Les chroniques d'une hyperactive, le retour au travail

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : le retour progressif au travail

Pour lire les précédentes chroniques, c’est ICI.

Après…

• 1 opération, 10 vis et une plaque de métal dans la cheville

• 133 jours d’arrêt

• 10 fucking livres de pris

• 35 séances de physio et d’ergo au nombre de 3 fois par semaine

• 6 saisons de Gossip Girl

• 2 saisons de Handmaid’s Tale

• 1 saison de Fourchette

• la lecture de 15 romans

• 61 textes pour Folie Urbaine

• 5 visites depuis la mise en vente de ma maison

• le soutien incalculable de mon entourage (Allô, mes amies et ma famille!)

• plusieurs heures de temps de qualité avec mon chum et mon fils

C’est maintenant le temps de retourner au travail.

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis éducatrice en garderie depuis bientôt 17 ans. Et à part lors de mon congé de maternité, je n’ai jamais été en arrêt de travail aussi longtemps.

J’ai recommencé le lundi 1er avril et non, ce n’était pas un poisson d’avril.

Je devais reprendre le travail de manière progressive, c’est-à-dire faire 4 heures de travail régulier, mais sans faire des journées consécutives. C’est un peu complexe comme horaire, mais pour l’instant, j’y vais lentement et je donne la chance à mon corps de s’habituer doucement au retour de la routine métro-boulot-dodo.

Cela dit, lors de mon premier jour, je me sentais comme la petite nouvelle qui vient de changer d’école et qui entre dans celle-ci en ne connaissant personne. Même si les enfants se sont précipités vers moi pour m’accueillir dans une pluie de câlins et de bisous et que les parents ont semblés très heureux de me revoir dans mon local.

Mais les premières heures ont été bizarres.

Je me sentais comme une étrangère, j’avais perdu mes repères et j’ai eu l’impression de ne pas savoir quoi faire même si je connais mes tâches sur le bout de mes doigts. Travaillant conjointement avec une autre éducatrice, je me sentais décalé par rapport à elle. J’avais l’impression d’arriver comme un cheveu sur la soupe.

Je me sentais comme une stagiaire ou une remplaçante qui n’ose pas trop prendre d’initiatives de peur que ce soit mal vu. Ben oui… à ce point-là. C’était un peu ridicule, mon affaire.

Ce matin-là, j’étais tellement sur l’adrénaline et l’anxiété de bien faire les choses que je n’ai même pas ressenti de douleur à la cheville. Même si je marchais en boitant et que c’était un peu pénible de descendre les escaliers, j’avais l’impression d’être top shape! D’avoir presque retrouvé ma forme d’autrefois comme si rien ne s’était passé! C’était un peu étrange, mais mon cerveau était tellement occupé à assimiler tout ce qui se passait autour de moi et à l’analyser que les sensations que je pouvais ressentir en travaillant étaient complètement anesthésiées.

Même quand j’ai quitté le travail après mes 4 heures pour me rendre à ma séance de physiothérapie et d’ergothérapie, je me sentais bien et pleine d’énergie. Oui, j’ai encore des traitements 3 fois par semaine pour l’instant. Je me suis même donnée à 150 % lors de mes deux séances et j’y ai mis encore plus de cœur qu’au cours des dernières semaines.

Mais lorsque je suis arrivée chez moi…

J’ai crashé.

La pression est retombée, mon énergie est aussitôt tombée back order et je me suis écroulée.

J’ai utilisé mes dernières forces pour faire le souper et les lunchs, et après une bonne douche, j’étais au lit à 19 h 30.

Vidée, j’avais le corps tremblotant de froid et le cerveau en compote. Mais tout de même fière d’avoir réussi à passer à travers cette journée, même si je suis encore loin d’un retour complet.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

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