seule

Être bien entourée, mais se sentir seule quand même!

Je travaille fort. Un emploi à temps plein. Un blogue pas mal à temps plein aussi, avec des longues heures de créations de contenu et des présences à des événements. En plus de ma vie sociale, celle que je tente de ne pas oublier. J’ai beau essayer de bien planifier mon horaire, esti que je suis fatiguée. Pourtant, je ne veux pas me plaindre, j’aime tout ce que je fais. J’ai de la chance et je le sais.

Ce qui me rentre dedans ces derniers temps, c’est la solitude. Je ne parle pas du fait d’être célibataire ou quoi que ce soit du genre. Non. Je parle du fait de vivre tout ce que je vis sans pouvoir les partager. J’ai beau avoir une partner incroyable avec Folie Urbaine, elle a ses choses à faire elle aussi. Elle n’est pas seule. Elle a une famille. Ça ne se compare pas!

Je dois simplement m’habituer à vivre les choses de mon bord, seule, sans trop m’éparpiller dans mes pensées. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

J’ai des amies, une famille, mais j’ai perdu la connexion que j’avais. Celle de partager les bons ou les moins bons moments. De se sentir supporter quand ça va moins bien, sans avoir toujours l’impression de me sentir comparée avec des « Ah mais moi » quand vient le temps de juste dire « Ça feel pas, je suis fatiguée, je me tape un 12 heures aujourd’hui », les autres ont toujours de quoi à ajouter, ce qui donne l’impression qu’on n’est pas réellement écouté. On peut tu finir le dossier de « Moi je me plains, réconforte-moi en me disant que chu bonne et capable » pour qu’après on enchaîne sur ton propre dossier où je serai tout ouïe? C’est soit que j’ai l’impression que les bobos des autres sont toujours plus importants ou que j’ai la sensation de déranger.

Le feeling d’être des fois de trop parce que tout l’monde a son monde collé sur eux. Des conjoints, des enfants. D’autres priorités mettons. Ce qui est bien normal. Ce n’est pas un reproche, mais une constatation. Donc je m’efface, j’en garde de plus en plus enfoui. Je garde le sourire en me disant que je dois simplement m’habituer et m’adapter à tout ça. De n’être la priorité de personne d’autre qu’à moi-même. Parce que c’est ça dans le fond.

Je dois apprendre à gérer une routine qui me fatigue mais que je n’ai pas envie de changer pour rien au monde. J’aimerais seulement sortir de cette ombre que le monde entier semble me faire. Juste briller à ma façon, comme avant. Sans avoir l’impression de ne pas être suffisante pour certaines choses ou certaines personnes.

Surtout, j’ai peur d’être oubliée, parce que c’est clairement un passage qu’on souhaite tous ne jamais vivre. Celui de faire face aux gens qui finissent par ne plus avoir besoin de toi. Dans une vie qui roule à 100 milles à l’heure, de voir les gens que t’aiment mettre toute leur énergie dans leur priorités et leur projet et finir aux oubliettes… mise de côté dans le néant des souvenirs des bonnes amies qu’on a pu le temps de voir ni parler.

Alors je m’efforce de faire ce que j’ai à faire. 

Karine signature
Josée Robichaud

2 Comments

    • Day

      C’est ca.. les autres avec leur misere en famille.. avec leur filet de securité.. leur chum mari mere pere..
      Solitude, s’epuiser a tout faire.. parceque personne ne le fera a ma place.. pas de cadeau de noel, de Fete.. pas d’homme pour moi.. pas de parents .. la peur.. ce vide .. le neant

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