Pourquoi parler de sexe

Pourquoi parler de sexe en 2020?

Ouf. Je vais vous le dire, ces derniers temps, j’ai remis en question ma chronique sur Folie Urbaine. J’ai la chance d’avoir une belle tribune, mais avec tout ce qui se passe ces derniers temps, j’ai eu du mal à légitimer mon sujet. Des explosions au Liban, à la Covid-19, à l’anxiété chronique qu’on vit à cause du confinement et du déconfinement, des meurtres d’enfants à la hausse, en passant par le mouvement de dénonciation dans les réseaux sociaux… « Pourquoi les gens voudraient entendre parler de sexe? », me suis-je demandé.

J’en suis venue à la conclusion que le sexe fait partie de la vie. A-t-on arrêté de faire l’amour, de baiser ou même de se masturber? Je ne crois pas. Et puis, même si mon sujet n’est pas dans l’ère du temps, un peu de légèreté dans nos vies, ça ne peut pas faire de tort. La sexualité fait partie intégrante de la vie, que l’on soit célibataire, en couple ou à la recherche d’une petite vite…

J’ai donc décidé de continuer.

J’ai récemment découvert un podcast qui me divertit à un plus haut point : Call her Daddy. Ce n’est pas un nouveau podcast, c’est juste que je viens tout juste de commencer à l’écouter. Je trouve ça très rafraîchissant comme ambiance. Ce sont deux (désormais juste une, suite à une dispute), jeunes femmes très colorées dans leurs propos, mais qui s’assument pleinement en matière de sexualité. J’en parle parce que je trouve que leur façon de traiter des sujets, comme le cunnilingus, les trips à trois ou la masturbation, est très intéressante. C’est très léger, voire vulgaire, mais quand même intelligent.

Sans tomber dans la vulgarité, c’est exactement ce que je veux faire avec ma chronique sur Folie Urbaine : parler de sujets tabous, aider les gens à mieux vivre leur sexualité et démystifier certaines choses. Tenez, le cunnilingus par exemple, fait partie d’un des sujets dont j’aimerais traiter prochainement. Si je me fie à mon expérience et à l’expérience de mes amies de filles, c’est encore en 2020, un sujet chargé. Comment s’y prendre? Est-ce qu’on peut demander à notre partenaire de nous en faire un? Qu’est-ce que les femmes aiment? Y a-t-il des risques?  J’aimerais répondre à toutes ces questions.

De plus en plus, je pose des questions à mon entourage. Récemment, j’ai écrit une chronique sur les photos à ne pas publier sur Tinder. Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point j’ai reçu des commentaires! «Ah oui! Les photos prises avec des poissons, beurk!» m’a dit une amie. Ou «les filles avec des duckfaces, c’est tellement cliché» m’a confié un ami.

Je parle de ma chronique à mon entourage et ça fait jaser. J’ai d’ailleurs parfois des gens qui veulent me rencontrer pour parler d’un sujet relié à ma chronique, en me disant «j’aimerais que tu parles de telle ou telle chose»… Je comprends donc qu’il y a un intérêt, un engouement. Et c’est pour ça que je veux continuer à écrire là-dessus, malgré la sévérité de la vie actuelle.

Je suis une fervente guerrière contre les relations non-consentantes, les violences sexuelles et autres… Jamais je n’encouragerai des comportements déplacés et non désirés. Mais je crois que d’autres sont plus en capacité de dénoncer. Je n’ai pas les mots justes pour parler de cela. Je ne veux pas prendre la place des victimes, qui méritent une voix à elles. Je veux juste aider les gens qui, comme vous, cherchent à vivre leur sexualité tout en s’épanouissant.

Je vais donc continuer à écrire sur le sexe en 2020. Et si vous avez des idées, des questions, des témoignages, je vous encourage à me contacter. N’hésitez pas.  Mon adresse courriel est simple : s.a.r@hotmail.ca

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Catherine Duguay

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