Je le savais

Je le savais depuis le début que ça n’irait pas plus loin

Tu pensais quoi? Que ça ne me ferait pas souffrir? Que c’est juste quelques temps passés ensemble? Mais non au fait je souffre. Ça me fait mal parce que moi j’avais de réel sentiments, parce que moi je te voyais dans ma vie. Mais je sais que c’était la meilleure décision. Qu’en ce moment je souffre comme ce n’est pas possible, mais que c’est mieux de souffrir énormément maintenant que si l’on avait continué ce manège qui me tuait à petit feu. Tu penses que ça ne me faisait pas souffrir? Quand tu préférais passer du temps avec n’importe qui plutôt qu’avec moi. Tu penses que je n’avais pas mal quand tu évitais de me toucher en public par peur qu’on nous voit ensemble. Ça me faisait mal. Même que chaque fois, ça me faisait un gros pincement au cœur.

Mais je savais depuis le début que ça n’irait pas plus loin.

Parce que trop de choses ont sonné comme une alarme dans mes oreilles. Le fait que tu n’as jamais montré d’intérêt envers mon passé, tu n’as jamais posé de question à savoir ce que j’avais vécu ou qui j’étais réellement. Le fait que tu parles de ton futur et que chaque fois j’étais complètement exclue de tes projets. Que tu n’as jamais voulu faire d’activités avec moi.

Toutes ces choses me blessaient parce que moi j’aurais voulu les vivre avec toi. Malgré tout, je comprends et je ne t’en veux pas. Mais je t’avoue que j’aurais aimé que tu ne viennes jamais à ma rencontre. J’aurais aimé que tu passes ton chemin sans t’arrêter. Parce que maintenant, je dois à nouveau soigner mon cœur. Je dois à nouveau essuyer les larmes et relever la tête, oublier les moments passés avec toi, oublier ton sourire et tes bras autour des miens. Je dois oublier… même si je ne veux pas vraiment oublier. Malgré tout, une partie de moi voudrait quand-même que tu réalises que je te manque et que finalement tu avais des sentiments pour moi.

Mais croire que tu vas revenir, c’est comme croire que le père Noël existe.

Ce n’est plus de mon âge de croire au père Noël et encore moins de croire aux contes de fée et leur fin heureuse. Je te souhaite qu’un jour tu surmontes tes douleurs et que tu sois capable d’aimer à nouveau. Parce qu’une vie sans amour est une vie bien longue. Tu n’es pas une mauvaise personne, je le sais. Mais tu t’empêches de vivre des belles choses par peur. Peur d’être blessé et de souffrir à nouveau. C’est dommage. Car je crois que tu as beaucoup de choses à offrir. Enfin, je te souhaite bonne vie, bonne continuité. Je dois continuer d’avancer. Je suppose que ma destinée est ailleurs. J’espère t’avoir apporté quelque chose, ne serait-ce qu’un minime temps de bonheur. Je le savais avant même que toi tu le saches que lorsque que tu m’as dit au revoir que ce n’en était pas un.

C’était un adieu, une fin, même si tout ce que j’avais envie, c’était de retenir ta main.

Rébecca Séguin-labelle
Catherine Duguay

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