Lettre à mes grands-parents

Lettre à vous grand-maman et grand-papa

Septembre me rend nostalgique. Peinée aussi, je dois l’admettre. C’est en septembre 2015 que ma grand-maman commençait son grand voyage et qui rejoignait, par le fait même, mon grand-papa. Le deuil de ces derniers a été long et dur, mais je crois que je vais mieux aujourd’hui. Je suis consciente que tant de gens vivent de très grands malheurs traumatisants ou choquants. Mais je suis consciente de la chance aussi que j’ai eu de les connaître et d’avoir les souvenirs d’eux encore avec moi, et ce, pour toute ma vie. J’ai donc écrit une lettre pour extérioriser ce que je garde depuis des années.


Grand-maman, Grand-papa,

Vous êtes à nouveau réunis depuis maintenant 5 ans. Je sais qu’au fond, je vis une sorte de soulagement parce que j’ai deux êtres remplis d’amour qui veillent sur notre bien à toute la famille. Je vis mal, encore aujourd’hui, votre départ. C’est égoïste je sais, mais je donnerais n’importe quoi pour vous ravoir tous les deux à mes côtés. Tous les deux, la nuit suivant votre décès, vous êtes venus me voir en rêve : j’ai la certitude aujourd’hui que vous êtes bien là où vous êtes. J’ai encore tellement de questions à vous poser, de moments à vivre avec vous. J’aurais aimé vous présenter mes enfants, quand j’en aurai. J’aurais aimé vous demander conseil quand j’en ai besoin, vous l’annoncer quand j’ai eu mon emploi que je voulais tant, ou… vous raconter n’importe quoi en fait. Si vous saviez à quel point vous me manquez.

Mon seul grand regret sera de ne vous avoir pas dit « Je t’aime » à chacun de vous assez souvent. J’étais une enfant très expressive, je sais que je vous ai eu souvent dans les bras, des moments où je vous ai fait rire, des anecdotes de bonheurs heureux et simples on en a à la tonne. Je sais que vous m’aimiez fort et c’était réciproque. Mais j’aurais dû le dire plus souvent. J’aurais dû vous prendre dans mes bras toutes ces fois où j’en avais envie, mais que je me suis empêchée. Je m’en veux de ne pas avoir dit « Je t’aime » autant que je l’aurais voulu. Je regrette de m’être retenue. Je pense souvent à ce moment où vous seriez avec moi, on serait tous les trois. Je vous serrerais si fort si j’avais la chance de vous revoir…

Ce que vous avez été de votre vivant a beaucoup teinté la femme que je suis devenue aujourd’hui, mon admiration pour Marilyn Monroe (comme toi grand-papa), mes recettes et ma façon de les faire qui ne vient que de toi grand-maman, et tant de choses encore. C’est grâce à vous si je suis celle que je suis. Je suis très fière d’être la petite-fille d’un couple qui a une si belle histoire.

Je me demande parfois si vous êtes fiers de ce que notre famille devient avec le temps. Si vous êtes fiers de moi, si vous acceptez tous les choix que j’ai fait et ceux que je ferai.

J’ai la vision trouble au moment où j’écris ceci. Je pleure encore le fait que vous ne soyez plus ici avec nous physiquement, mais je vous retrouve dans mes rêves et je le sais que vous n’êtes pas bien loin. Je n’y connais rien dans la vie après la mort, personne ne le sait à ce jour, mais je sais que vous êtes près de moi. Je sens le parfum de grand-papa parfois près de moi. Je sens parfois comme une main sur mon épaule. Votre amour est une énergie beaucoup plus forte que tout ce que nous pouvons vivre ici sur Terre.

Je terminerai en me répétant : je vous aime, vous me manquez et je donnerais tout ce que j’ai pour avoir 5 minutes à vos côtés.

Je t’aime grand-papa.
Je t’aime grand-maman.

xoxo

Seychelle
Catherine Duguay

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