La société au je

La société au “je”

Nous sommes dans une société axée sur le «je». C’est-à-dire que nous avons la capacité de reconnaître nos besoins, nos émotions, nos forces et nos limites.  Cela a des avantages d’être au «je» car nous apprenons à nous reconnaître en tant que personne, nous reconnaissons nos droits, et aussi, ça permet de se faire une place au sein de la société.

Même lors de nos conversations, nous avons recours au «je» afin de parler et d’établir un lien avec une autre personne. Il y a beaucoup d’avantages. Le «je» peut faire ressortir les traits comme l’égoïsme et le narcissisme. Je pense que nous avons tous ces deux traits mais certaines personnes savent mieux les modérer que d’autres. En ce qui me concerne, je crois que des défauts peuvent être un point fort dans certaines situations. Par exemple, de penser que la seule et unique personne qui peut trouver son bonheur est la personne elle-même. De prendre du temps pour prendre soin de soi, de faire ses propres choix de vie sont des actes perçus comme égoïstes mais ces utilisations sont de nature plus constructives.

Toutefois, le «je» peut avoir des conséquences, l’égoïsme et le narcissisme peuvent être mal gérés chez certaines personnes au point que cela devient extrême. C’est-à-dire que certaines personnes vont avoir une incapacité de se mettre à la place de l’autre, une difficulté de compréhension, une incapacité de respecter les limites et les besoins de l’autre. Cela peut être inconscient chez ces gens.

Pourtant, dans la situation inverse, ces personnes s’attendent à être comprises et qu’on reconnaisse leurs besoins. Un exemple simple, une personne te propose de faire une sortie et toi, tu déclines l’offre, car tu es épuisé.e. Cette personne ne comprend pas ton épuisement et elle reste concentrée sur sa déception. De même qu’elle te manquera de respect en te reprochant d’être négative et/ou en t’insultant. Elle ne comprend pas qu’on peut reporter une sortie, elle manque de respect et d’empathie envers l’autre. Ces situations se passent souvent ainsi dans plusieurs aspects de sa vie.  Pourtant, si la situation est inversée, cette personne s’attend à ce qu’on respecte la raison pour laquelle elle annule la sortie et ce, pour la même raison.

Ainsi, elles imposent leurs besoins aux autres malgré l’inconfort que l’autre peut éprouver.

Est-ce mal intentionné? Selon moi, oui mais pas nécessairement conscient.

Est-ce qu’elles le font exprès? Non, je ne pense pas, car souvent elles ont de la difficulté à reconnaître leurs torts auprès des autres.

Donc, si ces personnes ont du mal à reconnaître leurs torts, elles auront du mal à voir les sentiments négatifs (inconfort, frustration, incompréhension) qu’elles provoquent auprès de l’autre. Ces personnes peuvent être appréciées par les gens mais elles peuvent avoir du mal à maintenir des liens proches et surtout à long terme. On a tous connu une ou des personnes qui sont comme ça dans notre entourage social. Il y a des choses qui nous appartiennent et d’autres que non.

Malgré que la société soit au «je», on peut voir des personnes qui vont contribuer à améliorer le monde. Des personnes qui vont dénoncer des actes ignobles, sensibiliser et nous instruire à prendre conscience de ce qui nous entoure. Je pense que nous avons tous une contribution à faire dans la vie et même si ça vise une seule personne.

Une société qui est au «je« ne se résume pas uniquement au «je, me, moi» et peut utiliser le «nous» afin de faire des choses surprenantes.

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Sophia Bédard

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