Ça mange quoi en hiver?

ca mange quoi en hiver

Avec le mouvement #metoo, les medias ont explosé sur la culture du viol. Pourtant, cette culture était présente bien avant le mouvement. Si tu n’avais pas bien compris ce à quoi ça fait référence, la culture du viol c’est quand la violence sexuelle, les agressions sexuelles, le viol sont normalisées et perçues comme inévitable en plus d’être banalisées par les autorités, les médias, les produits culturels et la société en général. Ainsi, les croyances et les représentations peuvent être assimilées de façon inconsciente entre autre par le biais de consommation de produits populaires (cinéma, musique, publicité…)

Les signes distinctifs pour reconnaître le problème:

-Le harcèlement sexuel/l’intimidation;

-Banaliser un comportement problématique en le qualifiant de «plaisenterie»;

-Nier l’ampleur du problème;

-Diminuer/Banaliser/Ridiculiser le traumatisme lié au viol/agression sexuelle ainsi que toute la violence;

– Mettre la faute sur la victime et/ou l’accuser de mentir;

-L’objectification sexuelle des femmes;

-Laisser les hommes se vanter d’agressions sexuelles;

-Faire l’équation entre masculinité et domination sexuelle;

Revenge porn;

-Ignorer les crimes sexuels de personnalités connues;

-Diminuer les dénonciations faites plus tard;

-L’attente culturelle qu’un homme doit forcer la relation sexuelle avec une femme et que c’est ce qu’elle désire (être forcée)

-La socialisation des jeunes filles qu’elles ont le devoir de remplir les demandes sexuelles des hommes

Slut-Shaming;

-Croire que de discuter de la relation sexuelle et obtenir le consentement n’est pas attirant/sexy;

-Croire que ça arrive tellement que ça ne peut pas changer;

-La peur des répercussions négatives sur soi lors de la dénonciation d’un viol;

-Croire que le viol n’est que du sexe «hard»;

«Boys will be boys»;

-Utiliser un langage qui diminue l’ampleur des agressions sexuelles/du viol;

-Faire des jokes sur le viol;

-Penser que les femmes recherchent les agressions sexuelles de par leur attitude et leur habillement;

– Dire que les femmes doivent se défendre en cas d’agression;

– Penser que le viol est impossible dans une relation amoureuse;

Croire que seuls les hommes mal intentionnés violent et que seules les mauvaises femmes se font violer.

La Culture du viol, ça existe et on te croit.
Mais ça a l’air de quoi? Ça se transmet tu dans l’air?

Je peux t’imager ça avec des affaires que tu vas reconnaître, des images que tu as vues des millions de fois et des références populaires, non obscures afin de te permettre une meilleure accessibilité. Ben oui, je te facilite la vie dans l’espoir que ça puisse faciliter la mienne et celle de bien d’autres personnes. Garde à l’esprit qu’il y a des personnes dans ta vie à qui tu ne souhaiterais pas ça.

Empire Strikes Back-Star Wars: Han Solo qui à la suite des refus répétés de Leia décide tout de même de l’embrasser et ce, dans un coin du vaisseau alors qu’il n’y a aucune issue possible et qu’elle est donc contrainte. Le non est perçu comme un oui et décrit comme tel par son abandon à l’acte.

Blurred Lines-Robin Thicke : Les paroles banalise la violence sexuelle et le consentement (blurred lines définit les signaux mixtes envoyer par la femme quant à son attraction sexuelle donc consentement non clair) en plus d’objectifier la femme avec un désir de la domestiquer – «[I] tried to domesticate you/ But you’re an animal, baby it’s in your nature».

La Senza: Magasin de lingerie féminine dont la publicité s’adresse principalement aux hommes avec des images de femmes aguichantes et peu habillées dans le but d’attirer les hommes afin d’acheter les produits pour réaliser un certain idéal/fantasme présenté par la publicité donc le corps des femmes comme pouvoir d’achat-objectification.

Concrètement, ça s’attaque pas à ta possibilité de coucher avec une fille sur Tinder que tu as swipe il y a 2h.

Concrètement, ça t’empêche pas de dater et de faire savoir tes envies.

Concrètement, ça ne demande que le consentement de l’autre partie pis de voir qu’il y a une problématique.

Concrètement, c’est juste un petit effort pour changer.

Les munitions contre la culture du viol?

Déconstruire la masculinité toxique/hypermasculinité en encourageant tous les représentants «masculins» à exprimer les émotions.

Donner des cours d’éducation sexuelle et de consentement présentant le concept de consentement aux enfants dès un bas âge ainsi que l’appropriation de leur propre corps en lien avec leurs limites.

Statuer que les femmes ne sont pas des objets sexuels en changeant entre autre les codes vestimentaires des écoles pour permettre un code plus égalitaire et moins défini par des limites sexualisantes.

Interpeller les spectateurs pour leur signifier que quelque chose est entrain de se produire. Les gens ignorent trop souvent lorsque quelque chose de mauvais arrive et qu’ils en sont témoins, en les rendant actifs, on force l’action.

Ah pis j’aimerais ça avant de terminer de défaire cet argument selon lequel «elle était habillée comme une slut»: prends le temps d’aller voir la vidéo de l’exposition «Tu étais habillée comment?» qui mélange le témoignage et l’habillement de diverses victimes de viol. Tu vas voir qu’il y en a qui était juste en grosse laine, tu vas voir qu’il y en a qui était en habit de Ski-Doo parce que ouais, le viol ça n’arrive pas qu’en été. Pis on va se le dire, l’hiver on est pas les mieux attrimés. Voilà. Les victimes ne sont pas ces personnes évidentes à qui on collerait «automatiquement» cette étiquette: ce n’est pas Vanessa en mini-jupe, ce n’est pas Audrey qui est maquillée, ce n’est pas Tamara avec ce corps à «faire rêver». Malheureusement les personnes les plus touchées sont les vulnérables, les personnes handicapées, les minorités; ce sont les personnes dont tu te dirais: «Ah ben non c’est pas possible!» Justement par ce manque de crédibilité.

Les féministes peuvent être tes pires ennemies, juste si tu leur donnes des raisons de l’être. Non les hommes ne sont pas tous des agresseurs, mais il y a la possibilité et ça, ça suffit pour alimenter la peur. (Oui, les hommes peuvent aussi être victimes de viol et c’est important de les croire… Ce n’est pas de la chance! Sauf qu’il faut savoir distinguer le viol et la culture du viol, qui elle, est dirigée spécifiquement envers les femmes)

 

Bizarre ou quoi?

L’être queer

Dans les discours sur les genres et les sexualités, l’utilisation du terme queer est courant, donc, avec l’explosion des théories et des discussions sur ces sujets, il est normal d’en entendre de plus en plus parler. Queer, ce mot qui englobe un ensemble de choses qui peuvent sembler tellement plus abstraites les unes que les autres qu’il est facile de ne pas savoir comment s’y retrouver. Je le sais et je comprends. Avant de m’intéresser à ce que ça pouvait représenter, j’étais complètement perdue quant à toutes les définitions qu’on m’en offrait.

 Queer est m u l t i p l e et c’est ce qui en fait sa beauté.

Pour partir à la base, queer provient de l’anglais qui signifie étrange/bizarre voir même hors norme. On l’entendait (et l’entend toujours) dans un contexte d’insulte pour tout ce qui sortait du cadre hétérosexuel-normatif et des pratiques sexuelles diverses. Le mot a par la suite été récupéré et réapproprié par certain.es comme un acte réactionnaire envers les systèmes d’oppression afin de permettre aux personnes marginalisées, en terme d’identité de genre et d’orientation sexuelle sortant du cadre cisgenre* (j’ai mis un petit lexique à la fin de ce texte pour définir quelques termes) et/ou de l’hétérosexualité. Il est donc à en comprendre que le terme a son lot d’histoire et de revendications.

Queer représente bien la diversité du spectre du genre, puisque sa définition est aussi diverse que les gens qui s’y rattachent.

Dans sa multitude de définition, l’«être queer» représente cette volonté de contester les dichotomies quant aux identités et aux sexualités, d’arrêter de penser de façon binaire (homme-femme, hétéro-homo…), de remettre en question ces catégories si définies et limitées dans une idée d’inclusion et d’égalité pour toutes les personnes. On y célèbre les différences tout en prenant compte des notions de privilèges (cis, blanc, hétéro) et de l’intersectionnalité* qui modifie chacun.es. L’identité queer représente la compréhension qu’on est constamment en changement et qu’il en est de même pour notre identité. Il y a aussi toute cette libération sexuelle permettant de voir le sexe comme quelque chose de positif et comme une expérience propre à chacun. L’«être queer» se retrouve toujours redéfini selon la personne qui en parle ; il est multiple à travers ses individualités.

L’univers des Drag-Queens & Kings

Pour comprendre comment l’identité queer peut être liée à l’univers du drag, il faut voir dans cet art l’exagération des caractéristiques, dites féminines ou masculines, permettant une certaine critique de ce qui est socialement perçu comme étant femme ou homme ; on y permet de jouer sur le spectre du genre et d’explorer ses représentations/leurs constructions sociales. Le drag peut être une forme de divertissement, mais il peut aussi être politique, puisqu’une plateforme est offerte pour s’exprimer et, qu’en plus, il est possible de repousser/contester les limites du «normal».

Sasha Velour (je suis en amour avec elle) est un exemple de ce mélange entre politique et divertissement, Drag et Queer. Elle profite de son éducation universitaire (elle a d’ailleurs étudié les théories queer, ce qui a particulièrement influencé son parcours) pour réfléchir son drag et ainsi apporter cette dimension politisée quant aux enjeux auxquels elle tient ; en s’affichant comme queer, elle rend visible la communauté et encourage les personnes à en parler, à rendre apparente les luttes LGBTQIA2S+ et leur histoire. La reine de la 9e saison de RuPaul Drag Race a, lors de son couronnement, fait une leçon d’histoire queer (il est possible de visionner ce moment en suivant ce lien: ICI). Son militantisme-activisme est aussi percevable à travers ses autres projets: son magazine Velour est un hymne et un rassemblement de divers artistes s’y rattachant et, à l’achat de certains produits sur son site House of Velour, elle remet 10% à Queer Detainee Empowerment Project*. Elle décrit le drag comme étant un art qui permet de prendre une source de marginalisation et de le transformer en source de pouvoir. Son message en est un d’amour, d’acceptation, d’empowerment. Elle profite de sa position privilégiée et de son amour des arts pour représenter sa vision du queer.

 Son look défie les conventions: elle arbore un crâne nu (représentatif de sa mère qui a succombé au cancer et, qui en perdant ses cheveux, avait de la difficulté à retrouver sa féminité, mais malgré tout, laissait son crâne sans perruque, foulard ou autre) en plus d’un monosourcil. Sa présentation très distincte veut modifier les standards de beauté, car elle considère qu’il est possible de rendre le laid/l’étrange-queer, magnifique.

Malgré ce que compétitionner à l’émission de RuPaul a pu lui apporter, elle n’a pas été gênée de critiquer les propos transphobes de son hôte et de souligner que la communauté trans a participé à l’univers du drag dès les débuts, puisqu’il s’agissait d’un espace où il leur était possible d’explorer le spectre et que c’est en ouvrant la porte aux personnes cis que ceuzes-ci se sont aussi impliqué.es. Comme on tente sans cesse de repousser les normes et de créativiser les expressions de genre, il semble aller de soit de défendre la validité des minorités de genre en les rendant plus visibles et en tentant de leur donner un lieu sécuritaire. Ainsi, puisque les drag queens-kings ont une plateforme leur permettant d’exprimer leur créativité, leurs idées, pourquoi ne pas en profiter pour défendre les droits LGBTQIA2S+, puisque ça s’écrit dans l’essence même de cet univers.

« Gender is a construct, tear it apart. »

– Sasha Velour

« We need to start posing alternatives: fem, faggy, hairy, butch queen, fat vampire alternatives. That gives us something beautiful to celebrate. We drag queens, kings and unicorns are radical dreamers; and it is you – the audience – who co-sign our fantasies, who get to be the revolutionaries and take these ideas out into the world. »

Sasha Velour, « What Drag Does »

Petit Lexique

Cisgenre / Personne cisgenre: Personne dont le genre correspond au sexe qui lui a été assigné à la naissance.

Différence entre GENRE et SEXE: Le genre est une construction sociale et un système de croyances qui définit entre autre ce qui est féminin/masculin, tandis que le sexe se rattache aux caractéristiques biologiques tels que les organes reproducteurs.

Queer Detainee Empowerment Project: Fournit de l’aide aux immigrants lesbiennes, gais, bisexuels, queer, bispirituels, transgenres, non-conformistes et séropositifs et à leurs familles actuellement dans des centres de détention, ceuzent qui sont récemment libéré.es des centres de détention ou qui risquent d’entrer en détention à New York.

Intersectionnalité: Concept utilisé dans les théorisations entre autres féministes, sociologiques, politiques, etc., servant à faire ressortir la pluralité des oppressions/ discriminations quant aux groupes marginalisés et, ce, en fonction par exemple de la classe, du sexe et de la race. Il est important de souligner que ce concept a d’abord été expliqué dans un contexte de lutte des féministes noires qui désiraient représenter la multitude d’identités et d’expériences et les rapports avec les différentes formes de pouvoir (pour faire un portrait très rapide).

LGBTQIA2S+: L=Lesbiennes, G=Gais, B=Bisexuels, T=Trans, Q=Queer, I=Intersexes, A= Asexuels, 2S= 2 Spirits/Bispirituels, + pour les allié.es, en questionnement, autres.

 

  Folie Sofia logo reviseure

En recherche d’exotisme

en recherche d'exotisme

** AVERTISSEMENT **

J’écris cet article sur des enjeux trans en étant une femme cisgenre avec le privilège d’être blanche et universitaire, mais je tiens à mentionner que je ne désire pas utiliser ma voix pour parler au-dessus de ces personnes, sauf que leurs réalités sont au coeur de ma motivation et que je fais cet article, car je crois important de dénoncer ce qui va suivre. Par souci de sensibilité, je neutraliserai la langue. Certes, mes capacités sont limitées quant à pouvoir couvrir l’entièreté de la situation, mais j’ai consulté certaines personnes (leur identité ne sera pas dévoilée afin que ces personnes puissent garder l’anonymat) de la communauté visée pour tenter de résumer le tout au mieux. Il faut être conscient.e que certains propos ou idées peuvent être particulièrement chargés par une connotation très violente et, ainsi, être difficiles à lire, surtout si ce sont des réalités que tu vies. N’hésite pas, d’ailleurs, à communiquer avec qui tu peux parler de ces difficultés; tu peux entre autres communiquer avec le Centre de lutte contre l’oppressions des genres soit en les appelant: 514-848-2424  #7880 ou en leur écrivant: info@genderadvocacy.org. Voilà, on peut maintenant commencer.

Être attiré.e par une personne trans n’est pas un fétiche, iels* sont des personnes à part entière. Être attiré.e par une personne trans ne transforme pas ton orientation sexuelle ; une femme trans est une femme, l’inverse est aussi vrai.  

Le fétiche naît lorsqu’on le décrit comme tel. Le mot «fétiche», dans ce contexte, contient son lot de négativité, puisqu’utilisé pour décrire une situation inhabituelle et problématique: on ne décrit pas une préférence envers le «sexe» masculin par un fétiche pourtant. Ce qui est problématique, c’est d’utiliser ces personnes en ne les voyant que comme un «outil», pas un être, pas une personnalité, mais bien leur corps comme «outil» pour réaliser un fantasme ou comme une expérience unique. UNE EXPÉRIENCE UNIQUE! Il n’y a donc pas de possibilité de poursuivre, de voir où ça mène: il n’est pas question de date, ça ne se termine que lorsque le «besoin» est «comblé». Les hunters ne sont attirés que par cet exotisme, cet interdit, une fascination due à une certaine incompréhension de l’identité trans qui peut même représenter un idéal conjoint des «2 sexes», un être ultime. Les corps trans n’ont qu’un intérêt sexuel qui est dénué de leur identité personnelle. Toutefois, les personnes qui «consomment» (et j’utilise le terme consommer, puisqu’il n’y a que le corps qui est considéré) ce «fétiche» trans, n’assument pas cet intérêt, ce désir:  il y a une gêne, il s’agit de quelque chose de secret… On n’en parle pas! Transphobie.   

Cette fétichisation elle-même est, entre autres, alimentée par la pornographie, sa catégorisation et sa consommation. Lorsque l’on s’attarde à ces catégories, une en particulier, il est possible de remarquer cette insensibilité à travers même du choix de mot utilisé: «shemale», terme d’ailleurs utilisé de façon péjorative au sein même de la communauté pour désigner une «slut» (une pute ou putain). Décortique le mot. She = elle, male= homme : elle homme, invalidant ainsi les femmes trans qui n’ont pas les parties génitales correspondantes. Transphobie. Autant par les pairs que par la société.

Les figures trans qui sont représentées dans les médias sexuels sont majoritairement ceuzent qui «passent», donc qui s’accrochent aux images stéréotypées et idéalisées des genres, des images cisnormatives. Ainsi, cette représentativité limitée fait en sorte qu’il y a un sentiment qu’il est nécessaire de correspondre.

La prévalence du passé quant par rapport au présent, favorise ce qui est «mort» pour définir la personne. Ainsi, l’accent est davantage mis sur l’identité attribuée à la naissance que ce dont la personne s’identifie.

Les personnes trans ne sont pas des OBJETS à consommer; ces personnes sont VALIDES et n’ont rien à voir avec ta bucket list sexuelle.

Tu peux trouver, en suivant ce lien, OK Lucid! une création faite par une artiste trans, Ianna Book, qui a mis en numérique les réactions des personnes sur différents sites de rencontre quant à l’annonce de sa transsexualité*** qui est criante de cette «fétichisation» dénoncée. Il était possible d’aller voir cette installation à l’exposition Témoigner pour Agir à la Maison de la culture Frontenac.

ariane reviseure

*     Contraction des pronoms “ils” et “elles”, lire “iels”. Genre neutre.

** «Passer» signifie de correspondre aux attentes de «genre». Dans le sens où la personne est lue et reconnue comme cisgenre.  

*** Transexualité n’a pas de lien avec le sexe biologique, mais bien avec les interactions entre la sexualité et l’identité trans.

 

Pimenter la monotonie ou bien se découvrir. Partie 1

La St-Valentin est le moment de l’année le plus fructueux pour les Sex Shops comme plusieurs personnes profitent de cette fête de l’Amour (et surtout des rabais qui viennent avec) pour pimenter leur-s relation-s (avec autrui ou soi-même 😉 )! Toutefois, à ces âmes curieuses n’osant pas traverser les portes vitrées de ces boutiques, j’ai pensé à vous!

La partie 1 ne servira qu’à vous faire découvrir quelques sites permettant de commander l’équivalent des sacs surprises d’Ardène mais de luxe et pour adultes, pour tous les budgets et ce, à chaque mois ou bien une fois de temps en temps. C’est rempli de jouets et d’autres goodies pouvant agrémenter votre vie sexuelle! J’ai moi-même profité de ces sites pour vous présenter (dans un futur proche) ce que votre investissement peut rapporter.

Il faut toutefois être prudent comme la plupart des sites mentionnés sont des compagnies américaines (les prix sont donc en $US). Faites attention à la conversion! De plus, chacun des sites offre des options pour plusieurs budgets donc il y a de grandes variations selon l’option d’abonnement choisie, autant dans les prix que dans le nombre de produits que vous obtiendrez.

Je vous donne même des beaux petits codes pour vous permettre d’économiser. Oui oui, parce qu’on aime ça les rabais, également parce que je vous aime et que je veux que vous preniez le temps de vous aimer.

  1. Unbound

Cette option est destinée au plaisir dit «féminin». Cette compagnie veut détruire la patriarchie un jouet à la fois et un orgasme à la fois, en donnant tout le pouvoir aux «femmes». Ainsi, leur angle d’approche est très féministe tout en apportant une belle touche d’humour à cette politique.

Prix: entre 65$-175$ (en dollars US)

Réduction à la 1ère commande de 35%: SUBSCRIPTIONADDICTION35

  1. Spicy Subscription

Pour la simplicité, Spicy Subscription est spécifiquement axé sur l’idée de pimenter sa vie sexuelle. Les abonnements sont moins personnalisables et plus straight to the point que les autres options mentionnées, donc si vous désirez céder le plein contrôle de votre plaisir, ce site est probablement ce qu’il vous faut. Êtes-vous plus boîte, jouet ou lubrifiant?

Prix: entre 10$-175$ (en dollars US)

Première boîte à 14.95$: SPICYITUP

  1. Big Oh Box

Livrée à tous les quarts d’année, cette option se veut inclusive, et ce peu importe ton sexe, ton genre et même ton corps (on aime ça)! Leur mission est d’apporter l’orgasme à tous que ce soit en solo ou en équipe, en plus de donner une image moins taboue et plus accessible à la sexualité.

Prix: entre 90$-120$ (en dollars US)

Réduction à la 1ère commande de 35%: MARCH35

  1. Fantasy Box

Décrite comme une date livrée à sa porte, The Fantasy Box permet de découvrir divers produits en lien avec le fantasme! Que ce soit dans l’univers BDSM ou de l’ordre des jeux de rôles, il est possible de recevoir une boîte remplie d’accessoires pour réaliser cet imaginaire sexuel; les options sont nombreuses.

Prix: entre 39$-220$ (en dollars US)

Réduction de 10%: MSA10 

  1. Sexy Surprise

Pour encourager les entreprises d’ici, j’ai voulu inclure à vos choix une option québécoise! Ils ont à cœur le désir d’aider et d’accompagner les couples dans l’épanouissement de leurs vies sexuelles. Vous avez probablement même croisé leur stand si vous êtes déjà allés au Salon de l’Amour et de la Séduction: grâce à des jetons que vous vous procurez, il est possible de jouer à des jeux de casinos pour gagner plus de goodies.

Prix: entre 55$ – 525$ (en dollars CAD)

**Si vous vivez encore chez vos parents ou que vous aimez faire livrer vos colis au travail, ne vous inquiétez pas, ces compagnies sont toutes méticuleuses et ont pensé à créer des emballages subtils; vos commandes paraîtront aussi banales qu’une boîte contenant des pantoufles pour vos aînés.**

 

 Folie Sofia logo reviseure

On devient d’où on vient

On se brosse les dents de salive, mais qui es-tu donc? Peu importe. Les corps s’entremêlent et se démêlent dans des mouvements de passion sans vie, sans cœur, que de chair et de plaisir. Je pense jouir, mais ce n’est que l’habitude. Je cherche quelque chose de différent en m’y prenant toujours de la même manière. Je souhaite qu’on me voie autrement en ne montrant rien d’autre de moi. Étendue, ailleurs, la danse des bassins, des pas sains, une paire de seins, rien ne m’affecte.

Je lâche un long soupir, satisfaction? Non, épuisement. Je me fatigue de moi-même ou du moins, de ce que je semble être : être ou ne pas être, je ne suis pas ce que je suis. Une armure? Un masque? Un cocon? Des mots sans description pour mon contexte actuel. Je traduis mes états d’âme en leur contraire, car le silence me terrorise, je l’emplis. Emplir ou amplifier? Que de questions, juste des questions. Les réponses viennent pendant ou après… Rarement avant. Et la philosophie fut.

Je suis trouble, d’une autre galaxie. Dans mes rêves, je danse d’une étoile à l’autre, je saute d’un univers à l’autre. Voilà ma planète, ma terre natale, nation, nationale. Mes origines, j’imagine, je m’exprime et puis je termine dans un semblant d’orgasme.

Me revoilà à la case départ, le « Go » du Monopoly où je récolte 200$ avant de quitter la chambre pour un autre hôtel… Je suis attendue, pas moi, mon corps, mes formes. Carré, losange, parallélogramme. Je suis plutôt de courbes. Une demi-sphère ici, une demi-sphère là. Plus le diamètre est grand, mieux c’est.

Je suis une âme enfermée dans un corps et une voix. Mon enveloppe de chair travaille à ma place… Automatisme, un robot, pas de cerveau, des gestes contrôlés. Je n’ai jamais été très intellectuelle de toute façon. C’est là où ça m’a menée : deux bras, quatre bras, vingt bras. Le compteur a sauté… comme je faisais, comme je le fais, comme je le ferai. Je sais encore conjuguer.

 Valérie_réviseure