Réorganiser sa vie… dans la joie!

réorganiser sa vie dans la joie

Depuis janvier, et à mon grand bonheur, la très sympathique Marie Kondo fait beaucoup parler d’elle! En effet, la consultante en organisation devenue auteure bestseller à travers le monde agrandit son empire scintillant de joie et épuré au max en ajoutant à son curriculum « star de téléréalité ».

On est loin ici toutefois des téléréalités très américaines à la Hoarders se nourrissant de scénarios extrêmes et de drama. C’est en toute douceur et avec beaucoup d’empathie que Marie préfère changer les vies de ses « étudiants ».

Via : condo living

Un changement très rafraîchissant et beaucoup plus interpelant. Suis-je la seule qui ne s’est jamais sentie motivée par les émissions traditionnelles de nettoyage? Je finissais toujours pas me dire « Ah! Je suis ne suis pas si pire… ».   L’émission Netflix de Marie est toutefois totalement différente, car il est question de gens qui ont besoin d’ajuster leur espace de vie suite à un décès, à une rupture, à un grand déménagement, à l’arrivée d’un nouveau bébé, au début d’une vie commune, etc.  Il s’agit donc de gens « normaux » et humains qui, suite à l’évolution d’une situation, ne peuvent plus se satisfaire de leurs vieilles habitudes ménagères inefficaces qui grugent d’autres aspects de leur vie. Une réalité qui, je me doute bien, touche beaucoup de gens!

Bref. La méthode de Marie Kondo diffère beaucoup des modèles traditionnels de désencombrement. On ne parle pas de règles mathématiques faciles à suivre (un nouvel objet = un vieil objet à la poubelle), d’achats de contenants innovants pour l’organisation, ou encore, de minimalisme pur et froid.

Tout se fait à partir du bonheur. Le but n’étant pas de réduire pour réduire, mais bien de posséder que des choses qui nous rendent heureux (et de délaisser le reste pour ne consacrer notre énergie qu’aux choses qui nous animent d’une petite étincelle de joie).

Au-delà des objets, la philosophie sort du contexte ménager et promet de nous apprendre à réorganiser notre vie en fonction de nos joies,  à nous écouter, et surtout, à avoir confiance en notre voix intérieure lorsqu’elle nous pointe vers ce dont on a besoin ou pas.

Pour ce faire, Marie propose un ordre dans lequel nettoyer sa maison de façon rigoureuse et optimale. Pourquoi tout faire d’un coup? Justement pour mettre une limite claire dans sa psyché entre le avant et le après – l’objectif étant de remettre à zéro son environnement pour mieux se propulser vers l’avenir. Aidés de notre nouvel instinct aiguisé pour le bonheur et d’une nouvelle habitude à ne plus… se laisser traîner!

Sommairement, l’ordre préférable est le suivant :

1) Les vêtements

Marie nous propose de commencer par une section qui est plus « facile émotionnellement » pour apprendre à se faire confiance. Après tout, du linge, ça se rachète. Et il s’agit bien souvent d’une catégorie d’objets où l’on a tendance à trop accumuler. 

2) Les livres

Probablement la section la plus controversée en ce moment — particulièrement dans une ère où un certain président se vante de ne pas avoir lu de livres depuis 20 ans…

À noter : le livre de Marie détaille la raison pour laquelle elle croit qu’il est important de faire le tri de ses livres, mais… de façon concrète, si les livres vous apportent de la joie (comme ils m’en apportent) vous avez le droit de garder ceux que vous voulez.

3) La paperasse

Probablement la section qui m’effraie personnellement le plus. Assurances, impôts, factures, etc.  En tant que travailleur autonome et gestionnaire d’entreprise, la paperasse a toujours été mon point faible et j’ai des années de retard. Un retard qui, d’ailleurs, me coûte cher et m’empêche de grandir. Est-ce que la méthode « Konmari » serait la solution à mon grand problème?

4) Les « Komonos » ou « objets divers »

C’est-à-dire la vaisselle (avons-nous besoin de toutes ces tasses dépareillées?), les produits cosmétiques, de sports et autres trucs qui encombrent nos placards. La section « non émotionnelle » où, selon moi, on doit surtout se questionner en fonction de « en ai-je vraiment de besoin? »

5) Les objets sentimentaux

La dernière étape, la plus intense, est celle qui consiste un peu à purger son passé. L’objectif de la leçon ici est surtout de réaliser que nos souvenirs ne tiennent pas à des objets encombrants… et qu’il faut aussi parfois « laisser aller » le passé pour aller vers un avenir plus serein et plus joyeux!

Pour chaque section, la méthode est la même. Rassembler l’ensemble de nos possessions de la catégorie en une seule grande montagne. Constater la quantité impressionnante d’objets accumulés dans la même catégorie. Prendre, un par un, les objets et se poser la question suivante : « Est-ce que ça m’apporte de la joie? ».  Jeter/recycler/donner ou garder en fonction de la réponse.

Personnellement, je n’ai jamais complètement maîtrisé la méthode. Sans surprise, je me suis toujours heurtée à un grand blocage à la section paperasse. Je peux toutefois affirmer avec conviction qu’il y a effectivement eu des changements de comportements à long terme de mon côté au niveau des vêtements et des livres suite à mon premier essai de la méthode. Prendre davantage soin de ce qu’on a, revisiter des livres (choses que je ne faisais jamais), être capable de laisser aller ce qui ne nous sert plus au lieu de l’accumuler, etc.

L’émission m’a donné envie de me replonger dans tout ça. En relisant le livre, surtout, qui va beaucoup plus en profondeur que l’émission, je prends conscience de toutes les autres sphères de ma vie dans lesquelles j’ai envie d’appliquer la méthode. De vieilles relations interpersonnelles auxquelles je m’accroche, mais qui ne m’apportent plus aucune joie, à des choix de carrières que je veux faire, animée par le désir d’avoir une vie remplie de joie plutôt qu’une vie menée par l’angoisse de vivre dans le manque.

Au-delà du ménage, Marie Kondo promet de nous apprendre à nous écouter et à avoir confiance en notre capacité de choisir notre bonheur.

Ode aux échecs – mais juste ceux qui sont cutes

Y’a comme une tendance dans le monde des affaires à « enfin » parler d’échecs.  Mais juste ceux avec un happy ending digne d’un conte de fées.  Juste ceux où « une chance, ma famille était là », « une chance, c’était temporaire », « haha, on a bien rigolé après ». On parle des erreurs sans trop de conséquences, au final desquels on peut rebondir élégamment vers un succès digne d’être présenté en format PowerPoint accompagné de petites bouchées.

Les entreprises paient de beaux dollars pour se donner de belles claques dans le dos de combien ils sont dont tolérants envers l’échec et de la prise de « risques ».  Tant que ça coûte rien.  Tant que ça reste cute et élégant. Tant que ça se convertisse en contenu divertissant et en bonne leçon de vie. Tant que les employés sont productifs. 

« Les Fables de L’Échec » 

Maître Entrepreneur sur un arbre perché tenait en son bec un fromage.  Maître Consultant d’un air alléché lui tient à peu près ce langage… 

Mais on parle rarement, voir jamais, du gros échec laid.  Celui où l’employé est tellement en détresse psychologique qu’il n’est plus productif, paralysé par ses pensées. Ces échecs-là, on les renvoie avant qu’ils n’aient le temps de rencontrer leur médecin pour un congé maladie (ça coûterait trop cher). On leur refuse une deuxième chance.  On n’excuse aucune des circonstances.  Divorce? Mortalité? Des semaines de 90 heures qui n’en finissent plus? Suffisait de continuer à essayer plus fort, voyons. Il en va de même pour l’entrepreneuriat. Où sont les échecs d’entreprises qui ne peuvent être rescapées par l’aide d’un ange-parrain? Où sont les lancements en affaires qui se terminent par un PTSD? On cache sous le tapis les échecs déprimants d’entrepreneurs dépressifs qui n’ont pas su revenir à la charge incessamment jusqu’au supposé succès. Ce succès qui ne sera parfois jamais accessible, comme le pot d’or au bout d’un arc-en-ciel de travail acharné. Où sont les échecs où les échoués ne se relèvent simplement pas? J’imagine que ça vend moins… On préfère le rêve à travers les échecs glorieux qui mènent vers un succès extraordinaire. Des échecs qui se terminent en faillite, sans possibilité de rebondir ou repartir, pourtant, ça existe. Pour chaque connaissance entrepreneuriale qui monte sur une scène raconter son joli corporate-friendly échec, j’en connais une dizaine qui paieront pour des années à venir des dettes d’affaires avec leur 9 à 5 sous-payé post prise de risques. Et ça, c’est le best case scenario. J’aimerais qu’on parle plus du laid de l’échec. Pas le côté fun « woo, ré-essayons autre chose ».  Le côté « J’ai pris un risque et ça a ruiné ma vie pour un esti de bout ».  Les conséquences lourdes.  

Les « J’ai failli me ramasser dans la rue, pour de vrai ».  Les « J’ai failli faire une grosse connerie, pour de vrai ».  Et les « Je me suis fait tourner le dos par tous les gens que je respectais, pour de vrai ».

On ne parle d’échecs que lorsqu’il y avait un beau parachute doré pour amortir la chute. On vend la prise de risques sans préciser que la game n’est pas la même pour ceux qui n’ont pas la chance d’être né avec un filet de sureté bien solide.

Et ça m’inquiète. Parce que ça donne l’impression que prendre un risque est toujours payant, qu’il suffit de continuer un peu plus longtemps, un peu plus fort.  Et ça fait que bien des gens vont au-delà de la capacité de leur maigre protection en cas d’échec. On nie que pour réussir, en affaires, il faut surtout les bons contacts et les bons filets. La sécurité où atterrir si ça va mal.  Quand on se plante sans filet, sans coussin de sécurité, on se fait mal. Très mal.

En glorifiant les échecs, on oublie que, dans les faits, échouer est un privilège qui n’est pas accessible à tous. 

J’en veux d’ailleurs aux gurus de l’échec de faire miroiter leurs histoires de faux-échecs et de comment « en quelques X étapes », on peut supposément répliquer leur « succès ». J’en ai marre qu’on tasse d’un revers de la main le grave problème du tabou de la santé mentale des entrepreneurs à coup de pensées magiques : « Faut juste continuer », « Faut juste y croire ».

Ou pire encore « suffit de manifester ».  

Oui, l’échec fait partie de la vie et oui, il faut le dédramatiser.  Mais je pense qu’on oublie surtout à quel point ce serait important de s’assurer de fournir une ceinture de sécurité pour tout le monde avant de prêcher la prise de risques comme voie absolue au succès. 

alix marcoux

Mon retour sur C2 et Movin On

c2 montréal et movin on

Il y a quelques semaines, se tenait à Montréal deux conférences majeures à l’ArsenalC2 Montréal et Movin On.  J’ai eu la chance extraordinaire d’y assister! Voici mes coups de coeur sur ces deux semaines pleines d’inspirations et de rencontres passionnantes et mes observations sur ce qui s’y passe!

C2 – de grandes conférences et un party de feu

«Transformative collision» était le thème cette année. Au menu, des activités, des conférences et des laboratoires nous sortant un peu de notre zone de confort pour nous «transformer» en tant qu’individu.

Un laboratoire sur l’inconscient

Pour ceux qui sont peu familiers avec le lexique C2 – un laboratoire est une activité en petit groupe où l’on vit une expérience qui place souvent de l’avant une technologie récente afin de stimuler une réflexion.  Il faut réserver sa place pour ce genre d’activités et elles partent très vite!

Cette année, un des laboratoires offrait une vue sur l’inconscient.  Celui-ci était présenté sous la forme de trois «huts» qui étaient chacune une mini-activité en elle-même.  Dans la première, il s’agissait de choisir une roche dans une pile et de poser à la roche une question.  En fixant celle-ci, il fallait laisser son inconscient trouver une signification aux lignes et crevasses afin d’y lire une réponse.

Naturellement, l’inconscient va imaginer une réponse selon ce qu’il désire réellement. Un peu de la même façon où la meilleure méthode pour choisir entre deux options difficiles est parfois de simplement tirer à pile ou face.  On sait au moment précis de regarder la pièce ce qu’on «espère», au fond, comme résultat.

La deuxième cabane vers laquelle nous devions nous diriger avec notre roche était, quant à elle, une salle de méditation un peu plus complexe.

Allongés sur un lit, nous devions couper nos sens avec des écouteurs et un masque pour le visage.  Un capteur neurologique était ensuite posé sur notre tête pour identifier nos vagues cérébrales durant la méditation.  J’avais déjà eu à me servir de ces mini «scanneur de cerveau» en agence pour tester les réactions neurologiques face à des publicités, mais c’était la première fois que je devais regarder mon data à moi!

Pour nous «transformer», nous devions ensuite passer quelques minutes à s’imaginer plonger dans le sol aux rythmes de vibrations (physiques et auditives).  Il y a un petit quelque chose d’anxieux à méditer ainsi, coupés de nos sens, dans une pièce remplie d’étrangers!


Finalement, la troisième pièce présentait nos résultats projetés sur la fameuse roche initiale.  Plus les lignes sont droites, plus notre focus y était. Des courbes signifiaient que nous étions brièvement sortis de notre état méditatif.

Puis, s’en est suivi une discussion sur une question dont personne ne s’attendait par la suite.  Sachant que nous avons la technologie de traquer les pensées des gens ainsi avec une technologie qui se fait de plus en plus discrète : à qui appartiennent les informations inconscientes produites par notre cerveau?

Un speakeasy secret sponsorisé par Car2Go

Le plaisir de C2, c’est de rencontrer des gens dans un contexte spectaculaire! Il peut parfois être difficile d’avoir le courage d’entamer une discussion avec quelqu’un d’une industrie un peu plus distante que la nôtre. Car2go avait, à cet effet, créer un speakeasy secret dans l’un des coins de C2.  Le mot de passe, obtenu de bouche à oreille, permettait d’accéder à la petite salle où ne se trouvait qu’une seule grande table.

L’ambiance y était alors tout à fait propice pour s’introduire à son voisin et faire de nouvelles connaissances. J’y suis restée quelques heures pour discuter avec une belle brochette de gens que je n’aurais jamais osé approcher autrement!

Ma petite face dans un des coins du speakeasy

(Plus de photos du speakeasy ICI)

Ne pas reproduire les biais – des conférences importantes

À travers la folie des activités, des braindates, des laboratoires, des tours de bateaux sur le canal et laboratoires, C2 est tout d’abord une conférence! Voici les trois conférences qui ont marqué ma présence à C2.

Tout d’abord, l’une des invités d’honneur, Chelsea Manning s’est prononcée sur l’Intelligenc Artificielle et les débordements qui l’ont amené à devenir l’une des plus célèbre “whistle blower” des États-Unis. Pour voir des photos, c’est ICI.

«Just because you can build a tool doesn’t mean you should» (Simplement parce qu’on peut construire un outil n’est pas une raison de le faire.)

Ensuite, l’un de mes coups de coeur en terme de conférence fut celle présentée par Timnit Gebru (@TIMNITGEBRU), une chercheure Postdoctorale chez Microsoft Research.

Elle présentait les dangers de reproduire dans les ensembles de données et à travers nos algorithmes, de graves biais à l’égard des femmes et des minorités visibles.  Il semblerait que nous faisions une grave erreur en pensant que les «machines» qui prendront les décisions financières, médicales, voire légales du futur seront justes et équitables : les fondations sur lesquelles leurs apprentissages seront faits reproduisent les mêmes biais que les gens qui les programment ou participent aux collectes de données.

Gebru énonce d’ailleurs qu’il s’agit d’un problème de représentativité surtout, d’où l’importance de faire place aux femmes et aux minorités visibles dans les grands laboratoires de machine learning de ce monde. Ces erreurs d’échantillonnages ont d’ailleurs déjà été vécu dans d’autres industries, entre autres dans le cas du domaine médical. Des erreurs qui ont impacté grandement les populations sous-représentées dans les recherches.

«AI has lots of opportunities but we should have safety measures in place.  We should take things like bias seriously. Let’s learn from other industries.» (L’intelligence artificielle offre beaucoup d’opportunités, mais il faut des mesures de sécurité en place. Nous devons prendre des choses telles que les biais au sérieux. Apprenons des autres industries.)

Finalement, nous ne serions parler du dernier C2 sans mentionner Snoop!

Une conférence un peu loufoque puisque l’animateur avait, de toute évidence, un peu trop profité du sujet de la conversation à venir : le pot!

Snoop, musicien et entrepreneur dans l’industrie de la marijuana, a discuté longuement et avec beaucoup d’humour, d’humilité et d’humanité de son monde, son entreprise et de ce que représentait la marijuana pour lui.

L’importance du produit, longtemps stigmatisé dans les soins médicaux contre les douleurs chroniques, était partie intégrante de son discours.

Pour le paraphraser, «Vous savez, ces drogues à la télé qui énumèrent une liste effrayante d’effets secondaires? Le weed pourrait être aussi efficace et n’avoir comme effet que de la relaxation et un appétit augmenté!»

Le public a eu l’occasion de poser plusieurs questions (puisque l’interviewer était «ailleurs») – on y a appris de sympathiques détails quant à son amitié avec Martha Steward qu’il décrit comme «sa tante favorite» et également sa position quant à l’incarcération des gens ayant fait le traffic de la marijuana pré-légalisation :

«I want to be their voice» (Je veux être leur voix.), de dire Snoop lorsqu’on lui demande ce qu’il pense que l’on devrait faire avec les gens qui ont déjà été condamné pour la revente. «I don’t want to be the one that profits off of [cannabis] while they’re being incarcerated. As a black man, I understand that we were profiled when we were put in jail in the first place because I went to jail many times because of marijuana. It’s documented. So now, I’m sitting back making money off of marijuana, but then you got some other black men that are being incarcerated still and not being looked at. If you really want to reform, you have to reform them first and foremost.»

(Je ne veux pas être celui qui profite de [cannabis] alors que d’autres sont incarcérés. En tant qu’homme noir, je comprends que nous avons tout d’abord été profilé lorsque nous avons été placé en prison puisque j’ai moi même été en prison à quelques reprises à cause de la marijuana. Il y a encore des hommes nous incarcérés et ignorés – si nous voulons une réforme, il faut les réformer eux en premier lieu.)

Cette entrevue fut ensuite suivie d’une soirée de festivités : je ne croyais pas que Snoop jouerait du Journey durant son DJ Set, mais ce fut une très fun surprise! Pour plus de photos, c’est ICI.

Movin On – la version un peu plus “corporate” du party qu’est C2

Finalement, la semaine d’après C2, le site était réutilisé pour la conférence Movin On par Michelin. Soit une version un peu plus «corpo» et orientée vers les transports de C2.

Dans mes coups de coeur, je devais absolument mentionner les funérailles du téléphone mort :

Un laboratoire sur les préjugés

J’ai aussi eu la chance d’assister à un laboratoire sur les préjugés.  Dans une salle remplie de miroir, nous devions nous confronter à nos propres biais via l’entremise du storytelling de gens stéréotypés via de petites cartes.

Les participants étaient tout d’abord invités à deviner le nom des gens qui participaient à l’atelier.

Selon la dame qui devait me présenter, j’étais une Isabelle présente pour présenter son start up en lien avec l’environnement.

Toujours intéressant de savoir que, dans un univers plus corporatif, je passe pour une grano idéaliste, ahah!

Mobilité, data, etc.

Les objets connectés et les voitures du futur – tels étaient les thèmes abordés durant les conférences! Les sujets étaient beaucoup plus techniques et avancés, mais il y a quelque chose d’ultra inspirant à regarder les gens penser le futur des villes et des méthodes de transports.

J’ai finalement eu la chance de participer au «test drive» de voitures ultra-perfomantes et écologiques lors de Movin On. J’ai choisi comme voiture la Karma Revero (je trouvais la Tesla un peu trop cliché comme choix, ahaha).

Je suis honnêtement convaincue que l’intérêt des marques ultra de luxe envers les technologies plus vertes est ce qui permettra de faire avancer le plus rapidement possible la technologie des voitures, plus vite via la création de batterie à performance élevée.

En attendant, quel ne fut pas mon stress de me promener dans les rues de Griffintown dans une voiture qui vaut plus chère que mon premier condo! Disons que je me sentais beaucoup plus à l’aise à conduire une Communauto mobile gracieusement offerte avec mon billet pour Movin On! (Et entre vous et moi, je n’y ai pas vu taaaaaant de différence en ce qui a trait de conduire dans le traffic à 10km/heure!)

Au final – C2 et Movin On auront été deux semaines chargées et inspirantes de contenu, de réflexions et de rencontres!

Y serez-vous l’an prochain?  Je compte bien y être dans mon cas!

Crédit pour les photos : Catherine Dupont-Gagnon.

 

Vous devez goûter à ce spiritueux : le brandy de pommes

Du brandy de pommes du Domaine Lafrance.

Le 20 février dernier, Ariane et moi avons été invitées à vivre une soirée toute spéciale en l’honneur du dévoilement d’un tout nouveau brandy des Vergers du Domaine Lafrance de St-Joseph du Lac.

Les festivités intimes ont eu lieu dans l’étroit, mais chaleureux, bar éphémère Tribute – un bar de style speakeasy situé au 1270 Sainte-Dominique pour un temps très limité (jusqu’au 28 février – ne tardez pas!).

On vous parle du brandy de pommes du Domaine Lafrance.

Ce bar au concept plutôt unique ne présente que des alcools d’ici, des micro-distilleries plus précisemment.  Les barmen, talentueux, (allez les voir ICI) nous ont d’ailleurs servi des cocktails parmis les meilleurs que j’ai pu déguster à Montréal. Nous nous sommes attardées à l’endroit passé le 5 à 7, pour profiter de l’ambiance et des oeuvres d’art accrochées au mur – encore une fois, provenant toutes d’artistes locaux. On y retrouvait, entre autres, MC Marquis

On vous parle du brandy de pommes du Domaine Lafrance. On vous parle du brandy de pommes du Domaine Lafrance. On vous parle du brandy de pommes du Domaine Lafrance.

Mais, je m’avance! Revenons-en au dévoilement du brandy et à son histoire telle que racontée par Eric Lafrance lors de cette soirée.  Une entreprise familiale d’ici – un terrain couvert de pommiers et un rêve : celui d’être distilleur : un rêve maintenant accompli et plutôt réussi! Le produit final est un brandy de pomme au goût fruité avec un profil aromatique de caramel et de vanille. Yum!

Au cours de la soirée, deux cocktails élaborés pour le brandy, avec des produits locaux, nous aurons été servis – voir les recettes plus bas pour les reproduire à la maison. Le premier, un Whiskey Sour – préparé avec du sirop de pomme plutôt que du sirop simple. Le deuxième, un Manhattan version Québec préparé avec un Vermouth de la marque Rouge Gorge (un produit que je recommande chaudement d’ailleurs pour vos negronis) et un généreux 2oz de brandy Georges-Etienne.

On vous parle du brandy de pommes du Domaine Lafrance.

D’ailleurs, l’ambassadeur de la marque, Etienne Bay – un barbu très sympathique, nous a également invitées à déguster le brandy en version vieillie de 5 ans. Si vous souhaitez vous initier à l’univers du brandy, le produit est riche en goût, mais demeure accessible grâce à son aspect fruité qui ressort beaucoup.

On vous parle du brandy de pommes du Domaine Lafrance.
Nos cocktails de fin de soirée, faits avec du gin local.

Au final, je fus bien contente d’avoir la chance d’y être et d’avoir découvert de nouveaux produits locaux! L’intimité de l’évènement nous a donné l’occasion de vraiment profiter de l’endroit, que je compte d’ailleurs revisiter avant qu’il ne disparaisse et je compte définitivement passer à la SAQ pour ajouter quelques produits à mon petit bar!

 

 

On vous parle du brandy de pommes du Domaine Lafrance.

 

On vous parle du brandy de pommes du Domaine Lafrance.

 

Crédit photos : Ariane Martineau

Crédit recettes : Domaine Lafrance

 ariane reviseure

Les 5 places à Montréal où sortir ta bestie qui a le cœur brisé

Bzzz. Bzzz. Ton téléphone vibre. 10 nouveaux messages – ta meilleure amie vient de se faire « dumper ».   C’est la fin du « cuffing season » et elle aura été une des victimes de ce triste phénomène du dating moderne. Enfile ta cape de super héros, dis-lui de mettre de beaux talons hauts – c’est le temps de l’empêcher de s’isoler dans un trou noir de morve et de larmes et de l’amener à des endroits sympathiques pour lui remonter le moral et l’aider à configurer son profil Bumble.

Empire Exchange

Tout d’abord, comblons le vide émotionnel par la traditionnelle cure de magasinage! Cette petite boutique sur St-Laurent a tout ce qu’il faut pour faire sourire ton amie en peine. De la breloque au message « girl power » à la petite robe au style vintage qui la fera se sentir belle.

D’ailleurs, si elle souhaite se débarrasser d’un gilet offert par l’ex-amoureux, la boutique offre un service d’achat de vêtements vintage contre une carte-cadeau en boutique ou un don à certains organismes, dont Chatopia (comme ton amie a vraiment peur de finir en crazy cat lady).

Le thé au Ritz

Si c’est le début de l’après-midi, t’es en business. Il se trouve, au Centre-Ville, l’endroit parfait pour faire sentir ton amie fraîchement rejetée comme une princesse tout droit sortie d’un conte de fées. En attendant le vrai prince charmant.

Le « high tea » est servi dans le salon, au rez-de-chaussée du prestigieux hôtel le Ritz-Carlon, tout près d’un magnifique feu de foyer. Les bouchées vont des petits sandwichs au concombre aux décadents scones servis avec de la crème et de la confiture de rose.

En gros, voici l’effet recherché pour cet après-midi à prendre du thé :

Gif via : tumbl.com

En prime, vous pouvez vous commander une flûte de champagne pour finir tout ça en beauté ou comme appétitif pour la prochaine destination.

Des ramens au Yokato Yokabai

Un gros bol de nouilles servies dans un goûteux bouillon épicé – c’est exactement ce qu’il te faut pour réchauffer l’âme de ton amie qui vient de perdre la personne qui la réchauffait durant les nuits frisquettes de janvier.

L’ambiance est feutrée, les ramens sont parmi les meilleurs à Montréal, les prix plus que respectables – et la bière au gingembre se marie à la perfection avec l’épicé du bouillon.

Les ramens sont servis avec un petit plateau de condiments et ma recommandation de pro est de vous gâter avec le gingembre salé. Ne vous en faites pas trop pour votre apport en sel pour ce soir… de toute façon, toutes ces larmes versées nécessitent bien qu’on remplace les hydrolites perdues.

Le Boho

Derrière un mur, dans le Vieux-Port, se trouve un bar secret qui n’est plus tant secret que ça – mais mon cœur d’enfant est convaincu à tout jamais que se glisser derrière un mur pour entrer dans un bar est une expérience qui a un petit quelque chose de magique!

Ce speakeasy aux couleurs estivales saura à tout coup redonner des couleurs à ton amie (à défaut d’avoir le budget de lui payer la traite dans le Sud) – optez pour un de leurs délicieux cocktails ou encore carrément pour une bouteille de mousseux qui sera servie dans des petits verres vintage. C’est le temps de célébrer le célibat, la liberté, l’amitié et…

Comme c’est un petit endroit sombre et intime – il n’y aura pas trop de témoins si elle ressent une montée de larmes en fin de soirée!

Le Sparrow

Finalement, que serait une soirée festive entre amies sans le traditionnel brunch le lendemain matin midi? Pour conclure cette tournée réconfortante à travers la ville et offrir tes conseils et ton soutien moral à ta bestie en un doux dimanche, offre-lui de passer au Sparrow sur la Main.

Le café y est bon et corsé et je recommande fortement la shakshuka – un plat au four composé de tomates garnies d’un œuf – encore une fois, un plat tout en réconfort.

Photo via : shutupandeat.ca

Ne reste qu’à s’installer près de la fenêtre et regarder les gens passer sur la rue – la vraie cure à un cœur brisé, ça reste les bonnes amies qui nous aime et le temps, tout simplement.

 

 marieve duchaine reviseure

 

Mes coups de coeur Best Buy

google home mini best buy techno

Récemment, j’ai été invitée par Ariane à la rejoindre lors d’une expérience en magasin.  La visite servait à présenter la mise à jour du look du magasin Best Buy au centre-ville et de découvrir des idées cadeaux techno sympathiques pour les Fêtes.

La nouvelle disposition du magasin a vraiment pour objectif de laisser aux gens l’occasion de tester et de jouer avec les produits. J’aime bien le concept – je suis une adepte de l’achat en ligne, mais je vois entièrement l’utilité d’aller expérimenter certains items plus dispendieux en magasin afin de s’assurer que ça s’intégrera bien à notre chez-soi.  Le but ultime de la tech étant, après tout, de nous faciliter la vie de façon seamless.

 

Mes coups de coeur

 

Purificateur d’air Dyson

J’ai un chien berger allemand à poil long.  J’ai un copain asthmatique.  Je passe vraiment pas l’aspirateur aussi souvent que je le devrais.  Bref, j’ai eu un méga coup de coeur pour le purificateur d’air / ventilateur / chaufferette de Dyson qui, en plus d’être un-tout-en-un performant, a également un joli look design – et pas de lames qui tournent ou de surfaces brûlantes qui sont dangereuses pour les museaux de chiens curieux.

Dans le moment, je suis prise avec une vieille chaufferette que je n’active que lorsque je peux la surveiller et un filtre à air qui prend beaucoup de place dans mon appartement.  J’ai bien le goût de m’offrir une gâterie ce Noël, sauver de l’espace et de respirer mieux!

 

It’s not just a TV, it’s a work of art. #samsungframe #artgallery

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Écran décor

Dans les faits, je n’ai pas d’écran de télé dans mon petit studio, parce que je trouve ça si laid un gros rectangle noir au milieu de mes belles illustrations que je choisies avec soin.  Je me retrouve donc à écouter mes émissions préférées sur mon petit ordi de 11 pouces.  Ça va mal quand il y a de la visite!

Samsung a réglé le problème en créant une télé qui se déguise en tableau d’art lorsqu’elle n’est pas utilisée! Les différents finis sont hyper pratiques (blanc, noir et bois) et permettent à la télé d’évoluer avec notre décor. On peut y mettre ses propres oeuvres ou photos – ou encore se baser sur les oeuvres offertes par l’entreprise à même la télé.   C’est sans compter que c’est une smart TV – et donc qu’elle irait à merveille avec mon prochain coup de coeur…

 

Google Home

” Ok Google… ” – j’ai tout de suite été charmée par le Google Home mini qui nous a été présenté.  Compact, efficace – en plus d’offrir une belle qualité sonore pour jouer de la musique.  Je rêve toujours un peu au moment où nos maisons seront entièrement ” intelligentes ” – et le Google Home est vraiment un pas dans la bonne direction!  Comble du bonheur : Best Buy nous a offert l’item en question dans notre sac cadeau et j’ai donc pu le ramener directement chez moi et tester comment je l’intégrais à mon quotidien!

Verdict : non seulement je me sens un peu comme dans Star Trek au quotidien lorsque j’interpelle Google, mais en plus, c’est vraiment pratique!  (Surtout la fonction ” Ok Google… Snooze ” le matin!)

Bref! Si jamais vous manquez d’inspiration pour les geeks de votre vie, allez faire un tour au Best Buy – la sélection en magasin est vraiment superbe et il n’y a rien comme tenir un gadget dans ses mains pour se créer des besoins!

Joyeux temps des Fêtes!

 

Texte composé par Catherine Dupont-Gagnon

     ariane reviseure

 

 

 

 

 

 

Crédit photo couverture : Google Home