l'importance de ne pas se perdre de vue

L’importance de ne pas se perdre de vue.

Les phrases maintes fois entendues « s’être perdu.e » ou « s’être retrouvé.e », sont vides de sens. Ou du moins, elles le sont pour moi ; je n’y trouve pas de définition ou de signification qui m’interpelle. J’en suis venu à la conclusion qu’il n’y a pas de définition possible en mots. Ce sont les émotions elles seules qui réussissent à bien les représenter.

Métro-boulot-dodo, les enfants qui arrivent dans nos vies où y sont peut-être depuis plusieurs années, la routine et le quotidien qui nous font faire toujours la même chose. Je vois souvent la même image : on court en rond pour avoir le temps de tout faire, si bien qu’un jour, ce rond qu’on crée finit par se creuser. Si on ne l’arrête pas, il continue de plus en plus profond dans le creux de nous-même. Cela devient parfois difficile de s’y en sortir la tête même juste une minute. C’est ça se retrouver pour moi ; c’est se sortir la tête de ce creux que nous nous formons par les obligations, les responsabilités et autres. Parfois on a besoin de se sortir juste la tête, parfois de se sortir le corps au complet, mais c’est important de le faire pour ne pas creuser tant et tant qu’un jour, on ne devienne cloîtré par notre propre faute.

Plus souvent qu’autrement, les inspirations pour écrire, je les force à venir à moi. Pour ce billet-ci, le texte se formait déjà dans ma tête lors d’une fin de soirée où je faisais du vélo pour la première fois depuis cinq ans. Le vélo, à des fins récréatives, est un sport que j’affectionne particulièrement. C’est mon échappatoire. Un exutoire où je suis seule avec moi-même sans arrières pensées. Rien d’autres que le vent dans mes cheveux et les endroits magnifiques où je m’arrête. C’est en pédalant à nouveau en cette fin de soirée que j’ai regretté d’avoir négligé cette précieuse activité durant des années et c’est pour cette raison que j’écris ceci. J’aurais aimé que quelqu’un me parle du bien fou qu’on ressent lorsqu’on se met à refaire quelque chose qu’on aime vraiment. J’aurais aimé qu’on en parle, alors je vais le faire, tout simplement.

L’image véhiculée sur le fait de se retrouver, retrouver son Moi intérieur, semble complexe. Un parcours de plusieurs années de vie, d’essais erreurs non fructueux, mais il n’en n’est rien. Il faut regarder dans les petites choses, souvent. Cela peut s’avérer être une activité d’enfance par exemple. Mais là attention, je n’aime pas l’idée que la-vraie-personne-qui-est-au-fond-de-nous-est-l’enfant-que-nous-étions-avant-mais-que-nous-avons-oublié-en-grandissant. Cela peut être le cas, comme cela peut être autre chose.

Cela peut être des activités dans le domaine de l’art comme la peinture ou le dessin (ou même le coloriage, hein !). Ça peut aussi être un domaine complètement autre, tel que les animaux ou la comptabilité.

Ce que j’essaie de mettre en mots aujourd’hui, c’est qu’il est si important de ne pas se perdre dans tout ce tourbillon – j’oserais même dire cette tornade (!) – qu’est le monde moderne qu’on connaît aujourd’hui. C’est si important de continuer de faire ces petites choses, qui peuvent sembler banales ou futiles pour certains. Parfois, nous ne comprenons pas encore toute la valeur du moment pour soi en le vivant. Ces instants où on se sent flotter, on sourit sans trop savoir pourquoi. L’impression qu’un poids s’est retiré de notre cœur. Tout ceci est précieux, il faut entretenir ces petits moments.

Ce sont exactement ces sentiments et ces émotions que je ressens et que j’aimerais tant pouvoir transmettre à tout le monde autour de moi. Des petits bonheurs qui viennent de notre âme, des instants que nos cœurs ont choisis.

À vous qui lisez ces mots, je vous souhaite une myriade de petits bonheurs.

xoxo

Seychelle
Sofia Benzakour

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