète une coche ou est sur le bord de se confier sur son terrible secret, je lui parle littéralement à travers mon téléviseur. Imaginez la scène : moi, devant mon écran de télé qui jase ? Eh oui, je suis de même ! Quand je vois qu’il reste à peine 5 minutes à l’épisode, je panique parce que je sais que j’ai une semaine à attendre avant le prochain épisode. Ou bien, il est rendu minuit, je travaille le lendemain à 8 h, mais je suis incapable de ne pas mettre un autre épisode ! Je suis ce genre de personne. Est-ce que cela fait de moi une personne qui a besoin d’une aide psychologique pour déterminer ce qui est réel de ce qui est fictif ? Non, j’ai tout de même une vie sociale bien remplie et je ne panique pas si je manque un épisode (vive les terminaux enregistreurs, illico, netflix, etc.).

Par contre, certaines personnes vont se créer un univers autour du personnage fictif et ne réussiront plus à différencier la fiction de la réalité ce qui peut causer des troubles mentaux et sociaux sévères.

J’ai lu sur Google que certaines personnes se sont rendues au suicide. Ok, c’est le côté dark du sujet, mais il ne faut pas le prendre à la légère. Des chercheurs ont fait une étude et ont ciblé les groupes à risque. Ce sont majoritairement des jeunes ou des adultes dont le cercle social est restreint ou inexistant. Ces personnes créent des liens directs avec les personnages de séries télé et alimentent cette relation fictive. Dans d’autres cas, des personnes prennent possession d’un personnage fictif pour devenir celui-ci. Ils prennent donc l’apparence physique et changent leurs comportements, certains vont même jusqu’à utiliser la chirurgie esthétique pour devenir une copie conforme. Il y a quand même du chemin à faire entre fantasmer sur le beau mec de Gossip Girl et vouloir devenir la cheerleader chicks de One tree hill ! Il ne faut pas confondre les deux extrêmes !

De savoir que des gens se rendent malades à cause de la télévision me donne une leçon de vie.

J’avoue consommer énormément de télévision en même temps, cet automne, j’écoutais 14 émissions. Mais je garde les pieds sur terre. S’attacher aux personnages montre surtout le talent des acteurs. On voit beaucoup de conversations sur Twitter et Facebook de certaines émissions ou séries et sérieusement, il y a du monde en titi qui s’identifie aux personnages. J’ai même déjà vu une vague de personnes frustrées qu’un personnage soit décédé dans une émission, menaçant même de ne plus écouter celle-ci. J’avoue avoir arrêté d’écouter Walking Dead, ATTENTION SPOILER lorsque Glen est mort, je n’ai pas recommencé la série depuis cet épisode.

La télévision au Québec est ancrée dans nos gènes et notre culture, et ce, depuis son invention. Les familles passent leurs soirées à regarder les émissions offertes sur les différentes chaînes. C’est encore la même chose, sauf qu’aujourd’hui, c’est tellement accessible, qu’on n’a plus besoin d’attendre la semaine suivante pour connaître la suite, ce qui provoque selon moi l’attachement plus rapide à certains personnages.

Je parle par expérience après avoir visionné les 7 saisons de Gilmore Girls en moins d’un mois, j’ai eu une grosse adaptation à faire quand j’ai eu fini. Tu deviens comme dépendante de la vie des personnages et tu en veux toujours plus.

Mais savez-vous quoi ? On finit par s’en remettre parce qu’après tout, les séries télé, ça reste quand même juste de la fiction !

 

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