Tu n’as pas l’air de réaliser ce qui se passe autour de toi

Mon amie. Je t’avoue qu’au moment où j’écris ces mots, je suis découragée. Il y a même beaucoup de frustration en moi. Tu ne te rends pas compte de ce qui t’entoure. En fait, tu n’as pas l’air de voir ce que tu fais autour de toi, aux gens que tu côtoies. Tu as l’air d’ignorer tout, comme si rien n’était là, que rien n’existait. Tu mets souvent la faute de tes actes sur ta personnalité, tu dis que tu es «comme ça». Mais mon amie, je ne crois pas que le manque de respect ou même la méchanceté est quelque chose que l’on veuille dans notre « personnalité ». Pourtant, tu l’as été. Avec d’autres, mais ça, ce n’est pas de mes affaires. Mais tu l’as été avec moi. Malgré le fait que tu es souvent gentille avec moi, qu’on a de belles discussions et qu’on passe souvent du bon temps ensemble. Tu n’as pas été là quand il le fallait. Alors, si tu mentionnes encore que  tu es «comme ça », je crois sincèrement qu’on n’a pas les mêmes valeurs concernant l’amitié et la vie en général.

Je t’ai rendu beaucoup de services. J’ai toujours été là, je ne t’ai jamais jugée, je t’ai épaulée. Tu as fait ce que t’as pu pour me remercier, à ta façon et c’est correct. Mais tu me gardes loin de ton nouveau monde, comme si je n’étais pas assez bien pour celui-ci. As-tu honte de moi? Je suis capable de vivre avec le fait qu’on a chacune nos cercles d’amies, mais je ne supporte plus d’être celle qui bouche tes moments libres ou d’être celle que tu contactes quand tu n’as pas quelque chose de plus intéressant. Oui. C’est comme ça que je me sens. Je t’en ai déjà parlé. Mais ça n’a pas changé. Il y a toujours mieux que ce que j’ai à t’offrir.

Tu connais mes démons, mes tourments, mon trouble. Tu m’as répété à plusieurs reprises que tu « étais là » et que tu « comprenais ». Pourtant, ce n’est pas mon impression. Un soir, j’ai senti l’angoisse me monter dans la gorge. J’ai pris mes affaires et je suis partie. Tu ne m’as pas rattrapée et tu ne m’as pas écrit pour me demander si j’étais correcte. Pourtant, j’avais bu plus d’un verre et j’étais en voiture. Je suis restée assise à attendre et à pleurer sur le bord de mon auto. On n’en a jamais reparlé et j’ai ravalé. Tu répètes souvent « tu le sais que je suis là, écris-moi si t’as besoin ». Sauf que toi-même, quand tu as besoin de parler, tu ne le fais pas. Tu devrais donc comprendre que de temps en temps, sachant qu’une amie est fragile, le simple « Hey, comment tu vas? » est plus que normal. Et tu es la seule à ne pas le faire. L’amitié devrait être quelque chose de réciproque. Même si je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre sur les relations humaines, je sais quand être présente pour les gens que j’aime. M’aimes-tu réellement?

Puis vient l’évènement qui m’a fait le plus de mal. De peine. Encore en ce moment, d’ailleurs. Tu m’as confié ton « précieux ». Mais tu n’as pas pris de nouvelles le temps qu’il était avec moi. Tu me répondais avec des emojis variés quand je t’envoyais des photos, mais c’est tout. Tu attendais que je te le dise si j’avais besoin, parce que tu ne peux pas deviner. Pourtant, les gens qui m’entourent prennent le temps de le faire pour plusieurs autres raisons, alors pourquoi toi, spécifiquement non? Bref. Ton « précieux » a été récupéré par un inconnu pour moi. Mais pas pour toi. Un moment plus qu’impersonnel. Horrible, zéro délicat. Ma peine, j’ai dû la ravaler. Faire au revoir de la main et prendre mon trou. Littéralement. Tu étais attendue ailleurs. Tu ne pouvais donc pas être là pour ton « précieux » et pour « ce que tu me catégorises d’être », ton amie, qui était plus qu’ébranlée de la rapidité du départ du « précieux », qui l’était devenu pour moi. Puis, rien. Aucun message. Aucun merci. Le néant. Le vide. Je me questionne sincèrement sur nous deux. Tu sais que j’ai changé, que j’ai fait énormément de changements dans ma vie. Malgré tes bonnes intentions, j’ai toujours le feeling que ce n’est pas toujours vrai.

Ça fait plusieurs jours que je t’évite, que je ravale la grosse boule que j’ai dans le ventre. Je ne ferai pas les premiers pas pour te dire la peine et le mal que tu m’as fait. Non. J’ai décidé d’exprimer mes émotions ici. Parce que moi, mon cœur n’est plus en mesure d’être déchiré encore.

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