Je ne sais pas si t'es prêt

Je ne sais pas si tu es vraiment prêt pour une femme comme moi

J’ai toujours l’impression de me répéter et de me répéter encore, mais je ne suis pas comme les autres femmes.

J’arrive avec énormément de bagages et d’histoire du haut de mes petits 23 ans. J’en ai vu plus que je voulais en voir, j’en ai même probablement plus vu en ces quelques années que certaines dans leur vie entière.

Je ne suis pas facile à aimer.

J’ai des insécurités par millions. Je vais avoir envie de te tenir la main et de l’autre côté, je vais te condamner au moindre petit geste, juste parce que je préfère que tu t’en ailles maintenant plutôt que tu t’en ailles quand je m’y en attendrai le moins. Parfois je me trouve méchante, parce que ma tête hurle que tu ne me comprends pas, mais comment le pourrais-tu ? Je n’arrive même pas à m’ouvrir à toi. J’ai peur de te montrer mes faiblesses, je n’ai pas envie que tu me vois brisée, je n’ai pas envie que tu aies de la pitié pour moi.

Alors, je préfère cacher mes yeux pleins d’eau avec un beau sourire et un rire «fake». Je préfère que tu ne te rendes jamais compte que je me suis caché la tête dans ton cou en te serrant de plus en plus fort, pour ne pas que tu vois les larmes qui me montaient aux yeux pour un mot stupide que tu m’as dit qui m’a un peu trop atteint. Je me demande sincèrement si tu es prêt pour une femme comme moi.

Tu vas rusher avec moi.

Parce que pour moi, t’es coupable jusqu’à preuve du contraire. Je ne sais pas si tu vas être assez fort pour endurer mes montages russes, te lever un matin et rire avec moi pour arriver au soir et avoir à me rassurer car je serai en larmes. Je suis exigeante, oui. Je suis insécure, oui. Je te reproche de ne pas me comprendre sans même t’en donner l’occasion, je te reproche de ne pas être assez attentionné tout simplement parce que j’ai peur de donner tout ce que j’ai à quelqu’un et me ramasser avec rien du tout encore une fois.

En ce moment j’ai envie de t’éloigner, pas parce que je ne tiens pas à toi. Tout simplement parce que c’est plus facile. C’est plus facile quitter le bateau que d’affronter les vagues, mes vagues. Celles que j’ai créées, celles que j’ai endurées, qui reviennent et qui refont surface. Je ne sais plus où j’en suis. Je ne sais plus si je dois tenir ta main fermement, attendant patiemment que la tempête passe ou tout simplement la lâcher et te laisser aller.

Toutes ces questions se bousculent dans ma tête, comme des millions de petites aiguilles qui percent mon cœur. Je sais que je peux avoir l’air intense. Malheureusement, je n’y peux rien à part réfréner mes impulsivités et mes peurs qui s’emballent pour un rien et pour un tout.

J’ai simplement besoin de sentir que tu me soutiens et que tu es là pour moi. J’ai juste besoin de sentir ta main dans la mienne, j’ai juste besoin de te sentir fort pour rassurer la petite fille en moi qui a besoin d’amour et de temps.

Rébecca Séguin-labelle
Catherine Duguay

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