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Juliette à Mexico – Juliette à Hollywood

Au début de l’automne, j’ai reçu le plus récent roman de la collection Juliette écrite par Rose-Line Brasset. Comme nous avions déjà une bande dessinée de cette série (Juliette à Paris) et que ma plus grande l’avait dévoré en quelques heures, j’étais persuadée que le format roman serait accueilli avec le même enthousiasme. Il s’agit de Juliette à Mexico. Après la réaction de surprise initiale et un certain intérêt, ma grande fille a bien tenté de le lire. Il faut savoir qu’elle a 9 ans et demi et lit beaucoup, mais encore peu de romans, sauf les séries Olga d’Élise Gravel et Sarah-Lou, détective (très) privée d’Andrée Archambault, qu’elle a lus avec entrain.

Revenons donc à Juliette à Mexico. Comme le titre l’indique, le personnage se retrouve à Mexico au Mexique. Pour vous mettre en contexte, habituellement notre héroïne voyage régulièrement avec sa mère journaliste, qui se promène un peu partout dans le monde pour son travail (Ah! Qu’il est loin le temps où l’on pouvait voyager partout sans souci. On ne savait vraiment pas ce qui nous attendait à la même date l’an dernier!). Mais cette fois-ci, elle part tout de même avec sa maman, mais pour accompagner sa meilleure amie Gina et sa propre mère, Ginette, qui partent en vacances.

Rapidement dans le roman, alors qu’elles sont encore dans l’avion en direction du Mexique, Gina avoue à Juliette, avoir déjà embrassé son amoureux Gino (notez l’originalité des prénoms : Gina, Ginette et Gino), alors qu’ils n’étaient pas encore en couple et que Gina ne savait rien du béguin de Juliette pour Gino. S’en est suivie une grosse dispute et un très long froid entre les deux amies qui devront continuer de se côtoyer tout le long du voyage.

Bien que l’histoire semble partie pour accumuler les clichés, j’ai été agréablement surprise de constater quel espace est alloué à la culture mexicaine où on souligne le travail magnifique de l’artiste Frida Kahlo ou encore lorsque nos protagonistes visitent les ruines Mayas, tout en soulignant les inégalités sociales et la pauvreté rencontrées durant leur séjour. J’émettrais un bémol par contre, puisqu’il y a utilisation de l’expression Indiennes du Mexique. C’est une expression particulièrement désuète, qui aurait facilement pu être remplacées par Autochtones du Mexique.

Dans l’ensemble, c’est un livre parfait pour faire voyager, alors que nous sommes tous cloués à la maison. Malheureusement, tel que mentionné plus tôt, ma fille, qui a bien tenté de le lire à quelques reprises, n’a jamais réussi à embarquer dans l’histoire.

Alors, lorsque nous avons reçu la bande dessinée Juliette à Hollywood, je croisais les doigts pour que mon enfant renoue avec le personnage. Dès qu’elle et sa soeur ont vu la BD, elles sautaient de joie! Empressée de la lire, ma plus vieille s’est tout de suite installée sur le sofa du salon et y restée longtemps, lisant l’histoire «d’une traite». Elle a adoré! Elle m’a expliqué que le fait que ce soit en format BD, qu’il y ait des images pour supporter l’histoire, ça rend le tout plus dynamique, donc plus facile pour elle d’embarquer dans l’histoire.

Cette fois-ci, Juliette se retrouve à Hollywood avec sa mère, qui doit y aller pour interviewer un réalisateur célèbre. Elle quittent le Québec, la tête pleine de rêves de stars et d’espoir d’en rencontre à tous les coins de rue. Voici un extrait du 4e de couverture : «Pourtant, auprès de sa nouvelle amie Julia, elle va découvrir que tout n’est pas rose dans la capitale du cinéma. Le métier d’actrice implique des sacrifices insoupçonnés, et c’est sans compter que les paysages somptueux de la Californie peuvent à tout moment se transformer en décor de cauchemar lorsque la sécheresse entraîne des feux de forêt.»

On y aborde entre autres les exigences irréalistes de l’industrie du cinéma envers les actrices, surtout. Juliette est confrontée aux attentes de minceur et commence à douter de sa propre apparence. D’ailleurs, j’ai eu peur que ce sujet n’entraîne des discussions déplaisantes pour rassurer mon enfant. Mais heureusement que l’on en avait déjà discuté avant, parce que lorsqu’elle m’en parlait, c’était surtout pour dénoncer ce genre de discours. Alors, public averti, sachez qu’il est possible que votre enfant qui lire cette bande dessinée vous parle d’apparence physique et de comparaison des corps. Au moins, c’est abordé en le dénonçant. Il reste que même juste en parler peut implanter une idée qui n’était même pas dans la tête de votre enfant avant.

Dans l’ensemble, ma fille a adoré sa nouvelle BD. Elle préfère définitivement le format bande dessinée pour les histoires de Juliette. Il d’ailleurs savoir que les romans sont oubliés d’abord et qu’ensuite, ils peuvent se retrouver en BD. Ma fille a lu Juliette à Hollywood très rapidement et a continué d’y retourner pendant plusieurs jours, pour en relire des extraits ou des pages complètes. C’est vraiment un hit!

Donc, si vos enfants ont entre 9 et 11 ans, qu’ils ou elles ont envie de voyager, cette série leur permettra facilement. Lorsqu’un prochain «Juliette» sortira en bande dessinée, c’est sûr que je nous la procure. Les romans, ce sera peut-être pour l’année suivante.

Merci aux Éditions Hurtubise de nous avoir donné l’occasion de découvrir ces deux livres. Bonnes lectures!

Catherine Duguay signature

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