Aréna_Karine

J’ai travaillé quatre ans dans un aréna et j’ai beaucoup d’anecdotes!

J’ai toujours aimé travailler avec des gens. Apprendre à les connaître, à les découvrir. Ça ne date pas d’hier, j’ai toujours été comme ça. L’autre jour, je discutais avec la personne de l’accueil à mon travail. On parlait de nos anciens emplois, des anecdotes cocasses et on a beaucoup rit. Je dois dire qu’il a beaucoup aimé mes histoires du temps où je travaillais dans un aréna. Ça m’a fait beaucoup rire moi aussi de me remémorer cette période de ma vie, alors ça m’a donné envie de vous partager celle-ci. Préparez-vous, on fait un saut dans le passé!

J’ai commencé à travailler dans un aréna en 2008 et ce fût réellement l’emploi étudiant que j’ai le plus aimé. Mon premier hiver, je travaillais le samedi. Mon emploi consistait à surveiller la patinoire, gérer les gradins, remplir le tableau des matchs et entraînements, procurer les premiers soins, etc. On était une super belle gang et j’ai fait la rencontre de beaucoup de gens. J’ai rencontré une personne incroyable qui est devenue mon amie rapidement, on a tellement eu du fun ensemble, pas juste à l’aréna, mais en général. On sortait souvent après le job, notre traditionnelle fin de chiffre au Bar le 99 sur Hochelaga. Une grosse quille Labatt 50 et du karaoké. J’ai créé des liens avec des parents de joueurs, des joueurs, des arbitres, c’était devenu comme une deuxième grande famille. Mais j’ai aussi vécu des situations moins le fun, mais ça, c’est une autre histoire que vous lirez dans un prochain texte.

L’hiver suivant, j’ai été transféré dans un autre aréna, j’étais un peu triste de ne plus travailler avec ma belle amie, mais de nouvelles aventures s’ouvraient à moi. Et dans tous les sens du terme (hihi). J’étais la seule fille dans l’équipe de surveillants, donc les gars étaient assez protecteurs avec moi. J’avais la mauvaise habitude d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Dans ce nouvel aréna, il y avait des matchs de Midget AA et Junior. Si vous ne connaissez pas super bien l’univers du hockey, cliquez ICI. Mais en gros, ses matchs sont beaucoup plus animés, plaquages et beaucoup de punitions, batailles et blessés. Ma journée du dimanche était toujours très animée. De 14 h à minuit, c’était sans arrêt. Quand un joueur se faisait sortir de la patinoire par un arbitre, disons qu’il ne franchissait pas la porte avec le gros sourire en gambadant sur des patins. NON. Il était en crisse et frappait tout ce qu’il pouvait avec son bâton. Et une fois sur deux, il enlevait son casque pour le garrocher au bout de ses bras. Donc, j’avais la tâche d’ouvrir la porte de la patinoire pour que le joueur se rende à sa chambre pour se calmer et se changer. Il m’est donc arrivé quelques fois de recevoir un casque au visage, de recevoir des coups de bâtons. Après quelques fois, mes collègues m’interdisaient de m’approcher de la porte, même si moi, je m’en foutais un peu, je n’avais pas peur t’sé ! On devait aussi s’assurer que le joueur sorti se calme avant d’aller s’asseoir dans les estrades. C’était animé. Les pires moments, c’était quand deux joueurs se battaient et se faisaient sortir en même temps. LÀ ! on devait gérer les deux joueurs pour pas qu’ils se battent à l’extérieur de la patinoire, on devait jouer à l’arbitre dans les vestiaires. Un jour, ça s’est mal passé et deux joueurs ont décidé de continuer à se taper dessus dans le couloir des vestiaires et moi, la championne, je me suis interposée. Ben oui toi, la fille de 5 pieds 6 et demi qui pesait 140 livres qui se met entre deux joueurs de hockey de 17 ans, 6 pieds et 200 livres ! Que pensez-vous qu’il soit arrivé ? J’ai reçu quelques coups, dont un dans les côtes qui m’a coupé le souffle. Une petite virée en ambulance et un arrêt de travail plus tard, mon boss m’a demandé de ne plus jouer au héros. Je devais leur parler au loin et appeler la police et non sauter dans le tas !

Quand je suis revenue au travail, les gars m’ont fait une blague. Ils m’ont donné un casque et des épaulettes en me demandant de me protéger pour toutes éventualités. Ils étaient tannés de s’inquiéter pour ma vie et de s’occuper de mes bobos. J’ai tellement aimé cette belle gang !

J’ai tellement d’anecdotes que je pourrais en faire quatre textes ! En gros, pendant mes quatre hivers en aréna, j’ai fréquenté des arbitres, quelques joueurs et même des collègues (ouin, je sais), j’ai eu le nez cassé deux fois, j’ai dû me rendre à l’urgence trois fois, je me suis fait envoyée chier par plusieurs parents que j’ai sortis de l’aréna parce qu’ils se croyaient dans la LNH même si leur enfant était dans Atomes B et je suis tombée amoureuse pour la première fois. Mon premier chum, je l’ai rencontré à l’aréna, il jouait dans une ligue de garage, mais cette histoire-là aussi, vous la lirez dans un prochain texte.

L’histoire la plus drôle qui me soit arrivée, c’est lorsqu’un joueur est rentré la tête première dans la bande. Oui, ça, ce n’est pas le bout drôle de l’histoire. Mon rôle était d’embarquer sur la patinoire avec l’escorte d’un arbitre pour intervenir. Souvent, on devait gérer les parents qui se garrochaient sur la glace, c’est pour ça qu’on était deux. Bref. Je m’y suis rendue et tout de suite, j’ai agi en tant que « cas de colonne ». Immobiliser la personne et attendre l’ambulance. Je me suis donc assise sur la glace et avec mes jambes et mes mains, j’ai tenu sa tête en lui parlant. Les ambulanciers sont arrivés, l’ont installé sur une planche et sont partis. SAUF qu’au moment où j’ai tenté de me lever… je ne pouvais pas. Mes fesses avaient fusionné avec la glace. J’étais collée. Devant 200 personnes, le col bleu a dû me décoller les fesses avec une pelle. La honte ! Cette histoire est plus drôle quand je la raconte de vive voix, mais c’était toute une aventure !

J’ai plein d’anecdotes, de souvenirs et d’histoires sur les quatre années merveilleuses que j’ai passées comme surveillante d’aréna. L’ambiance me manque, ma naïveté de fille de 20 ans aussi, j’étais tellement forte à cette époque, la vie m’appartenait et je n’avais peur de rien. J’avais tout un caractère, je savais ce que je voulais et, surtout, ce que je ne voulais pas. Je dois aussi avouer que ça me manque de me faire courtiser, je n’étais pas à plaindre, j’ai été gâtée à cette époque, j’ai hâte de vous en reparler !

Ah et pour finir, l’uniforme est le pire que j’ai porté dans ma vie. Un gros polard orange « Youpi », ce n’est pas du tout sexy !

Karine Caron
Karelle Gauthier

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