2021

Et si 2021 avait été pire que 2020?

L’année tire à sa fin, et au moment où j’écris ses lignes, le Québec se prépare à passer les Fêtes en petit comité et voit poindre à l’horizon la menace d’un autre confinement pour débuter l’année 2022.

Alors que je croyais que l’année 2020 nous laissait un goût amer dans la bouche, j’affirme que l’année 2021 goûte bien pire. J’ai vraiment trouvé les 12 derniers mois difficiles à bien des égards et j’avoue que le positivisme dont j’ai fait preuve pendant la première année de la pandémie a pris le bord quelque part dans les 365 derniers jours.

Quand j’ai dit bye à 2020 juste ICI, je ressentais une certaine nostalgie parce que l’année avait quand même été marquante pour moi à plusieurs niveaux. J’étais triste de passer Noël loin de mes proches, mais j’étais quand même consciente de la chance que j’avais d’être en santé, d’avoir mon chum et mon fils avec moi et surtout, de m’en être tirée en dressant un bilan plus positif que négatif de cette première année Covid.

Cette année, tellement de choses ont changé et le rythme de la vie a oscillé entre la vitesse extrême et une lenteur pénible. Les choses changeaient de cap en un point de presse et la situation évoluait positivement qu’en de rares occasions. J’ai eu beau créer le défi #28jourspositifs suite aux annonces de la troisième vague, cette initiative de partager du beau et de la douceur pendant un mois n’a pas su me donner l’élan nécessaire pour passer à travers l’année sans accumuler les états d’âme négatifs et les moments de découragement.

J’ai changé de carrière suite à de nombreuses remises en question, j’ai eu un passage à vide au cours duquel je me suis à maintes reprises questionnée sur mes choix et mes décisions et je me suis raccrochée fort aux petits bonheurs simples qui parsèment mon existence.

J’ai pleuré, j’ai eu mal, je me suis sentie bien, j’ai ri, j’ai été entourée, je me suis sentie seule. Des sentiments qui ne me sont pas étrangers puisque c’est ce que je vis chaque année, selon des variations différentes. Ma carrière a complètement changé de carrefour, ma maison est devenue plus que jamais mon havre de paix, mon cocon familial s’est solidifié encore plus et j’ai décidé de me mettre en priorité et d’être attentive à mes désirs et mes envies.

J’ai trouvé l’année tellement anxiogène à plusieurs niveaux. La pandémie, les grèves, les dénonciations dans les médias, les crimes, les procès médiatisés, les conditions climatiques, les mesures sanitaires…chaque jour ou presque amenait son lot de mauvaises nouvelles et de tragédies. J’ai beaucoup de difficulté à mettre sur papier ne serait-ce que 10 bonnes nouvelles annoncées dans la dernière année.

J’ose encore espérer qu’on finira par s’en sortir collectivement. J’essaye de ne pas trop m’en faire avec les théories avancées, de ne pas céder au découragement ni à la panique. Mais les deux dernières années ont laissé des traces et je crois que nous serons marqués à jamais par celles-ci.

Cette année, je dis bye à 2021 avec soulagement.

Et j’espère que 2022 sera meilleure. Je nous le souhaite tous.

Jennifer signature

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *