L'homme qui bâtissait

Critique du mois : L’homme qui bâtissait des villages

Il y a des livres qui nous touchent par leurs personnages, par leurs intrigues bien ficelées, par les émotions qu’ils nous font vivre, par notre attachement envers un auteur ou une autrice en particulier.

Des livres qu’on classe sur 10, qu’on catégorise parmi nos préférés, des livres qui nous habitent longtemps après la fin du dernier chapitre. Des livres qui nous marquent à jamais et auxquels sont associés des moments de vie particuliers, qui ont fait naître des anecdotes ou encore dont on parle à tout bout de champ.

Malgré le fait que je lis plusieurs livres par année depuis toujours, il y en a peu qui peuvent se vanter de remplir tous ces critères.

Le troisième livre de Matthieu Quiviger en fait partie et c’est avec bonheur que je partage ce sentiment avec mon fils, qui m’a fait découvrir ses deux premiers, dont tu peux lire la critique ICI. Alors que j’attendais son arrivée dans les rayons avec impatience, j’ai rongé mon frein quelques jours avant de m’y plonger. Fiston avait la priorité, et avec raison.

Si les deux premiers livres racontaient la vie de deux joueurs marquants de l’équipe de football des Caniches de Ste-Agathe, celui-ci se plonge au cœur de la vie de coach Morin, l’homme derrière cette équipe mythique dont je suis tombée amoureuse dès le premier tome. Je rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’aimer ou même d’en connaître beaucoup sur le football pour apprécier notre lecture. Ne vous arrêtez pas à la couverture, c’est un livre qui va bien au-delà de ce sport.

Description du livre

«Treize ans après cette victoire, Robert Morin, ancien professeur de philosophie et coach marquant, vient de mourir. Son départ oblige ses joueurs à se réunir et à revisiter le passé. Ce roman à plusieurs voix raconte avec justesse et sensibilité leur parcours, mais également celui de coach Morin, dont l’influence positive a marqué leur vie, bien après le passage au cégep. Une histoire sportive empreinte de fraternité et de succès inspirants.»

Tout au long des chapitres, on apprend à découvrir les origines de ce personnage complexe, attachant et surtout extrêmement émouvant. À travers ses joies, ses peines, ses drames, ses réflexions et ses relations avec tous ceux qui constituent son monde, on découvre un homme qu’on voudrait tous avoir dans notre vie. J’ai d’ailleurs fait le souhait qu’un tel humain fasse un jour une différence dans la vie de mon fils.

Je ne saurais dire pourquoi j’ai pleuré autant au fil de ma lecture puisque ce n’est pas une histoire triste, mais plutôt un livre qui conjugue espoir et leçons de vie. Est-ce que c’est tout ce qui me rattache à la découverte de ce livre grâce à mon fils? Le fait d’avoir grandi dans une famille de sportifs, d’avoir été entourée d’hommes difficilement capables d’exprimer leurs émotions?

Probablement toutes ces réponses.

Quelques jours après avoir terminé ma lecture, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Matthieu, devenu un ami Facebook depuis la publication de ma première critique et avec qui j’ai un lien particulier. Il a d’ailleurs fait une conférence dans la classe de mon ado grâce à la complicité de son extraordinaire enseignante de français avec qui je l’ai mis en contact. Un beau moment pour ces jeunes qui font partie d’un programme sports-études de football et qui sont pour la plupart tombés en amour avec ses livres.

Lors de notre entretien, qui a duré plus d’une heure trente, j’ai littéralement été happée par sa grande générosité, ses talents de raconteur et la passion avec laquelle il parle de ses métiers d’enseignant et d’auteur. J’aurais pu l’écouter parler de ses inspirations, de sa vision de la littérature, de football, de son rôle de père et de ses prochains projets d’écriture pendant des heures.

J’ai pu en apprendre un peu plus sur sa routine d’auteur qui consiste à écrire très tôt le matin pendant de longues heures sans s’arrêter. J’ai découvert qu’il reproduit toujours un même pattern, c’est-à-dire raconter une aventure particulière au troisième chapitre de chaque roman. J’ai aussi été surprise d’apprendre qu’il n’avait pas de rituel spécial entourant la fin d’un roman à part boire un verre de vin en faisant une énième relecture.

J’ai été à même de constater derrière mon écran que ses yeux pétillent toujours lorsqu’il parle d’un sujet qui lui tient à cœur, comme les liens qu’il tisse tous les jours avec ses élèves, son rêve de voir ses romans adaptés au cinéma ou à la télé (qu’un producteur se dépêche d’en acquérir les droits, s’il vous plaît!) ou de ses prochaines idées de roman. Parce que oui, sa carrière d’auteur ne s’arrêtera pas en même temps que la vie de coach Morin, on reliera de nouvelles aventures signées Matthieu Quiviger dans un avenir proche.

Je tiens, une fois de plus, à le remercier d’avoir écrit des livres qui ont permis à mon fils de découvrir le plaisir de la lecture. Quant à moi, j’ai apprécié chaque minute de mes lectures, de notre entretien et je lui souhaite le meilleur des succès pour ses prochains romans et ses projets.

Pour se procurer ses romans, c’est ICI.

Jennifer signature
Jeneviève signature

                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

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