Folie Urbaine amie qui souffre

À toi, mon amie qui souffre…

Ma belle amie,

Tu ne vas pas bien, je le sais.

Je le vois dans tes yeux parfois éteints, dans ton sourire un peu forcé qui n’arrive pas à allumer ce regard pétillant qui m’a séduite la première fois qu’on s’est rencontrées. Je le vois aussi dans ta façon de marcher les épaules voûtées, comme si tu portais, un peu plus à chaque pas, un nouveau fardeau.

Le ton de ta voix est mécanique parfois, comme une cassette qu’on a mise sur Repeat. Y’a des jours où tu vas mieux, où tu arrêtes le mode pilote automatique et retrouves un peu ce ton enjoué qui rend ta voix mélodieuse et qui donne envie de lancer des confettis dans les airs. Je sais que y’a des jours où tu es vraiment sincère quand tu dis que c’est une belle journée, comme je sais que tu te mets parfois en mode je-ne-veux-pas-inquiéter-tout-le-monde-alors-je-prétends-que-tout-va-bien.

Je sais à quel point tu as peur d’être un fardeau pour les autres. À quel point tu t’en veux de ne pas réussir à être la meilleure version de toi-même. À être disponible pour les autres autant que tu le voudrais. Tu te sens mal de ne pas pouvoir être la formidable amie que tu peux être en d’autres circonstances. Tu t’imagines que lorsque tu iras mieux, tu auras perdu plusieurs personnes sur la longue route qui t’attend vers la guérison et le bonheur. Il est possible que oui. Il est aussi possible que ceux-ci reviennent seulement quand tu iras mieux, parce qu’ils sont tout simplement incapables de t’offrir le support dont tu as besoin pour l’instant.

Je sais que dans les moments où tu vas bien, ta tête fourmille d’idées et tu entrevois l’avenir avec 1001 possibilités et que tu t’accroches à tes rêves puisque tu sais que le soleil finit toujours par revenir. Mais je sais aussi que parfois, la tempête est si puissante dans ton cœur et ton esprit que les pires idées prennent possession de ton corps et te tire vers les ténèbres, même si ceux qui savent ce que tu vis essaient de toutes leurs forces de te garder dans la lumière.

Sache que tu n’es pas seule. Et que je suis là pour toi, comme tu le serais pour moi si je vivais la même chose. Parce que même si je ne trouve pas toujours les bons mots, même si parfois j’ai l’impression que je pourrais en faire plus, je sais que tu sais.

Tu sais que je suis ton amie. Et que derrière mes intentions parfois maladroites se cache juste une fille qui veut que son amie retrouve le sourire.

Le plus souvent et le plus longtemps possible.

Je t’aime mon amie xx

2 commentaires sur “À toi, mon amie qui souffre…”

  1. Wow excellent Jennifer. Ça me touche droit au coeur évidemment 😉. Tu es une vrai amie avec un grand COEUR❤.

    XXX

  2. Ping : Mon amie, si seulement je pouvais comprendre comment t’es - Folie Urbaine

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