Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : les premiers jours

chroniques d'une hyperactive

Pour lire les autres chroniques, c’est ICI et ICI.

Après l’opération, dont je ne garde qu’un vague souvenir, heureusement, j’ai vite compris que je n’allais pas pouvoir remarcher normalement de sitôt. La douleur est vite apparue après la disparition des derniers bienfaits de l’anesthésie.

Une douleur vive, pas agréable du tout.

Le genre de douleur où tu dois te parler en maudit pour ne pas hurler et te mettre en petite boule pour pleurer. Je faisais ma tough, encore une fois, sachant que j’étais loin d’être la patiente la plus éclopée de l’hôpital, mais j’avais hâte que les antidouleurs fassent effet et surtout, de retrouver le confort de ma maison pour y dormir pendant 12 heures d’affilée.

Aussitôt le congé signé, je mettais le pied hors de l’hôpital, chancelante, affaiblie par les émotions de la journée et mon jeûne des 24 dernières heures. Avec des nausées accompagnant mon retour à la réalité après un voyage dans les vapes, je me concentrais ben fort à ne pas vomir sur la banquette de la voiture.

Je prenais le chemin de la maison.

L’endroit où j’allais passer les 6 prochaines semaines minimum.

J’avais beau aimer ma maison, elle devenait la cage dorée où j’allais être enfermée contre mon gré pour les prochains jours.

Certains diront que j’exagère. Que c’est plaisant d’être au repos et que je devrais en profiter.

On me l’a beaucoup dit dans les heures qui ont suivi. Et d’autres sages paroles du même genre.

« Profites-en pour te reposer, Jen. »

« Tu vas pouvoir relaxer, prendre du temps pour toi. »

« Ça tombe bien, tu n’arrêtes jamais, la vie t’envoie peut-être un signe que t’en faisais trop. »

« Ce n’est pas la fin du monde, prends-le comme des vacances. »

« Au moins, tu es sur la CNESST, tu vas être payée pour rester chez toi et tu vas pouvoir prendre le temps de guérir. »

Toutes des phrases censées me réconforter.

Oui, on rêve tous de pouvoir prendre du temps pour soi, de marquer un temps d’arrêt pour se ressourcer et reprendre des forces.

Certes, c’est l’fun de ne pas avoir à s’inquiéter de ses factures et de ses paiements, sachant que mon salaire continuera à être déposé toutes les deux semaines. Si j’étais tombée chez moi, ça ferait beaucoup plus mal au portefeuille, surtout à 6 semaines de Noël.

J’ai acquiescé à tous ces sages conseils censés me réconforter.

Oui, ils sont véridiques.

Mais à ce moment-là, je ne voulais pas les entendre.

Je devais être inactive pour un minimum de 2 mois !

Est-ce que quelqu’un pouvait comprendre quelle catastrophe ça représentait pour moi ?

Tu parles d’une fille qui n’arrête jamais.

Qui a toujours 1001 projets, des événements, des sorties, des endroits à visiter, des choses à faire. D’une fille qui a toujours eu beaucoup d’indépendance et de liberté et qui n’aime pas dépendre des autres.

Tu lui demandes de mettre une grosse partie de sa vie sur pause et de l’accepter sans broncher et sans chialer sous prétexte que ce n’est pas la fin du monde ?

Les premiers jours, c’était encore plus difficile.

La douleur, la fatigue constante après le moindre effort. Le fait de dépendre de mon chum ou de mon fils pour me laver, pour me nourrir. Apprivoiser les béquilles, le poids du bandage sur mon pied. Le reste de mon corps qui croule sous la douleur de devoir supporter ma silhouette sur une seule jambe.

Les larmes qui vont et viennent, celles causées par la douleur, les autres causées par la colère que ce soit arrivé à moi.

Les effets secondaires des antidouleurs sur une fille qui n’a jamais pris de drogue, fumé de cigarette et qui ne boit ni alcool ni café. Un beau mélange de tremblements, de confusion, de maux de cœur. De la morphine dure pour une fille qui accepte difficilement de prendre des Tylenols quand la situation l’exige, c’est rough sur le corps et l’esprit.

Après trois jours, j’ai déjà commencé à agir bizarrement.

J’étais seule à la maison, j’étais en sueur juste après avoir trouvé l’énergie nécessaire pour me faire un smoothie pour déjeuner et réussi à laver mon comptoir.

Ces deux simples gestes avaient réussi à me vider de mon énergie. Je me suis assise, dans le silence de ma maison vide et j’ai fixé le mur devant moi pendant de longues minutes.

Je me suis mise à fixer les ustensiles dans le rack à vaisselle et j’ai pensé à Tom Hanks.

Oui, oui, Tom Hanks dans le film Seul au monde.

J’ai commencé à me dire que j’allais devenir amie avec mes fourchettes, que je leur donnerais des noms, que j’allais leur parler et commencer à leur imaginer des scénarios.

Ça y est, je suis folle.

La morphine ne contrôle pas juste la douleur, elle contrôle aussi le côté rationnel de mon cerveau.

J’ai chassé ces pensées aussi bizarres qu’inattendues de mon esprit et je suis retournée me reposer.

Dans les jours suivants, j’ai dû faire le deuil de mon agenda chargé des prochaines semaines. J’ai dû renoncer à ces petites cases remplies sur mon calendrier du mois de décembre, moi qui attendais ce moment avec impatience. C’est probablement ce qui m’a fait le plus mal dans le constat des effets à long terme de ma condition.

Moi qui adore lire et écrire, j’ai mis plus de 7 jours avant d’ouvrir un livre ou écrire quelques lignes. Les idées pour faire ces chroniques se bousculaient dans ma tête, mais j’étais incapable de les coucher sur papier. Je n’arrivais même pas à terminer la lecture d’un article de blogue alors la perspective de me plonger dans les nombreux romans que j’avais à lire ne m’enchantait pas non plus.

Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.

Mon esprit paranoïaque se disait même qu’il y aurait la Jennifer avant l’accident et la Jennifer après. Est-ce que c’est possible de ne plus être la même personne à la suite d’une chute, et ce, même si je ne me suis pas cogné la tête ?

Mon esprit partait dans toutes les directions.

T’sais le genre de chose que fait ton cerveau quand t’as le temps de trop penser justement ?

Ça promet pour les semaines à venir…

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Guide des Fêtes : des idées cadeaux pas plates du tout! (partie 1)

Guide des Fêtes

On ne se le cachera pas, magasiner les achats des Fêtes n’est pas toujours une partie de plaisir pour tout le monde, surtout avec la cohue que l’on retrouve dans les centres d’achats en cette grosse période achalandée. Dieu merci, on peut maintenant magasiner en ligne et, ainsi, éviter de prendre des bains de foule si on n’est pas friand des stationnements bondés, des files d’attente et des clients stressés et mécontents.

C’est pourquoi nous vous permettons de vous simplifier la vie encore plus avec des suggestions de cadeaux simples, originales et qui encouragent le commerce local.

Monsieur Cocktail

Pour les adeptes de boissons alcoolisées, Monsieur Cocktail offre tout ce qu’il faut pour les rendre parfaites. Pour des cocktails dignes des mixologues et des restaurants, cette compagnie offre des sirops et des recettes qui n’ont pas besoin d’être mélangées au shaker. Une belle idée pour ceux qui aiment recevoir et offrir des cocktails de qualité sans se casser la tête. Pour voir la grande sélection de produits offerts, c’est ICI.

des idées cadeaux

Crédit photo : Site Internet Monsieur Cocktail

Stram

Avec toutes les astuces proposées pour réduire notre empreinte écologique, voici une excellente suggestion de cadeaux que les pailles réutilisables en acier inoxydable. Offertes dans différentes couleurs et avec un modèle spécialement conçu pour les smoothies, les pailles Stram vont au lave-vaisselle et peuvent également être lavées à la main avec une brosse, également vendue sur le site. Une bonne idée de cadeau pour ceux qui ont à cœur notre chère planète. Pour voir les ensemble disponibles, c’est ICI.

idées cadeaux

Crédit photo : Site Internet de Stram

Dans le sac

Toujours dans une thématique éco-responsable, l’entreprise Dans le sac offre des produits durables et tendances pour permettre aux gens de changer leurs habitudes d’achat avec des trucs simples et écologiques. Sac à pain, sac à vin, sac réutilisable, brosse à vaisselle écologique, sac pour le marché ou pour acheter en vrac, l’entreprise offre tout ce qu’il faut pour adopter un mode de vie zéro déchet. De la confection jusqu’à l’impression de l’étiquette, tous les  produits sont entièrement faits à la main au Québec. Une belle entreprise de chez nous à encourager. Pour voir la boutique en ligne, c’est ICI.

idées cadeaux

Crédit photo : site Internet de Dans le sac

Callitee

Pour celles qui aiment les chandails à thèmes ou qui abordent des jeux de mots ou  un message à saveur humoristique, la compagnie Callitee est toute désignée pour y effectuer ses achats des Fêtes.  Disponibles en ligne, ainsi qu’à la boutique Kiffé à Boucherville, on peut choisir entre une coupe « ample » et « ajustée » et des tailles de « Petit » à « Très grand » parmi une grande sélection de chandails et d’accessoires, classés sous différents thèmes. Le choix y est très varié et c’est définitivement un must pour les filles qui aiment la mode et porter des créations originales et locales. Pour voir la boutique, c’est ICI.

idées cadeaux

Crédit photo : Site Internet de Callitee

Main and Local

Cette compagnie offre des objets emblématiques des différentes grandes villes canadiennes. Que ce soit Montréal, Toronto, Ottawa ou Vancouver, vous trouverez des trucs aussi drôles que pratiques dans les différentes collections, tels qu’un porte-monnaie à l’effigie de bagels montréalais, un coussin portant le sigle des Maple Leafs de la ville reine ou encore des bas affichant le visage de Justin Trudeau. De quoi offrir des cadeaux qui rappellent les différentes boutiques de souvenirs que l’on retrouve un peu partout dans les quartiers touristiques. Pour la boutique complète, c’est ICI.

idées cadeaux

Crédit photo : Site Internet Main and Local

The Cocktail Box

Des cocktails qui doivent simplement être mélangés avant d’être servis? Voilà ce que propose The Cocktail Box avec ses ensembles comprenant tout ce qu’il faut, à part le barman, bien sûr, pour composer des boissons classiques qui n’ont rien à envier aux meilleurs établissements. Vous pouvez également obtenir des ensembles personnalisés selon vos désirs. Une belle idée originale comme cadeau d’hôtesse/hôte ou pour ceux qui organisent des soirées ou des événements. Pour la boutique en ligne, c’est ICI.

idées cadeaux

Crédit photo : site Internet The Cocktail Box

Brew your Bucha

En plein essor ces dernières années, le kombucha est de plus en plus populaire, en plus d’offrir de nombreux avantages pour la santé. Pour faire des économies de coûts, la compagnie Brew your Bucha offre des ensembles tout-en-un permettant de réaliser sa propre boisson. Munis d’instructions faciles à suivre, vous pouvez également bénéficier d’un support technique 7 jours par semaine, puisque la compagnie garantit un brassage réussi pour tous ses clients. Un concept différent qui peut être très apprécié auprès des adeptes de cette boisson. Pour la boutique en ligne, c’est ICI.

idées cadeaux

Crédit photo : site Internet Brew Your Bucha

Guides Ulysse

Pour les amoureux de voyage, les guides Ulysse demeurent une valeur sûre. Que ce soit pour des voyages d’affaires, en sac à dos ou en famille, il est toujours plaisant d’avoir un livre qui offre des informations complètes et pratiques sur la destination choisie. Leur réputation n’est plus à faire et c’est parmi une très grande sélection de pays que vous pourrez arrêter votre choix. Une excellente idée cadeau pour les nomades de ce monde. Pour voir les titres disponibles, c’est ICI.

idées cadeaux

Crédit photo : site Internet Guides Ulysse

Que ce soit pour gâter l’être cher, la famille, les collègues de travail ou toute autre personne à qui l’on veut faire plaisir, il est important de se rappeler que c’est l’intention qui compte et qu’il n’est pas nécessaire de se stresser à vouloir donner le cadeau parfait. Mais qu’un cadeau choisi avec soin, selon les goûts et intérêts de chacun, c’ est toujours apprécié.

Bon magasinage!

Photo de signature pour Jennifer Martin. ariane reviseure

Lookbook des boutiques Pentagone : pour des idées de tenues festives

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Encore une fois cette année, j’ai le bonheur d’être l’une des deux ambassadrices des boutiques Pentagone au Québec. Et c’est avec fierté que je porte les vêtements de cette compagnie québécoise qui sont confortables, abordables et conviennent à plusieurs styles.

Lorsque j’ai vu la collection des fêtes, j’ai eu un véritable coup de cœur et je ne pouvais passer à côté l’occasion de vous présenter les pièces clés qui la composent.

Que ce soit un blazer en velours, un chandail à grosses mailles ou une blouse au tissu léger, on peut retrouver tous les styles de tissus en magasin et c’est ce qui fait la grande force de Pentagone puisqu’on retrouve aussi en boutique de nombreuses marques telles que Vero Moda, Guess, Levi’s, Dex et plusieurs autres.

Qui dit temps des Fêtes, dit aussi garde-robe festive et unique. C’est l’occasion ou jamais de sortir les robes chics, les jupes, les chemises, les paillettes et tout ce qui permet de créer un look festif qui nous représente.

Les boutiques Pentagone ne font pas exception et présente plusieurs modèles de robes toutes plus jolies les unes que les autres.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone
Lookbook de Noel des boutiques Pentagone
Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Coup de cœur également pour ce jumpsuit noir classique avec les manches en dentelle. Le outfit idéal pour le party de bureau ou les réveillons enfamille.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

J’ai également craqué pour ce pantalon noir à jambe large noué à la taille. Agencé à une camisole ou une blouse, c’est une très belle alternative pour celles qui préfèrent ne pas porter de robe et se sentir plus confortables.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Les hommes ne sont pas en reste avec une grande sélection de chandails et de chemises, sans oublier ce superbe veston que l’on peut agencer autant à des jeans qu’à un pantalon plus chic.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone
Lookbook de Noel des boutiques Pentagone
Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Côté accessoires, les boutiques Pentagone peuvent se vanter d’offrir une grande sélection d’articles tels que foulards, mitaines, tuques, bijoux, sacs à main, ceintures et montres. De quoi garnir les bas de Noël de tous les membres de la famille.

Sans oublier les pyjamas, hyper confortables et des plus tendance. Une belle idée de présents à mettre sur sa liste pour le père Noël.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Pour connaître la boutique la plus proche de chez toi, c’est ICI.

Toutes les photos sont de Natalia Faustina Fernández-Ruiz

Photo de signature pour Jennifer Martin.
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La fois où… je me suis mise au défi de ne pas m’acheter de vêtements pendant 3 mois.

La fois où je me suis mise au défi

Je sais, je sais.

C’est peut-être un défi futile aux yeux de certains.

Mais pas pour moi.

J’A-D0-RE magasiner des vêtements, j’adore la mode et l’un de mes rêves serait de ne pas reporter deux fois le même ensemble dans une même année.

Je suis totalement accro aux vêtements. Je dois avoir vu trop souvent Clueless, ce film culte de mon adolescence où Cher possède une garde-robe interactive connecté à son ordinateur à qui elle demande de lui choisir ses tenues pour aller en classe. Le rêve !

Pour ma défense, je dois dire que j’achète la plupart de mes vêtements dans les friperies comme le Village des Valeurs où je fais toujours des trouvailles extraordinaires pour une fraction du prix et lorsque je vais en boutiques, je me contente du rayon des soldes. J’essaie d’acheter intelligemment, même si je dois avouer que ma garde-robe déborde (mon chum a dû s’acheter sa propre commode) et que je proclame un peu trop souvent que je n’ai rien à me mettre.

La meilleure journée de l’année pour moi, après Noël évidemment ? Le Black Friday, ce vendredi de novembre où les soldes atteignent des sommets inégalés et où je m’offre une virée magasinage digne de la plus grande accro du shopping.

Cette année encore, j’allais profiter d’une journée de congé pour prendre d’assaut le centre commercial pour effectuer mes achats des Fêtes et me gâter. Par contre, cette année, j’ai eu envie de me lancer un défi avant de le faire.

Étant de plus en plus consciente que l’industrie du vêtement est la deuxième plus grande source de pollution au monde, j’ai voulu me pencher un peu plus sur la question cette année.

Je me suis donc lancé le défi de ne pas m’acheter de vêtements pendant 3 mois. Aucun vêtement, pas même des sous-vêtements.

Si le premier mois a été facile, puisque je venais de faire le plein de vêtements d’automne grâce à mon mandat d’ambassadrice des boutiques Pentagone, les choses se sont corsées à partir du deuxième mois. Étant abonnée à toutes les infolettres de mes boutiques préférées, j’ai dû effacer les courriels rapidement tous les jours pour ne pas me laisser tenter. Et, c’est souvent en période de restriction, qu’on réalise à quel point certaines chaînes de magasins peuvent être excessifs ou disons-le, carrément agressantes dans leur approche marketing. Ardene remporte la palme avec ses courriels quasi quotidiens.

Instagram est aussi devenu une source de tentation puisque la plupart des personnes que je suis sur le célèbre réseau social sont des blogueuses mode qui m’inspirent avec leurs outfits. Rien pour aider ma cause, je l’avoue.

Je tiens bon pendant le 2e mois et je n’achète rien. Je ne dépense qu’à la pharmacie pour du maquillage et chez Ardene (tiens dont !) pour des boucles d’oreilles (mais je considère que ça ne compte pas comme des vêtements, alors mon défi est intact).

Au début novembre, je commence à trouver le temps vraiment long. Mes amies s’achètent de nouveaux vêtements, elles. Les infolettres reviennent en force avec leurs soldes avant le Black Friday, je suis certaine que c’est une conspiration pour me faire craquer.

Une soirée au Shwap Club, le 6 novembre, m’aide à tenir le coup. Si tu ne sais pas encore ce que c’est, je te conseille de lire CECI. C’est le meilleur moyen pour m’aider à tenir le coup jusqu’à la fin de mon défi qui est prévu pour le 23 novembre.

Le moment le plus difficile survient quelques jours plus tard lorsque Geneviève, une collègue de travail, m’envoie la photo d’un coton ouaté de la compagnie locale Boutique au carré. Gros coup de cœur mutuel pour sa couleur vert forêt et son inscription minimaliste qui dit coffee and Christmas music. En plein notre style à toutes les deux.

S’ensuit un véritable débat dans ma tête.

Ou plutôt une seule question : Je l’achète-tu ?

Est-ce que je me laisse tenter par un achat qui encourage au moins le commerce local et je perds mon défi ? Est-ce que je me raccroche au fait que le chandail est quand même cher pour mon budget et que je ne bois même pas de café alors l’inscription sur le chandail ne s’applique même pas à moi ?

Mon cœur et ma raison ont débattu furieusement.

J’ai failli flancher en me disant : « Ah pis tant pis, je travaille fort, je le mérite, je me gâte et c’est un défi qui n’implique que moi alors je serai la seule déçue de ne pas le réussir. »

Je me suis ressaisi en me disant : « Le chandail ne va pas disparaître, je pourrai toujours l’acheter à la fin de mon défi, t’es pas le genre de fille à renoncer à un défi, t’as juste à ne plus y penser. »

Geneviève a finalement acheté le chandail, seule. Et j’aurai certainement un pincement au cœur chaque fois qu’elle le portera au travail.

Le 19 novembre au matin, j’entame ma semaine comme d’habitude. À 4 jours du Black Friday, je suis prête à affronter ma dernière semaine de défi, avant de me lancer dans mon marathon de magasinage.

La vie en a décidé autrement. Il m’est arrivé CECI.

Mais l’important, c’est que j’ai réussi mon défi.

Et que je me suis quand même acheté des vêtements au Black Friday.

Et tu sais quoi ?

Je compte bien relever le défi à nouveau.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : la chute

Chroniques d'une hyperactive

C’était un lundi matin comme les autres.

Banal, routinier, sans surprises. Rien de suspect au réveil ou dans les minutes suivantes pour me faire comprendre que ça pouvait être une journée de marde.

Tout se passe dans les temps, je pars à l’heure, je suis un peu ralentie par cette neige qui ne cesse de nous surprendre avec son arrivée hâtive pour un mois de novembre.

Gagnée par cette effervescence que représente l’approche de l’hiver et de Noël, je syntonise même ma playlist de classiques du temps des Fêtes sur mon téléphone pour m’accompagner sur la route.

Bing Crosby sera le dernier à chanter It’s beginning to look a lot like Christmas avant que j’arrive au travail et que tout dérape, au propre comme au figuré.

Il est 6 h 59. C’est l’heure qui s’affiche sur mon téléphone, redevenu silencieux. Il y a déjà deux voitures dans le stationnement. Celle de ma collègue qui ouvre la garderie et qui arrive toujours avant moi, et celle d’un parent qui est déjà en train de marcher vers la porte avec son enfant. Je ne suis pas en retard. Il est 6 h 59. On ouvre à 7 h.

Je prends mes sacs, je ferme les portes de ma voiture et je me dirige vers l’entrée, prête à commencer une nouvelle semaine d’éducatrice, comme je le fais depuis maintenant 16 ans.

Le reste est imprimé dans ma mémoire pour longtemps. Peut-être même pour toujours.

Je ne fais que 3 ou 4 pas et je me sens brièvement partir sur le côté.

Et c’est la chute.

Une chute rapide, lourde, un peu n’importe comment.

Digne des sketches de la défunte émission Drôle de vidéos pour les plus vieux, digne des ratés de la semaine de l’émission Vlog pour les plus jeunes.

Sur le coup, juste un gros mot.

Un CAL*?%* bien fort et bien senti.

Mais ensuite, la douleur.

D’abord à peine perceptible, celle qui te donne confiance que ce n’est qu’une chute comme toutes les autres. Une chute banale comme on en fait souvent et qu’on classe rapidement dans les petits moments poches d’une journée.

Mais ensuite la vraie douleur.

Celle qui irradie dans ton corps au complet, qui te fait apparaître une petite sueur dans le cou et qui te fait comprendre que cette fois-ci, tu ne t’es pas manqué. Celle qui fait monter la panique dans ta gorge et aussi les petites larmes dans tes yeux.

Tu veux faire ta forte et croire que ce ne sera que passager. Qu’étant donné la vitesse à laquelle ça s’est passé, il est normal que tu prennes le temps de reprendre ton souffle et qu’en te concentrant sur les signaux de ton corps, tu arriveras à prendre le dessus !

La face à moitié dans la neige, je me suis mordu l’intérieur de la joue. Je tentais de me concentrer pour savoir si le craquement que j’avais entendu en tombant était le bruit de mes sacs qui s’affaissent sur le sol ou le bruit d’un os. J’ai prié fort pour que la bonne réponse soit A. Pendant 2 minutes, je suis restée là, à me demander ce que j’allais faire. La maman était déjà à l’intérieur, je lui ai épargné le spectacle de ma chute.

Cela restera une chute sans témoins.

Juste moi, une petite neige folle, une belle plaque de glace et les planètes de la malchance alignées au-dessus de ma tête, et qui feelaient pour faire un mauvais coup un matin de novembre.

Une voiture arrive dans le stationnement. Je dois avoir l’air bizarre étendue sur le sol, mes affaires éparpillées autour de moi, les yeux remplis d’eau, de mascara et de douleur. Un gentil papa s’approche pour constater les dégâts. Pendant quelques minutes, son enfant restera dans la voiture et ne sera pas sa priorité. Je lui en suis reconnaissante. Ne sachant pas trop quoi faire sur le coup, je ne peux lui en vouloir. Lui non plus ne s’attendait pas à ça ce matin quand son réveille-matin a sonné.

Il m’offre de m’aider à me relever afin de me mettre au chaud à l’intérieur et constater mon état. Je prends appui sur lui et réussit à faire quelques pas. Douloureusement, mais quand même. J’arrive à mettre du poids sur mon pied, ce que je qualifie de bon signe étant donné les circonstances. Qui ne s’est pas déjà fait dire que si tu peux marcher dessus, c’est parce que ce n’est pas cassé ? On s’improvise tous un peu docteur dans des situations comme ça.

Mais une fois à l’intérieur, j’ai compris.

Je ne pouvais pas marcher dessus. Je n’aurais pas dû marcher dessus, mais je l’apprendrai seulement quelques heures plus tard.

Par la suite, tout est allé vite. Ma collègue est apparue par magie à côté de moi le temps de me dire qu’elle allait chercher de la glace. La maman qui était déjà à l’intérieur a ramassé mes sacs, une autre est arrivée avec ses deux garçons et m’a demandé de lui montrer ma cheville.

Elle est infirmière.

C’est bon ça, une infirmière, ça me rassure un peu. Mais ce soulagement ne dure qu’une fraction de seconde. Je le vois dans ses yeux qu’elle veut rassurants, mais qui parlent malgré tout. La glace ne sera pas suffisante. Un petit temps de repos non plus.

Je ne pourrai entamer ma journée comme je l’avais prévu.

La vie a d’autres plans pour moi ce matin.

Une autre maman arrive (décidément, c’est un lundi achalandé comme il y en a parfois) et m’offre d’appeler ma patronne pour l’avertir que je ne pourrai rester. Je me rends à la cuisine, où nous accueillons les enfants et je me retrouve assise à côté de ceux qui déjeunent. Je peux dire qu’ils se désintéressent vite de leur toast et de leur bol de céréales en me voyant essayer de ne pas m’effondrer en larmes devant eux. J’ai mal, mais je ne veux pas les traumatiser, les pauvres cocos. Une éducatrice les réconforte avec le sourire lors de leurs propres chutes, je dois les laisser faire la même chose avec moi.

Je prends mon cellulaire pour appeler mon chum. Évidemment, je ne pourrai me rendre seule à l’hôpital, ça me prend du renfort. Brève conversation, l’essentiel est dit, il comprend vite la panique dans ma voix, promets de venir me rejoindre le plus rapidement possible.

Changement de plan en quelques secondes à peine, une autre maman entend ma conversation et m’offre, tel un ange tombé du ciel, de me reconduire elle-même à son lieu de travail, l’hôpital Pierre Le Gardeur. Celui où j’ai accouché, où mon fils a été admis en pédiatrie, celui où mon chum s’est fait soigner sa pancréatite, l’hôpital où mon fils s’est fait enlever l’appendice.

Le seul endroit où je me dois d’aller en ce moment.

J’accepte avec reconnaissance, le chum m’y rejoindra. Accolade de courage par ma collègue, câlins des petits cocos présents, je clopine jusqu’à la porte, ne sachant pas quand je vais revenir.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Turbulence du cœur, le petit dernier de Nathalie Roy

Jennifer parle du livre Turbulence du coeur

Grande fan de Nathalie depuis son tout premier roman, elle est toujours l’une de mes auteures québécoises préférées (et la liste s’allonge chaque année puisque le Québec compte de nombreux talents). Ses romans sont divertissants, bien écrits et surtout réellement captivants. Si j’ai lu Pourquoi pars-tu, Alice en quelques jours à peine, j’ai littéralement dévoré son 10e roman Turbulence du cœur en moins de temps qu’il m’en faut pour faire ma liste de cadeaux de Noël.

Si les héroïnes de Nathalie étaient exclusivement féminines jusqu’ici, Nathalie a décidé d’offrir à ses lectrices (et lecteurs aussi, j’en suis certaine !) une histoire qui met en vedette un personnage typiquement masculin en la personne de Louis-Philippe Rousseau, un avocat célibataire de 39 ans.

Un petit résumé de l’intrigue juste ici :

« À trente-neuf ans, Louis-Philippe Rousseau mène une existence étourdissante : 5 à 7 dans les bars branchés du centre-ville, liaisons avec de jeunes femmes qu’il tente d’impressionner avec ses costumes griffés et son luxueux loft, surentraînement au gym… Serait-ce pour oublier tout ce qui lui pèse ?

Son travail d’avocat spécialisé en litiges est certes payant, mais peu louable. Il a le sentiment d’avoir échoué dans son rôle de père, et sa mère semble déçue de ses choix de vie. En pleine remise en question, il rencontre une femme qui ne correspond pas à ses standards. Pourtant, il est fasciné par sa force et sa résilience… jusqu’à en être profondément bouleversé. Serait-ce ça, le véritable amour ? Une chose est certaine, avec elle, il se sent totalement vivant. Mais le passé qui les unit pourrait rendre leur histoire impossible… »

Je dois d’abord avouer que j’étais tellement attachée aux précédents personnages de Nathalie, que je n’étais pas totalement convaincue qu’elle réussirait à me détourner de mes habitudes de lecture en ce qui la concerne pour m’investir dans l’histoire de celui qui se fait aussi appeler LP.

Eh bien, je dois lui faire mon mea culpa parce que je me suis surprise à aimer ce gars qui représente plusieurs choses que je reproche habituellement à un homme. J’ai craqué pour son côté macho, qui cache un cœur plus tendre qu’on ne le croit, j’ai souri devant ses interrogations, ses interventions souvent maladroites ou digne des plus grands douchbags. J’ai été attendrie par sa relation avec sa mère, j’ai pesté contre ses mauvais choix et j’ai sincèrement apprécié certaines de ses décisions. Bref, je me suis totalement investie dans ma lecture et j’ai eu envie de rencontrer Louis-Philippe, comme s’il existait vraiment.

Je tournais les pages lentement, pour en savourer les mots et les intrigues en oubliant parfois où j’étais. J’ai retrouvé le même sentiment qu’en lisant La vie épicée de Charlotte Lavigne, sa première série que je croyais indétrônable. À plusieurs moments, je croyais savoir où m’amènerait l’intrigue, pour finalement me rendre compte qu’on m’amène ailleurs. Un vrai bonheur de se faire surprendre d’un chapitre à l’autre. Et que dire de l’épilogue qui annonce le retour de LP dans un deuxième volume, prévu à l’automne 2019, pour reprendre les intrigues, quatre ans plus tard, avec ces personnages attachants ! Parce qu’il n’y a pas que ce charmant avocat qui réussit à nous captiver, il est décidément bien entouré.

C’est donc mission accomplie pour Nathalie, encore une fois, et je ne peux que m’incliner devant sa plume magistrale qui comble mes attentes de lectrice de chicklit chevronnée.

Pour en apprendre plus sur Nathalie Roy, c’est ICI.

Merci au Groupe Librex pour la copie de presse.

Crédit photo de couverture : Page Facebook de Nathalie Roy

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Socialiser, c’est dont forçant des fois.

Jennifer parle de sa difficulté à socialiser

Ce n’est pas la première fois que j’en parle.

Je dirais même que c’est un sujet récurent pour moi. Je commence à penser que je suis socialement mésadaptée sur un moyen temps.

Comment une fille qui aime être dans le feu de l’action, qui aime parler, rencontrer des gens, assister à des événements, travailler avec des enfants et des parents tous les jours peut trouver ça aussi difficile, les relations humaines et tout ce qui vient avec ?

Pourtant, quand je sais que je vais quelque part et qu’il faudra que je parle aux gens, que je sois aimable, que je me fasse des contacts ou que je devrai m’intéresser aux autres, je suis souvent ben motivée avant d’arriver. Je m’interroge sur les personnes qui seront présentes, sur les sujets qui seront abordés, les opinions qui seront discutées. Je me prépare même des questions, des blagues, des réponses. Je suis excitée, j’ai hâte et je me dis que tout va bien aller.

Des fois, ça se passe super bien.

L’ambiance est chill, les gens sont simples, les conversations coulent bien, je maîtrise bien l’espace et les mots qui sortent de ma bouche. Je me sens à l’aise, je ris, j’ai des coups de cœur pour des personnes en particulier, je récolte des sourires et des compliments. Je peux même me faire des nouveaux amis Facebook. Mais pas vraiment des amis réels. Je n’ai pas le temps pour ça.

En fait, non, j’aurais sûrement du temps.

Mais je trouve ça forçant.

Des fois, c’est le contraire.

Je me sens mal à l’aise rapidement, je n’ai pas de points en commun avec les personnes présentes, je cherche des sujets de conversations, je cherche mes mots. Je me fais dévisager, juger, j’ai juste le goût de m’en aller. Je cherche des excuses pour partir sans que mon malaise paraisse parce que je me sens comme un chien dans un jeu de quilles. J’ai l’impression que dans mon front, il est écrit que je suis une invitée indésirable ou inappropriée pour les circonstances. Je fais une croix sur ces gens-là, je me jure de ne plus y retourner, et je me tape sur la tête de ne pas avoir suivi ma première idée qui était de rester à la maison. Je me rappelle que je n’ai pas besoin d’amis et que je suis très bien avec ma solitude et mes dizaines de connaissances qui font l’affaire.

Parce que oui, je trouve ça forçant d’être sociable.

Je ne suis pas sauvage.

Au contraire, je me considère plutôt comme une personne avenante qui s’intéresse sincèrement aux gens.

Mais je n’ai pas envie de me forcer pour plaire aux gens ou fitter dans les conversations.

Je suis consciente de mes défauts au niveau social.

Par exemple, j’ai souvent de la difficulté à ne pas interrompre les gens, à ne pas terminer leurs phrases. Je sais à quel point ça peut être gossant. J’essaie fort de ne plus le faire, ou à tout le moins de me contrôler, mais des fois, c’est plus fort que moi. Je suis impatiente avec les gens qui cherchent leurs mots, alors je prends les devants, même si des fois, je me trompe.

Je suis soucieuse des détails alors je n’aime pas les versions d’histoires qui ne sont pas conformes à l’originale. J’ai besoin de les raconter EXACTEMENT comme c’est arrivé. Alors ça se peut que je te coupe la parole pour rectifier tes propos.

Des fois, ça se peut que je joue au jeu de celui qui pisse le plus loin. Parce que je suis compétitive, parce que je manque parfois de confiance en moi. J’ai besoin de flasher mes qualités, plutôt que de laisser les autres souligner mes défauts. J’ai perdu des amis à cause de ça. Je me suis refermé dans une bulle où je me suis convaincue que l’amitié n’était pas quelque chose d’important.

Tu vois, je suis consciente de tout ça.

Et je sais qu’il y a certainement d’autres personnes comme ça.

Heureusement, j’ai appris à ne pas dépendre des autres pour faire ce dont j’ai envie. Magasiner seule, m’entraîner en solo, me plonger dans un livre avec ma solitude bien enveloppée dans une couverture, les choses que j’aime le plus faire se font souvent avec moi-même. J’ai un chum et un fils qui comprennent bien ce sentiment puisqu’ils sont semblables à moi. J’ai la chance de les avoir près de moi, en tout temps, pour me confirmer que je n’ai pas besoin des autres.

Parce que je trouve ça forçant de socialiser.

Mais des fois, je trouve ça l’fun quand même.

Pis j’ai le goût de persévérer et de me forcer.

Parce que je finis par rencontrer des gens comme moi, qui font les mêmes efforts.

Mon bilan personnel du Salon du livre de Montréal 2018

Jen parle du salon du livre

C’est sous le signe du succès que s’est terminée la 41e édition du Salon du livre de Montréal qui se déroulait pour une dernière année à la Place Bonaventure, l’événement déménagera ses kiosques au Palais des congrès pour sa prochaine édition. Du 14 au 19 novembre, ce sont des centaines d’auteurs et des milliers de lecteurs qui se sont donné rendez-vous pour partager leur goût pour la lecture et l’écriture et je dois dire que j’avais prévu depuis longtemps à mon agenda de me joindre à eux pour l’occasion.

C’est en compagnie de mon papa que j’ai effectué ma première visite au Salon du livre depuis plusieurs années, ayant oublié à quel point ce genre d’événement pouvait être agréable en bonne compagnie. Armée de ma bonne humeur et d’un grand sac pour y glisser mes coups de cœur littéraires des dernières années, j’étais prête à prendre d’assaut le Salon et à profiter de ses kiosques pour y faire de nouvelles découvertes, mais surtout pour rencontrer les auteurs que j’admire tellement.

Pour bien planifier mon parcours, j’ai eu recours à la nouveauté offerte cette année, le carnet du visiteur. Accessible sur le site www.salondulivredemontreal.com, ce fut un outil pratique, à la fois imprimable et adaptable à la taille de mon écran, qui me permettait de choisir parmi les nombreuses séances de dédicace, tables rondes, conférences et ateliers auxquels je voulais assister. Grâce au WiFi offert gratuitement au Salon, je pouvais consulter facilement mon carnet et savoir exactement où aller et quand m’y présenter. Une belle innovation pour me permettre d’être organisée et me promener efficacement tout en profitant de mon expérience. Un plan détaillé était également offert à l’entrée du Salon, afin de mieux se repérer parmi les nombreux kiosques représentés par les maisons d’éditions québécoises, qui sont d’ailleurs beaucoup plus nombreuses que je ne le croyais.

Dès mon arrivée, vers 9 h 30, j’ai tout de suite repéré le kiosque des Éditions Cardinal qui représentent, entre autres, les livres de Marilou, des sœurs Stratis et celui d’Alexandre Champagne. Si les jumelles de la mode n’étaient pas sur place au moment de ma visite, les fondateurs de Trois fois par jour y étaient et trônaient bien évidemment au sommet de ma liste de dédicaces. Après une petite attente de 15 minutes, c’est le sourire aux lèvres que je me suis entretenue principalement avec Alexandre pour le féliciter pour son livre et lui faire part de mon admiration pour l’ensemble de son travail. Un beau moment à chérir longtemps.

C’est ensuite avec détermination que je me suis dirigée vers le kiosque des Éditions Goélette-Coup d’œil, pour y rencontrer Chantal Bissonnette, auteure des livres Les pierres bleues et l’excellent Et si on s’aimait. Ayant moi-même écrit la critique figurant sur la quatrième de couverture de ce dernier, je t’en parle d’ailleurs ICI, ce roman occupe une place chère dans mon cœur et surtout une place de choix dans ma bibliothèque personnelle. Devenue une amie virtuelle à la suite à notre collaboration professionnelle, ce fut un bonheur d’enfin la rencontrer en personne et d’échanger avec elle sur le bonheur d’écrire. Elle sera sans doute l’une de mes premières lectrices si je me décide à écrire un livre un jour. Elle lit d’ailleurs mes textes régulièrement et ça me rend bien heureuse.

Petit arrêt au kiosque des Éditions de Mortagne, pour y rencontrer Geneviève Cloutier, celle qu’on retrouve derrière les deux tomes de la série 1 week-end sur 2 desquels j’ai parlé ICI et ICI. Petit velours de constater qu’elle me reconnaît, et mon papa bien impressionné de me voir converser avec autant d’aisance. N’étant pas du tout sur les réseaux sociaux, mon père n’a jamais compris l’impact que ceux-ci peuvent avoir. Il ignorait donc que Geneviève et moi avions déjà communiqué par le biais d’Instagram et qu’elle savait que j’allais lui rendre une petite visite. J’ai même eu la chance de voir en primeur la couverture du troisième tome de sa série qui sortira en février 2019. Merci pour ce beau privilège Geneviève !

J’ai par la suite pris la tête de la file au kiosque de la maison d’édition Les Malins, pour y rencontrer Nadia Lakdhari King, afin qu’elle autographie mon exemplaire du premier tome de la série Colocs, une série qui s’adresse aux adolescentes et aux jeunes adultes que j’ai A-DO-RÉ ! J’ai dévoré les deux derniers tomes en 24 heures et c’est un bonheur complètement assumé de me plonger dans cette série qui raconte les aventures de trois filles au cégep. Nadia et moi avons discuté de longues minutes et j’ai été très touchée par sa gentillesse. Pour en apprendre plus sur cette série, tu peux lire CECI.

Après plus de 3 heures à déambuler dans le Salon, je n’ai malheureusement pas eu le temps et l’énergie pour attendre aux longues files afin de rencontrer les autres auteurs qui figuraient à mon carnet, mais c’est le cœur léger et comblé par cette belle sortie père-fille au Salon du livre de Montréal que j’ai repris le chemin de la maison, déterminée plus que jamais à y revenir un jour, cette fois-ci comme auteure.

On se revoit l’année prochaine, cher Salon du livre de Montréal.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Critique du mois : la suite du livre 1 week-end sur 2

Jennifer fait sa critique du mois de novembre

Après être tombée par hasard sur le premier tome de cette saga écrite par Geneviève Cloutier, je peux dire que cette fois-ci, j’attendais ce deuxième opus avec beaucoup d’impatience. C’est avec bonheur que je me suis vite replongée dans le quotidien de Caroline, 34 ans, séparée et mère de deux enfants, qui décide de profiter de son célibat. D’abord en ayant une aventure avec son voisin, William, maintenant au début de la vingtaine et qui fantasme sur elle depuis son jeune âge. C’est leur aventure aussi excitante que touchante que l’on a pu découvrir dans le premier tome.

Je te parle d’ailleurs de celui-ci juste ICI.

Les sorties littéraires étant nombreuses cet automne, j’ai dû attendre quelques jours le temps de terminer d’autres romans avant de me plonger dans celui-ci. J’avoue qu’au début, j’ai eu un peu plus de mal à me plonger dans l’histoire, mon cœur et mon esprit étant encore accaparé par d’autres personnages et surtout, j’étais un peu déçue de ne plus côtoyer William dans les premiers chapitres. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce jeune homme attachant qui a réussi à charmer Caroline.

Mais c’est avec bonheur et soulagement que je suis retombée dans le quotidien de Caroline, qui vit encore des choses divertissantes et dont le sens de la répartie me fait toujours autant rire. J’ai vraiment l’impression que cette fille me ressemble et j’ai vraiment passé un excellent moment à lire ses péripéties.

Je ne peux que m’incliner devant la plume de Geneviève qui réussit à captiver le lecteur avec des rebondissements rafraîchissants et des dialogues dynamiques. On y découvre une Caroline forte, mais vulnérable, qui cherche à savoir si elle est prête à ouvrir son cœur pour y accueillir l’amour à nouveau.

J’aime m’attribuer le titre d’experte de la chicklit puisque c’est principalement ce que je lis depuis mon tout jeune âge. Pour moi, les ingrédients d’un bon roman de chicklit rassemblent tous ces éléments : de l’humour, des émotions, des questionnements, des situations qui nous rappellent nos propres expériences, des punchs efficaces et surtout, une fin heureuse ou une fin qui donne envie d’en lire plus. C’est exactement ce que l’auteure nous offre avec cette série et je dois dire que ce deuxième tome est particulièrement efficace puisque dès que j’ai tourné la dernière page, j’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus.

Heureusement qu’un troisième tome est annoncé en février 2019 parce que je serais clairement insatisfaite de la conclusion de cette série que j’ai adorée. Je suis impatiente de voir ce que Geneviève réserve à Caroline et ses complices. Je t’invite d’ailleurs à inscrire les deux tomes sur ta liste de cadeaux de Noël parce que c’est certainement un beau présent à recevoir cette année. Ou à offrir, évidemment.

Pour en apprendre plus sur Geneviève Cloutier, c’est ICI.

Merci aux éditions de Mortagne pour la copie de presse.