Critique du mois de février : L’univers de Constance Prévost

l'univers de constance prévost

L’automne dernier, Folie Urbaine a reçu beaucoup de livres en services de presse et parmi eux : L’univers de Constance Prévost par Les Éditeurs réunis. J’avais hâte de le lire parce qu’il m’intriguait beaucoup. Il s’agit du premier roman de l’auteure, Amélie Vallée, qui a d’ailleurs déjà écrit pour un petit journal, l’Hebdo du St-Maurice. C’est 408 pages d’humour, de divertissement, d’amitié et tout ce qu’on aime d’un bon chick lit.

L’histoire est celle de Constance Prévost, une jeune femme qui a du mal à entretenir ses relations amoureuses : disons qu’elle a le défaut de vouloir materner ses chums, de chercher à tout prix LA perfection, de se lasser et passer au prochain. Elle désire un homme qui lui donnera des frissons, qui se dévouera pour elle, qui a de l’ambition, etc. Selon moi, c’est légitime, mais Constance s’accroche aux petits détails. Ses amis Tess et Étienne décident d’intervenir en lançant un défi à Constance : celui de s’inscrire à un site de rencontre et de devoir respecter des règles que je vous laisse découvrir par vous-mêmes. J’ai adoré les personnages de Tess et Étienne : le trio d’ami.es est très hétéroclite et ça rend le tout très divertissant. Tess est une femme un peu naïve qui accumule les conquêtes qui lui font vivre plein d’expériences, attirée par des hommes d’autres cultures et très ouvertes à essayer de nouvelles choses ; Étienne, le tombeur des dames, homme confiant et un peu baveux qui aime obtenir ce qu’il désire.

Il n’y a pas de mots pour décrire comment s’est déroulée ma lecture. J’avoue qu’au début, j’ai eu un peu de mal à embarquer — peut-être trop pressée d’entrer dans le vif du sujet ? —, mais, dès la première date du personnage principal, les pages se sont défilées dans le temps de le dire. On y découvre une femme qui évoluera avec vous, une belle amitié et, malgré le défi qui sort tout de même de l’ordinaire, celui-ci m’a fait vivre beaucoup d’émotions. Je me suis même demandé si, moi-même, je laisserais mes amies m’embarquer dans ce genre d’histoires : les laisser choisir mes prétendants et analyser ceux-ci pour peut-être trouver le bon. Je crois qu’il faut le vivre pour le savoir et, à travers ses pages, on devient complice de la vie amoureuse de Constance.

Si vous cherchez un roman qui se lit bien, avec une écriture unique et fluide, je vous recommande celui-ci.

Karelle gauthier

D’amour et d’amitié

d'amour et d'amitié

Je n’ai jamais été une grande fanatique de la Saint-Valentin, même en couple. C’est peut-être le fait qu’on mette le spotlight sur les couples qui justement me dérange! Toutefois dans ma tête, la Saint-Valentin c’est la fête de l’amour au sens large. Une journée où tout le monde célèbre l’amour pour ceux et celles qui les entourent. Que ce soit des collègues, des ami.es, notre famille, nos enfants, etc. NON. La Saint-Valentin n’est pas JUSTE pour les couples. NON, ce n’est pas obligatoire d’acheter de la lingerie, amener son partenaire au restaurant, acheter des roses, une boîte de chocolat, des diamants et finir le tout dans un immense lit avec plein de pétales de rose. T’as le droit de le faire, mais t’es pas obligé non plus, tssé! T’as également la possibilité de faire une soirée entre amies et manger de la pizza en buvant des shooters pis juste avoir du fun! Passer la soirée à célébrer l’amour que t’as pour des gens.

Moi, ma Saint-Valentin c’est comme ça que je la fête, parce que pour moi, l’amour c’est plus qu’une toune de Céline Dion, une déclaration d’amour ou peu importe quoi. C’est une journée où j’en profite pour dire un million de fois à mon entourage que je les aime! C’est envoyer des cœurs emojis de manière abusive et m’organiser – si mon budget me le permet – une belle sortie en bonne compagnie.

Donc aujourd’hui, je vous invite à saisir l’occasion de dire aux personnes que vous aimez qu’elles sont importantes pour vous. Pas juste à votre mari, femme, blonde, chum. L’amour englobe une réalité tellement plus grande! Faites du bien autour de vous, faites l’amour, passer du bon temps avec vos ami.es, votre famille, gâtez ceux qui vous font du bien, et PROFITEZ DE CETTE JOURNÉE POUR VOUS GÂTER VOUS-MÊMES!

Ce n’est pas une journée fériée, mais tant qu’à avoir une journée de fête où il y a du rouge et des cœurs partout, appropriez-vous celle-ci, souriez à pleines dents, et have fun!

Mon petit cahier de notes

mon petit cahier de notes

Mon petit cahier de notes. Celui qui m’aide à me libérer l’esprit, qui me permet de mieux dormir, de rêver, de noter des idées et plus encore. Ce petit cahier, il est toujours avec moi. Dans mon sac, sur mon bureau au travail, à côté de mon lit.

Mon petit cahier de notes. Il m’a permis de conserver des idées d’articles, des textes inspirants, profonds. J’ai pu, grâce à celui-ci, me souvenir de mes idées et d’en créer quelque chose de beau.

Mon petit cahier de notes. Il m’a permis de dormir. C’est le psychologue qui me l’a suggéré. Moi qui ai toujours un million de choses dans la tête et qui arrive rarement à me reposer, maintenant je note tout. Que ce soit comment je me sens, mes cauchemars, mes peines, mes joies, les choses que j’ai à faire. Tout y est inscrit et je peux par la suite me laisser aller dans les bras de Morphée ou tout simplement arrêter de stresser.

Mon petit cahier de notes. Il est précieux. Tellement de choses y sont inscrites, ce n’est pas un journal intime, mais presque. Il est ma béquille, mon oreille attentive et mon ami imaginaire quand j’ai besoin de confier des choses qui ne se disent pas. Parce que oui, il y a des choses qui ne se disent pas.

Mon petit cahier de notes. Des fois j’y gribouille ma commande de sushis ou je calcule des montants d’argents quand vient le temps de payer mes comptes. Quand je parle au téléphone, il m’arrive de l’ouvrir pour dessiner des petits bonhommes.

Mon petit cahier de notes. Il m’accompagne lorsque j’ai des rencontres avec Folie Urbaine ou une rencontre d’opportunités. C’est plus qu’un agenda, c’est la rallonge de mon cerveau. Il contient tout ce que je ne dois pas oublier et tout ce que je ressens.

Mon petit cahier de notes. Il m’a aidé à traverser plusieurs tempêtes. À me lancer dans de nouveaux projets, parce que mes idées y étaient gardées précieusement.

Mon petit cahier de notes n’est jamais le même, des fois au fil des pages, je dois le remplacer. Mais je les conserve tous, aussi précieux les uns des autres. Une extension de moi-même. Des mots et même de mon âme.

Si tu me vois écrire dans mon petit cahier de notes, sache que ce sera gravé dans le temps. Parce que oui, mes cahiers de notes traversent le temps depuis plus de 20 ans.

Dans la sacoche…des fondatrices

Dans la sacoche...des fondatrices

On vous propose une nouvelle thématique d’articles mensuels pour l’année 2019. Chaque mois, les fondatrices vous invitent à en découvrir un peu plus sur elles et vous donneront accès à certains aspects de leur vie.

C’est avec bonheur qu’elles partagent avec vous, pour le plaisir, le contenu de leur sac à main.

Je n’ai jamais été le genre de fille qui traîne 1001 choses dans sa sacoche, je dirais même que je suis loin d’être celle qui a toujours tout sous la main. Je ne traîne pas de Kleenex, de Tylenol ou de trucs du genre. Si, pendant un certain temps, j’avais de grands sacs à mains que je portais sur l’épaule, maintenant je privilégie les petits sacs qu’on peut porter en bandoulière afin d’avoir les mains libres. Je ne possède que très peu de sacoches et je choisis presque toujours les teintes neutres. Bref, je ne considère pas le sac à main comme un accessoire mode, mais plutôt comme un objet pratique qui me permet de transporter mes essentiels. Dans celui-ci, on retrouve principalement mon porte-feuilles, mes clés, mon cellulaire, mon iPod, un ou deux baumes à lèvres (il m’en faut en tout temps à portée de main) et un trop grand nombre de rouges à lèvres. J’ai aussi une lime pour les ongles, de la crème pour les mains, un fil pour recharger mon téléphone, un paquet de gomme et, parfois, quelques coupons-rabais ou factures qui traînent. C’est impossible pour moi de ne pas traîner ma sacoche partout où je vais, à part à l’époque où je sortais dans les bars et que je rangeais ma clé de voiture et mon argent dans le décolleté de ma camisole! Ah le bon vieux temps! – Jennifer


Dans la sacoche des fondatrices

J’ai plusieurs sacoches. Mais, je n’aime pas ça en traîner une. Je sais, c’est bizzare quand même! Je suis plus du genre à tout mettre dans mes poches ou demander à mes amies de mettre quelques trucs dans leur sac à elles. À la base, j’ai toujours mes clés, mon cellulaire, un baume à lèvre et de l’argent ou ma carte de débit. Parce que oui, j’ai un porte-feuilles, mais je ne le traîne jamais. C’est d’ailleurs une des raisons qui fait en sorte que je doive aller à la banque refaire une carte de débit assez souvent, puisque je la perds régulièrement! Bref. Il m’arrive tout de même d’opter pour une sacoche et la remplir, tsé tant qu’à l’avoir! Sinon, j’ai toujours mon sac à dos pour me rendre au travail. Alors c’est ce que je vais vous décrire. Donc, ce que j’ai toujours avec moi, c’est : idéalement, mon porte-feuilles (quand j’y pense), mon cellulaire, mes clés, mon agenda, un petit carnet de note, un crayon, un baume pour les lèvres, des écouteurs, un roman, un élastique à cheveux, de la crème pour les mains, des lunettes de soleil, des Tylenol, ma tasse de café (quand j’y pense), une barre-tendre (souvent écrasée). Mais c’est sûr que lorsque je pars faire mon épicerie, j’ai mon cellulaire, mes clés et ma carte de débit dans ma poche de jeans arrière, je n’ai pas besoin de plus! – Karine

J’ai 1000 et un sac à main. J’aime en avoir un pour presque toutes les occasions, pour mes différents looks. Pour faciliter le transfert d’un sac à l’autre, j’utilise des pochettes pour classer mes effets personnels. En plus de l’essentiel, mon porte-monnaie et mes clées, j’ai de multiples objets utiles comme une lime à ongles, des médicaments pour les maux de tête, des lingettes sèches qui expand avec de l’eau, des papiers mouchoirs, mon petit pot de crème Belif que j’adore, des menthes, mes écouteurs Sony avec noise cancelling, mon baume à lèvres Yves-Saint-Laurent, mes Pixel Buds pour dépanner, ainsi que beaucoup trop de rouges à lèvres. Dernièrement, je sors avec un petit sac à dos jaune moutard et il contient surprennement beaucoup! En plus, ça libère tes mains et j’ai moins mal au dos en ayant un sac balancé sur mes deux épaules. Yes! J’ai 30 ans, mais je retourne en arrière avec des accessoires du genre. -Ariane


Dans la sacoche...des fondatrices

Et toi, que contient ton sac à main?

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Révision par Ariane Martineau

Ben oui, la dépression m’a changée !

ben oui la dépression m'a changée

Oui j’ai changé. Je ne suis plus la même personne depuis que mon monde tout entier s’est écroulé. Mon corps, mon âme, mon cœur se sont écroulés tous ensemble, main dans la main. J’ai shut down tout d’un coup et j’ai eu besoin qu’on me fasse un reset qui était nécessaire. J’étais sur le point de tirer la plogue une fois pour toutes, mais j’ai eu de l’aide juste à temps.

J’ai vécu la dépression et je peux te dire que c’est difficile. C’est ardu de juste essayer de comprendre ce qui se passe en dedans de toi, imagine-toi devoir l’expliquer aux autres. C’est une période où tout est centré sur toi-même, tu dois avancer, te trouver des repères, te créer une routine, prendre soin de toi, écouter ton corps, etc. Il y a eu les rendez-vous chez le médecin, le psychologue, le psychiatre et la médication. Un cocktail complet de choses qui demande une certaine adaptation, tout cela pour ton bien-être, pour aller mieux.

Tu ne sais plus qui tu es. On t’a remis à zéro. Il te reste encore quelques repères : tes ami.es, ta famille, ton chum, mais tu ne penses plus pareil, certaines choses ont disparu en toi et d’autres sont entrées.

Une dépression, ça change un humain, ça change une vie.

Quand tu finis par aller mieux, tu te rends compte qu’il y a des choses ou des personnes que tu ne désires plus dans ta vie. Tu reconstruis petit à petit ton quotidien, tes projets, tes rêves, tes ambitions, etc. Des sentiments que tu avais avant disparaissent et d’autres apparaissent. Je me suis longuement forcée à ne pas changer. Mais la vérité c’est que c’est normal de changer après une dépression (ou tout court un moment dans sa vie). On va mieux, on veut continuer d’aller mieux et il y a des choses qui doivent changer pour cela.

La culpabilité, je n’en ai plus. J’ai changé et je continue de changer pour moi, pour mon propre bien-être. Je suis la seule à avoir le contrôle sur mes sentiments, mes émotions, mes réflexions, etc. Personne n’est en droit de me dire ce qui est bien pour moi. Je me suis créé une carapace pour faire face aux personnes qui me jugent, me font la morale, me tirent vers le bas.

Moi, je veux du beau. Que du beau. Le laid, il y en aura toujours. Mais j’ai envie d’illuminer ma vie avec le beau. J’ai tellement longtemps vécu avec une ombre noire au-dessus de la tête, que, maintenant, je peux voir le ciel bleu et le soleil ; j’ai envie d’en profiter et de ne laisser rien ni personne m’en empêcher.

Donc, ben oui, la dépression m’a changée ! Tu as le choix d’accepter qui je suis ou de choisir un autre chemin sur lequel je ne t’accompagnerai pas.

Karelle gauthier

Prendre soin de ses cheveux : quelques conseils – partie 1

On se dit beaucoup de choses lorsque l’on s’échange des trucs, que ce soit pour notre peau, nos vêtements, la nourriture, mais aussi et très souvent pour nos cheveux. Pour ma part, c’est évident, je fais confiance à 110% aux produits René Furterer ainsi qu’à mon coiffeur Simon du Le Villeray artistes coiffeurs. Mais ce n’est pas tout, il y a tellement de choses que l’on peut faire pour bien prendre soin de ses cheveux, et il y a tellement de choses à éviter également. J’ai donc décidé de vous concocter un article qui regroupe des petits trucs pour une chevelure en santé incluant des choses à éviter! Je reçois beaucoup de questions via les réseaux sociaux et avec Simon, nous allons y répondre de manière régulière, sous forme d’articles, comme celui-ci.

  • La fréquence pour couper vos cheveux est autour de 3 à 4 mois pour la longueur et au moins à chaque mois pour la frange. Pourquoi? Parce qu’il y a beaucoup de vaisseaux sanguins et de muscles au niveau du front qui font en sorte qu’à cet endroit, les cheveux poussent plus vite. C’est la même chose au niveau de la nuque.
  • Le fer plat ne devrait pas être utilisé quotidiennement. Les jours suivant la première mise en plis, vous devriez utiliser le fer que pour la finition. De plus, assurez-vous d’avoir un bon fer plat et de l’utiliser avec un thermo protecteur. Par exemple, vous pourriez utiliser le thermo protecteur Lissea sur vos cheveux humides ainsi qu’un spray gloss sur vos cheveux secs juste avant de passer la plaque chauffante. Avec un bon séchoir et de bons produits protecteurs, la chevelure sera déjà belle même séchée à l’air ou avec les mains.
  • Lorsque vous utilisez le fer plat, passez une seule fois sur chacune des mèches, si vous repassez trop souvent, vous abîmez le cheveu, même si vous utilisez un bon produit thermo protecteur.
  • Lorsque vous attachez vos cheveux, utilisez les élastiques en spirale ou les chouchous, évitez les élastiques qui arrachent les cheveux. De plus, pour aider l’oxygénation des cheveux, passez la tige de votre peigne pour créer un lousse et de l’espace.
  • Évitez de dormir avec des cheveux humides ou au moins prendre le temps de sécher le cuir chevelu si vous manquez de temps. Idéalement, après avoir lavé vos cheveux, vous devriez toujours les sécher pour éviter que votre cuir chevelu reste humide et devienne gras. Le mélange d’humidité et de chaleur sur le cuir chevelu sur une longue période peut créer des bactéries qui causent les pellicules.
  • Lorsque vous séchez vos cheveux, ne pas brosser vos cheveux avant. Idéalement, attendez au mi-séchage pour les brosser puisque lorsqu’ils sont mouillés, ils sont plus élastiques et la brosse ou le peigne endommage et arrache les cheveux. La séquence parfaite serait de sécher de moitié, brosser, puis finir le séchage à l’aide d’une brosse ronde.
  • Pour donner un peu de volume à vos cheveux, séchez vos cheveux dans le sens contraire de leur tombée naturelle. Lorsqu’ils sont secs, mettez de la laque sur le bout de vos doigts et massez en faisant de petits ronds en crêpant, et terminez en lissant le dessus des cheveux doucement avec une brosse ronde!

Ceci n’est qu’une partie des conseils, restez à l’affût des stories Instagram sur mon compte personnel et de celui de Folie Urbaine pour avoir la chance de poser des questions qui seront répondues dans de futurs articles! D’ici là, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec Simon ou Roxane du Le Villeray artistes coiffeurs pour un entretien-conseil adapté au besoin de vos cheveux.

8071 rue St-Denis | 514-903-7221

Folie Sofia logo reviseure

Je m’éloigne de toi, de nous

Je m'éloigne de toi, de nous

Je m’éloigne de toi, de nous. J’en suis consciente, même si, au fond de moi, j’espère encore retrouver cette petite flamme qui faisait en sorte que je ne pouvais pas me passer de toi. Mais c’est arrivé. Ce n’est pas ta faute. Ni la mienne d’ailleurs. C’est le temps tout simplement qui a fait qu’une distance s’est installée. Une séparation involontaire, mais peut-être utile. Le destin? Peut-être. Je crois aux amitiés qui durent toute une vie, mais je crois aussi que ça arrive, parfois, que deux personnes prennent des chemins différents, sans nécessairement cesser de s’aimer.

Toute ma vie j’ai vécu des friends break up. Pas toujours facile. Des fois, c’était mieux ainsi. D’autres fois, je n’ai jamais su pourquoi c’était arrivé. Je pense que, dans la vie, il y a des gens qui sont de passage et d’autres qui sont là pour rester. 

Dans la dernière année, j’ai appris à mieux me comprendre, je découvre qui je suis et j’apprécie l’humaine que je deviens. Je me suis rendu compte que jamais je ne pourrais être celle que les autres désirent que je sois. En fait, on ne peut pas demander aux autres de changer, de se forcer, de cesser d’évoluer. Non. J’ai trop souvent fait des efforts pour ne pas perdre des amitiés auxquelles je tenais. La vérité c’est qu’on change. Je change. Mes expériences, mes apprentissages, mes passions, mes pensées et même mes valeurs aussi. En évoluant, c’est évident qu’on finit par perdre certaines connexions et des affinités avec d’autres. Mais l’amour reste. Sauf que la relation change. On se voit moins, on s’écrit moins, les confidences diminuent et les invitations aussi. Mais, je le répète, l’amour reste. On n’est plus inséparable. Malgré cela, on reste des ami.es, mais pas de la même manière.

Je n’ai pas envie de cesser d’explorer le monde et la vie en général. Je veux continuer de changer au travers du temps. Je veux rester fidèle à moi-même, même si cela veut dire que je m’éloigne ou m’éloignerai de toi. Je crois que tout le monde doit se choisir au fond. Personne ne devrait choisir une relation au détriment de soi. Bref, c’est ce que, moi, j’ai compris. On restera toujours des ami.es; on a trop de souvenirs ensemble, mais nous serons plus inséparables. On rencontrera d’autres personnes, on fera de nouvelles expériences; chacun.e de notre côté. Je t’aime. Je nous aime. Mais on ne peut pas forcer ce que la vie a décidé pour nous. Il faut l’accepter, s’adapter et ne jamais s’oublier.

Karelle gauthier

J’ai peur d’avoir toujours peur

j'ai peur d'avoir toujours peur

On m’a violée. On m’a battue. On est entré dans mon intimité. On m’a brisée. 

C’est difficile de passer par-dessus un événement pareil. Aujourd’hui, plusieurs années plus tard, je vis cette soirée sans cesse dans ma tête, dans mon corps, dans mes tripes, dans mon âme. Il n’y a jamais eu de dénonciation, jamais eu de procès, jamais eu d’arrestations ; rien. J’ai gardé le silence. J’avais peur. Je ne peux pas regarder la vie sans faire référence à ce bout de mon passé. 

J’habite seule pour la première fois, et il m’arrive souvent d’avoir peur. Chaque bruit, chaque craquement, chaque ombre me glacent le sang. Je suis en thérapie depuis 2017, j’en parle, j’essaie de vivre avec. Mais mes démons… ce démon est encore là, peu importe ce que je fais. Aucun médicament, aucune parole, aucune thérapie, aucun mot ne peut me libérer entièrement. Je suffoque quand on est trop près de moi, j’ai besoin de ma bulle. Quand on frôle mon corps, je me crispe et je réagis. J’ai horreur d’avoir quelqu’un dans mon dos, mes poings se serrent. Souvent, on me dévisage en me traitant de folle. 

Quand je vais me coucher le soir, je m’assure que les rideaux sont tous bien fermés. Je vais vérifier que mes deux portes sont bien barrées. J’ouvre mon rideau de douche pour être certaine de voir ma baignoire. J’ouvre mes portes de garde-robes, je regarde et les referme. Quand je me couche dans mon lit, je vérifie que le couteau que j’ai caché est encore là. J’ai peur. Je crois que j’aurai toujours peur. Je n’ai jamais habité seule, je me suis sentie en sécurité longtemps parce que j’avais une présence, je pouvais, du moins, essayer de ne pas avoir peur.

J’essaie de ne pas écouter les nouvelles, de ne pas trop suivre l’actualité. Mais même si je tente d’éviter le laid, il y en a partout, on est entouré, envahi. Il y a eu la vague #metoo ; les nombreuses dénonciations, des procès, des personnalités qui se sont suicidées, des catastrophes naturelles, des tueries dans des écoles, des attentats, la guerre, Trump et encore plus. Au cinéma, dans nos séries et nos émissions québécoises, on parle de la réalité du monde dans lequel on vit, on parle de viol, de prostitution juvénile, de trafic humain, de suicide, de gens qui décident de tirer avec un fusil dans une foule, de faire exploser des bombes, de gouverner et de faire n’importe quoi. Avec tout ça, je n’arrive pas à ne pas avoir peur. 

J’ai écouté Grey’s Anatomie, 13 reasons why, Fugueuse, Unité 9, Victor Lessard, Blue Moon, American Horror Story, dans tous il y a du beau et du laid et c’est impossible de ne pas réagir, de ne pas ressentir des émotions qui font mal, qui ont un lien avec notre vécu, nos blessures. On ne peut pas éviter de faire des références avec notre propre vie, notre passé, notre présent. Chaque chose, que l’on voit ou que l’on vit, fait toujours revenir les souvenirs, bons ou mauvais.

Je l’avoue, j’ai peur. J’ai peur de toujours avoir peur, de ne jamais être capable de vivre complètement avec cette peur, avec des souvenirs qui font mal, encore aujourd’hui. On m’a déjà dit qu’on devient ce qu’on a été, que notre passé crée ce qu’on sera. C’est vrai. On n’oublie jamais vraiment, mais on apprend, on grandit et on évolue.

J’ai confiance qu’un jour, je saurai comment mettre ma peur de côté, d’apprendre à l’apprivoiser et peut-être même, un jour, la transformer en quelque chose de beau.

Karelle gauthier

Playlist de janvier

J’adore la musique! Je n’ai pas de style en particulier, je suis mon instinct, et c’est souvent des coups de foudre qui font en sorte qu’une chanson finit par s’ajouter à ma playlist. J’écoute principalement de la musique au travail. Avant, j’utilisais ma voiture chaque jour et j’écoutais la radio continuellement pendant la journée. À mon nouveau travail, c’est un peu différent. J’écoute de la musique dans le métro et quand je suis à l’ordinateur au travail, donc j’en écoute beaucoup moins.

À la maison, quand je fais du ménage ou que j’ai une pile de vaisselle à laver et qu’un peu de motivation est nécessaire, je dis à haute voix : « OK, Google, mets-moi une playlist! » Mais la musique, c’est émotionnel. Une chanson peut littéralement me faire vivre des hauts ou des bas. Des fois, j’ai des trips qui passent. Par exemple, écouter en boucle toutes les chansons de mon groupe favori : Queen. D’ailleurs, voici un bonus :

Mais en ce moment, c’est Céline qui hante mes pensées. Ses chansons, je veux dire. Je ne mets que des playlists d’elle et je me rends compte à quel point j’ai grandi avec sa musique. Bon, je dois avouer que je préfère ses premiers albums et que depuis quelques années, j’ai un peu déchanté. Je ne l’ai jamais vue en spectacle et c’est quelque chose qui se retrouve sur ma bucket list (nouveau truc dans ma vie, ben oui!). Donc, juste pour le fun et aussi parce que ça fait un petit bout que je voulais me faire une playlist de Céline Dion, la voici :


Eh non, la chanson du populaire film Titanic ne s’y trouve pas! Je ne l’ai jamais vraiment aimée, mais bon… Tout le monde a ses chansons favorites de notre Céline Dion.

Bonne écoute!

On finit par trouver notre place

trouver sa place

Toute ma vie, j’ai eu du mal à trouver ma place. Dès que j’en ai eu l’occasion, je suis partie de chez mes parents. J’avais l’impression de ne pas être chez moi, trop de règles, pas assez d’intimité. Mais ça ne s’est pas amélioré avec les années. En colocation avec mes ex, j’ai toujours le sentiment que je ne suis pas à ma place, qu’il manque un peu de moi partout. J’ai vite pris l’habitude de vouloir tout changer pour m’aider à me sentir mieux. Mais le sentiment d’imposteur était toujours là. J’avais l’impression que, peu importe ce que je ferais, je me sentirais chez moi nulle part.

Au travail, dans ma famille, dans mon entourage, j’ai toujours eu le même sentiment. Pis on s’entend que ça finit par peser lourd dans un petit cœur d’humain. J’ai toujours eu l’impression d’être le mouton noir, peu importe où je me trouvais. J’ai adoré cohabiter avec mes colocs, mais je partageais cet espace, je devais constamment penser que je n’étais pas seule, on séparait les tâches, etc. Même chose en cohabitation avec mon ex, mais là c’était encore pire, puisque je n’aimais pas du tout l’appartement et je changeais sans cesse les dispositions; ça devenait lourd à la longue. Je peux faire le parallèle entre ma vie sociale et familiale; la fille qui n’a rien, qui n’est pas stable, qui se cherche encore. Mes parents m’aiment, je le sais, mais je me demande s’ils sont fiers de la femme que je suis? J’ai toujours été mal dans ma peau et je leur en ai fait baver, je fitais nulle part. Même à mon ancien travail, j’avais l’impression qu’on voulait que je change ma personnalité, qui je suis, que je n’avais pas le droit d’être moi-même. C’était un peu difficile d’évoluer dans une organisation qui ne m’épanouissait pas. Bref, tous de petits exemples de mon immense sentiment d’être à ma place nulle part.

Mais. Oui il y a un mais. Aujourd’hui, c’est différent. Comme si dans la dernière année, tous les morceaux du casse-tête se sont enfin mis en ordre et une illustration est apparue. J’habite seule pour la première fois. Malgré qu’au début j’avais peur, je me sens bien et, surtout, je me sens chez moi pour la première fois de toute ma vie. Chaque parcelle de cet appartement est un bout de moi. Je sais que cela peut paraître kitsch, mais c’est ça pareil. Je ne suis pas encore installée à 100%, mais ça s’en vient.

J’ai un nouvel emploi qui me convient à 100%, tout est parfait. J’ai vraiment l’impression d’être là où je devais être. Je crée des choses, mon expertise sert beaucoup et l’équipe est formidable. Il y a plusieurs personnalités, mais on s’entend tous très bien. L’événementiel, c’est vraiment ça ma branche et je suis fière d’avoir réussi à me rendre où je me voyais. J’ai encore beaucoup à apprendre, mais je sais que je suis capable, que si je travaille très fort et que j’y crois, je pourrai défoncer n’importe quelle barrière.

Je me sens plus proche de ma famille que jamais. Les périodes plus sombres m’ont appris qu’on a tous notre place dans la vie d’une autre personne; il suffit de comprendre, d’être attentif et de prendre la place qui nous est offerte. Ne rien précipiter, pas de chichi, on n’a pas besoin d’être parfait, juste d’être nous-même, authentique, parce que ceux qu’on aime nous aiment pour ce qu’on est réellement.

J’ai donc réalisé que même si ça fait 30 ans que je me demande où est ma place, on finit par la découvrir. Pour ma part, j’ai trouvé ma place aux trois endroits qui pesaient lourd sur mes épaules, et c’est plus légère que je vais traverser le temps et relever tous les défis qui se mettront sur mon chemin.

Karelle gauthier