REBOUND AU MEXIQUE (Partie 2)

Première partie ICI.

On arrive à sa chambre, en fait dans sa suite. Je capote tellement c’est luxueux. Ma chambre est bien mais ça, c’est absolument grandiose. Les grandes fenêtres avec d’immenses rideaux blancs, une salle de bain avec un bain, une douche et 2 lavabos, choses que j’aurais vraiment adorées avoir dans ma chambre, que je partage avec ma cousine. Je n’ai pas le temps d’enlever mes sandales que je suis déjà étendue sur le méga lit “california king size”, où une orgie pourrait clairement avoir lieu. On s’embrasse, on se caresse. Il est aux petits soins avec moi. J’oublie que je ne suis pas super à l’aise sexuellement d’habitude. J’ai comme un malaise, puisque je n’aime pas tellement l’acte sexuel en soi. Je me cherche encore. Sa bouche, sa langue, ses mains, ses doigts m’offrent toutes les sensations de bonheur. Est-ce l’alcool qui m’offre cette combinaison de plaisirs? Je ne sais pas, mais je profite du moment présent, qui est tout nouveau. J’ai l’impression que mon corps en entier est un diamant pour lui : il le contemple et le caresse comme si j’étais précieuse. Dans ma tête, il ne se passe rien. Je me laisse guider dans cette aventure, je me sens renaître et mon corps au complet frissonne. On baise toute la nuit. Malgré nos taux d’alcoolémie, on est tous les deux à la hauteur de nos attentes. Il ne cesse de me dire que je suis belle, que j’ai des beaux seins et que je l’excite. Mon estime remonte à chaque compliment qu’il me fait. C’est comme une thérapie, mais pratique. J’aime l’ensemble du moment passé avec cet homme, cet inconnu.

On dort chacun de notre côté, on ne se parle pas. On profite uniquement de la présence de l’autre, du fait de ne pas dormir seuls. Le matin, je me réveille nue parmi les draps blancs. Il est déjà parti pour une autre journée de conférences. Il y a une note sur la table de chevet :

Merci pour cette nuit. Passe un beau reste de voyage xx

 

Et là, je me demande un instant si je lui laisse mon numéro, pour qu’on se revoit lors de notre retour à Montréal. Finalement, je me rhabille et quitte la chambre. Je laisse la porte se refermer derrière moi, laissant la nuit dans cette pièce devenir un doux souvenir sans suite. Je n’ai laissé que sur un bout de papier un : Merci, avec un petit cœur et je suis partie.

Je tente de me rappeler son nom, parce que si je n’ai aucun black out de la nuit dernière, j’ai oublié son prénom. Je reviens dans ma chambre et je ne peux passer à côté des questions de mes cousines, suite à cette nuit. Mon visage en entier illumine. Le reste du voyage, je suis zen. J’ai la confirmation que la vie continue. Une rupture, ça fait mal, mais il y a un après, et c’est juste moi qui aie le contrôle sur comment je désire le vivre. Je l’ai croisé durant la semaine. On s’est échangés des sourires, sans plus. C’était une histoire d’une nuit et c’est parfait comme ça.

Je reviens à Montréal sereine, comme si ma douleur était restée au Mexique. Je sais que je suis sur la bonne voie pour être guérie de cette rupture. Ça aura pris du temps, mais j’ai eu la claque dont j’avais besoin pour me remuer et faire en sorte d’oublier, de passer à autre chose. L’espoir est revenu dans ma vie et c’est un sentiment tellement agréable et libérateur. Je regarde le plafond de ma chambre et je repense à mon voyage, à mon avenir et à tout ce que j’ai envie de faire. Je me rends compte que je peux tout faire, il suffit de travailler fort. Je ne peux pas dire encore que je ne souffre plus de l’absence de celui qui a décidé de me quitter, mais je sais qu’un jour son visage s’effacera de ma mémoire.

Quand je raconte ma nuit au Mexique, mes amies sont toutes ouïes. C’est digne d’un film romantique! Elles ne comprennent juste pas pourquoi je n’ai pas voulu rester en contact avec lui. Je leur explique que, le lendemain de cette nuit torride, j’ai croisé un des employés de mon one night,et un peu discuté avec lui. J’ai appris que cet homme avec qui j’avais passé la nuit avait 41 ans. Je n’aurais jamais cru avoir un jour une aventure avec un homme mature. J’avoue avoir été surprise. Mais maintenant, je peux raconter cette histoire en mentionnant que mon premier rebound fut avec un homme d’expérience, dans une suite luxueuse au Mexique lorsque j’avais 25 ans.

 

karine-signature-02 etampe karianne

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