je suis tombée dans les ordures

Je suis tombée dans des ordures, parce que je textais

Pourquoi j’en fais un texte? Simplement parce que sérieusement, j’ai eu la chienne de vraiment me blesser au point d’en avoir des séquelles. Tu te dis : « Ben voyons, que s’est-il passé? » eh bien, voici l’histoire.

C’est vendredi, je sors du travail, c’est le week-end qui commence. J’ai une invitation pour une soirée qui me tente vraiment, je commence à marcher vers ma voiture et j’ouvre mon Facebook pour regarder mes messages. Je reste attentive d’un œil pour traverser la rue et je continue de marcher les yeux rivés sur mes messages. C’est là que mes deux pieds lâchent et que je tombe directement sur les fesses. Ma tête, ma hanche droite et mon dos heurtent violemment une clôture métallique. Toujours le cellulaire entres les mains, je réalise ce qui vient de se passer. Puisque je ne regardais pas où je marchais, je n’ai pas vu la grosse flaque gluante de jus de vidange sur le trottoir. Mes petites ballerines du Ardène et moi on a glissé dessus comme s’il n’y avait pas de lendemain. Et pour en rajouter, je suis tombé les fesses dans cette marre dégueulasse.

J’ai eu du mal à me relever. Je me suis rendu compte que je saignais d’un orteil. Je vous épargne les détails, mais ce n’était pas beau à voir. En me relevant, en plus de puer et de dégouliner, ma cheville était tordue. Maudite affaire! J’ai donc commencé à marcher de peine et de misère vers ma voiture qui était, heureusement, à quelque pas. Une dame qui m’a vue tomber est venue me voir pour me demander si j’étais correcte et si j’avais besoin qu’elle appelle une ambulance. La seule parmi les 20 ou 30 personnes qui ont marché à côté de moi sans daigner me regarder ou même m’aider à me relever! What the fuck? Bref. J’ai demandé à la dame de quoi nettoyer le sang et un sac-poubelle pour m’asseoir dessus dans ma voiture pour ne pas salir mon siège. Après avoir raconté mon histoire, quelqu’un m’a dit « Ah, j’aurais tellement enlevé mon pantalon et conduit en bobette.» Oui, moi aussi, mais il y avait de la saleté même dans ma craque de fesses. Je n’avais qu’une envie, arriver chez moi au plus criss et prendre une douche. Donc, après avoir remercié la dame et avoir fait une petite crise de panique à cause de la douleur (merci Jen et Ariane de m’avoir aidée à respirer), j’ai démarré ma voiture en direction : ma maison!

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai l’impression que c’est toujours quand tu as hâte d’arriver que le chemin est le plus long! Chaque minute était une éternité. Bref. En arrivant chez moi et après avoir monté les escaliers en sacrant, j’ai embarqué dans la douche avec mes vêtements. Je me suis déshabillée en me frottant partout. J’avais l’impression d’avoir du jus de vidange partout sur mon corps. Après m’être assurée d’être propre et de sentir bon, j’ai tenté de nettoyer mon beau pantalon que j’aimais tant. Je l’ai lavé à la main, à la machine 2 fois, mais l’odeur n’est jamais partie. J’ai donc dû dire adieu à ce beau pantalon!

Je me suis couchée dans mon lit après avoir pris deux ibuprofènes en me disant que ça passerait. Finalement, je me suis réveillée le lendemain matin avec une douleur intense au dos, à la hanche et à la cheville en plus d’un terrible mal de crâne. J’ai pleuré d’avoir manqué ma soirée.

La leçon de tout cela, c’est que maudit que je ne vais plus marcher en regardant mon cellulaire. NON. C’est fini. Ça semble anodin, mais j’étais certaine que ma hanche était cassée. Finalement, je n’ai eu qu’un immense bleu, une cheville foulée et une canne pendant 1 semaine.

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. Valérie_réviseure

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *