10 ans. J’ai encore un peu de difficulté à réaliser que ça fait déjà 10 ans que Folie Urbaine existe.
Quand on a commencé ce projet à quatre, je ne pense pas qu’on aurait pu imaginer tout ce qui allait suivre. Et encore moins que, 10 ans plus tard, je serais toujours là, maintenant seule aux commandes, à continuer de faire vivre ce petit projet qui est devenu, avec le temps, le projet professionnel le plus cher à mes yeux.
Il s’en est passé des choses en 10 ans.
J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai douté aussi. J’ai été découragée par moments et vraiment, vraiment fière à d’autres. J’ai vécu des expériences complètement improbables, fait des rencontres que je n’aurais jamais faites autrement et accepté des projets qui m’ont parfois sortie pas mal loin de ma zone de confort.
Mais Folie Urbaine a aussi occupé une place beaucoup plus personnelle dans ma vie.
J’ai écrit des centaines de textes au fil des années, certains légers et complètement anodins. D’autres beaucoup plus personnels. Et avec le recul, je réalise que certains de ces textes m’ont littéralement aidée à traverser des épisodes très noirs de ma vie. Quand ça brassait autour de moi, ou dans ma tête, j’écrivais. Je ne savais pas toujours quoi faire de ce que je vivais, mais je savais quoi en faire une fois devant mon clavier.
L’écriture est devenue mon refuge pendant plusieurs tempêtes. Un endroit où je pouvais déposer ce qui était trop lourd, mettre de l’ordre dans mes idées ou simplement penser à autre chose pendant quelques heures.
Et pendant que je pensais simplement alimenter un blogue, sans vraiment m’en rendre compte, j’étais aussi en train de me construire une nouvelle carrière.
Folie Urbaine m’a obligée à apprendre à écrire pour le Web, à comprendre les médias sociaux, à créer du contenu, à prendre des photos, à tourner et monter des vidéos, à travailler avec des marques, à réfléchir à des stratégies, à suivre les changements d’algorithmes et à constamment m’adapter.
Pendant longtemps, je n’ai même pas réalisé que tout ça, c’était devenu des compétences.
Après près de 20 ans dans le même domaine, ce sont pourtant ces compétences qui m’ont donné le courage, et surtout les outils, pour changer complètement de métier. Je ne pensais sincèrement pas être capable de faire certaines des choses que je fais aujourd’hui et Folie Urbaine m’a prouvé le contraire.
C’est probablement ça qui me rend le plus fière quand je regarde les 10 dernières années. Pas les chiffres, pas les collaborations, pas les invitations ni les beaux projets, même si j’en suis évidemment reconnaissante.
Non, c’est de voir tout le chemin que moi, j’ai parcouru en même temps que Folie Urbaine.
Parce que ce projet a grandi, changé et évolué, tout comme moi.
Il y a eu des périodes où j’ai publié énormément et d’autres où Folie Urbaine a dû prendre un peu moins de place parce que ma vie en prenait davantage. J’ai parfois eu envie de tout arrêter, je me suis demandée si les blogues avaient encore leur place, si ça valait encore la peine, si j’avais encore quelque chose à raconter.
Et pourtant, je suis encore ici.
Je ne sais pas exactement à quoi ressembleront les 10 prochaines années de Folie Urbaine. Et pour une fois, je n’ai pas nécessairement besoin de le savoir.
Aujourd’hui, j’ai surtout envie de regarder derrière moi et me dire que j’en ai dont fait du chemin depuis.
Et ça, je pense que j’ai le droit d’en être vraiment fière.
Merci d’être là, d’être encore avec moi.
Si jamais t’as envie d’aller écouter la vidéo dans laquelle je réponds aux questions de mes abonnées, c’est ICI.



