Un défi zéro achat pendant un mois, ça a l’air simple sur papier… mais dans la vraie vie? Entre les tentations en ligne, les sorties entre amies et les fameuses “bonnes affaires”, ce défi m’a fait revoir ma façon de consommer. Et tant qu’à faire, j’en ai profité pour désencombrer mon espace, histoire de voir si “vivre avec moins” rendait vraiment plus heureux.
Alors, est-ce que j’ai craqué? Qu’est-ce que j’ai appris en 28 jours? Spoiler : ce challenge a changé bien plus que mon compte bancaire!
Voici mon bilan de ce mois sans achat et de désencombrement.
Je te rappelle les règles en détail dans mon article ICI.
J’ai débuté le mois avec toute la bonne volonté du monde. J’ai d’abord commencé par un grand désencombrement de ma salle de bain et de ma trousse à maquillage. Résultat? Plus d’une quarantaine d’objets donnés à des amies ou jetés aux poubelles. Ça débutait en force. J’ai aussi fait un gros ménage de mes armoires et tiroirs de cuisine. J’y accumulais des choses depuis mon arrivée dans cette maison il y a 5 ans! J’en ai profité pour faire un bon nettoyage et c’est plus de 4 heures au total que j’ai passé dans ma cuisine pour la remettre en ordre et l’épurer le plus possible.
Le début du mois sans achat n’a pas été trop difficile puisque j’ai été malade pendant les premiers jours de février. Par la suite, mon désencombrement m’a occupé pendant quelques jours, alors comme il était si satisfaisant de me débarasser de mes choses, je ne ressentais pas du tout l’envie d’en accumuler des nouvelles.
C’est au 11e jour du défi que ça s’est compliqué un peu. J’ai eu la chance de mettre la main sur un sac à surprises de la Maison Lavande (je t’en parle ICI) et j’ai été incapable de résister à la tentation. Mais comme j’avais droit à un achat impulsif dans le mois, ça ne comptait pas comme une dérogation à mon défi. Par contre, il restait encore 17 jours à mon défi, j’espérais ne pas avoir trop d’autres tentations d’ici la fin de celui-ci. Mais j’ai fait cet achat en toute connaissance de cause et je n’ai aucun regret.
J’ai désencombré aussi les tiroirs de nos commodes, ça m’a permis de réaliser que mon chum avait 37 paires de bas dans le sien! Je peux te dire que j’ai vite fait de jeter ceux avec des trous. Je me suis aussi attaquée à ma bibliothèque qui croulait littéralement sous les livres. J’en ai donné à un organisme, j’en ai donné à mes collègues de travail et je suis allée en porter en friperies. Ça m’a vraiment fait du bien d’épurer mes tablettes!
Au total, ce sont plus de 400 articles qui sont sortis de ma maison suite à mon désencombrement! C’est fou comme on peut accumuler des choses au fil des années. Je compte continuer à me débarrasser de quelques vêtements dans ma garde-robe au cours des prochains mois et à peut-être répéter l’exercice dans mon garage cet été.
Au cours de mon défi sans achat, ce que j’ai trouvé le plus difficile c’est de renoncer à mes tournées en friperies les vendredis soirs. C’est souvent une soirée où j’aime aller fouiner pour me détendre et me changer les idées après mes semaines chargées et ça m’a manqué de ne pas y aller! Mais en faisant le ménage de mes tiroirs, j’ai réalisé que j’avais déjà beaucoup trop de vêtements, donc ce fût bénéfique d’espacer un peu mes séances de magasinage. Par contre, comme j’achète très peu de choses en dehors des vêtements, je n’ai pas trouvé difficile de me restreindre sur les repas au restaurant, les achats en pharmacie et autres dépenses qu’on fait sans réellement s’en rendre compte, mais qui constituent un bon montant chaque mois.
À deux reprises, j’ai fait des paniers d’achats pour combler mon envie d’acheter des trucs en solde, mais je me posais toujours la question à savoir si j’en avais vraiment besoin. Et la réponse était toujours non. Mais c’est absolument effrayant de constater à quel point notre cerveau est conditionné à vouloir acheter, de réaliser à quel point nous sommes bombardés de publicités partout et surtout, combien il y a peu d’activités gratuites accessibles. Ce défi m’aura aussi permis de réaliser que je n’ai pas besoin de grand chose pour être heureuse et que je trouve aussi satisfaisant sinon plus d’économiser plutôt que d’acheter.
Mais ma plus grande réussite, au-delà du défi, c’est d’avor inspiré des dizaines de personnes sur Instagram. Pratiquement chaque jour, j’ai reçu des messages de femmes me disant avoir envie de faire plus attention à leur consommation et d’avoir envie de faire un mois sans achat à leur tour. J’ai adoré échangé avec elles et tout ça m’a donné envie de continuer à parler de surconsommation et de continuer à faire attention à la façon dont je dépense mes sous. Depuis 5 ans, je suis un plan rigoureux au niveau de mes finances. J’investis, je prépare ma retraite, je mets des sous de côté pour des voyages, des projets. De faire un mois sans achat, ça me motive encore plus à poursuivre les objectifs que je me suis fixée.
Je vais clairement refaire un défi zéro achat à nouveau dans un avenir rapproché.
