#28jourspositifs

Le défi #28jourspositifs

Je n’ai jamais été une leader et ce, peu importe les sphères de ma vie. Je suis plutôt celle qui regarde passer la parade, qui embarque dedans et qui décide au moment où elle le veut de s’en aller. Je n’ai pas l’âme d’une revendicatrice encore moins l’ambition de changer le monde. Je suis une solitaire, un peu égocentrique parfois, mais qui, je crois, a le cœur à la bonne place.

Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas le genre de fille à créer des mouvements ni à faire de vagues. Je donne mon opinion à l’occasion, je m’insurge contre certaines situations, je suis touchée par des histoires vécues,  j’encourage activement et/ou à distance et je distribue des compliments sans compter, mais je suis loin d’être une fille « engagée ».

Après l’annonce des dernières mesures, j’ai eu un moment de découragement j’ai réalisé ceci :

C’est décourageant de savoir que plus de 10 mois plus tard on revient à la case départ.

Ça fait peur de voir le monde changer, de voir des entreprises fermer, de voir la détresse mentale augmenter, de voir compromise l’éducation de nos enfants.

C’est frustrant de voir un si grand écart entre ceux qui respectent les consignes et ceux qui ne le font pas.

C’est angoissant de ne pas savoir concrètement ce qui va arriver à court, moyen et long terme.

On risque tous d’avoir des breakdowns et des émotions en montagnes russes pour encore quelques mois.

La solidarité des premiers mois a fait place à la plus grande partie de « celui qui le dit est celui qui l’est » et de chasse aux sorcières pour trouver les plus grands coupables de ce reconfinement.

Est-ce que je suis complètement d’accord avec tout? Bien sûr que non, j’ai relevé des incohérences comme tout le monde. J’ai ressenti une grande lassitude après la conférence de presse. J’ai même versé quelques larmes après une de mes énièmes crises existentielles/crises de SPM.

Mais est-ce que je vais passer les prochaines semaines à m’inquiéter plus que je ne le suis déjà et m’apitoyer sur mon sort parce qu’on est encore dans cette pandémie?

Certainement pas.

J’ai l’intention de vivre cette année 2021 le plus sereinement possible et essayer de ne pas prendre pour acquis tout ce qu’on possède et dont on n’avait pas conscience avant toute cette histoire.

Les réseaux sociaux étant très présents dans ma vie depuis plus de 5 ans, ils le sont devenus encore plus dans les derniers mois puisqu’ils représentent à eux seuls près de 75% de mon divertissement. Contrairement à d’autres, je ne les trouve pas lourds, ni anxiogènes et je dirais même qu’ils contribuent à mon bien-être, dans la mesure où je contrôle bien ce que je consomme.

J’ai donc eu l’idée de lancer le mouvement #28jourspositifs afin de me mettre dans un mood qui me permettrait d’affronter les prochaines semaines de manière à ne pas me laisser ensevelir par le négatif.

J’ai créé le # sans même penser qu’il allait faire son chemin sur les réseaux puisqu’à la base, comme à peu près tout ce que je crée, je l’ai fait pour moi. Il y a longtemps maintenant que je n’attends plus après les gens pour faire ce dont j’ai envie ou me passionner pour des choses qui m’allument. J’ai donc lancé ça sur mon compte Instagram sans attentes et surtout sans me mettre de pression de nécessairement publier à tous les jours, ou d’en faire quelque chose de gros.

À mon grand étonnement, le mouvement a fait boule de neige et j’ai vu mon petit # faire son chemin dans la grande toile dès le premier jour. Des abonnés avec qui j’échange régulièrement mais aussi de parfaits inconnus et même des personnalités que j’admire (Allô Karina Isabelle!). J’ai été émue de constater que mon projet trouvait écho chez les gens et surtout qu’il était encore possible de s’accrocher au peu de positif qui nous entoure.

#28jourspositifs
Crédit photo : Isaak Bourgouin

J’ai vu des publications qui m’ont touchée, qui m’ont fait rire, qui m’ont émue, mais surtout qui m’ont redonné foi en l’humanité et qui m’ont confirmé qu’il y a du beau sur les réseaux sociaux et que si on les utilise de la bonne façon, ça peut procurer beaucoup de bien.

En 2021, je crois qu’on a tous besoin de s’entourer de beau et de doux. Le bien que j’ai ressenti à créer ce petit #28jourspositifs me démontre que l’année 2020 a laissé des séquelles et que j’avais besoin de panser mes petits bobos avant d’aller de l’avant et de continuer de croire qu’on va s’en sortir collectivement.

Si tu veux embarquer, libre à toi d’utiliser le # et me taguer. Ou tu peux le faire juste pour toi si tu veux. Que ce soit avec une photo, un GIF, un mème, une vidéo, une citation, un moment ou juste une illustration qui me fait du bien, je veux semer du beau et du positif sur les réseaux sociaux parce que j’en ai bien besoin.

Ensemble on peut aller plus loin et démontrer qu’en 2021, on veut plus de douceur.

Jennifer signature
Jeneviève signature

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