Mon extension ma création

Mon extension, ma création

Je suis celle qui s’affiche à travers ses images, à travers ses mots et son humeur. Je suis celle qui se cherche encore parmi mes idées pré-construites.
J’ai toujours eu de la difficulté avec la structure et les plans. Ma créativité est très spontanée et désordonnée.

Je n’aime pas la routine, je n’aime pas me fixer d’heure, sinon j’ai l’impression de mettre de la pression pour pouvoir être capable de composer quelques phrases. Selon moi, c’est une question de «feeling» et d’instinct. Quand je sens que c’est le bon moment, je me laisse aller et les mots se bousculent dans ma tête pour réussir à se transformer en phrases et ensuite en un texte qui aura du sens.

Le défi lors de ma création est ma structure et la syntaxe, les pires ennemies pour une personne dyslexique, qui oublie parfois de mettre des virgules dans ses phrases. J’aime écrire dans l’autobus, entre le travail et la maison. Il y a des kilomètres qui les séparent. Souvent, je mets mon cerveau à «off», je sors mes écouteurs et je me laisse inspirer par ce que je vois et par ce qui m’angoisse à l’intérieur.

Mon travail me demande beaucoup de relations sociales. Alors, j’ai besoin d’un moment de tranquillité pour retrouver mon énergie et retrouver l’inspiration. La dernière année fut très difficile et ma libération fut l’écriture. À tous les jours j’écrivais et je sortais le plus noir de moi-même. Ça faisait mal à l’intérieur, les mots étaient durs, ils étaient froids et sombres. Mais c’était une thérapie que je m’offrais. J’ai appris à me connaître à travers mes textes et les moments passés avec moi-même. J’ai remarqué qu’il était plus facile d’écrire lorsque ma vie n’allait pas bien, l’inspiration venait plus vite et j’avais l’impression d’avoir plus de choses à dire. Je mettais ma vie sur papier et vous faisiez partie de mon intimité artistique quand je me permettais de publier un de mes textes. Ensuite, je n’avais plus le contrôle. Il pouvait se faire détester, se faire aimer, se faire partager, faire inspirer une autre personne. À ce moment, vous étiez libre de vos choix en tant que lecteur. Mon but n’est pas de vous conquérir, mais de vous faire part de mes compositions et de mes proses. Mes textes m’ont permis de me réfugier et de me mettre à nue devant vous. 

Mon extension c’est ma création, ce sont mes passions qui me servent à savoir qui je suis, ce qui me distingue des autres autour de moi. 

J’ai prévu des mots, de la couleur, une page blanche et des mots. Mon extension se développe comme une expérience et un jour, je serai satisfaite du résultat.

Pour l’instant plusieurs brouillons couleront à travers vos yeux jusqu’au moment où je trouverai les mots pour me satisfaire. Ma définition de ma démarche artistique je la cherche toujours, elle restera peut-être anonyme.

Cynthia Martin
Catherine Duguay

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