On a testé Tinder… en couple 3ème partie

Pour lire les deux premières parties, c’est ICI.

Bon, passons maintenant à l’étape qui me fait le plus peur depuis que nous avons commencé notre aventure sur Tinder. Le moment où JE dois créer mon profil personnel.

Pas parce que je ne me fais pas confiance, mais bien parce que j’ai peur de ce que je peux trouver comme candidat, de ce que mon profil peut provoquer comme réaction (positive ou négative), j’ai peur à mon tour que quelqu’un que je connais et qui connaît mon chum tombe sur mon profil et s’imagine que je suis maintenant célibataire ou que je cherche à tromper mon homme. On ne sait jamais… maintenant qu’on a la preuve que le monde est petit même sur Tinder.

Mon chum attend d’ailleurs ce moment avec quelques appréhensions lui aussi. Ce n’est pas plus facile pour un homme que pour une femme de voir quelqu’un tourner autour de son amoureux.se.

Je décide de procéder de la même manière que lui, je télécharge l’application à un moment où je suis seule.

Ayant une grande quantité de photos de moi dans mon cellulaire (comme toute blogueuse évidemment), la sélection de la meilleure photo n’est pas plus facile. Trop de possibilités, c’est comme pas assez. Est-ce que je publie un selfie où je suis à mon meilleur, maquillée et coiffée comme je le suis quand je fais des shootings photos ou je privilégie une photo plus naturelle où seule la lumière du jour fait ressortir le vert de mes yeux ? L’orgueil faisant quand même son œuvre, j’ai choisi la première option pour la photo de profil. C’est quand même celle qui décidera si mes candidats potentiels swiperont à droite ou à gauche. Mais j’inclus quand même des photos plus naturelles, une photo de plain-pied parce que toutes les filles savent que si je ne publie pas une photo de ma silhouette, la plupart des garçons risquent de me demander si mon poids est proportionnel à ma grandeur dans les quelques minutes suivant une potentielle conversation. S’il y a bien une chose dont je me souviens sur MSN, c’est que ça se passait généralement comme ça. Tant mieux si tu me dis que les temps ont changé, mais je ne prends pas de risque et je mets tout ce qu’il faut comme photo pour lui permettre de se faire une idée. J’inclus même une photo avec mon fils. Pas de photos en bikinis par contre. Je ne tiens pas à recevoir des propositions indécentes ou recevoir le titre de MILF (Mother I like to fuck) dès le début de mon aventure sur Tinder.

Maintenant, la description.

Pour une fille qui écrit des textes toutes les semaines, je crois que ce sera facile de passer à travers cette étape. J’ai confiance de choisir les bons mots, juste assez accrocheurs, qui en disent juste assez pour piquer la curiosité et attirer de bonnes personnes.

Dans les faits, ça s’est avéré un peu plus compliqué que je pensais.

Incapable d’être mystérieuse comme mon chum, je ne voulais pas être un grand livre ouvert non plus. Je voulais une touche d’humour, montrer que je ne suis pas une habituée de Tinder, mais que je sais où je m’en vais avec ça quand même. Je voulais démontrer que je suis une fille simple et pas compliquée, mais sans laisser sous-entendre que je suis à la recherche d’une baise d’un soir seulement.

Tu vois le genre ? Plus facile à dire qu’à faire.

Alors voici ce que j’ai finalement écrit après avoir cherché mes mots pendant de longues minutes.

Nouvellement célibataire après avoir été en couple pendant 13 ans, mes techniques de cruise ont besoin d’être dépoussiérées un peu. Maman monoparentale, je ne cherche pas un père pour mon fils, il en a déjà un excellent. Je cherche quelque chose de simple parce que c’est le genre de fille que je suis.

Je veux que les candidats potentiels comprennent que j’ai de bonnes relations avec mon ex (!) et que mon passé est réglé. La phrase sur mes techniques de cruise vise à les faire sourire, mais aussi à leur faire comprendre que je ne serai peut-être pas la plus habile lorsque viendra le temps d’engager la conversation, mais que je suis pleine de bonne volonté. C’est clairement moins mystérieux que mon chum et pas nécessairement sexy et accrocheur, mais ça a le mérite d’être honnête, je pense.

Avec le recul et en me relisant, je trouve que je sonne plus comme une fille qui a peur de s’aventurer dans cette jungle ou carrément comme une matante qui n’est plus dans la vingtaine depuis très longtemps.

Mais bon, c’est ce que je suis dans le fond alors je clique sur publier et j’attends de voir ce qui se passe.

Je commence à swiper.

Tranquillement au début, en prenant plusieurs secondes pour regarder les photos.

Contrairement à mon chum, je ne regarde pas les gars qui ont moins de 30 ans. J’ai même sélectionné de 35 à 45 ans dans mes critères de sélection. Pas envie de rencontrer un gars qui est encore à l’université (sauf si c’est pour se perfectionner), veut des enfants ou sort encore au Beach Club. J’ai beau savoir qu’on peut garder son cœur d’enfant ou son côté bad boy longtemps, j’ai quand même envie de quelqu’un de mature qui sait où il s’en va. Tant qu’à chercher un candidat, j’en veux un qui ressemble sensiblement à ce que j’ai présentement, surtout que ce n’est que pour une expérience et non pour vrai. Mais je crois quand même que si je devais tenter le coup RÉELLEMENT, je procéderais de la même manière. Je ne veux pas changer 4 trente sous pour 1 piastre, mais je ne veux pas baisser mes standards non plus. Sans avoir un genre de gars précis, j’ai quand même une idée de ce que j’aime et de ce que je n’aime pas et ce n’est pas à 36 ans que je vais soudainement vouloir revoir tous mes principes amoureux.

Surprise totale !

Après à peine 10 minutes, je reçois une notification qui m’annonce que déjà plus de 99 personnes aiment mon profil !

Wow, je suis flattée. Ça boost mon égo quand même pas mal.

C’est presque mieux que des likes sur Instagram. Presque. Parce que, contrairement au réseau social, je ne peux pas voir qui a aimé ma photo et ça, je trouve ça plate un peu.

Mais bon, je sais aussi, en toute humilité, que je suis quand même jolie et que j’exerce sûrement un attrait de nouveauté auprès de ceux qui swipe quotidiennement. Alors ça ne m’enfle pas la tête, mais ça fait du bien à mon estime.

Après 10 autres minutes, ça y est !

J’ai un match…

Que se passera-t-il ensuite ?

Sauras-tu attendre jusqu’à la semaine prochaine pour le découvrir ?

Photo de signature pour Jennifer Martin.    

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