Le paradigme sentimental

Fred parle de paradigme sentimental

Je me suis souvent laissé prendre à idéaliser ma vie, en projetant une image de moi dans un futur pas si lointain. Juste assez pour me dire que lorsque j’y arriverai, c’est à ça que j’aimerais ressembler ou être. Puis, je souris. Je ferme les yeux et laisse mon imagination tapisser mes pensées.

En amour, je fais le même genre dexercice. Je me vois avec une partenaire. Je colore la relation de manière à ce quelle sagence parfaitement avec mon mode de vie, mes traits de caractères et mes ambitions. Cest comme si, ne serait-ce quun instant, je donnais le plein pouvoir à la pensée magique. Parfois ça fonctionne. Parfois ça détonne.

Je sais que pour plusieurs dentre vous, lamour a su jouer de vilains tours. Au point où lhistoire de votre vie sentimentale daujourdhui ne ressemble en rien à ce que vous aviez projeté par le passé, vous donnant la vive impression davoir manqué le bateau.

Et pourtant

Ces faux échecs sont en quelque sorte de belles leçons de vie. Elles prouvent que les deux choses importantes sur lesquelles vous devez mettre lemphase sont votre intégrité et votre bonheur. Cependant, pour être en mesure de sadapter aux changements que comportent une vie amoureuse, il faut être capable de changer son propre paradigme sentimental.

Par définition, le mot paradigme signifie une forme de rail de la pensée dont les lois ne doivent pas être confondues avec celles dun autre paradigme et qui, le cas échéant, peuvent aussi faire obstacle à lintroduction de nouvelles solutions mieux adaptées. On pourrait dire aussi qu’il est employé pour décrire l’ensemble des expériences, des croyances et des valeurs qui conditionnent la façon dont un individu perçoit la réalité et réagit face à ce qu’il perçoit. En dautres mots, un paradigme est une ligne de pensée unique qui peut porter ombrage à l’évolution si celle-ci ne sadapte pas au changement. En amour, on pourrait interpréter un paradigme comme étant en quelque sorte une ligne de pensée basée sur les relations vécues par le passé. Pour moi, cest terminé avec les hommes ou les femmes parce que Suite à plusieurs échecs, un homme ou une femme qui entre dans ma vie doit maintenant accepter ceci ou cela, etc.

Entendre ces phrases dans la bouche de quelquun minterroge sur la façon dont un célibataire daujourdhui sy prend pour souhaiter vivre une nouvelle relation. Partant du fait que chaque expérience amoureuse est unique, je crois quil faut faire attention pour ne pas tomber dans le piège du AhLes hommes ou les femmes sont tous et toutes pareil.les! Se donner la chance de revivre quelque chose de bon et fort avec quelquun nest quune question de volonté et douverture.  À chacun de choisir lavenue qui mènera au bonheur sentimental tant espéré tout en s’engageant de façon responsable avec une personne qui voudra, elle aussi, plonger dans la grande aventure.

Nous sommes tous différents. Une relation ne peut donc pas se répéter de façon identique. Être capable de changer son paradigme veut aussi dire faire preuve d’adaptation face à l’adversité. Ça veut dire être capable de s’ajuster selon le caractère, l’expérience et le comportement de tout partenaire que nous laissons entrer dans notre vie et d’en tirer les meilleurs avantages.

Si vous n’adaptez pas votre paradigme à chacune de vos relations, ne soyez pas surpris des piètres résultats qui en découleront.

Fred signature      

À la prochaine personne avec qui je serai en couple

à la prochaine personne avec qui je serai en couple

Cela fait maintenant plus de 10 mois que je suis célibataire. Déjà. Le temps passe vite, je trouve. Comment se sent-on face à ce constat? Bien. En fait, mon ex est mon ami. On a vécu des choses trop importantes pour que ce soit autrement. On ne s’aime plus. Je ne l’aime plus. C’est un amour amical qui s’est installé et ça ne pourrait plus redevenir autre chose que cela. Il m’a sauvé la vie, ce n’est pas rien.

Je commence à penser à moi. À mon avenir, à recommencer de rencontrer des gens plus sérieusement. Cependant, dès que vient le temps de penser à une relation amoureuse, je ne peux m’empêcher d’avoir peur, d’avoir la chienne plus précisément. Donc, à toi qui entrera dans ma vie un jour, avec qui je formerai un couple, dont je serai amoureuse, voici ce que j’ai à te dire.

Non, ce ne sera pas rose à tous les jours. J’ai été brisée, mais j’ai réussie à recoller les morceaux. Quelques fois, ceux-ci ont besoin d’être recollés parce que la colle n’est pas toujours assez solide. Je te promet qu’on aura du plaisir ensemble, que je prendrai soin de toi comme je le peux. Je vais te cuisiner de bons petits plats, je te gâterai de temps à autre avec une babiole qui m’aura fait penser à toi. Tu me diras que ce n’est pas nécessaire, mais tu comprendras assez vite que c’est ma manière à moi de te montrer à quel point je t’aime, même si au fond je sais très bien que tu le sais déjà. Je vais t’écouter, me rappeler de chacune de tes paroles. Je vais avoir envie de passer beaucoup de temps avec toi, mais saches que j’aurai besoin de mon espace de temps en temps. Je ne suis pas matinale, je serai assurément un peu bête en me réveillant, mais mon sourire finit toujours par revenir. Soit simplement patient. Il y aura des journées plus difficiles où je vais crier pour rien, pleurer pour rien. Je m’excuse. Je sais déjà que tu ne sauras pas trop quoi dire ou quoi faire, mais garde en tête que c’est la même chose pour moi aussi. Les tempêtes dans ma tête ne s’annoncent pas d’avance. Quelques fois, le simple fait que tes chaussures soient dans le chemin finira par me faire exploser. Je m’excuse encore. Je ne serai pas toujours évidente, quelques fois je serai négative et dure envers moi-même. Le plus important à retenir, malgré tout ça, c’est que je serai la femme la plus heureuse d’être en couple avec toi. Que je ferai toujours tout pour que le beau passe par-dessus les tempêtes pas trop le fun à vivre, autant pour toi que pour moi. Je vais toujours te laisser ton espace. Fais ce que tu veux, mais ne m’oublies pas. Je vais m’inquiéter quelques fois si tu ne réponds pas à ton téléphone, je suis comme ça. On vivra assurément des hauts et des bas, mais ce ne sera pas toujours à cause de mes émotions à moi. Des fois, ce sera peut-être un peu de ta faute pis c’est ben correct comme ça. Je vais t’aimer et je vais m’investir à 110% dans notre relation.

Je ne cherche pas, je sais qu’un jour je trouverai la personne, la bonne. La personne qui n’essaiera pas de comprendre, mais qui comprendra tout de même que je suis comme ça tout simplement. Puis, viendra le jour où moi aussi j’accepterai que je suis un peu différente, mais pas tant que ça. Parce qu’au fond, une relation, c’est jamais facile, et ce, pour tout le monde.

 Audrey photo de signature

Mon amour, comment est-ce que je te dirais ben ça ?

Jen parle de son chum

Après presque 14 ans, comment est-ce que je peux te déclarer mon amour sans tomber dans les clichés et les histoires déjà exploitées 1001 fois au cinéma ? Comment est-ce que je peux trouver les bons mots sans avoir l’air d’un roman Arlequin ou d’une blonde des blondes dans un chapitre du livre Ces femmes qui aiment trop ?

Je vais m’essayer quand même.

Je t’ai déjà écrit un livre sur notre histoire.

Un recueil pour lequel j’ai travaillé fort pendant des mois et dont j’ai reçu la version reliée par un beau soir de décembre, quelques jours avant de te l’offrir pour Noël. J’étais fière d’avoir couché sur papier mes sentiments du début, du milieu et d’aujourd’hui et même d’avoir tenté de prédire ceux du futur. J’ai même versé une larme en te le donnant. Ce livre, c’était une façon pour moi de garder un souvenir tangible de ce que nous avions vécu jusqu’ici. J’espère qu’il nous suivra d’étagère en étagère et que lorsque nous ne serons plus de ce monde, il trouvera tout de même sa place quelque part.

Si j’ai aussi décidé d’écrire à propos de nous sur Internet, c’est peut-être parce que je voulais être certaine que notre amour laisse sa trace, dans l’univers virtuel autant que réel.

J’aime quand tu me dis que je suis belle au moment où je me trouve moche. Je te crois toujours à moitié, mais ça me fait du bien de l’entendre. Mais t’sais quand je m’arrange pendant près d’une heure, j’aimerais ça que tu me le dises aussi de temps en temps.

J’aime quand tu sembles lire dans mes pensées. Je ne sais pas comment tu fais, mais c’est un phénomène qui me fascine chaque fois. Tu ne prédis pas ce que je vais dire et tu ne complètes pas mes phrases, non. Mais lorsqu’on se parle, il arrive souvent qu’au moment où je ne dis rien, mon cerveau continue de dialoguer, et toi, tu es toujours là pour dire : quoi ? Alors que je n’ai rien dit. On dirait que tu entends les mots se bousculer dans ma tête, et que ceux-ci t’intéressent quand même, alors que moi je ne juge pas bon de les dire. J’aime penser que c’est ce que ressentent les âmes sœurs.

J’aime quand tu me dis que ma peau est belle et que mes yeux sont clairs. Je ne le prends pas comme une insulte. Si la plupart des garçons remarquent d’abord les seins et les fesses ou encore les yeux, tu es le premier homme à m’avoir confié regarder la peau d’une femme. La mienne, tu dis souvent que tu la trouves douce et agréable au toucher, mais que celle de mon visage est différente du reste de mon corps. Mon but quand je la maquille est qu’elle soit fidèle à celle dont tu es tombé amoureux.

J’aime quand tu ris de mes blagues. Tu es également le premier garçon à m’avoir fait réaliser que je pouvais être drôle. Avant toi, je ne savais pas combien ça pouvait être grisant de faire rire la personne qui partage notre vie. L’humour, c’est probablement ce qui constitue la base la plus solide de notre couple et je crois que c’est vraiment une bonne chose. Aussi valable que la complicité et la communication.

J’aime quand tu me rappelles qu’on est une famille. C’est précieux pour moi d’avoir réussi à créer la mienne.

J’aime quand tu me demandes ce que j’en pense. Même si ce n’est pas quelque chose qui me concerne ou qui touche mon domaine d’expertise, de savoir que mon opinion est importante pour toi me fait toujours plaisir. Même si ça t’exaspère parfois de voir que je ne suis pas du même avis que toi ou que je me contente de hocher la tête parce que ça ne m’intéresse pas.

J’aime quand tu me fais confiance pour gérer des choses que tu maîtrises moins, comme les tâches domestiques, les réunions de parents à l’école, l’achat des vêtements, les rendez-vous, la gestion de nos horaires. Même si je chiale parfois que je voudrais que tu t’impliques plus, je sais que si tu me laisses faire, c’est parce que tu as confiance en moi… et que tu es aussi un peu content de t’en sauver.

J’aime quand tu me donnes raison. Parce que tu sais que c’est souvent le cas. Voilà, c’est dit sur Internet, tu ne peux pas l’effacer.

J’aime quand tu ronronnes comme un chat pendant que je te fais des câlins ou des massages. Te faire plaisir me fait toujours plaisir. Mais des fois, ça se peut que je le fasse uniquement pour toi, parce que je t’aime.

J’aime quand tu décides de faire jouer toutes nos chansons préférées, que ce soit le matin en préparant le déjeuner ou en voiture pour accompagner nos roadtrips. Suffit de quelques notes et d’un regard en coin pour faire naître une petite étincelle et faire briller nos yeux à nouveau.

J’aime quand t’es là, physiquement ou en pensées. Malgré ce que tu penses, tu occupes encore la grande majorité de mon esprit. Même si tu as l’impression que la maternité ou mes projets personnels ont changé ça, je t’assure que ta place dans mon cœur est toujours aussi grande. Elle est juste divisée autrement.

Y a aussi quelques petits trucs que j’aime moins, mais je les mets rapidement de côté pour laisser la plus grande place possible à celles que j’aime.

Et je veux continuer à le faire toute ma vie.

Parce que je t’aime.

Comme hier, comme aujourd’hui et comme demain.

Pis je me fous d’être quétaine ou trop romantique ou ce que les cyniques de l’amour pourraient qualifier d’over in love.

 

Photo de signature pour Jennifer Martin.    

Tomber sous le charme d’une allégorie

Ce texte va clairement vous influencer à lire ce livre. Oui, oui! Il s’agit du premier roman de l’auteure Marie-Christine Chartier et je souhaite de tout cœur qu’elle récidivera à plusieurs reprises. C’est rare que je dis cela, mais c’était un réel bijou à lire. L’histoire est touchante, voire enivrante et le style d’écriture est parfait. J’ai été captivée dès la première page et j’ai eu un gros pincement au cœur lorsque j’ai tourné la dernière.

C’est la maison d’édition Hurtubise qui a pris cette auteure sous leurs ailes. Comme on peut le lire sur sa biographie sur leur site internet, Marie-Christine est présentement au doctorat en psychopédagogie à l’Université de Laval. J’ai lu beaucoup d’entrevues qu’elle a offerte à différents médias et je la trouve absolument captivante.

L’Allégorie des truites arc-en-ciel c’est quoi? À tour de rôle, on se retrouve dans l’univers de Cam et Max. Il s’agit de deux humains qu’on apprend à connaître au fil de l’histoire tout en voyant les deux côtés de leur relation pas très claire. Est-ce qu’ils sont amis? Veulent-ils plus? Ce qui est beau dans cette histoire c’est l’amour, dans toutes ses formes. L’histoire décortique à la perfection les émotions des deux personnages à travers le bagage de vie de chacun d’eux, leurs évolutions, leur passé, leur présent, leurs personnalités, leurs habitudes, etc.

C’est un roman où l’on apprend à connaître deux personnes qui s’aiment, mais sans savoir comment.

C’est un roman qui m’a donné le sourire le temps des 256 pages.

C’est un roman qui conservera une place de choix dans ma bibliothèque et que je risque de refuser de prêter par peur qu’il s’abîme.

C’est un roman qui donne un vent de fraîcheur aux histoires d’amour.

C’est un roman qui m’a donné le goût de rencontrer mon Max.

Le livre étant tellement populaire sur les réseaux sociaux, à un tel point que des photos de la couverture se retrouvaient constamment dans mon feed instagram. Jennifer l’a également lu, bien confortable dans son hamac cet été. Je ne pouvais faire autrement que de lui demander une petite critique du livre :

” L’allégorie des truites arc-en-ciel est sûrement mon roman coup de cœur de l’année 2018. J’ai complètement plongé dans l’histoire et je me suis beaucoup identifiée au style d’écriture de Marie-Christine Chartier. C’est fluide, accrocheur, remplis de nuances et surtout, c’est vrai. Si véridique comme récit qu’on ne peut qu’y croire et faire des rapprochements avec nos propres aventures de vie ou nos relations passées. J’ai été émue par le ton, le choix des mots et surtout le dénouement de cette belle histoire qui met en scène deux personnages à qui l’on s’attache après quelques pages seulement. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir suivre la narration de Camille tout comme celle de Maxime. C’est franchement divertissant d’avoir les deux points de vue. Bref, je n’ai que de bons mots pour le premier livre de cette auteure dont je me ferai un plaisir de suivre la carrière littéraire. ”

Vous pouvez commander le livre directement sur le site internet de Hurtubise juste ICI ou vous le procurer dans une librairie!

Bonne lecture!

 Audrey photo de signature

Oui je le veux

Véronique parle de mariage

Quand j’étais petite, j’ai toujours eu en admiration les robes de mariées. Et comme bien des petites filles, ce rêve de princesse m’interpellait.

Vers l’âge de cinq ans, j’ai été la bouquetière au mariage de mes parents. Cela fait 26 ans qu’ils se sont dit : «oui je le veux!» En grandissant j’ai assisté à beaucoup d’événements où des gens s’échangeaient leurs vœux. À toutes les fois que je vois la mariée entrer, les larmes me coulent sur les joues. J’ai beau tenter de les retenir, je n’y arrive pas.

Soyons honnêtes, nous attendons tous ce moment précieux quand les portes s’ouvrent, pour y voir entrer la sublime mariée. Un beau 5 minutes où c’est elle la vedette du moment. Un moment pour contempler les tissus et le modèle choisis par celle-ci et voir comment la robe moule à merveille sa silhouette.

Maintenant âgée de 31 ans, je n’ai jamais voulu me marier à tout prix, mais voilà que depuis quelques temps, l’idée me chicote!!! Quoi de mieux que d’apprendre à se connaître, s’apprivoiser l’un à l’autre, se découvrir, se divertir, se charmer, parcourir les bonnes et les moins bonnes aventures. Vivre une grossesse ensemble, avoir des enfants, apprendre à être parents, trébucher, se relever, s’aider, se voir évoluer, admirer nos forces, travailler nos faiblesses.  Grandir, s’épanouir, être là, l’un envers l’autre. Être un couple, quoi!

Après huit ans de vie commune, je sais que j’ai le bon entre les mains et j’aimerais réaliser ce projet. Je ne sais pas quand exactement, mais j’ai une envie folle de le faire. Bien sûr que je pense à mes filles d’honneur, à ma robe, à ma coiffure, mes souliers. Je pense aussi au geste posé devant les gens avec qui j’aurai choisi de partager ce moment précieux.

Une journée pour célébrer l’amour avec un grand A! Lire des vœux qui ont été écrits avec le cœur. Regarder la profondeur des yeux de celui qui fait battre mon cœur depuis tout ce temps. Celui que je trouve sexy et surtout habillé ainsi. Celui que je vais embrasser toute la soirée quand j’entendrai les cuillères sur les tables.

Faire la fête toute la nuit, avec la famille et les amis qui eux aussi en font partie. Faire participer mon fils à cette journée symbolique qui unit l’amour de ses parents.

Bref, je lance ça dans l’univers et j’aimerais réaliser ce projet avant mes 45 ans, si possible!

J’espère un jour entendre et lire sur tes lèvres oui, je le veux !

 

Folie veronique logo auteur      

On a testé Tinder…en couple conclusion

Jen parle de son expérience sur Tinder

Eh oui, je n’en ai pas fini avec cette expérience Tinder que tu as pu lire ICI.

Mais comme je ne peux éternellement faire durer cette saga, voici donc la conclusion de notre aventure sur Tinder.

Benjamin m’a demandé que nous échangions maintenant à partir de Messenger plutôt que de continuer à le faire sur l’application. J’avoue que j’ai ressenti un moment de panique, même si je sais que pour aller plus loin, la suite logique des choses est que j’accepte. Mais je suis parfaitement consciente que si on s’ajoute mutuellement sur Messenger, il aura accès à mon profil Facebook et découvrira ma double identité en moins de deux secondes, surtout que ma page contient beaucoup d’informations sur ma vie privée et professionnelle. Sherlock Holmes n’aurait pas à creuser bien loin pour saisir quel genre de fille je suis et surtout connaître mon mode de vie.

J’ai donc décliné poliment son invitation en lui expliquant que je n’étais pas encore assez à l’aise pour aller aussi loin, puisqu’il était le premier gars avec qui j’engageais la conversation sur Tinder. Il a compris et n’a pas semblé remettre en doute ma raison.

C’est à ce moment-là que j’ai obtenu un 3e match.

Et c’est aussi à ce moment que le déclic s’est fait.

Je n’avais plus envie de jouer. Plus envie d’expérimenter Tinder, même une minute de plus.

J’ai à peine jeté un coup d’œil au 3e gars qui me signifiait son intérêt. C’est assez le niaisage ! J’en ai assez de faire semblant et de naviguer dans cette jungle de gars qui ne m’intéressent pas. Je suis heureuse avec celui qui partage ma vie.

Désolé si je te donne l’impression de t’avoir fait perdre ton temps à espérer un dénouement digne de Hollywood avec un gros punch à la fin.

Il ne s’est rien passé d’exceptionnel.

J’ai testé, j’ai swipé, j’ai analysé des profils, j’en ai apprécié, j’en ai jugé et condamné, j’ai conversé, j’ai vu mon estime un peu améliorée (bien que je préfère 1000 fois plus que ce soit mon chum qui me trouve belle), j’ai culpabilisé de leur faire perdre du temps, j’ai eu peur de me faire prendre.

Mais en fin de compte, je n’ai pas de grandes révélations à te faire à propos de Tinder.

Ça reste une application pour rencontrer des gens.

Mais cette expérience ne peut être complète sans aller jusqu’au bout. Avoir un intérêt pour une personne et vouloir aller plus loin en se donnant rendez-vous pour voir si ça peut fonctionner.

Nous ne l’avons pas fait. Ni l’un ni l’autre.

Parce que ça faisait partie des règles que nous avions établies.

Et je ne peux m’empêcher de me demander ce qui se serait passé si nous avions poursuivi l’aventure. Est-ce que c’est vraiment possible d’en arriver à former un couple avec quelqu’un rencontré là-dessus ?

Oui, parce que j’en connais à qui c’est arrivé.

Dans mon cas, il se serait passé quoi si j’avais continué en tant que fille célibataire ?

J’aurais jasé quelque temps avec Benjamin ou un autre. J’aurais peut-être attendu les messages avec plus d’impatience au fur et à mesure de l’évolution de la conversation. Ou bien je serais rapidement passé à un autre profil. Avec combien de gars à la fois aurais-je pu échanger des messages afin de ne pas placer tous mes œufs dans le même panier ?

Comment en serait-on venu à se fixer un rendez-vous ? Et où ? Dans un bar ? Un resto ? Chez lui ? Chez moi ?

Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas daté de gars que je ne me souviens plus comment faire. Est-ce que les recommandations sont les mêmes qu’à l’époque de mon célibat ? Est-il encore préférable d’opter pour un lieu public, de prévenir un certain nombre de personnes de nos plans afin qu’elles sachent où je me retrouve ? De toujours surveiller mon verre de peur qu’il y glisse un comprimé de la drogue du viol ? Est-ce que c’est prudent de coucher avec lui le premier soir si c’est clair entre nous que c’est tout ce qui nous intéresse ?

Elle est où la limite à franchir une fois qu’on est rendu au 3e ou 4e rendez-vous ?

Est-ce qu’on peut laisser tomber un peu ses barrières et ses appréhensions pour laisser la confiance s’installer tranquillement ?

C’est compliqué tout ça.

Dernièrement, j’ai lu la mésaventure sur Tinder de Laura-Gabriel, une ancienne participante d’Occupation Double (tu peux visionner son histoire ICI). Et j’ai réalisé qu’avec les réseaux sociaux, c’est tout aussi dangereux de dater aujourd’hui qu’à mon époque. Peut-être même plus.

Je sais que la peur ne doit pas guider ma vie non plus et que même un gentil garçon rencontré à l’épicerie peut s’avérer être aussi méchant ou malhonnête qu’un autre rencontré sur Tinder. Comme il est possible que mon 14e match soit l’homme de ma vie. Je crois sincèrement qu’il n’y a pas de mauvaise façon de rencontrer quelqu’un.

Si je devenais célibataire, est-ce que je laisserais une chance à Tinder en tentant d’aller au bout des avantages de l’application ? Sûrement.

Mais je souhaite sincèrement ne pas avoir à le faire.

Et je souhaite bonne chance à tous ceux qui tentent d’y trouver leur bonheur ou qui désirent y passer un bon moment.

Cette aventure m’a permis de réaliser à quel point je suis bien avec mon homme, dans notre quotidien, dans notre famille.

Et que Tinder n’est pas dans nos projets.

 

Photo de signature pour Jennifer Martin.   

On a testé Tinder… en couple 5ème partie

Jen parle de Tinder

Pour suivre toute notre saga sur Tinder, c’est ICI. Ça vaut la peine de cliquer sur chaque article, je te le promets.

Me revoilà, le lendemain matin, à regarder ma boîte de réception pour y lire le message de Benjamin, mon premier match qui s’est finalement décidé à m’écrire. Voici ce qu’il m’écrit :

« Salut Jennifer, je te trouve vraiment jolie ! Que cherches-tu exactement sur Tinder ? Moi, je suis également à la recherche de quelque chose de simple. J’ai envie de trouver une compagne, une amie, quelqu’un avec qui passer de bons moments et peut-être vivre une belle relation. »

Presque pas de fautes, un point pour lui. Son message est clair et direct, mais sympathique. J’aime bien, un autre point pour lui.

Mais…

Je me sens toujours comme un imposteur. Je crois même que je feel encore plus croche vu que son message est gentil et qu’il semble être un bon gars. Je ne veux pas lui faire de peine ou le niaiser.

Relaxe Jen, c’est juste un message.

Tu ne vas pas lui briser le cœur quand même. Il fait le premier contact (que tu as été trop chicken pour faire) et il tend la perche pour te connaître. Pas besoin d’anticiper tout de suite, tu sais que si ça ne te plaît pas, t’as juste à ne plus lui répondre et le ghoster (expression pas de mon temps pantoute, c’est fou de penser que ça porte un nom maintenant, alors que lorsque j’étais jeune, on se contentait de dire qu’on n’en entendait juste plus jamais parler).

Je prends quelques secondes pour réfléchir à ma réponse. J’ai envie d’être trop honnête encore une fois. C’est plus dur que je ne le croyais, jouer à faire semblant. J’ai beau être une bonne menteuse dans certaines situations, j’ai de la misère à ne pas jouer franc jeu dans ce cas-ci, mais je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que j’ai l’impression de trahir un peu mon chum en faisant cette expérience, même s’il est au courant et que j’ai son approbation.

Je lui réponds alors ceci :

« Merci, c’est gentil, je te trouve pas mal cute, moi aussi ! Oui, c’est un peu ça que je recherche aussi, mais comme je sors d’une longue relation, il ne faut pas me brusquer. Surtout que c’est ma première fois sur Tinder et que j’en suis vraiment à l’étape d’apprivoiser cette application et tout ce qui vient avec elle. Désolé si je te semble un peu hésitante, je ne sais pas à quel point je peux accorder ma confiance pour l’instant. Est-ce que tu es sur Tinder depuis longtemps ? »

Traduction : T’es cute, mais ça ne veut pas dire que je voudrais coucher avec toi, mon conte de fées m’a éclaté en pleine face, je ne connais rien aux applications de rencontres pis je ne sais pas comment agir, mais j’aimerais surtout savoir si je suis ton 2876e match.

Là, je constate à quel point c’est difficile de communiquer.

Comment est-ce que je peux savoir s’il a lu les sous-textes de mon paragraphe ou s’il ne s’est arrêté qu’aux mots que j’ai employés ? On s’entend que nous, les filles, on est plutôt championnes quand vient le temps d’analyser les points, les virgules, les émojis, le ton qui semble être employé. On a tellement peur de parler des vraies affaires qu’on s’imagine que c’est plus simple ou moins gênant de le faire derrière un écran, mais on l’a tellement pas, l’affaire. Je ne partirai pas sur ce débat (peut-être dans un futur texte), mais c’est dont immensément dur de comprendre ce que les gens veulent RÉELLEMENT dire en 2018 ! Et je pense que c’est peut-être pour ça que les statistiques concernant les couples qui durent sont en chute libre depuis l’arrivée des réseaux sociaux (bon, une autre idée de texte à développer).

Revenons à notre conversation. Sa réponse ne se fait pas attendre :

« Je comprends, je suis célibataire depuis 2 ans, et je viens sur Tinder de manière on and off parce que je me tanne souvent des filles qui ne savent pas ce qu’elles veulent ou qui ne sont pas capables d’être cohérentes dans leurs paroles et leurs gestes. »

Ouch… touchée en plein cœur.

C’est sûr que ce n’est pas avec moi qu’il va améliorer son expérience client sur Tinder. Je ne suis pas à la recherche d’un chum, je risque de ne pas être trop cohérente dans mes mots et mes intentions et surtout… je ne suis pas célibataire.

On jase un peu, encore une fois, surtout de tout et de rien. Je ne sais pas ce qu’il fait dans la vie, ni où il habite (je ne pose pas de questions, lui non plus). On parle surtout de Tinder. Encore une fois, je ne me sens pas vraiment à l’aise.

Je sais, c’est redondant, mon affaire.

On termine la conversation en se souhaitant mutuellement une bonne fin de journée.

Pas de promesse, pas de rendez-vous. Pas même une heure fixée pour se reparler.

Je continue de swiper, à gauche la plupart du temps.

BOUM ! Ce qui devait arriver arriva.

Je tombe sur quelqu’un que je connais. Un ancien papa d’un garçon que j’ai déjà eu dans mon groupe à la garderie (oui, je suis éducatrice) ! OMG ! Je le savais célibataire, mais je ne pensais pas tomber sur lui sur Tinder. Surtout qu’on est aussi des amis Facebook.

Mais je suis devenue si rapide sur la gâchette pour swiper à gauche que je passe trop vite sur son profil et que je ne regarde même pas s’il correspond au moins aux critères que je me suis fixés.

Oups, faudrait peut-être que je me calme les doigts un peu, je pourrais passer à côté de profils intéressants, ou même d’autres personnes que je connais.

Bref, je trouve ça drôle d’être tombé sur quelqu’un que je connais.

Je retourne à ma vie réelle, auprès de mon fils et mon chum.

Le lendemain, je prends les devants et salue Benjamin avec quelques émojis de fille contente d’avoir osé et qui se dit qu’elle est vraiment nulle pour faire une expérience journalistique sur Tinder.

Il me répond quelques heures plus tard, me disant qu’il ne reçoit pas les notifications sur son téléphone et qu’il n’a vu mon message qu’en se connectant à l’application. Bizarre, pourtant je reçois bien les notifications des siens. Si j’étais célibataire, je me questionnerais peut-être sur la vérité de cette annonce, mais comme ça m’importe peu, je lui donne le bénéfice du doute.

Il me propose alors qu’on s’ajoute sur Messenger, afin de communiquer plus facilement.

Si tu veux connaître ma réponse, reviens la semaine prochaine pour mon dernier texte et la conclusion de notre expérience Tinder.

Photo de signature pour Jennifer Martin.    

 

On a testé Tinder…en couple 4ème partie

Jen parle de son expérience sur Tinder

Pour les trois premières parties, c’est ICI.

Avoue que tu es maintenant accro à ma série sur Tinder.

J’aime lire tes commentaires sous mes articles et je suis vraiment contente de savoir que notre excursion sur Tinder t’intrigue.

Revenons au moment où j’ai eu mon premier match. Après moins de 10 minutes passées sur Tinder. Quand même, ça me fait un petit velours de l’écrire.

Benjamin, 37 ans. Beau bonhomme au premier coup d’œil, une tuque de hipster, une barbe, des yeux bleus sympathiques et un petit sourire en coin. J’aime bien ce que je vois. Mais comme je ne sais pas comment ça fonctionne par la suite, j’attends.

Jen parle de son expérience sur Tinder

Je ne veux pas être la première à lui parler. J’ai peur un peu, on dirait. J’ai peur de passer pour une fille pressée, pour une fille désespérée ou tout simplement peur de recevoir une photo de pénis tout de suite en partant (oui, oui, paraîtrait que ça arrive sur Tinder). Bref, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre alors je n’ose pas lui écrire.

Je laisse passer quelques minutes.

Je recommence à swiper, je tombe sur des profils intéressants, mais j’établis des critères assez rapidement.

Tout d’abord, s’il n’a pas de description, je passe. Moi, je me dis que si le gars ne prend pas la peine de se vendre en quelques mots pour me donner envie d’aller plus loin, je ne vois pas pourquoi je creuserais plus. Je suis peut-être dure, mais j’aime les mots et les gens qui s’expriment. J’aime qu’un gars soit capable d’aligner plus de trois phrases même dans une description Tinder. Alors je peux te dire que j’en swipe un paquet parce que je constate qu’il n’y a pas beaucoup de gars qui se sont forcés pour en dire plus sur eux. Je ne juge même pas les fautes d’orthographe (bon peut-être un peu s’il en fait 8 sur 10 mots), je veux juste voir ce qu’ils sont capable d’écrire pour se présenter et me donner le goût d’en apprendre plus.

Deuxièmement, les photos de profil en chest, je passe. Surtout si on ne lui voit même pas le visage. Et encore moins si on ne voit que le flash dans le miroir. Come on, les gars ! Vous pensez vraiment qu’on a envie de vous rencontrer en se basant uniquement sur une photo comme celle-là ? Même si je voulais juste baiser le temps d’une nuit (parce que oui, j’ai déjà été ce genre de fille), je m’arrangerais pour trouver un gars qui a plus de potentiel à offrir qu’un six packs qui se fait un selfie dans un miroir. Ça marche peut-être pour certaines, mais pas avec moi.

Ensuite, les gars qui offrent une photo de profil où ils portent des lunettes de soleil risquent aussi de se faire swiper à gauche assez rapidement. À moins qu’il y ait suffisamment de photos en cliquant sur leur profil où ils ne les portent pas. Et pour que je me rende là, il faut vraiment que sa photo soit attirante ou ait un petit quelque chose qui me donne envie de creuser plus loin. Moi, j’ai besoin de voir ses yeux, de voir ce que projette son regard. De voir s’il y a une étincelle coquine, invitante, sympathique ou si au contraire il présente un regard perçant, froid et dénué de la moindre sensibilité. Oui, c’est possible de détecter tout ça dans ses yeux. J’aimerais aussi savoir s’il a les yeux croches ou si c’est simplement parce que le soleil l’aveugle vraiment en prenant sa photo qu’il a décidé de les porter.

Contrairement à ce que tu pourrais penser, les photos où un gars pose en compagnie de son enfant ne me font pas swiper à gauche systématiquement. J’ai même plutôt tendance à les considérer un peu plus longtemps que les autres, à moins qu’ils n’enfreignent les premiers critères. Parce qu’un gars en chest devant son miroir tenant son bébé d’un bras et son cell de l’autre, ça serait vraiment drôle… et franchement pathétique. Non, j’ai plus de chance de considérer son profil parce que je me dis que s’il a des enfants, il n’en voudra pas d’autre, et comme j’ai également le mien et que je n’en veux pas non plus, c’est parfait. Parce qu’un gars qui n’en a pas, risque plus de me demander de lui en faire un, et ça, il n’en est pas question. Et comme je suis rendue à 36 ans et que les gars qui sont dans ma tranche d’âge risquent aussi de venir avec un passé et un certain bagage, les chances que je tombe sur un gars qui n’a pas d’enfants et n’en veut pas sont plutôt minces. Alors à moins qu’il traîne plus de 2 enfants dans sa minivan, il y a de l’espoir.

Ah tiens donc, un deuxième match.

Environ une heure après le premier qui ne m’a toujours pas écrit d’ailleurs.

Mathieu, 32 ans. Désolé je n’ai pas gardé la photo de celui-ci. Différent du premier, il n’a pas le profil d’un hipster, mais plutôt d’un gars qui s’entraîne au gym tout en travaillant dans la construction. Ne me juge pas d’utiliser ce cliché, la lecture de sa description me donne raison.

Contrairement à Benjamin, Mathieu vient rapidement me parler. Il me complimente en me disant qu’il est habituellement attiré par les filles aux cheveux foncés et aux yeux pâles comme moi et qu’il souhaite en apprendre plus.

Ouf, c’est stressant tout ça.

Qu’est-ce que je vais lui dire ? Je ne suis pas prête, on dirait.

Je me bloque déjà et je stresse avant même de lui répondre. Je me sens comme un imposteur.

JE NE SUIS PAS CÉLIBATAIRE POUR VRAI !

Ce n’est pas correct de lui faire perdre son temps. Il va savoir tout de suite que je ne suis pas sérieuse et que j’ai l’air pas branchée pantoute sur ce que je veux.

Je commence par ceci : Merci pour le compliment. Je m’excuse, je suis nouvellement sur Tinder après une relation de 14 ans. Je me sens comme un chien dans un jeu de quilles et je ne sais pas trop quoi dire.

Eh boy… toute une première impression que j’ai dû lui faire là.

On a jasé quelques minutes, de pas grand-chose, je l’avoue. Je n’ai même pas su d’où il venait, ce qu’il faisait dans la vie ni ce qu’il recherchait sur Tinder. On a coupé la conversation assez vite, il était rendu tard.

Je ne l’ai pas relancé par la suite. Lui non plus. Il a dû décrocher assez vite de la pauvre fille qui n’a plus aucune habileté de cruise et qui ne se force pas trop trop pour passer à une autre étape.

Je vais me coucher.

Plutôt déçue de mon attitude à la suite de ma première conversation Tinder.

Le lendemain matin, Benjamin, mon premier match, se décide à m’écrire. Je suis prête, motivée à faire meilleure impression que la veille.

À suivre… la semaine prochaine.

Photo de signature pour Jennifer Martin.      

Si je te disais

si je te disais

Mon enfant, je le sais que c’est difficile à comprendre pour toi, mais ton papa c’est mon amoureux.

C’est vrai que je vous trouve beaux et complices quand je pose les yeux sur vous. Tes petites mains autour de son cou me charment et lui aussi, ça le fait craquer. De le voir aussi amoureux de toi, ça me rend heureuse et épanouie, parce que sincèrement je n’aurais pas pu choisir meilleur père que lui. Mais ton papa, mon chum, il me manque…

Les premiers temps où les après-midi étaient nos matins, cette période où les vêtements n’étaient pas obligatoires dans la maison. Les moments où l’heure n’était qu’un chiffre et que l’importance de dormir n’était pas si nécessaire. Celles où les câlins n’étaient pas interrompus par de petites mains qui nous séparent l’un de l’autre. Les grosses buveries qui s’accompagnaient d’un lendemain de poutine comme déjeuner.

Les matins calmes avec un bon café CHAUD! Les ébats amoureux, n’importe où, n’importe quand! Les sorties qui étaient toujours acceptées puisque nous n’avions pas besoin de se questionner à savoir si quelqu’un peut garder. Écouter cinq à six épisodes d’une série sans peser sur pause au moins trois fois.

Manger un bon repas chaud, avec une bonne bouteille de vin en discutant de tout et de rien sans se faire interrompre par un mini individu qui a besoin d’attention majeure!

si je te disais

Mon amour, on vieillit, on travaille, on change. Je m’ennuie de toi, de nous. J’ai mille et un projets avec toi, mais le temps file à une vitesse folle et cela me fait peur. Je réalise à quel point notre amour est solide puisqu’après huit années, je suis toujours à la recherche de ton regard qui fait toujours le même effet à mon cœur. Surtout que depuis que tu es papa, tu as ce côté sexy qui me rend complètement gaga de toi!

Nous sommes un beau trio, mais nous avons commencé en duo et en vieillissant, je constate à quel point il est important de le conserver et de le pimenter, mon bel amoureux. J’ai envie qu’on continue de se charmer et surtout qu’on prenne du temps pour nous, car être un couple amoureux, c’est un bel exemple à montrer à notre enfant.

Se retrouver, savourer et s’aimer, voilà 3 choses importantes à mes yeux.

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