j'essaie de méditer

J’essaie de méditer

«Comment était-ce? Vous sentez-vous plus calme et détendu? Avez-vous été surpris de voir votre esprit si indocile et vagabonder sans cesse pendant cet exercice SI simple? Ne vous jugez pas. C’est normal, entk Bravo! Vous sentez-vous plus calme et plus sereine? Ne vous inquiétez pas si ce n’est pas le cas, c’est le métier qui est en train de rentrer. Soyez patient.»

C’est ce que la petite voix dans mes écouteurs me dit, alors que j’ouvre les yeux et m’étire, tel qu’elle me l’a suggéré, au moment où j’ai terminé de méditer pour la première fois. Je ne peux pas m’empêcher de lui répondre, de rouspéter et de lui dire que non, j’me sens pas plus détendue et que non, j’pas surprise que mon esprit ne soit pas capable de lâcher prise facilement. Penser à rien, apparemment c’est quelque chose qui s’apprend. J’ai souvent entendu dire que c’était normal que notre esprit s’échappe lors d’une séance et qu’il faut simplement l’accepter et ramener notre pensée vers le vide, vers les «sensations de notre corps». Mais on ne m’a toujours pas dit comment je devais réussir à faire ça, prendre par la main ma pensée volage et l’a ramener. Même que parfois, je suis capable de dédoubler ma pensée, me concentrer sur ma respiration et penser à tout ce qui va mal dans ma vie en même temps. Un don vraiment très inutile. J’essaie la méditation car apparemment, ça aide à lâcher prise. On peut apprendre à relaxer, à ne pas tenir aussi serré, à points fermés, les pensées nuisibles. C’est un défi de taille dans mon cas, mais qui a dit que changer était facile ?

La petite voix me demande de me concentrer sur chaque partie de mon corps, sur mon gros orteil et sur la sensation qu’il ressent. Mais personne ne m’explique c’est supposé ressentir quoi, un gros orteil! Focaliser sur les sensations de chaque parties de mon corps… Au moins, elle me dit et me confirme que c’est correct si je ressens rien. J’aime que l’application me rassure sur chaque chose que je fais difficilement, que c’est ok de trop penser, que c’est ok si j’arrive pas à feeler chaque ongle rattaché à mes doigts. L’application que j’essaie a même un petit 3 minutes de méditation «en cas de crise» et je me dis que ça va être ben utile. Je chiale et j’me gène pas pour lui dire ma façon de penser, mais je persévère. Apparemment, ça va aller mieux.

J’ai décidé d’essayer parce que l’idée de pouvoir laisser s’envoler chaque petite pensée qui me rend folle en est une plutôt alléchante. Je ne sais pas c’est quoi l’étendu du lâcher prise obtenu par la méditation. Pour le moment, si la méditation était une personne, elle aurait beaucoup de pression (mais elle médite, alors elle saurait sûrement gérer ça) parce que j’ai probablement des attentes trop grandes pour elle. J’imagine tous mes problèmes comme des bulles de savon; éphémères. Problèmes avec les hommes, POP! Problèmes financiers, POP! Problèmes parce que je care trop pour des gens qui ne valent pas la peine, POP! Me voilà libre de tout tourment, à jamais. Me voilà 100% zen et sans soucis, grâce à 10 minutes de méditation par jour. Me voilà la personne la plus efficace pour lâcher prise dans des situations toxiques.

J’ai ben ben hâte à ce moment-là, alors je continue d’essayer de méditer.

 

Dominique signatureFolie Sofia logo reviseure

 

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