Folie intime·Jenevieve Brassard

J’habite en 1980.

Es-tu nostalgique ?

Je ne le suis pas. Enfin, des fois ! Mais je n’ai pas la nostalgie de l’enfance passée à jouer dehors. Probablement parce que mes enfants jouent dehors comme je le faisais « dans le temps ».

Nous sommes en 2017 et souvent sur les réseaux sociaux, je croise Nostalgie. Vous l’avez certainement rencontrée aussi. Elle a un message qui ressemble à ceci : « Je suis tellement heureuse d’avoir grandi à une époque où on jouait dans la rue et à la cachette plutôt qu’au iPad toute la journée. » Suivi de deux photos, sur la première, il y a des enfants qui jouent dehors et sur la seconde, des enfants rivés à leur téléphone.

Je vais vous faire une confidence. Arrêtez de rêver au passé et dites à vos enfants d’aller se salir en jouant dehors. Et allez donc les rejoindre !

J’ai parfois l’impression d’habiter en 1980.

Là où les enfants jouent dans la rue, font des jump sur le dos d’âne, jouent au basket et au hockey. Là où les enfants s’amusent dehors toute la journée, attrapent des grenouilles dans le ruisseau, dansent sous la pluie et jouent aux méchants.

Là où les mamans font des muffins, les papas coupent le gazon et prennent ensemble une bière avant le souper assis sur les marches.

Des fois, un léger attroupement se forme sur le perron. Des mamans avec un verre à la main riant et papotant ensemble pendant que les enfants jouent à la tag. Ou quelques mamans en train de discuter sur le bord de la rue pendant que les enfants jouent sur les terrains autour. Papa qui arrive du travail et les trois enfants qui courent lui raconter leur journée.

Dans ces moments-là, j’ai envie d’étirer le temps avant d’aller faire le souper. Dans ces moments-là, j’habite en 1980.

Je ne souhaite aucunement vivre dans ces années. J’aime ma vie, j’aime la technologie et je permets à mes enfants de l’utiliser. Mais tout est dans l’équilibre.

Lorsqu’on arrive dans mon p’tit bout de rue, on s’y croirait, en 1980. Il y a beaucoup d’enfants. Certains jouent sur les terrains. D’autres jouent au hockey ou au basket dans la rue. Des enfants en vélo ou qui dessinent un beau gros soleil avec des craies.

Et pour appeler mes enfants pour le souper, je texte les mamans pour leur dire de me les envoyer. Ben quoi, je suis une maman en 2017 !

 

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