Vivre dans la ville : Avoir son coeur à la campagne!

Jenny parle de sa vie en ville

J’ai eu la chance que vivre plusieurs années à la campagne ainsi que dans la grande ville.

« Fille de ville » est l’une des chansons de Marie-Élaine Thibert qui est issue de son premier album (1).  J’ai eu beaucoup de plaisir à chanter cette chanson lorsque j’avais de la longue route à faire. Cette chanson parle des raisons qu’une fille aime mieux la ville que la campagne. Lorsque j’avais 16-17 ans, je me suis beaucoup approprié cette chanson. J’avais honte d’être une fille qui aimait la campagne et qui y a vécu durant de nombreuses années. J’ai compris quelques temps plus tard qu’il n’y avait aucune honte d’aimer vivre en ville ou à la campagne. Il y a du positif et du négatif dans les deux cas.

En effet, j’avais peur d’affirmer haut et fort que j’aimais bien vivre dans la grande ville de Montréal, mais que j’étais une fille de la campagne. Dans les milieux ruraux, il ne manque aucunement d’espace pour s’évader, même l’atmosphère est différente. Le trajet pour me rendre à l’école était long. Disons que nous ne faisions pas que la rue principale pour se rendre à la classe. Je me rappelle que lorsque nous devions faire l’épicerie, nous allions dans 3 villes pour faire les emplettes de la semaine. Les amies étaient à plusieurs kilomètres de chez moi. Mes parents devaient faire le taxi absolument, sinon ce n’était pas possible de voir nos amies d’école durant la fin de semaine. Comme dans toute ville, il y a du négatif, mais aussi du positif.  Je me rappelle de la liberté que j’avais. Les voisins étaient assez loin, alors je pouvais mettre la musique plus forte lorsque mes parents travaillaient et que j’étais en congé scolaire. Notre cour était immense et aucunement besoin de clôture pour faire la séparation avec le voisin.  Je garde de très bons souvenirs de mes années passées là-bas. Je ne pourrais certainement pas oublier les feux de camp et l’odeur de la nature lorsque je me promenais dans les sentiers de bois.

Il y a la grande ville ou bien le milieu urbain.  Je me rappelle que plusieurs personnes dans mon entourage m’ont dit ne pas avoir besoin de voiture et même parfois de leur permis de conduire, parce qu’avec les métros et les autobus, tout était possible. Effectivement, l’aspect du transport en commun dans la grande ville de Montréal et aux alentours, tels que la rive-sud ou la rive-nord est facile d’accès pour les résidents. Par contre, ce n’est pas tous les endroits qui sont accessibles par ce moyen de transport.  Pour ce qui est des utilisateurs de  grandes routes, telles que les autoroutes, les heures de trafic et la construction augmentent année après année. Je ne parle pas des fermetures des ponts/tunnels pour la rénovation. C’est sûr que les grands milieux urbains ont leurs Dix30Centropolis ainsi que les magasins souterrains tels que le Centre Eaton et les autres qui se relient sous terre. L’un des avantages de vivre dans la grande ville ou dans les alentours est cette proximité des magasins, épiceries, activités, etc.

Avec les années, j’ai pris le meilleur des deux mondes.  J’habite à 30-40 minutes de voiture de la grande ville de Montréal. Je suis entourée de 3 autoroutes telles que la 20, 30 et 132. J’ai l’un des centres commerciaux des 4 coins de la mode à 15 minutes de voiture de chez moi ainsi que le Dix30 à environ 20-25 minutes. J’ai la chance de vivre dans une maison avec une cour pour pouvoir faire des feux de camps lorsque dame nature est de bonne humeur.  Je suis consciente qu’il n’y a pas de meilleurs endroits pour vivre et faire sa vie. J’admire les gens qui peuvent vivre tout au long de leur existence en campagne à 100 % ou dans la grande ville à 100 %.  J’ai besoin de vivre proche de la ville, mais avec les avantages de la campagne aussi. Je ne vais jamais pouvoir choisir entre les deux.

Est-ce que vous êtes plus ville, campagne ou plus comme moi ?

 

  1. Marie-Elaine Thibert est une chanteuse Québécoise qui a sorti plusieurs albums depuis le début de sa carriè Son premier album fut intitulé Marie-Elaine Thibert. La date de parution fut le 30 mars 2004.

          

La fille urbaine

Je n’ai jamais fait de liste de pour et de contre. Parfois, ma tête fait un semblant de ce processus, mais s’arrête bien vite. Je sais souvent ce que je veux, tout en laissant aller les événements et en gardant un esprit ouvert sur où ça me mènera. Par contre, j’ai toujours su que je préfère vivre en ville qu’en campagne. Loin de moi l’idée de tracer une ligne entre deux clans! Ne vous méprenez pas : je raffole de la tranquillité des bois, des lacs et des grands champs. Je peux me permettre de dire que j’ai une préférence parce que je me souviens très clairement de ma tendre enfance dans la ville du blé d’Inde, a.k.a. Neuville. Et avoir une préférence n’insinue pas que l’autre option soit horrible et inimaginable. Juste que mon quota de bien-être est plus rempli à long terme du côté urbain, avec un soupçon de campagne.

Louer un chalet une fin de semaine, sept jours, un mois ou un été : pas de problème. S’acheter une maison alors que le dépanneur le plus proche est à 25 km, non merci pas pour moi! J’ai besoin de savoir que si je veux « deux-oeufs-bacon-toast-crêpes » un matin, je peux le faire sans l’avoir prévu 48 h d’avance. Ou que je peux me rendre compte que le dernier rouleau de papier de toilette que j’avais caché (j’en cache toujours un pour que, quand mon cerveau fait « Hey! C’est le temps d’acheter du papier de toilette! », j’aille encore une marge de manœuvre pour aller en acheter) a été à moitié utilisé et qu’il va falloir aller acheter cet essentiel un dimanche matin. Les 1,5 minutes de marche me conviennent. Aller chercher un truc oublié à l’épicerie (ici, on parle de Téquila Café) et revenir 1 h 30 plus tard parce la SAQ la plus proche est à 35 minutes… c’est pas dans mes activités préférées.

Lorsqu’on loue un chalet, on veut s’évader, relaxer, se vider l’esprit. Mais j’ai besoin de la ville pour me le remplir, mon esprit. Ce n’est pas un débat, seulement une observation. La proximité me rassure. On loue un chalet le temps de décompresser, de faire le vide, de prendre des bouffées d’air frais. Et on retourne à notre ville pour vivre la diversité, la culture et le train de vie « métro-boulot-dodo ».

Et ça me va.

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