Pour 2018, je veux… des sous!

Les résolutions de nouvelle année… Qu’on le veuille ou non, qu’on soit conformiste ou rebelle, on dirait qu’on n’y échappe pas. Le début d’une nouvelle année nous amène en général à contempler celle qui vient de passer, et réfléchir sur la suivante. Voir ce que l’on pourrait améliorer, changer, travailler. Décider si l’on continue sur la même voie ou si l’on bifurque un peu pour trouver notre bonheur au bout du chemin. Il y a toutes sortes de résolutions de nouvel an « classiques », comme perdre du poids… Probablement celle qu’on entend le plus! Moi, cette année, je vais prendre une résolution un peu plate, mais qui, je l’espère, aura un impact positif et c’est de mieux budgéter!

Je suis certaine que je ne suis pas la seule qui panique à propos de l’argent… On dirait que beaucoup de gens (dont moi probablement) ont un train de vie qu’ils peuvent à peine maintenir sans s’endetter. On veut s’acheter le dernier modèle de téléphone portable, comme tout le monde. Ou encore sortir avec nos amis le vendredi, comme tout le monde. Outre le train de vie, il y a les fameux imprévus. L’auto qui tombe en panne et nous coûte 800$ juste avant Noël. Le chauffe-eau qui rend l’âme. La fête de matante une telle qu’on avait complètement oublié et où l’on doit amener un cadeau. Bref, des sources de dépenses, il y en a à la tonne. Par contre, on n’a en général qu’un seul revenu. Il faut donc balancer ça comme il faut!

Est-ce que ça vous est déjà arrivé, vous aussi, d’éviter d’aller voir le solde de votre compte bancaire pendant quelques jours, parce que vous SAVEZ que vous avez dépensé plus que prévu? Et que vous êtes dans un stade de déni? Éventuellement, il faut bien être un adulte responsable et faire face à la musique, mais bon dieu que ça ne nous tente pas! Ou LE moment (ou LES, souvent c’est pluriel) où tu fais ton budget et tu te dis « mais pourquoi il ne me reste pas une cenne? ». Ou recevoir un compte et éviter de l’ouvrir pendant quelques jours, pour se donner une petite pause. Bon, ok… peut-être que c’est moi qui suis dans le déni trop souvent. Mais je suis sûre que je ne suis pas la seule!

À la longue, l’impression de se fendre le derrière (pour rester polie!) au travail sans arrêt et de ne pas pouvoir utiliser le fruit de notre labeur comme bon nous semble, ça devient vraiment frustrant. L’année dernière, je me suis dit « enough is enough »! On essaie de se serrer la ceinture, de payer les dettes, et après on pourra éventuellement profiter de notre salaire pour se faire plaisir. Ça, c’était la théorie. En pratique, des petits imprévus comme… un divorce, ça vient compliquer les affaires! En fait, me réinstaller dans un nouvel endroit et me remettre sur pied m’aura coûté plus cher que prévu. Mais je garde le cap. En 2018, je veux dire « bye » à mes dettes. Pas juste « au revoir » … bye!!!

J’ai demandé à une amie ses trucs l’autre jour. Elle est une fan de finances personnelles. Oui, oui, ça existe, moi aussi j’étais surprise! Son premier conseil, qui est évidemment excellent, est de faire un budget qui tiendra compte des imprévus et de toutes les catégories de dépenses. J’ai tendance à faire mes catégories larges, d’y aller avec l’essentiel (épicerie, compte de cellulaire, essence, etc.) et ensuite laisser le reste dans une catégorie non-définie style « dépenses personnelles ». Le fait de catégoriser davantage, par exemple vraiment définir restaurant, vêtements, magazines, cafés… permet de mieux voir où va notre argent. Et ainsi de se rendre compte que notre café Tim ou Starbucks du matin… finit par coûter plus cher qu’on ne le pense!

Pour éliminer les dettes, on m’a suggéré d’y aller avec l’effet boule de neige, donc de régler la plus petite en premier et ensuite s’attaquer aux plus grosses. Éliminer les paiements mensuels d’une carte de crédit fait en sorte qu’il nous en reste plus à mettre sur une autre carte, c’est bien logique. En ce qui me concerne, éliminer les dettes reste un challenge constant. Dès que je me sens proche d’y arriver… les imprévus m’éloignent à nouveau de mon but. D’où l’importance du conseil #1 : de budgéter pour les imprévus également.

Ma résolution d’adulte responsable pour 2018, ce sera de rester centrée sur ces deux objectifs : de bien garder mon but en tête et de penser à tout le positif qui pourrait en découler, si j’y arrive! L’argent est un sujet souvent tabou et difficile à aborder entre amis… Et c’est bien dommage, car souvent c’est en s’entraidant, en se donnant des trucs et en s’encourageant que ça devient plus facile! À tous ceux et celles qui tenteront la résolution avec moi, je nous souhaite un bon succès!

Folie Marianne logo auteur 

J’veux te gâter

j'veux te gâter Dominique

Noël approche et c’est une occasion comme une autre de faire plaisir à ceux qu’on aime. Dans le monde idéal, j’aurais l’argent et les idées géniales suffisantes pour le faire. C’est déjà pas un secret que je n’ai rien à envier au Grinch, et que dans une compétition contre lui, je gagnerais surement haut la main (surtout considérant qu’au final, il finit par sauver Noël, oops, spoiler!). Alors ça va sans dire que ce n’est pas l’occasion exacte qui me remplit de l’angoisse d’une jeune enfant à son premier récital, mais cette occasion exerce quand même chez moi une pression pour te faire plaisir de manière commune et matérielle, tsé, comme tout le monde là.

Bien sûr, je connais la chanson par cœur :
«  Fabrique quelque chose,
Ça fait plaisir.
C’est l’intention qui compte,
C’pas grave si ce que tu donnes c’est d’la marde »

N’empêche que c’est plutôt ironique, de faire une bricole sans l’aide d’une éducatrice d’école tandis que l’autre sort sa carte de crédit en te demandant ce que tu voudrais, alors que nous sommes tous les deux autant adultes. C’est surtout ironique parce que moi, tout ce que j’veux, ce sont tes bricoles alors que les miennes ne semblent pas suffisantes pour calmer le stress pré échange de cadeau. Ce n’est pas parce que la voix de la raison me parle à l’intérieur que je sais l’écouter. Me voilà donc à combiner différents cadeaux et bricolages pour espérer que la somme du tout saura te faire plaisir. Parce que je veux te gâter pour te montrer que tu es apprécié et que je sais vivre.

Quand tu ouvriras tes cadeaux, je veux que tu saches que derrière toute cette colle et ce carton, il y a l’intention d’une fille qui t’offrirait le monde s’il prenait les paiements mensuels.

 

Dominique signature Folie Sofia logo reviseure

Surconsommation, quand tu nous tiens

Folie Ephemere surconsommation

L’argent fait le bonheur… vous l’avez sûrement entendue celle-là au fil du temps. Mais qu’en est-il vraiment? Est-on nécessairement plus heureux parce que notre compte de banque est bourré à craquer? Ah! Sûrement pas, il ne sera jamais assez rempli, on en voudra toujours plus, mais pour faire quoi dites-moi?

Une maison, deux voitures, un chien, la déco Ikea, le dernier modèle d’iPhone, en voulez-vous des bébelles, en voilà! Mais est-ce que ça indique que l’on est plus heureux avec tous ces biens? Et si vous n’aviez qu’un petit appartement, un bazou pour deux, des meubles bon marché et un des premiers modèles de téléphone intelligent, seriez-vous plus malheureux?

Certains me répondront que non, mais c’est un mensonge que beaucoup de gens se font. Ils sont TELLEMENT dépendants de leurs biens et de leur condition de vie qu’ils trouveront toujours le moyen de se plaindre si ce n’est pas à leur goût. Et Dieu sait que la société est « picky » de nos jours et à l’affût des nouvelles tendances. Bonjour le confort douillet! On ne peut leur en vouloir, on est submergé par un monde d’information et de surconsommation et c’est supposé d’être normal. Pourquoi l’est-ce? Parce que de plus en plus, les générations ne connaissent que ça. Les vraies valeurs elles? Seulement si elles sont énumérées dans un article de blogue bien connu ou sur une page Facebook qui attire l’attention de la masse que l’on compose. Je dramatise, mais il y a un fond de vérité là-dedans.

J’ai récemment fait un voyage au Pérou. Une magnifique aventure qui a duré deux semaines. J’y ai vu un tas de jolies choses et une culture qui est loin de la nôtre. Bien sûr, dans les métropoles, les standards se rapprochent un peu de notre réalité, mais reste que la différence existe. Dans les plus petites villes qu’il m’a été donné de voir, j’ai observé une plus grande différence avec nos mœurs et coutumes.

Dans une petite ville du nom d’Ollantaytambo, j’ai croisé beaucoup de femmes au look traditionnel, les vêtements bien colorés et les chapeaux hauts de forme. Quelques-unes marchaient dans la rue, d’autres avaient un kiosque dans une aire de marché offrant des produits locaux, tels que des fruits et légumes frais du jour et d’autres femmes essayaient de nous vendre leurs produits artisanaux. À quelques reprises, j’ai eu la visite de petites filles qui me proposaient, pour deux soles, de chanter une chanson en quechua. À ce que l’on m’a dit, plusieurs de ces gens vivent généralement dans les montagnes, sans trop d’argent et les jeunes ne reçoivent aucune éducation.

Est-ce que ça veut dire que ces gens sont malheureux? J’ose croire que non. Peut-être n’ont-ils pas nos moyens, ni l’accès à tout ce qui nous est offert, mais ils ne semblent pas s’en soucier vraiment. Peut-être aussi que leur ignorance leur permet de s’en tenir mieux. Oui, le confort que l’on a dans les sociétés plus développées est bien, mais reste qu’il y a toujours deux côtés à la médaille. Est-ce que j’ai vu des Péruviens sous le stress ou arborant un air dépressif? Non. Petite parenthèse hors contexte d’ailleurs, je n’en ai vu qu’un seul fumer la cigarette!

À mon retour au Canada, j’avais plein de belles histoires et de drôles de mésaventures à raconter. Je parle de ma superbe expérience de voyage, un ami me parle de la dernière motoneige qu’il prévoit acheter cet automne pour remplacer celle d’il y a deux ans. Encore un exemple de soif de consommation de biens. Croyez-moi, la machine que cette personne avait n’était pas une poubelle. Je me demande même si le gars en question a fini de payer le véhicule dont il veut se débarrasser…

Je connais une autre personne qui jette ses biens, qu’ils soient peu ou pas utilisés (sans rancune, je sais qu’elle va se reconnaître, mais je l’apprécie énormément tsé!). Du genre que c’est neuf, mais que ça ne fait pas donc, à la poubelle! J’essaie de la convaincre qu’on peut donner à des organismes de bienfaisance, que ça va servir à quelqu’un de plus pauvre. J’ai cette conscience parce que je suis déjà passée par là. J’ai vécu une enfance pauvre et combien de fois ma mère nous a amenés chez Renaissance! Je m’en souviens… et le plus ironique là-dedans, c’est que j’ai connu le confort en début vingtaine et vécu dans le stéréotype de surconsommation avec aisance au point d’oublier mes vraies valeurs. Ouais… et lorsque je suis retombée, ç’a fait PAF! Mon Dieu que ma vie était devenue pénible sans une cent!

Pas eu le choix, j’ai adapté ma vie en conséquence. Ça n’a pas été une période évidente, mais je persiste à croire qu’elle était nécessaire au bon cheminement de ma vie. Ç’a duré un an et demi. J’ai dit bye bye aux cartes de crédit, ma vie de pacha, mes sorties dans les restaurants et mes virées de magasinage à 500$. J’ai sauté dans le vide. Une faillite, c’est dur sur l’orgueil, mais ça t’apprend à mettre tes culottes en maudit! Je ne savais pas comment gérer mon argent et je vivais au-dessus de mes moyens, même après ma séparation. Et un jour, je me suis rendue à l’évidence que ça ne pouvait plus durer. À partir de là, j’ai bûché fort et j’ai appris à éviter l’abus. Ce ne fut pas tâche facile, mais je considère être sur la bonne voie.

Les gens vivent à crédit de façon ridicule. Ça va en empirant. Afin d’épater la galerie, ils vont s’offrir ceci ou cela pour avoir le gazon plus vert que celui du voisin. Mais ça sert à quoi dans le fond? Pendant qu’ils s’occupent à s’enrichir de biens, ils oublient de vivre leur vie et de profiter du moment présent. De s’enrichir de souvenirs. Ils regardent simplement leur vie passer, aussi vide de mémoire soit-elle. Ben oui, ils veulent se mettre de l’argent de côté pour voyager à leur retraite, mais ils ne comprennent pas que c’est aujourd’hui, tandis qu’ils ont les capacités et la santé, qu’il faut le faire. Oh well… tant pis pour eux!

 

“We buy things we don’t need, with money we don’t have, to impress people we don’t like”

– Citation du film Fight Club

Texte par Kamala Houle

L’argent qu’on voudrait multiplier, mais qui nous divise

Je ne sais pas si nous sommes les seuls, mais 99,9 % de nos chicanes de couple ont pour sujet l’argent (je ne te parlerai pas du 0,01 % qui reste, je vais me garder une petite gêne).

L’argent qu’on gagne.

L’argent qu’on dépense.

L’argent que l’on économise.

L’argent qui nous brûle entre les doigts.

L’argent qu’on décide de prendre pour se gâter mutuellement ou égoïstement.

L’argent qu’on a caché parce qu’on croyait que l’autre ne s’en rendrait pas compte.

C’est toujours une question d’argent. Peu importe la période. Qu’on en ait plus ou qu’on en ait moins, selon le budget, selon les imprévus, selon les heures supplémentaires ou selon les rentrées d’argent inattendues qui n’apportent finalement qu’un court moment d’euphorie avant un brusque retour à la réalité.

Ces minuscules billets verts (ou rouges, ou mauves) d’espoir qui nous conditionnent à sortir du lit le matin afin de gagner notre vie et s’offrir quelques gâteries. Ces cartes de plastique qui nous font miroiter des plaisirs luxueux ou simplement des illusions de richesse inexistantes. Ces intérêts qui serrent nos ceintures, nos gorges et nos budgets.

Depuis 13 ans, c’est l’argent qui fait sortir le pire en nous. C’est lui aussi qui s’immisce insidieusement dans notre quotidien et nous rend la vie parfois très dure. C’est la plus grande source de stress à laquelle nous sommes confrontés, et c’est surtout compliqué de dealer avec l’argent quand les imprévus viennent souffler un vent de panique sur notre vie, déjà parfois si chaotique.

Je ne sais pas si c’est une question de valeurs, d’éducation ou de personnalité, mais j’ai toujours l’impression qu’il est pratiquement impossible d’avoir la même vision en tout temps à propos de l’argent. En tout cas, nous, c’est rarement le cas. Même si on gagnait à la loterie, je crois parfois que l’on devrait diviser le montant en deux et s’occuper de notre magot chacun de notre côté tellement nos opinions divergent sur notre façon de dépenser.

Est-ce que c’est une question de pouvoir ?

Je veux gagner plus que lui, ou lui plus que moi ?

Je veux dépenser quand ça me tente parce que je considère que je le mérite ?

Est-ce que c’est parce qu’il se dit, que ce n’est pas 20 $ par-ci ou 50 $ par-là, qui paraîtra beaucoup dans notre budget ?

Parce que l’accro du shopping que je suis ne peut résister à l’appel des soldes quand elle passe devant une boutique ou qu’elle reçoit des infolettres sur des rabais à ne pas manquer ?

Parce que lui dépense parfois pour des choses complètement inutiles, mais qui comblent un vide que je n’arrive pas à comprendre ?

Alors que parfois, je voudrais mettre 30 % de ma paie dans un CELI, 25 % dans un REER et 20 % dans un compte-épargne, souvent je ne vis que d’une paie à l’autre, et je tombe dans un état de panique incontrôlable, parce que mon garagiste m’apprend soudain que je dois payer une facture de 700 $ si je veux avoir un véhicule en bon état pour aller travailler et gagner ma vie. Et qui fait les frais de cette panique incontrôlable ? Qui est celui qui doit me calmer et trouver les bons mots pour me convaincre que ce n’est qu’un creux de vague et que nous allons nous en sortir encore une fois ?

Toujours lui.

Et quand c’est lui qui panique et qui croit que nous ne parviendrons jamais à nous sortir des ennuis financiers qui se fraient un chemin jusqu’à nous encore une fois, qui réussit à le convaincre que tout ira bien ?

Toujours moi.

Et lorsqu’on panique en même temps ?

Tout est mis en suspens et c’est chacun pour soi. Chacun gère sa panique et se dit que lorsque la tempête sera passée, nous serons là l’un pour l’autre.

Là pour se dire que ce n’est que l’argent qui nous divise et non la vie qui nous pousse dans des directions différentes.

 

 

D’la marde, je me gâte

Folie Urbaine je me gate

La base…

Payer ses comptes

Payer sa voiture/sa OPUS

Payer son appart/sa maison

Payer ses cartes de crédit

Payer son épicerie

Payer ses vêtements

Le luxe…

Payer son câble/internet

Payer son téléphone ou cellulaire

Payer son café du matin/son lunch du midi

Payer sa bouteille de vin/ses cigarettes

Payer son maquillage/sa coiffeuse

 

Travailler fort tous les jours pour se payer l’un ou l’autre. Faire face aux imprévus qui viennent faire un trou dans le bas de laine que tu t’efforces de tricoter, une maille à la fois, les yeux bandés et une main dans le dos. Parce que tu le sais que la laine coûte un bras pis qu’économiser est aussi difficile que le tricot pour quelqu’un qui ne manie pas souvent les aiguilles.

Un jour, vouloir travailler moins d’heures afin de profiter plus de la vie et, le lendemain, vouloir enchaîner les jobs et l’overtime pour mettre encore plus d’argent dans tes REER. Se dire que tu penseras plus tard à ton assurance vie, parce que de toute façon tu ne penses pratiquement jamais à la mort. Prendre un rendez-vous en panique avec son conseiller financier, parce qu’on se fait répéter à tout bout de champ qu’une retraite, ça se planifie. Pis que si t’es pour manger mou rendu à 80 ans, aussi bien projeter de le faire avec des aliments de qualité.

Regarder les gens s’acheter une plus grosse télé, parce que c’est donc important de bien voir ce qui nous abrutit tous les jours. S’acheter une plus grosse maison, une plus grosse piscine. Pour flasher devant les voisins. Vouloir toute plus gros. Parce que de toute façon, Costco t’a habitué.e à penser que c’est plus économique ainsi.

Visa et Mastercard se livrent une lutte sans merci pour nous prendre dans leurs filets construits à 19,99 % d’intérêts. Pourquoi ne pas se gâter maintenant et payer plus tard, because you know, t’as juste une vie à vivre? Des programmes avec système de récompenses qui te promettent voyages, argent, ristournes ou toaster neuf chaque année et qui te donnent même envie de payer ton paquet de gomme avec ta carte de crédit. Que dis-je? TES cartes, parce que tout le monde ne se contente pas d’en avoir une seule et de la payer fidèlement tous les mois. Mais non, on te convainc que celle-ci te permettra d’accumuler de l’épicerie gratuite, que celle-là n’a aucun frais annuel ou bien encore que celle-ci t’aidera à doubler tes points Air Miles.

Un jour, essayer de te faire un budget dans un tableau Excel ou dans un beau cahier coloré pour te donner l’impression d’être organisé.e. En mettant même de la couleur ou des dessins pour que tu puisses t’y retrouver visuellement. Et pour te donner le sentiment que, plus c’est attrayant pour l’œil, plus ce sera facile de le respecter. Le lendemain, prendre le quart de ta paye pour payer juste le minimum et garder le reste pour acheter la paire de bottes dont tu rêves depuis qu’elle s’est mise à te flasher ses talons la dernière fois que tu as mis les pieds dans un centre d’achat. Parce que tu le mérites bien après la semaine de c… que t’as eue. Pis au pire, t’auras juste à ajouter un peu plus de rouge dans ton prochain budget.

Parce que ça se résume pas mal à ça…

L’éternel combat entre vouloir être raisonnable, parce que tu ne sais pas de quoi demain sera fait et l’envie de toujours te dire : « D’la marde, je me gâte, parce j’ai une autre paye dans 2 semaines pour gérer ça. »

Pis juste une vie à vivre.

 

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