Folie intime·Karine Caron-Benoit·Série : Dépression·Séries de textes·Tous les articles

Dépression : Un an plus tard

Je suis fière de voir des projets se concrétiser en lien avec les maladies mentales, je suis fière de voir de l’aide se développer. C’est tous ensemble, main dans la main, qu’on aidera notre société à aller mieux. En parler, c’est montrer à ceux qui souffrent en silence qu’ils ne sont pas seuls. C’est aussi de montrer à ceux et celles qui vivent au quotidien avec une maladie mentale que le beau existe, que de l’aide est disponible, pas encore assez, mais il en existe.

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DÉPRESSION : L’appréhension

Je savais que quelque chose clochait dans ma tête. C’est ma tête qui était malade et qui rendait malade mon corps. Mais j’avais la certitude qu’un arrêt de travail ou une thérapie, ce n’était pas nécessaire. J’étais sur qu’avec le temps j’irais mieux, mais non. Je n’ai pas écouté mon corps et il m’a lâché. J’ai dû me rendre au bout du rouleau pour accepter de l’aide. 

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DÉPRESSION : série de textes 

Comme ma psychiatre m’a déjà dit: les gens ne comprennent pas ce qu’ils ne voient pas. La maladie mentale c’est quelque chose que les gens ne comprennent pas et jugent facilement puisqu’il n’y a pas de blessures physiques visibles, ou du moins, il y en a rarement. 

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Je ne l’ai jamais dénoncé, jamais pardonné et jamais oublié

Pourquoi je ne l’ai jamais dénoncé? J’ai cru que c’était ma faute. J’ai eu peur que ma famille souffre. J’ai eu peur qu’on ne m’aime plus. J’ai eu peur de devoir en parler. J’ai cru l’avoir pardonné un jour. En fait, c’est à moi que j’ai pardonné. Pour lui, eux, le pardon n’est aucunement envisageable. Je n’ai oublié aucun détail, aucun coup, aucun cri, aucune douleur, aucune blessure. Je vis avec ce souvenir qui fait mal à chaque fois.