5 coups de cœur de janvier

Ah que j’aime faire ce type d’article ! C’est toujours plaisant de réfléchir très fort pour trouver 5 choses que j’aime et que je veux absolument partager avec vous.

1- Mademoiselle Bonbons
C’est en premier lieu ma voisine . Oui, oui, j’habite à côté d’un magasin de bonbons. Mais ce n’est pas n’importe quel magasin de bonbons, il est unique. J’adore y aller et discuter avec Daphnée, la propriétaire. Elle est passionnée par ce qu’elle fait, ne s’arrête pas et trouve toujours de nouvelles idées à offrir à ses clients. Les bonbons sont variés et toujours frais. J’avoue y aller au moins une fois par semaine! Mes préférés? Les petites boules à la cerise surette : miam!

2- Les gros tricots avec col roulé
Je n’ai jamais osé m’acheter de gros tricots et encore moins des cols roulés. Finalement, après avoir eu un coup de cœur pour un chandail au H&M, je suis en amour avec ce type de chandail. Parfait pour écouter la télé à la maison quand il fait froid (je suis frileuse) et encore plus au travail puisqu’il fait assez froid. Ce chandail est comme une grosse doudou calineuse qui garde au chaud et qui réconforte. C’est littéralement un gros coup de cœur de cet hiver pour moi !

3- Simon Boulerice 
J’en avais entendu parler il y a un certain temps, mais c’est vraiment cet été que j’ai découvert qui il était ainsi que ses œuvres. Wow. Le premier roman que j’ai lu c’est L’enfant mascara, que j’ai dévoré en une nuit. J’aime sa plume, son expression et les sujets qu’il aborde. J’ai maintenant plusieurs de ses livres à la maison et je suis sous le charme. On a tellement de talent au Québec!

4- Le rouge à lèvres
J’apprends à sortir un peu de ma zone de confort en me maquillant un peu plus. Depuis que je n’ai plus de broches, j’ai un gros coup de cœur pour le rouge à lèvres qui change complètement mes looks. Je n’ai pas besoin de passer des heures à me coiffer ou à me maquiller. Un petit rouge à lèvres qui fit avec peu importe ce que je porte et je suis prête pour une sortie, un souper ou un évènement. Je trouve tellement que c’est un accessoire polyvalent et mes selfies sont toujours magnifiques!

5- Catherine, tatoueuse talentueuse

Si vous suivez mon Instagram, vous savez que je suis présentement en train de me faire tatouer une manche. C’est chez Ink Your Soul que j’ai débuté ma tournée de salon de tatouage pour trouver LA bonne personne. Ce fut le coup de foudre dès que j’ai rencontré Catherine. J’ai vraiment hâte de vous montrer le résultat final et je ferai un article complet sur mon expérience à ce super salon de tatouage prochainement !

 

Voilà ce qui conclut mon top 5 de janvier, je vous souhaite une bonne année 2018 !

 

 Valérie_réviseure

Mes tatouages, mon intimité

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Je déteste la question : tes tatouages représentent quoi ?

Je déteste les phrases : « T’as l’air d’un dessin à colorier », ou bien, « Tu vas le regretter quand tu vas être vieille », ou bien encore, « Tu devrais investir ton argent ailleurs que sur des lignes permanentes sur ton corps », et cette fameuse phrase, « Tu ne trouveras jamais d’endroit qui vont t’engager avec ça ! » et finalement « T’appelles ça de l’art ? Je trouve plutôt que c’est dégueulasse et que ça manque de classe. »

Ce sont toutes des choses qu’on m’a déjà dites. Des personnes proches de moi (salut si tu te reconnais !) ou des inconnus croisés quelque part à un moment dans ma vie. Non, mais franchement ? C’est aussi gossant que de me faire dire que ma couleur de cheveux est dépassée ou que ma frange ne me va pas bien. Premièrement, ce n’est pas de tes maudites affaires et deuxièmement, des tatouages c’est personnel, c’est mon intimité. Juger ceux-ci, c’est comme si tu m’insultais au plus profond de mon être. Si tu me croises dans le métro, juste tais-toi, t’es pas mon ami et il y a 99% de chance que je te raconte une histoire inventée juste pour m’amuser et qui risque de te faire sentir mal à l’aise au point de ne plus jamais poser cette question à un étranger. À moins d’être vraiment bête, tu auras retenu la leçon.

Si on se rencontre dans un bar ou dans un événement et qu’on a discuté plus de 20 minutes et que je te trouve intéressant.e, si tu me poses la question, il y a de fortes chances pour que je te raconte l’histoire de ceux-ci, donc que je te partage une partie de moi-même, de mon histoire, dont quelques secrets. C’est pas le genre de chose que j’ai nécessairement envie de parler all in juste parce que tu l’as presque dans le visage ! Mais oui, c’est vrai, c’est intrigant, pourquoi un éléphant ? Pourquoi un ananas ? Je te comprends, tu sais. Mais attends le bon moment et garroche-moi pas ça n’importe quand. Prends le temps de voir si c’est le bon moment. Pour la majorité des gens, leurs tatouages sont personnels, mets-toi uniquement en tête qu’il se pourrait qu’en posant la question, la personne te réponde que c’est en l’honneur d’un ami qui s’est fait assassiné, que son tueur court toujours et que justement, aujourd’hui ça fait un an. Malaisant, hein ?

Je comprends que l’univers du tatouage nous envahit de partout, que ce soit à la télévision avec les nombreuses téléréalités, dans les revues où des gens tatoués sont modèles dans des publicités, etc. Je parle pour moi-même ici. C’est vrai que j’ai pris la décision de me faire tatouer, donc de montrer à tous les gens qui me croisent et me voient ces bouts de ma vie encrés dans ma peau. Je peux comprendre que je dois faire des concessions quelques fois, être polie et dire pourquoi j’ai fait tel ou tel tatouage. Sache quand même que j’aime mieux que tu me demandes tout simplement le nom de mon tatoueur.se ou si tel ou tel endroit a été douloureux. Mais je ne t’en veux pas d’être curieux. D’être maladroit ? Oui, tu gosses.

J’ai vraiment l’air bête et pas sociable, mais imagine-toi te faire accoster 3 fois dans la même journée pendant que tu choisis ton déodorant, que tu fais le plein de boîtes de céréales et que tu attends pour aller aux toilettes dans un café. Sérieusement ? Peu importe la discussion que tu souhaites entamer avec moi, regarde ma face pis laisse-moé tranquille. Il y a des moments dans la vie où une discussion c’est la dernière chose que t’as envie d’avoir. Mais j’aime les gens, ne vous inquiétez pas. Je tiens simplement un peu beaucoup à ma bulle. J’aime aussi qu’on respecte mon intimité.

Bref. J’apprécie que tu t’intéresses à mes magnifiques tatouages que j’aime à la folie et dont je suis fière. Mais dis-toi que tous les questions ou commentaires que tu souhaites me dire, je les ai entendus plus d’une centaine de fois. À moins que tu désires m’interviewer ou devenir un.e de mes meilleur.es ami.es, passe à autre chose. Regarde-les, contemple-les, mais tais-toi.

 

 Valérie_réviseure

Tatouages

Ça faisait quelque temps que je cherchais quel serait mon prochain tatouage. J’avais de plus en plus envie d’une 5e œuvre sur mon canevas personnel, mais je ne savais pas quoi exactement. J’avais quelques petites idées, mais rien de bien convaincant. Puis, un matin, ça m’a sauté aux yeux : une boussole.

En ce moment, la boussole symbolise plusieurs choses pour moi. La découverte. L’émancipation. Les nouveaux horizons. Et, parallèlement, la sensation de sécurité du Nord absolu. La confiance qui émane de la certitude de se connaître soi-même et de savoir où l’on va. La confiance en ses repères, en sa boussole intérieure.

Depuis tout récemment, je suis aux prises avec une « crise de la trentaine ». Je mets ça entre guillemets, parce que je ne suis pas sûre que ça existe officiellement. C’est trop tard pour une crise d’adolescence, trop tôt pour une crise de la quarantaine. Ce n’est pas une crise de « milieu de vie » (traduction libre de mid-life crisis), sinon ce serait bien déprimant. Peu importe : je pense vivre une crise de la trentaine.

Ma vingtaine a surtout été marquée par plusieurs changements au niveau du travail. Les boulots et les insatisfactions se sont succédées. Récemment, durant cette dernière année, j’ai vécu une belle ascension professionnelle et je peux même en arriver à dire que j’aime mon boulot. Je ne crois pas que ça m’était déjà arrivé.

On dirait que le fait d’arrêter de me poser des questions au niveau du travail a libéré de l’espace dans mon esprit pour s’attaquer aux autres sphères de ma vie. Je me suis mise à remettre en question ma vie de couple. La manière dont j’agis, ma confiance en moi. Mes hobbies. Le temps passé à faire autre chose que ce qui me rend heureuse – exemple : écouter des émissions de télévision insipides au lieu de faire aller ma créativité avec la musique, le dessin ou l’écriture -. À me demander ce qu’il me manque pour être heureuse au jour le jour.

Ces questionnements m’ont fait quelques ondes de choc. C’était nouveau pour moi de me poser ces questions. Ce ne fût pas si facile et ça ne l’est toujours pas.

Mais voyez-vous, au-delà de la route sinueuse, j’ai l’impression de trouver mon Nord. J’ai l’impression que je me rapproche de ce que je suis, de qui je suis et que je travaille à me rendre heureuse. Et, honnêtement, c’est un sentiment aussi exaltant que déroutant.

Je ne pense pas faire de gros changements à ma vie, qui, somme toute, était déjà pas mal du tout ! Cependant, il y a toujours place à l’amélioration. Certains disent que l’on utilise seulement 10 % de notre cerveau. Moi, j’ai l’impression de ne pas utiliser à pleine capacité mon potentiel de bonheur.

Je pense que ma trentaine sera nettement meilleure que la décennie précédente. Et je pense que, d’ici peu, je vais aller me faire tatouer une belle boussole.

Texte par Marianne P. Morissette

 

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