Critique du mois de février : L’univers de Constance Prévost

l'univers de constance prévost

L’automne dernier, Folie Urbaine a reçu beaucoup de livres en services de presse et parmi eux : L’univers de Constance Prévost par Les Éditeurs réunis. J’avais hâte de le lire parce qu’il m’intriguait beaucoup. Il s’agit du premier roman de l’auteure, Amélie Vallée, qui a d’ailleurs déjà écrit pour un petit journal, l’Hebdo du St-Maurice. C’est 408 pages d’humour, de divertissement, d’amitié et tout ce qu’on aime d’un bon chick lit.

L’histoire est celle de Constance Prévost, une jeune femme qui a du mal à entretenir ses relations amoureuses : disons qu’elle a le défaut de vouloir materner ses chums, de chercher à tout prix LA perfection, de se lasser et passer au prochain. Elle désire un homme qui lui donnera des frissons, qui se dévouera pour elle, qui a de l’ambition, etc. Selon moi, c’est légitime, mais Constance s’accroche aux petits détails. Ses amis Tess et Étienne décident d’intervenir en lançant un défi à Constance : celui de s’inscrire à un site de rencontre et de devoir respecter des règles que je vous laisse découvrir par vous-mêmes. J’ai adoré les personnages de Tess et Étienne : le trio d’ami.es est très hétéroclite et ça rend le tout très divertissant. Tess est une femme un peu naïve qui accumule les conquêtes qui lui font vivre plein d’expériences, attirée par des hommes d’autres cultures et très ouvertes à essayer de nouvelles choses ; Étienne, le tombeur des dames, homme confiant et un peu baveux qui aime obtenir ce qu’il désire.

Il n’y a pas de mots pour décrire comment s’est déroulée ma lecture. J’avoue qu’au début, j’ai eu un peu de mal à embarquer — peut-être trop pressée d’entrer dans le vif du sujet ? —, mais, dès la première date du personnage principal, les pages se sont défilées dans le temps de le dire. On y découvre une femme qui évoluera avec vous, une belle amitié et, malgré le défi qui sort tout de même de l’ordinaire, celui-ci m’a fait vivre beaucoup d’émotions. Je me suis même demandé si, moi-même, je laisserais mes amies m’embarquer dans ce genre d’histoires : les laisser choisir mes prétendants et analyser ceux-ci pour peut-être trouver le bon. Je crois qu’il faut le vivre pour le savoir et, à travers ses pages, on devient complice de la vie amoureuse de Constance.

Si vous cherchez un roman qui se lit bien, avec une écriture unique et fluide, je vous recommande celui-ci.

Karelle gauthier

D’amour et d’amitié

d'amour et d'amitié

Je n’ai jamais été une grande fanatique de la Saint-Valentin, même en couple. C’est peut-être le fait qu’on mette le spotlight sur les couples qui justement me dérange! Toutefois dans ma tête, la Saint-Valentin c’est la fête de l’amour au sens large. Une journée où tout le monde célèbre l’amour pour ceux et celles qui les entourent. Que ce soit des collègues, des ami.es, notre famille, nos enfants, etc. NON. La Saint-Valentin n’est pas JUSTE pour les couples. NON, ce n’est pas obligatoire d’acheter de la lingerie, amener son partenaire au restaurant, acheter des roses, une boîte de chocolat, des diamants et finir le tout dans un immense lit avec plein de pétales de rose. T’as le droit de le faire, mais t’es pas obligé non plus, tssé! T’as également la possibilité de faire une soirée entre amies et manger de la pizza en buvant des shooters pis juste avoir du fun! Passer la soirée à célébrer l’amour que t’as pour des gens.

Moi, ma Saint-Valentin c’est comme ça que je la fête, parce que pour moi, l’amour c’est plus qu’une toune de Céline Dion, une déclaration d’amour ou peu importe quoi. C’est une journée où j’en profite pour dire un million de fois à mon entourage que je les aime! C’est envoyer des cœurs emojis de manière abusive et m’organiser – si mon budget me le permet – une belle sortie en bonne compagnie.

Donc aujourd’hui, je vous invite à saisir l’occasion de dire aux personnes que vous aimez qu’elles sont importantes pour vous. Pas juste à votre mari, femme, blonde, chum. L’amour englobe une réalité tellement plus grande! Faites du bien autour de vous, faites l’amour, passer du bon temps avec vos ami.es, votre famille, gâtez ceux qui vous font du bien, et PROFITEZ DE CETTE JOURNÉE POUR VOUS GÂTER VOUS-MÊMES!

Ce n’est pas une journée fériée, mais tant qu’à avoir une journée de fête où il y a du rouge et des cœurs partout, appropriez-vous celle-ci, souriez à pleines dents, et have fun!

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : me réapproprier mon corps

Me réapprorier mon corps

Pour lire les précédentes chroniques, c’est ICI.

Il y a 9 ans, j’ai effectué un virage dans mon alimentation et mon régime de vie. Je me suis mise à l’exercice intense, je suis devenue instructrice de Zumba, j’ai perdu environ 30 livres. Je suis devenue un peu obsédée par la mise en forme et la nutrition. Je calculais mes portions, j’avais coupé presque toutes les sucreries et j’allais au gym 4 à 5 fois par semaine.

Est-ce que j’étais fière de moi ? Bien sûr. J’ai vraiment travaillé fort et fait des sacrifices pour atteindre mon objectif.

J’ai maintenu ce rythme pendant près de 5 ans, sans jamais fléchir ou presque.

Il y a 4 ans, j’ai commencé à écrire.

C’est devenu une drogue plus puissante que l’entraînement. Et c’est un peu moins forçant aussi, on va se le dire.

Ma passion s’est développée encore plus lorsque j’ai fondé Folie Urbaine. J’ai tranquillement commencé à espacer les entraînements pour faire plus de places aux événements et aux articles où je pouvais m’exprimer librement avec des mots.

Depuis un an, je n’ai conservé qu’un cours de Zumba par semaine et la marche et le vélo à l’occasion.

J’ai laissé mon corps reprendre du poids, plus que la moitié de ce que j’avais chèrement perdu. J’ai délaissé les exercices du corps, pour faire des exercices avec mon esprit.

J’ai perdu ma motivation de bien manger et de bouger tous les jours quelque part entre un 5 à 7 avec bouchées à volonté et un article sur les choses que j’aime faire l’été.

Quand je suis tombée sur la glace et que ma cheville s’est fracturée, ce fut le coup de grâce.

Condamnée à l’inactivité pour plusieurs semaines, après un mois où j’ai dû faire face à la douleur, aux médicaments et à un appétit en dent de scie, j’ai commencé à manger mes émotions pour passer le temps.

J’ai pu recommencer à m’entraîner après 11 semaines de repos, mais le mal était fait. Je n’ai pas repris les 30 livres que j’ai perdus il y a 9 ans, mais je suis loin d’être bien dans ma peau. J’ai perdu mes muscles, mon ventre est plus mou, mes fesses également, et mes capacités cardiovasculaires ont sacré le camp.

Je suis triste de constater que mes efforts ont été anéantis par plusieurs facteurs et le pire, c’est que je ne peux blâmer personne d’autre que moi. Je peux bien me voiler la face en me disant que la plaque de glace est responsable de mes malheurs, mais ce serait déloyal de tout lui mettre sur le dos.

Le processus de laisser-aller date de beaucoup plus longtemps avant ma chute. Celle-ci n’a été que le clou dans le cercueil. C’est la mort dans l’âme que je dois me rendre à l’évidence.

Je dois recommencer à zéro.

9 ans plus tard, avec un métabolisme plus lent à 36 ans qu’à 27.

Je ne veux pas nécessairement redevenir intense comme je l’étais à l’époque. Je veux continuer à me promener d’un événement à l’autre, et surtout écrire.

Mais je veux trouver l’équilibre.

Retrouver mon énergie et surtout mon dynamisme d’avant. Faire en sorte de me réapproprier mon corps afin de devenir celle que je veux vraiment être.

Pas celle qui compte ses calories, mais celle qui sait quand arrêter de piger dans les plats pour combler un besoin affectif.

Pas celle qui se défonce 4 ou 5 jours semaine en espérant porter une taille 6, mais celle qui bouge pour le bien-être que cela procure et être heureuse de porter du 7-8 et même du 9. Et qui comprends que les standards n’existent que dans sa tête.

Je veux seulement être à la hauteur de mes ambitions. Être bien dans mon corps, dans ma tête, dans mon cœur et dans ma vie en général.

Et profiter de cette chute pour recommencer à zéro.

Parce que je me dis que si je l’ai fait une fois, je peux très bien le refaire.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Je suis, tu es, elle est une bonne maman.

Alors, lors de ce rendez-vous, je ne le savais pas, mais j’avais besoin d’entendre ces paroles et cette femme mes les a offertes gratuitement, sans rien attendre en retour et je l’en remercie. C’est toujours gratifiant de recevoir de beaux mots.

Anecdote : Mon garçon reçoit des injections au CLSC chaque mois. Lors de son rendez-vous de janvier, je me sentais moche. Moche comme mère, moche comme femme, moche, moche, moche.

(Il faut savoir que depuis quatre ans, Noël est synonyme de microbes, ce qui fait que notre niveau de plaisir est assez bas durant cette période de l’année. Nous sommes davantage en mode survie. Cette année n’a pas fait exception à la règle. En plus, j’étais dans un pic hormonal côté SPM… T’sais, rien pour aider ma cause. Ah, oui! Mon garçon de 14 mois a aussi décidé qu’il commençait à percer ses dents pour de bon, alors j’étais et je suis toujours en déficit aigu de sommeil. Ce qui veut dire que durant le mois de janvier, ma bonne humeur, ma bienveillance et ma patience étaient mises à rude épreuve.)

Durant le rendez-vous, alors que je console mon garçon (parce qu’un vaccin, c’est jamais l’fun), l’infirmière m’explique qu’il est, malgré ses pleurs, un de ses bébés qui pleure le moins; qu’il est le seul bébé allaité du service et que ça doit faire une petite différence dans ce cas-ci en ce qui a trait au réconfort que lui procure l’action de téter; que le ton que j’adopte avec lui est calme et rassurant. Quelques instants plus tard, elle ajoute que quand elle le regarde, elle voit tout de suite que c’est un bébé dont les besoins sont comblés. Puis ces simples mots m’ont fait du bien. Vraiment du bien. Parce que oui, je réponds à ses besoins. Il m’arrive même d’être au-devant de ses besoins. Mais parfois, je suis tellement prise par mon quotidien que je l’oublie. Comme je suis maman à la maison, c’est routinier pour moi de répondre à chacun de ses besoins. Ça fait partie de qui je suis. J’oublie souvent à quel point être mère est un véritable don de soi. Je suis avec mes enfants presque 18 heures par jour, parce qu’en plus, ils ont eu un petit défaut fabrication quand l’ADN du sommeil se formait. Alors, oui, ça se peut que certaines journées, ce soit plus difficile; que j’aie hâte que papa revienne de travailler pour qu’il prenne la relève; que je me sente moche comme mère parce que je leur ai permis d’écouter la télé un peu trop longtemps, que ça me tente pas d’aller jouer dehors avec eux ou de jouer à l’épicerie, au magasin, au ménage ou de faire des bricolages, name it. Oui, ça se peut, pis c’est OK. Parce que les autres journées, j’essaie toujours d’offrir le meilleur de moi, ne serait-ce qu’en répondant à chacun de leurs besoins, aussi mini soient-ils. Malheureusement, dans notre société axée sur la perfection et l’image, on a tendance à oublier qu’être une bonne maman, c’est simplement de répondre aux besoins de nos enfants. Alors, malgré la fatigue, le manque de patience, le tourbillon du quotidien ou le fait qu’on se trouve parfois ben ordinaire, on est de bonnes mères. Rappelons-nous que notre travail est admirable. Soyons fières de nous.

Alors, lors de ce rendez-vous, je ne le savais pas, mais j’avais besoin d’entendre ces paroles et cette femme mes les a offertes gratuitement, sans rien attendre en retour et je l’en remercie. C’est toujours gratifiant de recevoir de beaux mots.

Alors, pourquoi sommes-nous si avares sur les compliments que nous offrons à notre entourage ou même aux personnes que l’on connait peu? Savons-nous à quel point de douces paroles peuvent avoir l’effet d’une caresse dans le cœur des gens? Que parfois, sans le savoir, nos paroles peuvent changer le cours de la journée de quelqu’un? Que ça peut peut-être même la conforter dans ses décisions et ses valeurs? N’ayons pas peur d’être aimables les uns envers les autres. Ne soyons pas timides de complimenter. Au contraire, répandons nos mots tendres et gentils entre mères, entre femmes, entre familles, entre personnes. Répandons l’amour des mots.

En tant que société, je nous souhaite pour 2019 de nous requinquer, de nous remonter les lèvres vers le haut, de nous regarder dans le blanc des yeux pis d’être doux les uns envers les autres.

Catherine Héroux

Mon bébé, les souvenirs commencent à s’estomper

Mon bébé, les souvenirs s'estompent

Devenir ta maman, c’est la plus belle chose que j’ai accomplie.

C’est vrai que c’est de l’amour inconditionnel.

Les sentiments qu’on ressent envers un être humain qui a besoin de nous, il n’y a rien qui se compare à ça.

J’essaie de créer des traditions, des moments privilégiés, je savoure l’instant présent en me disant que ça passe vite, on emmagasine les souvenirs, je remplie des albums photos, je pose un regard différent sur la vie, on fait le plein de câlins, je m’émerveille de tes progrès et de ta personnalité.

Je suis la plus chanceuse du monde d’avoir un enfant en santé, qui me rend fière tous les jours et me donne une raison d’exister.

Je tente d’apprécier au maximum le lien qui nous unit, mais je dois t’avouer quelque chose…

Mon bébé, les souvenirs commencent à s’estomper.

Heureusement, les meilleurs semblent gravés dans mon cœur et là pour y rester. Mais comment savoir s’ils y resteront pour le restant de ma vie?

Déjà, je ne me rappelle plus combien d’onces tu pouvais boire quand tu étais dans une poussée de croissance, de l’odeur de ta peau lors de ta naissance et de la plupart des jouets que tu possédais. Je ne me rappelle plus combien c’était minuscule un bébé de 4 livres et 15 onces, puisque tu es arrivé 6 semaines avant la date prévue.

J’ai bien un vague souvenir de ton pyjama qui embaumait un mélange de l’odeur de ta peau, de savon et d’eau de parfum pour bébé. Ce sera mon odeur préférée pour le reste de ma vie, même si je ne pourrai plus jamais la sentir.

Je me souviens de tes éclats de rire, de tes petits pieds qui s’agitaient dans ton pyjama, des milliers de bisous dont je pouvais recouvrir tes joues rondes à croquer. Pour moi, les 4 livres et 15 onces de chair de ta naissance se sont vites estompées pour faire place au souvenir d’un beau bébé potelé avec plein de plis dans les cuisses et les bras.  Mais ces souvenirs s’estompent pour faire place à d’autres plus récents, comme ton bal de finissants de 6ème année, ton entrée au secondaire ou encore la première fois que tu m’as répondu avec impolitesse.

Mon cerveau est composé de milliers de cases où j’entrepose les souvenirs et les moments magiques. Je tente de les classer précieusement dans ces petites cases, de manière à pouvoir les ressortir à tout moment. Mais c’est difficile de les faire toutes cohabiter, parce que plus le temps passe, moins j’ai de place pour toutes les garder intactes. Moins de temps aussi pour leur donner l’attention qu’elles méritent et faire en sorte qu’elles restent bien présentes dans mon esprit.

J’ai parfois oublié d’en profiter, la fatigue m’aveuglait, l’inquiétude serrait mon cœur quand tu étais malade, j’avais parfois l’impression que le temps m’échappait. C’est malheureusement trop tard qu’on le réalise. J’ai voulu être présente, mais je sais que j’aurais pu faire plus. J’aurais sûrement pu faire moins aussi, alors je me pardonne un peu quand même.

Mais j’oublie mon bébé, j’oublie des choses tous les jours.

Ce qu’on a fait pour ton 4ème anniversaire, le 6ème, le 7ème aussi… j’ai le souvenir de ta joie de recevoir des cadeaux et de manger du gâteau, entouré d’amis et de membres de nos familles, mais ne me demande pas exactement ce qu’on a fait, je ne m’en rappelle plus.

J’ai oublié certains temps des Fêtes aussi, même si je me rappelle que tu as cessé de croire au Père Noël à l’âge de 9 ans et le plaisir que j’ai eu à faire faire des mauvais coups à ton lutin. J’ai souvenir de certains cadeaux, mais pas tous. Je n’ai retenu que l’amour qui nous unit et nous rend toujours un peu émotifs à chaque 25 décembre.

Heureusement que ma mémoire ne fait pas défaut pour me rappeler nos voyages, nos moments importants, nos vacances, les grands bouleversements qu’on a pu vivre ou les émotions que j’ai pu ressentir avec toi à mes côtés.

J’aimerais dont ça que les petites cases dans ma tête restent bien alignées les unes à côté des autres et qu’elles ne se mélangent pas trop au fil du temps.

Une chose est certaine mon bébé, jamais je ne vais oublier combien je t’aime.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Face au miroir

Face au miroir

Au cours de notre vie, on rencontrera plein de gens qui changeront à leur manière notre parcours et l’image de nous-mêmes. Certaines de ces rencontres seront des histoires merveilleuses et dignes des contes de fées, mais d’autres, au contraire, nous donnerons l’impression de mourir à petit feu jusqu’à ne plus savoir qui fait face au miroir.

J’ai connu mon lot de relations compliquées, néfastes et même toxiques, au cours de ma vie. Dans chacun des scénarios, le même pattern : tout est beau, on se découvre, on s’apprécie et on devient même parfois inséparables.

De temps à autre, on entend une sonnette d’alarme quand un incident survient, une phrase lancée dans une conversation semblant inoffensive ou un geste incompréhensible, qui vient jeter une ombre noire sur cette belle histoire. Alors qu’on aurait dû voir les signes, on fait taire cette petite voix dans notre tête qui nous met en garde contre un danger imminent, même si on ne voit rien et qu’on ne comprend pas ce qui cloche.

Il y de nombreux types de personnes à éviter parce que celles-ci pourraient à la longue nous faire douter de nous-mêmes, nous gruger tranquillement jusqu’à complètement nous détruire si on ne met pas nos limites et que nous les laissons faire.

On peut penser d’abord à l’égocentrique. Il est tellement centré sur son propre nombril qu’il croit que tout ce qu’il fait est bien mieux que les autres. Cette personne sera ton amie pour une seule raison : parce que c’est un moyen de se valoriser et d’agrandir sa confiance en elle.

On devrait aussi toujours se tenir loin des gens hypocrites. Si cette personne passe son temps à dénigrer, juger et parler dans le dos des autres, je peux te garantir que tu feras toi aussi partie du lot, même si vous êtes amies. Elle va recevoir tes confidences et se délecter de les partager, elle aura aussi du plaisir à dénaturer tes propos et à te dévaloriser aux yeux des autres.

Avec la victime, tu vas essayer d’être compréhensive, d’être empathique, mais au bout de quelques mois, tu vas commencer à te tanner de l’entendre rejeter la faute sur le monde entier. Elle veut qu’on la plaigne et ne fera jamais quoi que ce soit pour se remettre en question. Dans cette relation, ce sera toujours de ta faute, jamais de la sienne.

Si les trois premières personnes peuvent être inoffensives pour qui sait se défendre, deux autres types de gens sont bien plus néfastes et peuvent faire des ravages dans notre estime personnelle : le manipulateur et le juge.

Le manipulateur abusera de toi sans vergogne, utilisera tes faiblesses et tes forces pour en tirer profit. Il te connaîtra mieux que toi-même pour toujours en arriver à ses fins. Il pourra faire ce qu’il veut de toi et avec le temps, peut-être que tu ne te reconnaîtras même plus et il te laissera seule devant les fragments brisés de toi.

Les relations avec le juge peuvent être également destructrices. Il sait toujours tout bien mieux que tout le monde. Il va juger tes défauts sans jamais souligner tes qualités. Il va émettre des jugements pour tout et pour rien, sans objectivité, jusqu’à réussir à faire naître le doute en toi.

On ne devrait jamais oublier que les relations, on a le droit de les choisir et d’y mettre fin quand on veut. Rien ne nous oblige à accepter des personnes dans notre vie qui nous nuisent ou qui nous font du mal par gentillesse ou par amour.

Les vraies relations sont bâties dans le respect, l’amour et la compréhension, sans jugement, sans condition, sans jalousie, sans arrière-pensée et sans rapport de force entre deux personnes. Que ce soit en amour ou en amitié, aucune relation ne mérite que l’on perdre notre dignité, notre respect envers nous-mêmes ou une partie de notre bonheur. Aucune personne ne devrait avoir à se sentir misérable, totalement détruite, mal à l’aise ou honteuse d’être qui elle est.

Face au miroir, on devrait être en accord avec ce que nous sommes et avec notre reflet, car la seule personne au monde avec qui nous devrions être en compétition, c’est celle que nous voulons devenir. Aucune autre ne devrait détenir ce pouvoir. L’image en face de nous et que nous voyons dans la glace, c’est celle qui sera là jusqu’à la toute fin de notre route et avec qui nous devons être en paix.

Sophia réviseure signature

Mon petit cahier de notes

mon petit cahier de notes

Mon petit cahier de notes. Celui qui m’aide à me libérer l’esprit, qui me permet de mieux dormir, de rêver, de noter des idées et plus encore. Ce petit cahier, il est toujours avec moi. Dans mon sac, sur mon bureau au travail, à côté de mon lit.

Mon petit cahier de notes. Il m’a permis de conserver des idées d’articles, des textes inspirants, profonds. J’ai pu, grâce à celui-ci, me souvenir de mes idées et d’en créer quelque chose de beau.

Mon petit cahier de notes. Il m’a permis de dormir. C’est le psychologue qui me l’a suggéré. Moi qui ai toujours un million de choses dans la tête et qui arrive rarement à me reposer, maintenant je note tout. Que ce soit comment je me sens, mes cauchemars, mes peines, mes joies, les choses que j’ai à faire. Tout y est inscrit et je peux par la suite me laisser aller dans les bras de Morphée ou tout simplement arrêter de stresser.

Mon petit cahier de notes. Il est précieux. Tellement de choses y sont inscrites, ce n’est pas un journal intime, mais presque. Il est ma béquille, mon oreille attentive et mon ami imaginaire quand j’ai besoin de confier des choses qui ne se disent pas. Parce que oui, il y a des choses qui ne se disent pas.

Mon petit cahier de notes. Des fois j’y gribouille ma commande de sushis ou je calcule des montants d’argents quand vient le temps de payer mes comptes. Quand je parle au téléphone, il m’arrive de l’ouvrir pour dessiner des petits bonhommes.

Mon petit cahier de notes. Il m’accompagne lorsque j’ai des rencontres avec Folie Urbaine ou une rencontre d’opportunités. C’est plus qu’un agenda, c’est la rallonge de mon cerveau. Il contient tout ce que je ne dois pas oublier et tout ce que je ressens.

Mon petit cahier de notes. Il m’a aidé à traverser plusieurs tempêtes. À me lancer dans de nouveaux projets, parce que mes idées y étaient gardées précieusement.

Mon petit cahier de notes n’est jamais le même, des fois au fil des pages, je dois le remplacer. Mais je les conserve tous, aussi précieux les uns des autres. Une extension de moi-même. Des mots et même de mon âme.

Si tu me vois écrire dans mon petit cahier de notes, sache que ce sera gravé dans le temps. Parce que oui, mes cahiers de notes traversent le temps depuis plus de 20 ans.

L’anxiété, ce poison néfaste

L'anxiété, ce poison néfaste

Être sain d’esprit est une réelle chance, pour prendre le contrôle de notre corps et choisir les bonnes options pour nous. Mais lorsque l’anxiété s’en mêle, on perd parfois tous nos sens.

Parce qu’elle est invisible, mais si forte à la fois. Elle monopolise mon âme et réussit à me faire croire n’importe quoi. L’anxiété est aussi forte qu’une tornade et même si vous voulez la vaincre, vous finissez épuisé et perdu.

Bien qu’elle ne se vive pas de la même manière pour chacun d’entre nous, elle réussit à nous mettre dans le même état. Parfois elle vous donne des chaleurs, des tremblements, des frissons, elle rend les mains moites, elle donne des palpitations. Certaines personnes se rendent même à l’urgence en pensant qu’elles sont prises d’une crise cardiaque tellement c’est fort.

Tel un poison venimeux, elle s’infiltre dans vos veines et paralyse le cerveau en vous faisant à croire de ce qu’elle veut bien vous transmettre comme informations. La vaincre exige beaucoup de contrôle et demande beaucoup de stratégie.

Comme par exemple la méditation, téléphoner une personne calme et de confiance, marcher, parfois la médication est nécessaire, tout comme un diabétique qui a besoin d’insuline.

Se l’avouer et découvrir ce que l’anxiété produit chez une personne est une étape difficile. Les personnes de l’entourage doivent être compréhensives et réceptives aux besoins et ne doivent pas être dans le jugement.

L’anxiété est différente pour chacun d’entre nous, mais au même résultat final, soit un état de panique très intense. Il n’y a pas de raison particulière pour laquelle une crise se présente le bout du nez. C’est comme de la visite qui se pointe un dimanche après-midi : inattendue et pas nécessaire! Il n’y a pas de stéréotype particulier pour que l’anxiété colle à nous. Elle apparaît un jour comme par magie, mauvaise magie par contre.

Voici une ligne d’écoute qui se nomme Écoute Entraide. La ligne s’adresse aux personnes vivant toutes sortes de problématiques, entre autres :

La santé mentale

Dépression

Anxiété

Solitude et isolement

Séparation

Problèmes familiaux, etc.

La ligne d’écoute est accessible 7 jours par semaine, de 8 h à minuit.

Région de Montréal :

514 278-2130

Extérieur de Montréal sans frais :

1 844 294-2130

Pour vous, ou pour aider quelqu’un.  😉

Folie veronique logo auteur

Ben oui, la dépression m’a changée !

ben oui la dépression m'a changée

Oui j’ai changé. Je ne suis plus la même personne depuis que mon monde tout entier s’est écroulé. Mon corps, mon âme, mon cœur se sont écroulés tous ensemble, main dans la main. J’ai shut down tout d’un coup et j’ai eu besoin qu’on me fasse un reset qui était nécessaire. J’étais sur le point de tirer la plogue une fois pour toutes, mais j’ai eu de l’aide juste à temps.

J’ai vécu la dépression et je peux te dire que c’est difficile. C’est ardu de juste essayer de comprendre ce qui se passe en dedans de toi, imagine-toi devoir l’expliquer aux autres. C’est une période où tout est centré sur toi-même, tu dois avancer, te trouver des repères, te créer une routine, prendre soin de toi, écouter ton corps, etc. Il y a eu les rendez-vous chez le médecin, le psychologue, le psychiatre et la médication. Un cocktail complet de choses qui demande une certaine adaptation, tout cela pour ton bien-être, pour aller mieux.

Tu ne sais plus qui tu es. On t’a remis à zéro. Il te reste encore quelques repères : tes ami.es, ta famille, ton chum, mais tu ne penses plus pareil, certaines choses ont disparu en toi et d’autres sont entrées.

Une dépression, ça change un humain, ça change une vie.

Quand tu finis par aller mieux, tu te rends compte qu’il y a des choses ou des personnes que tu ne désires plus dans ta vie. Tu reconstruis petit à petit ton quotidien, tes projets, tes rêves, tes ambitions, etc. Des sentiments que tu avais avant disparaissent et d’autres apparaissent. Je me suis longuement forcée à ne pas changer. Mais la vérité c’est que c’est normal de changer après une dépression (ou tout court un moment dans sa vie). On va mieux, on veut continuer d’aller mieux et il y a des choses qui doivent changer pour cela.

La culpabilité, je n’en ai plus. J’ai changé et je continue de changer pour moi, pour mon propre bien-être. Je suis la seule à avoir le contrôle sur mes sentiments, mes émotions, mes réflexions, etc. Personne n’est en droit de me dire ce qui est bien pour moi. Je me suis créé une carapace pour faire face aux personnes qui me jugent, me font la morale, me tirent vers le bas.

Moi, je veux du beau. Que du beau. Le laid, il y en aura toujours. Mais j’ai envie d’illuminer ma vie avec le beau. J’ai tellement longtemps vécu avec une ombre noire au-dessus de la tête, que, maintenant, je peux voir le ciel bleu et le soleil ; j’ai envie d’en profiter et de ne laisser rien ni personne m’en empêcher.

Donc, ben oui, la dépression m’a changée ! Tu as le choix d’accepter qui je suis ou de choisir un autre chemin sur lequel je ne t’accompagnerai pas.

Karelle gauthier

Mon amie, si seulement je pouvais comprendre comment t’es

Mon amie, si je seulement je pouvais comprendre

Ma belle amie, si tu savais comme je rush parfois à tes côtés.

Je t’apprécie, ta présence est essentielle à mon bonheur, ta personnalité se rapproche de la mienne à plusieurs niveaux et j’ai envie qu’on soit amies pour la vie. Autant j’ai du fun avec toi, autant je trouve ça dur parfois de comprendre tes réactions et tes émotions.

Comprendre ce qui se passe dans ta tête, qui fonctionne si différemment de la mienne un peu trop souvent pour que je sache comment dealer avec. Comprendre comment je peux être une bonne amie et ne pas te blesser. Comprendre comment je peux accepter que tu ne réagiras pas comme moi je le ferais.

J’aimerais ça arrêter de m’en faire chaque fois que je dis quelque chose de peur que tu puisses mal l’interpréter. Au début de notre amitié, je disais les choses comme elles venaient sans me soucier de leur effet. Nous n’avions pas de passé ensemble alors je ne me préoccupais pas de ce que ça pouvait te faire; ça sortait et ça passait. Pas de gants blancs, pas l’impression de marcher sur des œufs, pas de contraintes à savoir si tu allais être fâchée ou déçue de moi.

À ce moment-là, tu n’avais pas encore traversé et vaincu les tempêtes qui sont passées dans ta vie. Je ne savais pas que ton diagnostic et toutes les étapes de ta guérison allaient être aussi chaotiques qu’enrichissantes pour notre amitié. Je ne savais pas que je réagirais aussi intensément à ton processus de bien-être et que je devrais moi aussi composer avec une partie de toi que je tente encore de comprendre aujourd’hui.

Parfois, je te sens extrêmement fragile et ça me rends ben tout croche. J’essaie de ne pas m’inquiéter parce que c’est ce que tu me dis de faire, mais c’est souvent plus fort que moi. J’aurais le goût de te serrer dans mes bras et/ou te brasser pour que tu te ressaisisses et cesses de mal feeler. Je crois toujours trop naïvement que ce serait suffisant. Mais je sais que la plupart du temps, soit que je suis loin, soit que tu préfères me dire que tout va se replacer (je te connais, tu préfères ne pas m’inquiéter et t’arranger toute seule). Pis je me rappelle que tu as les outils pour affronter ça comme une grande, et que ça finit toujours par aller mieux.  On passe alors à autre chose… jusqu’à la prochaine fois.

Je sais que moi aussi j’ai mes périodes sombres, que t’es là pour me prêter ton parapluie en cas d’orage au risque de te mouiller toi aussi. Que parfois, c’est moi qui suis lourde avec mon attitude négative et mes pensées noires. Heureusement qu’elles se produisent rarement en même temps que les tiennes parce que ça serait déprimant un peu notre affaire.

Mais je sais que certaines choses n’ont tout simplement pas d’explications concrètes, l’important c’est d’être capable de vivre avec les bons et moins bons côtés d’une personne, sachant combien ça vaut la peine de l’avoir dans sa vie pour 1001 autres raisons. C’est parce que je t’aime mon amie que je tente de t’accepter telle que tu es et d’arriver à faire la paix avec mon incompréhension face à tes réactions. Celles-ci sont propres à toi et c’est ben correct comme ça. Il ne faut juste pas que tu m’en veuilles de m’y perdre en conjectures parfois. Comme tu peux, à l’occasion, hurler en silence face à mes réactions de marde qui parfois, ne t’aident pas pantoute. Je sais que tu ne me le dis pas quand ça arrive, mais je sais que t’essaies aussi de m’accepter telle que je suis.

Pis c’est ça la beauté de notre amitié. On rage parfois chacune de notre bord, mais on se prête des parapluies, on marche en silence en attendant que ça passe, pis on sourit en se disant qu’on a survécu à une autre tempête.

Photo de signature pour Jennifer Martin.
Sophia réviseure signature